Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

lundi, septembre 19, 2005

La parité en France un décalage d'un autre siècle

Quel que soit le domaine d'intervention et de réflexion que l'on prenne, force est de constater que le poids des conservatismes, à gauche comme à droite, conduit trop souvent à préférer le discours à l'action, et que la France n'a pas de quoi être fière de la place laissée à la femme.

Ce constat vaut, tant dans la sphère du public que dans la sphère du privé, mais aussi et surtout pour ce qui est de la représentation de la femme en politique. La loi sur la parité peut faire sourire compte tenu des résultats affichés aujourd'hui. L'absence de lucidité de nos gouvernants, ou le défaut de courage, place la France encore loin derrière la Suède (42,7%), le Danemark (37,1%).

Parce qu'on veut nous faire croire que la politique est d'abord une « affaire d'hommes », c'est bien au politique qu'il appartient de donner l'exemple, en imposant des femmes à part égale avec les hommes, à toutes les élections, en cessant ce petit jeu qui consiste à leur réserver les places perdues d'avance.

L'humanité est sexuée, c'est un fait, la politique, comme tout autre domaine, doit être occupée de manière égale par les hommes et femmes.

De l'évolution de la place faite à la femme en politique dépendra l'évolution des autres sphères de la Société, en terme de mixité, dans le privé notamment, où les femmes perçoivent jusqu'à 30% de moins que leurs collègues.

Ce déséquilibre est connu de tous. Régulièrement les mêmes chiffres réapparaissent, l'affirment et le rappellent. Or, les choses semblent figées !

Une démocratie telle que la France pèche par sa frilosité en la matière, et la crédibilité des politiques à vouloir se contenter du peu de progrès fait en ce domaine, depuis le vote de la loi sur la parité, s'en trouve atteinte.

Le refus de composer d'égal à égal avec les femmes peut paraître à certains égards, comme une sources d'éloignement avec l'électorat. Devenu plus mature, plus clairvoyant et plus exigent, au fil du temps, il trouve face à lui des appareils politiques largement machistes, parfois rétrogrades, dans lesquels il ne se reconnaît pas.

Ce décalage constant, entre le discours politique et les faits, nous mène à un électorat désenchanté, préférant « renverser la table » ou s'abstenir de voter...

Au delà de la représentation en politique, la parité doit être une des préoccupations majeures de nos institutions. Le traité d'Amsterdam fait de cette égalité un droit fondamental des citoyens de l'Union européenne.

Messieurs, plutôt que de se contenter de nommer une « Ambassadrice à la parité », qui ne flattera que ceux et celles qui y croiront, ou feront semblant d'y croire, commençons par mettre fin à cette aberration. Montrez que les temps changent, que la société française n'est pas si phallocrate et saisissons le projet de révision souhaité, notamment par les Radicaux de gauche, pour aller vers une 6e Constitution et y inscrire, la parité en politique.

Et parce qu'un changement ne vient jamais seul, il faudra, pour y parvenir, poursuivre plus en avant et avec beaucoup plus de « conviction », la révision de la législation sur le cumul des mandats. C'est la crédibilité du politique qui est en jeu.
Hélène Ledoux, secrétaire nationale du PRG

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