Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

samedi, juillet 02, 2005

La République, enfin!

La République est la fille de la monarchie absolue et du bonapartisme. Elle s’est construite, comme une strate supplémentaire sur ces deux expériences historiques. Ainsi nous vivons dans une République centralisée, tatillonne et excessivement administrative.
La Révolution de 1789 aurait pu proposer une rupture profonde avec la tradition politique Française. Mais on ne balaye pas plusieurs siècles de construction politique en quelques années. Les Jacobins ont habillé la monarchie des signes de la République. Mais en réalité ils n’ont pas bouleversé les principes de la gouvernance à la française. Après eux les différentes expériences républicaines n’ont pas su rompre avec le mythe de l’homme providentiel. La Ve République est sans doute à ce sujet la plus rétrograde des expériences politiques française depuis deux siècle. C’est le « coup d’Etat permanent » !
Aujourd’hui, le modèle républicain Jacobin est à bout de souffle. Les Français ne supportent plus d’être traités en « sujets ». La vitalité de la vie associative, la profondeur du débat sur le TCE ont démontré que les Français dans leur ensemble ont accédé à un nouveau niveau de conscience politique. Cette mutation doit être prise en compte si on veut que les citoyens réinvestissent durablement l’espace public.
Il est temps de réaliser réellement une décentralisation profonde la République, de porter la République vers une nouvelle frontière en rapprochant les pouvoirs des citoyens. Des mesures concrètes doivent être prises. La première d’entre elles étant évidemment la dissolution du corps des préfets. Ces intendants de l’Empire qui se sont si bien glissés dans les institutions de la République quand celle-ci devait s’imposer aux corps et aux esprits. Leurs pouvoirs de décisions et d’initiative devront être transférés aux élus locaux, qui sont responsables devant les citoyens de leurs politiques. Leurs pouvoirs de contrôles devront devenir des contrôles à posteriori transmis aux juges administratifs qui auront pour mission de dire le droit et qui ne s’occuperont plus de politique. A cela devra s’ajouter une véritable réflexion fiscale sur la solidarité entre les territoires.
Cette nouvelle étape devra ouvrir la voie à une décentralisation institutionnelle qui est la seule capable de donner aux acteurs locaux les moyens de prendre des décisions et d’influer sur les destins des territoires dont ils ont la charge.

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