Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

mercredi, septembre 21, 2005

conseil municipal du 30 juin 2005

Le compte-rendu du conseil municipal du 30 juin est disponible sur le sie de la ville :
Je vous invite à lire le compte-rendu du débat sur la devise de la République au sujet de la motion que j'ai prsenté au nom de la majorité municipale :
IV – iNSCRIPTION DE LA DEVISE DE LA REPUBLIQUE

M. LALMY présente au nom de la Majorité Municipale une motion portant sur l’inscription de la devise de la République au fronton des bâtiments publics et des écoles.

Avant de donner lecture de la motion, il souhaite donner quelques précisions suite aux remarques formulées lors des commissions sur l’opportunité de cette motion et sur le fait d’inscrire la devise de la République sur les bâtiments publics.

Au sujet de l’opportunité de cette motion, M. LALMY rappelle que cette année 2005 est celle du centenaire de la loi de 1905, loi fondatrice du pacte républicain. Il semble alors opportun qu’à cette occasion la devise de la République soit apposée sur les bâtiments publics et sur les écoles.

D’autre part, cette devise fait partie des symboles de la République et à ce titre, elle est enseignée en classe de troisième aux élèves dans le cadre du cours d’éducation civique lorsque sont abordés avec eux les principes, les valeurs et les symboles de la République. La devise et son sens leur sont alors présentés de la même manière que la Marianne ou le drapeau tricolore.

Ainsi, apposer cette devise sur les bâtiments publics et sur les écoles lui semble aujourd’hui tout à fait opportun.

Enfin, sur le principe d’inscrire la devise sur les bâtiments publics, il lui semble que, dans la mesure où les valeurs de la République sont universelles et que les lois de la République s’appliquent sur l’ensemble de son territoire en tout lieu et en tout moment, le fait de penser qu’un gymnase est un espace républicain où les sportifs peuvent s’unir autour de valeurs républicaines ne le choque pas.

De même, M. LALMY estime que le fait que les Mairies annexes ou les bâtiments des différents services de la Mairie portent la devise n’est pas choquant et lui semble au contraire plein de bon sens.



M. LALMY donne lecture de la motion.

Invoquée pour la première fois lors de la Révolution française, puis remise en cause, la devise finit par s'imposer sous la IIIe République. La devise "Liberté, Égalité, Fraternité" est inscrite au fronton des édifices publics depuis le 14 juillet 1880.

Considérant que la politique éducative est l’un des champs prioritaires de l’action municipale. Nous pouvons nous féliciter à Cergy de la qualité de l’accueil qui est réservé à tous les enfants, quelle que soit leur origine, dans nos écoles.

Considérant que cette ambition que nous avons, à travers la politique scolaire, de refuser l’échec scolaire et l’exclusion, de donner à chaque enfant la possibilité de devenir un adulte libre, un citoyen, de favoriser le brassage des cultures et la mixité sociale, rejoint les valeurs fondamentales de la République, inscrites dans sa devise : « Liberté, Egalité, Fraternité ».


1 – DECIDE que dans le cadre de la mise en place de la nouvelle signalétique urbaine la devise de la République sera apposée au fronton des bâtiments publics puis des écoles de Cergy.




M. LEFEBVRE remercie M. LALMY pour cette motion dont on reconnaît bien la philosophie radicale au sens de ce que représentait le radicalisme sous la IIIème République jusqu’à l’actuelle République.


M. CHAUSSONNIERE se demande, à l’écoute de cette déclaration, ce qui a été fait au préalable pour faire que ce rappel aux principes élémentaires n’ait pas été réalisé plus tôt tant en centre Ville que par ailleurs et ce, alors que les mairies annexes ont été faites sous l’égide de la Majorité.

L’Opposition est, par principe, toujours un peu sceptique sur les motions de la Majorité car en général, elles se font toujours en période pré-électorale.


M. CHAUSSONNIERE ajoute, en forme de clin d’œil particulier à l’attention de Monsieur le candidat aux futures élections cantonales, qu’au moins il n’entreprend pas cette démarche deux mois avant les élections à des fins électoralistes.

S’il indique que l’Opposition votera pour, il estime néanmoins qu’elle est insuffisante.

Il note que le souhait de l’Opposition d’étendre la notion de lieu collectif au gymnase a été entendu.

Il est en effet important de rappeler à nos amis sportifs l’utilité de ces principes. Il rappelle ainsi que la Marseillaise avait été sifflée au Stade de France.

L’Opposition aimerait d’abord connaître le calendrier de ce type de réalisation car une motion n’a d’intérêt que par rapport à son réalisme. Ensuite, soucieuse de respecter les règles éditées par le Code des Communes, elle souhaiterait que l’on aille plus loin en intégrant la question du pavoisement.


M. CHAUSSONNIERE demande donc à M. Le Maire de réaliser sur les écoles et sur les édifices municipaux et de manière régulière (le 8 mai, le 11 novembre, le 14 juillet, le 5 décembre quelques unes des dates officielles de la République), le pavoisement et que le drapeau français soit clairement affiché. Ayant d’ailleurs remarqué que les écoles disposent du matériel nécessaire pour accueillir le drapeau français, il note qu’il s’agit donc d’une question de volonté et d’expression de leur usage.

L’Opposition demande donc, en acceptant cette motion, que ce pavoisement se fasse de manière très régulière et très généralisée sur tous les édifices publics.



M CRAHES intervient pour citer la date du 19 mars.



M. LEFEBVRE se félicite qu’il n’y ait pas de désaccord ni sur la devise de la République, ni sur la question du pavoisement des écoles.

Il y a en effet des raisons de rappeler ces valeurs fondamentales de la République qui trouvent d’autant plus leur place sur les bâtiments publics à Cergy que cette Ville est intrinsèquement républicaine et porte ces valeurs.

Il note qu’il sera difficile, eu égard à la règle du Code des Marchés Publics, de pavoiser immédiatement l’ensemble des bâtiments publics à l’ensemble des dates car la fourniture de drapeaux coûte un peu d’argent mais que la Majorité le fera.

La motion, qui a une valeur d’engagement politique, sera appliquée par les services de la Ville. La signalétique, qui avait été retardée suite à des variations sur la conception et des modifications dans le cadre du marché de la signalétique, interviendra à partir de 2006.


M. LEFEBVRE ajoute que, sans solliciter le Conseil Municipal et sans avoir eu une question diverse sur ce point, il a accepté de répondre à une demande pressante du Ministre de l’Intérieur et du Préfet de pavoiser la Ville lors du décès du Pape Jean-Paul II au motif qu’il s’agissait d’un Chef d’Etat.


M. LEFEBVRE indique qu’il l’a fait par respect pour la communauté catholique de Cergy.

Il fait part d’une anecdote sur ce sujet : un de ses collègues d’une Ville du sud-ouest a refusé de pavoiser les bâtiments publics en précisant au Préfet que s’il s’était agi du Grand Mufti de Jérusalem, on n’aurait pas pavoisé ainsi et que bien que le Pape soit un Grand Homme d’Etat, il a également contribué à la propagation du SIDA en Afrique. C’est donc la Police Nationale qui a pavoisé les bâtiments publics de cette Ville après qu’il ait été négocié que la Police Municipale ne se confronterait pas elle.


Ainsi, sur la question du pavoisement, M. LEFEBVRE propose d’ajouter une adjonction à la motion afin de retenir les grandes dates républicaines : le 8 mai, le 14 juillet, le 11 novembre et le 19 mars.


Délibère, à l’unanimité
(Pour : 44)

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