Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

samedi, août 27, 2005

La loi laïcité à l'école, "une libération" pour les élèves (rapport)

La loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l'école a été vécu comme "une libération" par les jeunes filles voilées et leurs parents, selon un rapport d'Hanifa Cherifi, animatrice de la cellule de veille "laïcité" au ministère de l'Education nationale.
Révélé vendredi par l'agence de presse spécialisée AEF (Agence éducation formation), ce rapport d'évaluation, remis en juillet à Gilles de Robien, n'a pas encore été rendu public. La loi du 15 mars 2004 prévoyait sa propre évaluation à la fin de la première année d'application.
"On peut affirmer, sur la base d'informations directement recueillies auprès des chefs d'établissement et celles transmises par les correspondants académiques, que nombre de jeunes filles et de parents ont vécu comme une libération l'application de la loi", écrit Mme Cherifi.
Elle confirme que 47 élèves en tout ont été exclus de leur établissement scolaire, dont trois parce qu'ils refusaient de retirer leur turban sikh. Parmi eux, 21 se sont inscrits au Centre national d'enseignement à distance (Cned), les autres abandonnant leurs études, se scolarisant dans le privé ou à l'étranger.
Quatre-vingt-seize élèves ont même devancé les conseils de discipline et se sont rabattus sur les mêmes issues que les exclus, selon le rapport.
En tout, 639 signes religieux ostensibles ont été recensés, dont deux grandes croix et onze turbans sikhs, parmi lesquels 15 à l'école primaire et 337 au collège, le tout concentré à 82% dans les académies de Strasbourg (208), Lille (118), Créteil (70), Montpellier (61), Versailles (38) et Lyon (32).
Mme Cherifi observe par ailleurs un "effet loi", amorcé selon elle avant la rentrée 2004, où les nouvelles dispositions ont été appliquées pour la première fois.
"Nombre d'élèves voilées avaient alors informé de leur intention de retirer leur voile", assure-t-elle, en relevant également un "effet otages". Les ravisseurs de Christian Chesnot et Georges Malbrunot en Irak avaient en effet revendiqué l'abrogation pure et simple de la loi, quelques jours avant la rentrée.
"Plus généralement, les mentalités ont évolué. Mieux comprise, la laïcité est aujourd'hui mieux acceptée", avance-t-elle. La "réaffirmation forte du principe de laïcité (...) a freiné ce mouvement général de manifestation d'appartenance religieuse qui s'étendait jusque-là", ajoute-t-elle.
L'auteure du rapport a cependant regretté la longueur du dialogue entre les élèves et la communauté éducative (parfois plusieurs mois), recommandant de la réduire "à une ou deux semaines". Elle a également conseillé "de ne pas considérer comme définitivement réglée la question des signes religieux à l'école" et de "maintenir un niveau de vigilance suffisant".

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