Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

jeudi, juin 16, 2005

Le citoyen et le militant

Le citoyen et le militant

Durant la campagne référendaire certains responsables politiques ont fait le choix de se placer en rupture avec leur parti pour coller à l’avis de l’opinion publique. Mais, après le résultat du 29 mai, les partis ont repris la main et sanctionné ou rappelé à l’ordre celles et ceux qui, maintenant, se prévalent de l’onction du suffrage populaire. Le peuple s’est exprimé, les partis devraient se soumettre. Pourtant s’étonne-t-on que la gauche ait continué à défendre ses idées après la victoire de l’UMP à la présidentielle et aux législatives de 2002 ? Peut-on s’offusquer que certains refusent de retourner leur veste dans le sens du vent, fut-il populaire ?

L’intransigeance portée par celles et ceux à qui les urnes ont donné raison ne doit pas se transformer en dictature de la majorité. Une dictature « démocratique » qui se substituerait à la dictature du prolétariat en substituant la démocratie directe à la révolution pour conduire à un altermondialisme que l’on a tendance à idéaliser. Mais dont les frontières sont floues et mal définies.

Le débat se trouve prolongé et amplifié par la nature des institutions de la Ve République. L’élection du président au suffrage universel conduit certains candidats à adopter une posture Bonapartiste, au-dessus des partis. Pourtant la Constitution affirme « les partis participent à l’expression du suffrage ». Ainsi s’opposent deux logiques. D’un coté celle de l’homme providentiel qui veut exprimer l’opinion populaire, mais sans véritable projet, car son action est d’abord guidée par les sondages d’opinion. De l’autre celle du parti qui après diagnostique, élabore, propose et défend un projet de société avec ses militants.

A gauche comme à droite la désignation du candidat peut donc relever de deux démarches. Soit le parti « pivot » désigne son candidat et appelle ensuite ses partenaires à le soutenir, on donne alors toute sa mesure au militant qui s’exprime et valide un projet qui sera ensuite proposé aux citoyens. Soit on organise des « primaires », on laisse le citoyen désigner le « meilleur » candidat et on élabore ensuite le projet qui agrége les « souhaits » exprimés par le Peuple. Mais, alors, le militant s’efface derrière le citoyen actif. Si la droite a déjà solutionné ce problème de fait. L’homme fort étant à la fois ministre, chef du plus grand parti et populaire dans son camp. La gauche est profondément divisée par la question européenne. D’une part, il y a ceux qui défendent la logique d’appareil qui leur est favorable. D’autre part, il y a ceux qui veulent se placer au dessus des partis comme les représentants d’un peuple souverain qui s’est exprimé, même si cette expression est pleine de contradictions qu’il faudrait résoudre.

La question soulevée est donc bien la place du citoyen dans le débat politique. Les scandales l’ont éloigné de la vie politique. L’UMP a résolu l’équation en ouvrant largement ses portes et en accueillant de nouveaux militants en grand nombre. Les partis de gauche doivent se résoudre à la même démarche, même si cela leur promet des remises en cause douloureuse. Mais c’est une obligation de réconcilier le Citoyen et le Militant pour élaborer un projet de société qui fédère les énergies.

Pascal-Eric Lalmy

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