Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

mercredi, août 31, 2005

Le PRG participera à la journée des associations à Cergy le 10 septembre 2005

Le PRG participera à la journée des associations à Cergy le 10 septembre 2005

A cette occasion les militants du PRG viendront à la rencontre des Cergyssois et des Cergyssoises pour leur présenter leurs actions et leur programme.

Elisabeth Boyer conseillère régionale PRG sera présente pour rencontrer les habitants et débattre avec eux.

mardi, août 30, 2005

communiqué - délinquance routière

Le PRG condamne fermement la dégradation de deux radars automatiques ce mois-ci dans le Val d’Oise.

Ces actes de délinquances illustrent malheureusement une culture de la violence routière trop forte dans notre département. Nous ne pouvons manquer de mettre en relation ces actes irresponsables et les nombreux accidents qui ont endeuillé notre département ce mois-ci.

Les vitesses excessives que nous pouvons tous constater sur les routes du Val d’Oise constituent un danger criminel. Nous soutenons la politique de mise en place des radars automatiques. Nous souhaitons en particulier que certains soient rapidement installés dans les grandes villes comme Cergy, Argenteuil ou Sarcelles.

lundi, août 29, 2005

Bouclage de l'A104

Article du Parisien édition Val d'Oise du 29/08/05
Eddie Aït Conseiller Régional PRG s'oppose au projet de bouclage de l'A104.
Pour plus d'infos voir le communiqué du 15/08

dimanche, août 28, 2005

Compte-rendu du conseil municipal du 26/05/05

Vous pouvez télécharger le compte-rendu du conseil municipal de Cergy du 26/05/05 (424 ko)

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samedi, août 27, 2005

La loi laïcité à l'école, "une libération" pour les élèves (rapport)

La loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l'école a été vécu comme "une libération" par les jeunes filles voilées et leurs parents, selon un rapport d'Hanifa Cherifi, animatrice de la cellule de veille "laïcité" au ministère de l'Education nationale.
Révélé vendredi par l'agence de presse spécialisée AEF (Agence éducation formation), ce rapport d'évaluation, remis en juillet à Gilles de Robien, n'a pas encore été rendu public. La loi du 15 mars 2004 prévoyait sa propre évaluation à la fin de la première année d'application.
"On peut affirmer, sur la base d'informations directement recueillies auprès des chefs d'établissement et celles transmises par les correspondants académiques, que nombre de jeunes filles et de parents ont vécu comme une libération l'application de la loi", écrit Mme Cherifi.
Elle confirme que 47 élèves en tout ont été exclus de leur établissement scolaire, dont trois parce qu'ils refusaient de retirer leur turban sikh. Parmi eux, 21 se sont inscrits au Centre national d'enseignement à distance (Cned), les autres abandonnant leurs études, se scolarisant dans le privé ou à l'étranger.
Quatre-vingt-seize élèves ont même devancé les conseils de discipline et se sont rabattus sur les mêmes issues que les exclus, selon le rapport.
En tout, 639 signes religieux ostensibles ont été recensés, dont deux grandes croix et onze turbans sikhs, parmi lesquels 15 à l'école primaire et 337 au collège, le tout concentré à 82% dans les académies de Strasbourg (208), Lille (118), Créteil (70), Montpellier (61), Versailles (38) et Lyon (32).
Mme Cherifi observe par ailleurs un "effet loi", amorcé selon elle avant la rentrée 2004, où les nouvelles dispositions ont été appliquées pour la première fois.
"Nombre d'élèves voilées avaient alors informé de leur intention de retirer leur voile", assure-t-elle, en relevant également un "effet otages". Les ravisseurs de Christian Chesnot et Georges Malbrunot en Irak avaient en effet revendiqué l'abrogation pure et simple de la loi, quelques jours avant la rentrée.
"Plus généralement, les mentalités ont évolué. Mieux comprise, la laïcité est aujourd'hui mieux acceptée", avance-t-elle. La "réaffirmation forte du principe de laïcité (...) a freiné ce mouvement général de manifestation d'appartenance religieuse qui s'étendait jusque-là", ajoute-t-elle.
L'auteure du rapport a cependant regretté la longueur du dialogue entre les élèves et la communauté éducative (parfois plusieurs mois), recommandant de la réduire "à une ou deux semaines". Elle a également conseillé "de ne pas considérer comme définitivement réglée la question des signes religieux à l'école" et de "maintenir un niveau de vigilance suffisant".

vendredi, août 26, 2005

Réaction concernant l'incendie ayant fait de nombreuses victimes dans le 13e à Paris

Nous exprimons aux familles victimes de l’incendie meurtrier de l’immeuble du 13ème arrondissement notre profonde compassion et solidarité.
Nous disons aussi : la mollesse et l’absence de responsabilités claires en matière de logement précaire, ça suffit !
Après le drame d’avril dernier dans un hôtel du 9ème arrondissement de Paris, une série de mesures concrètes pour accueillir les familles en attente de logement ont été votées en urgence par la région IDF, ses élus très conscients des dysfonctionnements graves dans l’hébergement d’urgence. Mais visiblement cela ne suffit pas.
Les conditions insalubres et très dangereuses dans lesquelles vivent, à Paris et en Ile-de-France, de nombreuses familles en difficulté exigent d’agir vite, efficacement mais sans peser sur le logement social existant.
La crise du logement en Ile-de-France - et malheureusement ses conséquences tragiques - peut aussi être surmontées par une nouvelle réglementation du marché de l’immobilier qui doit servir, moins la spéculation financière, que les conditions de vie des Parisiens et Franciliens.
Mais actuellement, ce sont 30 communes du Val d’Oise qui sont situées sous le seuil des 20 % de logements sociaux nécessaires d’après la loi SRU. Le manque de logements sociaux crée des tensions à tous les niveaux sur le marché du logement, en Ile-de-France. Dans ce contexte, la politique de démolition de logements sociaux à Argenteuil, telle qu’elle est envisagée actuellement, apparaît nettement comme un non-sens politique.


Elisabeth BOYER
Conseillère Régionale d'Ile de France

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communiqué - Les emplois jeunes réhabilités par la droite

Gilles de Robien remet au goût du jour les « emplois-jeunes »

Le ministre de l'éducation nationale a annoncé mercredi 24 août la création de 45 000 emplois « vie scolaire » d'ici fin 2005. On en revient aux solutions de la gauche plurielle, même si on ose pas le reconnaître.

Ces nouveaux emplois, recrutés par le biais de l'ANPE sur demande des écoles, des collèges et des lycées prendront la forme de contrats de 6 mois à 2 ans intégralement financé par l'Etat.

Le PRG ne peut que se féliciter de la perspective du renforcement des personnels présents dans les établissements scolaires qui permettront aux professeurs de se consacrer à leur tâche d'enseignement.

Ce retour des emplois aidés illustre l'échec total de la politique de l'emploi menée depuis 3 ans par les gouvernements de droite. De plus, comme pour les CNE, on privilégie l'emploi précaire. Enfin les finances de l'Etat étant exsangues, à cause de la politique fiscale démagogique menée depuis 3 ans par la droite, on peut se demander avec quel argent cette annonce sera financée quand on sait que l'Etat n'honore déjà plus ses engagements financiers auprès des collectivités locales.

Education : Gilles de Robien remet au goût du jour les emplois-jeunes

Le ministre de l’Education nationale a annoncé mercredi 24 août la création de 45 000 "emplois vie scolaire", d’ici fin 2005.

Aider les élèves handicapés, surveiller, encadrer, accueillir les élèves, assister les directeurs 'écoles dans leurs charges administratives, aider à l'animation d'activités culturelles et artistiques... Voici quelques-unes des tâches qui seront dévolues aux 45 000 « emplois vie scolaire » que Gilles de Robien entend créer d’ici la fin de l’année.

Ils seront composés de contrats d'accompagnement à l'emploi (CAE) pour les moins de 26 ans et de contrats d'avenir pour les bénéficiaires de minima sociaux, et "se substitueront en partie aux 25 000 contrats emplois solidarité (CES) qui se terminent et constitueront un supplément net d'environ 20 000 adultes dans les établissements scolaires", a expliqué M. de Robien lors d'une conférence de presse à Amiens, mercredi.

Par le biais de l'ANPE et sur demande des écoles, collèges et lycées, ces contrats d'une durée de 6 à 24 mois seront rémunérés au Smic horaire pour 20 à 26 heures hebdomadaires. Ils seront financés intégralement par l'Etat, pour l'essentiel par le ministère de la Cohésion sociale et en partie par l'Education nationale.

"La présence d'adultes dans les établissements scolaires est un élément confortant pour la communauté enseignante, ça la soulage de beaucoup de tâches et lui permet de passer plus de temps à sa mission essentielle, l'enseignement", notamment dans les établissements classés en ZEP, a estimé M. de Robien. Ce dernier a donc pris le contre-pied de son prédécesseur, François Fillon, qui avait refusé de renouveler les emplois-jeunes créés en 1997 pour cinq ans par le gouvernement Jospin.

Par ailleurs, le ministre a également confirmé le recrutement indépendant de 1.500 assistants pédagogiques affectés à partir de la rentrée dans les 344 lycées les plus en difficulté. Ils seront sélectionnés parmi les étudiants se destinant au professorat et seront chargés d'exercer un tutorat auprès des élèves en difficulté.

http://www.planeteradicale.org/asp/aff_art.asp?rubmenu=0&id_art=7511

Privatisation des autoroutes - position officielle du PRG

Le Bureau du Parti Radical de Gauche, à l’occasion de sa réunion du 24 août 2005, a condamné les conditions dans lesquelles le gouvernement a procédé à l’opération de privatisation des ociétés d’exploitation des autoroutes. Effectuée dans la précipitation, sans expertise financière réalable suffisante, sans consultation du Parlement, et sans égard pour les engagements ouvernementaux antérieurs relatifs au financement des moyens de transport alternatifs, cette pération relève du geste improvisé de colmatage, d’ailleurs insuffisant, des déficits publics.

Si l’exercice de missions de services publics économiques par des opérateurs privés n’appelle aucune objection de principe, encore faut-il que la puissance publique dispose des moyens et de la volonté de contrôler le respect scrupuleux, par les concessionnaires, de leurs obligations de service public, et sache imposer une politique tarifaire répondant à l’intérêt général.

Le Parti radical de gauche demande, en préalable à toute opération de privatisation d’un service public, que soient donnés au Parlement les moyens d’exercer un contrôle méthodique de l’exécution de leurs obligations par les concessionnaires de services publics d’Etat, de la tarification pratiquée, de l’équilibre financier des exploitations et de l’affectation de leurs résultats. Il demande que soient rendus publics les cahiers des charges des concessions.

mardi, août 23, 2005

Autoroutes, il faut clarifier le débat

Le gouvernement appliquant l’adage un tien vaut mieux que deux tu l’auras a décidé de profiter d’un contexte favorable pour vendre au prix fort ses participation dans les sociétés d’autoroutes. Cette décision qui pourait paraître de bon sens agite aussi bien la gauche que la droite.

Pourtant construire des routes, les entretenir etc. est-ce encore une mission régalienne de l'Etat? Tout cela ne relève plus d’un enjeu stratégique et peut très bien être fait par des opérateurs privés. Aujourd’hui, l’Etat doit faire face à de nouvelles missions comme la réduction de la fracture numérique ou le développement des services à la personne pour répondre au vieillissement de la population. Certains voudrait que l’on renonce à la privatisation pour obtenir la gratuité des autoroutes, mais entretenir des voies sur lesquels on circule à grande vitesse a un coût. Si ce n'est pas l'usager qui paye alors c'est la collectivité! On voit le résultat en Allemagne où les autoroutes sont globalement en bien moins bon état qu'ici en France. D’autres encore s’émeuvent de la possibilité que nos sociétés d'autoroutes soient achetées par des Espagnols ou des Italiens. Pourtant il y a peu de risque des les voir délocaliser l’A 4 ou l’A 6 chez eux! Ni nous demander nos papiers pour les emprunter! On est au XXIe siècle, membre de l'UE, il faut vivre avec son temps. Les anglais vivent très bien avec l'électricité EDF à Londres. Enfin on voudrait nous faire croire que les autoroutes sont des poules aux œufs d’or. Il est effectivement vrai qu’elles offrent aujourd’hui un rendement intéressant, mais c’est surtout le résultat d’une conjoncture où les taux d’intérêt sont exceptionnellement bas. On ne peut, en réalité, ni prédire l’avenir ni prédire le rendement futur de ces sociétés. Par contre on sait que la dette de l’Etat atteint des sommets et que le service de la dette nous coûte cher ! La vente des autoroutes doit permettre de réduire celle-ci, ce qui sera une source certaine d’économie.

Ainsi contrairement à ce qui est affirmé ici et là il n’y a pas d'inconvénients majeurs à cette opération. Par contre une fois de plus l'UMP réussit par des méthodes cavalières à torpiller une initiative qui aurait pu être bonne.

jeudi, août 18, 2005

L’école de la République en actes !

Dans quelques semaines des millions d’enfants retourneront à l’école. Tous les enfants préparent fébrilement la « rentrée des classes », chacun armé de son nouveau stylo, de sa belle trousse est plein de bonnes résolutions. Parmi eux un grand nombre de jeunes Français ont un parent issu d’une ancienne colonie française. Ce devrait donc être un devoir pour la France de s’interroger sur son passé colonial, et d’interroger avec les jeunes ce passé « qui passe mal ».

D’ailleurs dans son discours du 23 novembre 1997 à Cayenne le président de la République déclarait que « la colonisation n'a jamais porté de véritables fruits en Guyane. La plus ancienne des terres françaises d'Outre-mer est aussi l'une de celles que la France, malgré de multiples tentatives, n'est jamais parvenue à mettre réellement en valeur : pendant près de quatre siècles, elle a gardé pour les métropolitains l'image d'un "enfer vert". ». Quelques années après ce discours, l’assemblée nationale adoptait, le 21 mai 2001, la loi « Taubira ». Au terme de cette loi, la France « reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. ». Les symboles sont forts. Il pourrait laisser penser que la France entreprend à l’aube du XXIe siècle la nécessaire réflexion sur son passé de puissance coloniale. Mais, les symboles ne comptent que s’ils sont porteurs d’actes.

Or, 4 ans après l’adoption de la loi « Taubira » l’article 2, « Les manuels scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la plus longue et la plus massive déportation de l'histoire de l'humanité la place conséquente qu'elle mérite (…) » n’est toujours pas appliqué. Les jeunes gens qui s’apprêtent à rentrer en classe cette année ne s’attarderont pas sur ce drame humain plus que quelques minutes en évoquant le commerce triangulaire en 4e. Pis, depuis on a fait machine arrière, ainsi par la loi du 23 février 2005 « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française... » et son article 4 d’ajouter « […]Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, […]. »

Ces actes contribuent à la marginalisation d’une fraction de nos enfants de couleur ou d’origine étrangère en niant la dette sociale que la France a contracté vis-à-vis d’eux. Alors qu’il faudrait redonner confiance à ces élèves en leur rendant leur dignité, et celle de leurs ancêtres pour leur donner les moyens de partager l’idéal Républicain avec leurs différences et leur fierté.

Yvelines - 1905 - 2005 : centenaire de la laïcité dans les Yvelines

A l'invitation de la Fédération des Yvelines du Parti Radical de Gauche et du Comité départemental des Yvelines pour la commémoration de la loi du 9 décembre 1905 et la promotion de la laïcité,
Rencontre - Débat Vendredi 7 octobre 2005 à Achères à 19.30 (Salle Bussières - 68, rue Georges Bourgoin) sur " Qu'est-ce qu'être laïque au 21ème siècle ? "
Accueil par Thierry ROBIN, Vice-Président du PRG 78 et correspondant local du PRG à Achères.
Introduction par Eddie AIT, Président du PRG 78, Conseiller Régional d'Ile-de-France.
Avec la participation notamment de Philippe PASCAL, Secrétaire Général de la Ligue de l'Enseignement des Yvelines,
Pierre CASSEN, Secrétaire National de l'Union des Familles Laïques, Porte-Parole de l'UFAL 78,
Brigitte BRE-BAYLE, Présidente de la Coordination nationale Féministe et Laïque,
et Sam AYACHE, Président de la Libre pensée des Yvelines.
Informations : contact@prg78.org - 06 88 64 25 38 - www.prg78.org

mercredi, août 17, 2005

La démocratie maintenant!

La délibération du conseil constitutionnel du 7 juillet 2005 avait rappelé au gouvernement qu’il incombe au législateur de modifier le découpage électoral. De son coté le conseil d’Etat le 16 janvier dernier, saisi du projet du Gouvernement de maintenir les sénatoriales en septembre 2007, soit avant les municipales et les cantonales, reportées en mars 2008, avait émis un avis défavorable.

Le gouvernement a entendu l’avis du conseil d’état, et le conseil des ministres du 02 août 2005 a approuvé un projet de loi organique prorogeant le mandat des sénateurs renouvelables en 2007 ainsi qu’un projet de loi prorogeant le mandat des conseillers municipaux et des conseillers généraux renouvelables en 2007. Au passage le projet de loi prévoit que le mandat des conseillers généraux élus en mars 2004 sera prorogé d’un an, jusqu’en mars 2011. Il aurait sans doute été plus démocratique de réduire à 5 ans le mandat des conseillers généraux qui seront élu en 2008, puisque l’on voulait maintenir le rythme de renouvellement triennal par moitié des conseils généraux.

Tout à ses tripatouillages de calendrier électoral, le gouvernement joue par contre les vierges effarouchées sur le dossier du redécoupage des circonscriptions électorales. Pourtant l’actuel découpage électoral date de 1986 et s’était alors fait sur la base du recensement de 1982, c’est-à-dire une carte de la population Française qui a plus de 20 ans ! Evidemment aujourd’hui ce découpage n’est plus du tout représentatif de la réalité démographique de la France. Il en découle que le principe d’égalité n’est plus respecté. Il est donc aussi urgent de procéder à un redécoupage que de régler les problèmes de calendrier électoral. Ainsi aujourd’hui la disparité entre les circonscriptions peut atteindre des niveaux démocratiquement inacceptables. La 2e circonscription de la Lozère compte 34 400 habitants quand la 2e circonscription du Val-d’Oise en a plus de 188 000.

Le pacte républicain et le respect de la Constitution sont aujourd’hui gravement mis en cause. Il s’agit désormais pour M. le ministre de l’intérieur, qui affiche les plus hautes ambitions, d’assumer ses responsabilités. La modernisation de la vie politique en France passe par cette prise en compte des évolutions démographiques du pays. La croissance des banlieues doit se traduire par une meilleure représentation nationale de leurs habitants.

Il incombe donc au Président de la République, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 5 de la Constitution, d’imposer à son gouvernement les mesures qui s’imposent. Il doit aussi veiller au respect des principes démocratiques et constitutionnels qui doivent présider à l’exécution de ces mesures de redécoupage électoral. Il s’agit donc de mettre fin à une atteinte intolérable au pacte républicain qui se double aujourd’hui d’une mise en cause du rôle et de la mission du Conseil Constitutionnel.

à lire

LA CROIX mardi 2 août 2005
LIBRE OPINION
L’Europe n’a pas chuté par hasard
par Jean-Michel BAYLET
Président du Parti Radical de Gauche

mardi, août 16, 2005

Le prix de l'essence

La hausse régulière du pétrole depuis plusieurs mois suscite à nouveau un débat sur le coût de l’essence. Certains proposent de réduire la TIPP, d’autres de « rendre aux Français » les surplus collectés. Evidemment, les uns comme les autres proposent des solutions populistes pour nourrir des calculs à court terme avec une vision archaïque des choses.
Pourtant, il y a des réalités incontournables. L’ère du pétrole bon marché est révolue, celle du colonialisme aussi, nous n’irons pas en Irak ou ailleurs pour mettre la main sur le pétrole des autres. La forte croissance des géants asiatiques que sont la Chine et l’Inde fait peser des tensions inflationnistes très fortes sur le marché du pétrole à long terme. On ne peut pas d’un coté acheter des produits bon marché Chinois produits avec un gaspillage d’énergie colossal (usines et mode de productions parfois archaïques, transports…), et refuser de payer la facture à un moment ou à un autre.
D’ailleurs, cette augmentation du coût du carburant a pour effet de responsabiliser le citoyen face à sa consommation d'énergie. On peut espérer l’encourager ainsi à réfléchir avant d'utiliser son véhicule pour rien. De plus, on nous explique que ce ont les foyers modestes qui seraient pénalisés, mais en réalité les gros consommateurs de carburant ce sont les conducteurs de 4x4 ou de grosses cylindrés et les navetteurs qui ont acheté une maison à l’écart des centres urbains et prennent la voiture tous les jours pour aller travailler. On le voit bien, les premières touchés ne sont pas les plus pauvres, même si quelques exemples bien choisis peuvent laisser penser que les intérêts des uns et des autres se confondent. Evidemment les lois du marché ne sont plus aussi agréables quand les plus aisés en subissent eux-mêmes les rigueurs.
En conclusion la situation actuelle ne doit pas nous amener à chercher le moyen de sauver la civilisation du pétrole et de l’automobile. Les bénéfices résiduels que la TIPP offre au gouvernement pourrait servir d’une part à financer une prime pour les véhicules économe en essence comme en son temps il y eu la prime Balladur et d’autre part à construire des logements bon marchés dans les villes pour permettre aux plus modestes d’aller travailler sans avoir à utiliser leur voiture.

lundi, août 15, 2005

Boucler l'A 104? Pour quoi faire?

Avec la saisine en juillet 2005 de la Commission Nationale du Débat Public par le Ministre des Transports et de l’Equipement le projet de prolongement de l’autoroute A 104, envisagé entre Pierrelaye (Val d’Oise) et Orgeval (Yvelines) par la boucle de Chanteloup est de nouveau d’actualité. Or le projet d’autoroute A 104 est vieux de plus de 40 ans ! Le projet de bouclage de l’A 104 a pour sa part 15 ans. Peut-on décemment penser que des solutions aussi anciennes peuvent répondre aux enjeux d’aujourd’hui ?
Le projet présenté comme un « bouclage » de la Francilienne est en réalité la réalisation d’une autoroute de contournement de la région parisienne pour le transit routier entre le nord et le sud de l’Europe. Il ne répond donc pas à un véritable besoin ni pour les Franciliens ni pour les entreprises locales. Les nuisances qu’il occasionnerait donc ne se justifient en aucune manière, ni dans le Val d’Oise, ni dans les Yvelines.
Le bouclage de l’A 104 constitue une menace pour notre cadre de vie commun, il concerne 30.000 logements et 120.000 habitants. C’est un non-sens au regard du plan de protection de l’atmosphère en Ile-de-France et un non sens économique au moment où le prix des carburants s’envole et devrait nous inciter à rechercher une alternative économiquement viable au transport routier.
Compte tenu de ces éléments le projet lui-même est sujet à caution, et si il se réalise il devrait éviter au maximum les zones urbanisées, c’est-à-dire passer au Nord-Ouest de Cergy-Pontoise. Quoiqu’il en soit on peut se demander où l’Etat qui fut incapable de financer l’A 104 de Roissy à Cergy trouverait l’argent nécessaire à ce bouclage. En tout cas nous n’accepterons pas que le transport ferroviaire soit à nouveau sacrifié au « tout automobile ».

Eddie Aït
Conseiller régional PRG d’Ile-de-France
et
Pascal-Eric Lalmy
Conseiller municipal PRG de Cergy

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