Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

mardi, janvier 31, 2006

Signature de l’ouvrage Au-delà du Noir et du Blanc


SAMEDI 25 FEVRIER 14 H ­ 18

Librairie le Grand Cercle à Eragny

Signature de l’ouvrage Au-delà du Noir et du Blanc
Par Gaston Kelman
Éditions Mad Max Milo

Je ne me réveille pas tous les matins au son du djembe. Je ne me réveille pas avec sur le visage le crachat qu'a pris mon père colonisé. Je ne me réveille pas le corps meurtri par les coups qu'ont reçus les ancêtres des Noirs Américains ou des Noirs Antillais. Je voudrais cesser d'être un Noir. Je voudrais être tout simplement un homme.
G.K.

Téléchargez la lettre de l'ANEGRR

La lettre n° de l'ANEGRR, Association Nationale des Elus de la Gauche Radicale et Républicaine consacrée à la laïcité est disponible en téléchargement sur le site planeteradicale.org.

http://www.planeteradicale.org/contenu/docs/41/Buln8_ANEGRR.pdf

Bonne lecture

lundi, janvier 30, 2006

La France commémorera l'abolition de l'esclavage le 10 mai


PARIS (Reuters) - La France métropolitaine commémorera le 10 mai l'abolition de l'esclavage, une décision de Jacques Chirac qui entend intégrer dans l'Histoire nationale la mémoire "longtemps refoulée" de la traite des Noirs.
Le président de la République a annoncé cette initiative attendue lors d'un discours solennel à l'Elysée, après avoir reçu le Comité pour la mémoire de l'esclavage présidé par l'écrivain guadeloupéen Maryse Condé.
"Il faut le dire, avec fierté : depuis l'origine, la République est incompatible avec l'esclavage", a-t-il souligné.
Le Comité pour la mémoire de l'esclavage avait proposé dans un rapport la date du 10 mai, rappel symbolique de la loi du 10 mai 2001 par laquelle la France reconnaissait la traite négrière et l'esclavage comme crimes contre l'Humanité - une première.
"Aucune date ne saurait concilier tous les points de vue. Mais ce qui compte, avant tout, c'est que cette journée existe", a estimé Jacques Chirac.
Des députés UMP et PS d'outre-mer, soutenus par les partis communiste et socialiste, faisaient campagne pour le 23 mai, date d'une marche qui a réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de la Réunion.
Le président de l'UDF, François Bayrou, proposait le 27 avril, anniversaire du 27 avril 1848, abolition de l'esclavage par Victor Schoelcher.
Les commémorations se dérouleront dès le 10 mai prochain dans les lieux de mémoire de la traite et de l'esclavage en métropole, outre-mer et sur le continent africain.
"La grandeur d'un pays, c'est d'assumer toute son Histoire. Avec ses pages glorieuses, mais aussi avec sa part d'ombre", a dit Jacques Chirac, parachevant ainsi une démarche d'apaisement à laquelle l'a contraint la controverse sur la colonisation.
Le chef de l'Etat a demandé mercredi dernier la saisine du Conseil constitutionnel en vue de la "suppression" de la mention du "rôle positif" de la colonisation française aux Antilles et en Afrique du Nord dans l'article IV de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés.
UN CENTRE DE RECHERCHE SUR L'ESCLAVAGE
Il souhaite que s'approfondisse un travail de mémoire sur toutes les zones d'ombre de l'Histoire française au nom de "la cohésion nationale".
"Au-delà de l'abolition, c'est aujourd'hui l'ensemble de la mémoire de l'esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire, une mémoire qui doit être véritablement partagée", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat a confié à l'écrivain martiniquais Edouard Glissant une mission de préfiguration d'un Centre national consacré à la traite, à l'esclavage et à leurs abolitions. Un centre de recherche sera également créé afin de favoriser "la connaissance scientifique de cette tragédie".
Jacques Chirac veut en outre que l'esclavage trouve "sa juste place" dans les programmes scolaires afin d'en tirer des leçons pédagogiques et citoyennes pour le présent.
"Le racisme, c'est l'une des raisons pour lesquelles la mémoire de l'esclavage est une plaie encore vive pour certains de nos concitoyens", a-t-il expliqué.
"Nous allons commencer à travailler. Ce n'est pas tout de dire 'il y aura une date de commémoration', il faut surtout travailler aux programmes scolaires, refaire les livres d'Histoire, avoir des laboratoires de recherche, avoir des centres d'archives", a déclaré Maryse Condé à des journalistes.
Pour Christine Taubira, ancienne candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002, le choix de Jacques Chirac couronne un "combat pour la vérité, pour la reconnaissance, pour l'égalité des droits".
Le député de Guyane juge nécessaire que "la France se réconcilie avec son histoire, qu'elle en tire tous les enseignements et que dans la conscience et dans la mémoire françaises, on inscrive ce qui est nécessaire pour comprendre la place de ceux qui viennent de l'ancien empire colonial".
A la mémoire, Jacques Chirac entend associer un nouveau "combat" contre l'asservissement sous toutes ses formes actuelles. Selon l'Onu, plus de 20 millions de personnes sont aujourd'hui victimes du travail forcé.
Jacques Chirac a ainsi annoncé qu'il proposerait "une initiative européenne et internationale" visant à instaurer des sanctions judiciaires contre les entreprises occidentales ayant recours au travail forcé dans les pays pauvres et émergents.

Sors de ton blog!

Le terme « Netizen » est la contraction de Internet et Citizen, en gros ça signifie citoyen de la toile. Le phénomène des blogs a explosé aux Etats-Unis et en France.Toutefois un blog n’a d’intérêt que s’il est visité et en « dialogue » avec d’autres blogs. Blogguer seul dans son coin n’a pas grand intérêt. Voici donc une liste, non exhaustive de blogs à visiter pour créer ce dialogue, cet échange qui fait la force du blog et permet de sortir de l’isolement pour faire entendre sa voix.
Les blogs politiques les plus connus :
Dominique Strauss-Kahn
blog notes d'Alain Juppé
Alain Lambert
Ici dans le Val d’Oise on signalera, par courtoisie, le blog du président du conseil général, dont l’intérêt est somme toute assez limité
Le blog de François Scellier
Les blogs qui parlent de politique
Versac
Publius
Génération Europe
Politique 2.0
XMO Place de la démocratie
Les blogs « militants »
Sarkostique
reso Anti-Sarko
Les fans de Sarko (y’en a – lol)
DADVSI
lesmousquetaires
Quoique ! Des exclus de l'école dérangent
Résister au populisme
Quinquas Citoyens
Réactions citoyennes
Ouvrons-nous!
Ségolène 2007
Poliblog.fr
Blog sur les futures elections de 2007:portraits de pretendants, sondages, actualités...
Les presidentielles 2007
Blog d'analyse et débats sur les sondages concernant l'élection présidentielle 2007, sur leur influence, leur utilisation au cours de la campagne.
Imagine 2012 propose des actions concrètes à mettre en œuvre, en France, au cours du prochain quinquennat.
Imagine 2012http://www.imagine2012.net/
Chronique de l'actualité, de la vie politique, de l'activisme on-line, des médias et de la blogosphère. Projets citoyens
http://blpwebzine.blogs.com/nuesweb/
Site avec "forum sur la constitution",
Regard sur l'actualité politique nationale, internationale, les faits de société, etc.
Chroniques subjectives sur l'actualité politique française
Le site des forums pour une politique antilibérale
http://www.forum-alternative.fr

Les blogs les plus connus
Loïc Le Meur
Pointblog
Standblog
La blogothèque
Agoravox

Les blogs locaux, ici à Cergy-Pontoise
Le Cergy-Pontain
Cergyrama
REMED
http://remed-ucp.hautetfort.com/

n'hésitez pas à compléter la liste dans les commentaires

dimanche, janvier 29, 2006

Proposition 6 de DSK : le système du « salarié franc »

J'ai été très occupé ces derniers temps, et je n'ai pas pu continuer à commenter les propositions de DSK, je reviens donc aujourd'hui sur sa proposition n°6 :

Cette proposition est certainement une meilleure approche que celle des "zones franches", mais cela reste du domaine du correctif, alors que l'objectif devrait être la non mise en place à l'origine du processus de discrimination.

Toutefois, on peut s’interroger sur cette habitude qui a été prise de considérer qu'on peut inciter à embaucher en baissant les charges sociales. Il y a grand danger à aller dans le sens de la "réduction des charges sociales". En effet, ces diverses cotisations, qu'elles soient payées par le salarié ou par l'employer sont un salaire différé. Ce sont des "économies", basées sur le montant du salaire, qui servent à financer la retraite, la santé etc. Ainsi, baisser les charges, c'est comme baisser le salaire, même si cela ne se voit pas de suite.

Ainsi, réduire les charges pour les entreprises qui embaucheraient des jeunes issus de quartiers défavorisés ne revient-il pas à reconnaître que ce sont des travailleurs de seconde zone ? En effet, soit la discrimination à l’embauche de ces jeunes se justifie et alors il faut « aider » l’entreprise à embaucher pour compenser la moins bonne efficacité de cette main d’œuvre, soit ces discriminations ne se justifient pas et il faut sanctionner celles et ceux qui les pratiquent et engager des actions pour changer les représentations négatives qui collent à la peau des ces travailleurs. En tout cas il me paraît périlleux d’essayer de réparer une injustice par une autre, l’affaiblissement du financement de notre protection sociale ne pouvant que conduire à une privatisation de celle-ci.

En effet, pourrons-nous longtemps continuer à défendre une protection sociale la plus complète possible, et donc onéreuse pour la collectivité, et en même temps refuser d’en payer le coût. On sait bien qu'un chômeur coûte plus cher à la société (en particulier une étude récente a montré que les chômeurs sont plus souvent malades) qu'un actif qui travaille. C’est pourquoi celles et ceux qui ont un emploi doivent contribuer à un moment à la solidarité nationale. Or quand on sait qu'il existe aujourd'hui des centaines de contrats de travail différents, que les patrons qui se débrouillent bien ne payent pas de charge sur les bas salaire, il me parait suicidaire de proposer encore une fois des réductions de charge comme incitation à l'embauche.En conclusion, de deux choses l'une :
- soit la protection sociale telle qu'elle existe aujourd'hui est un frein à l'embauche et joue un rôle dans le chômage actuel et il faut en tirer les conséquences, même si cela est douloureux pour nous.
- soit on pense que le problème se trouve ailleurs, et qu'une protection sociale solide, bien qu'onéreuse, contribue à disposer d'une main d'oeuvre en bonne santé et en bonne capacité de fournir un travail de grande qualité et dans ce cas il faut défendre le modèle actuel, mais accepter d'en payer le prix.

Préfet délégué pour l'égalité des chances

J.O n° 301 du 28 décembre 2005
texte n° 6 Décrets, arrêtés, circulaires
Textes généraux
Ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire
Décret n° 2005-1646 du 27 décembre 2005 désignant les départements dans lesquels est nommé un préfet délégué pour l'égalité des chances
NOR: INTA0500360D

Le Premier ministre,
Sur proposition du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire,

Vu le décret n° 2005-1621 du 22 décembre 2005 relatif aux préfets délégués pour l'égalité des chances,

Décrète :
Article 1 La liste prévue à l'article 1er du décret du 22 décembre 2005 susvisé est arrêtée comme suit :
- Bouches-du-Rhône ;
- Essonne ;
- Nord ;
- Rhône ;
- Seine-Saint-Denis ;
- Val-d'Oise.

Article 2

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, et le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 27 décembre 2005.

Dominique de Villepin

Par le Premier ministre :

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy

Le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag


*****
Conseil des ministres du 11/01/2006
Mesures d’ordre individuel
Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :
Sur proposition du ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire :
Mme Marcelle PIERROT, administratrice civile hors classe, est nommée préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, préfet de la zone de défense Sud, préfet des Bouches-du-Rhône ;
M. Alain ZABULON, administrateur civil hors classe, est nommé préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de l’Essonne ;
Mme Nicole KLEIN, inspectrice générale de l’équipement, est nommée préfète pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais, préfet de la zone de défense Nord, préfet du Nord ;
M. Rémy ENFRUN, administrateur civil hors classe, est nommé préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense Sud-est, préfet du Rhône ;
M. Hervé MASUREL, préfet de la Haute-Saône, est nommé préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis ;
M. Philippe RIFFAUT, administrateur civil hors classe, est nommé préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet du Val d’Oise ;
Mme Fabienne BUCCIO, administratrice civile, est nommée préfète hors cadre, chargée d’une mission de service public relevant du Gouvernement ;
M. Christian DORS, préfet, secrétaire général de la préfecture de la région d’Ile-de-France, est placé en position de service détaché.

samedi, janvier 28, 2006

Le radicalisme sur la toile

Je vous invitge à découvrir les blogs PRG sur internet pour en savoir plus sur la gauche moderne, ses élus et ses militants :


Jean Levain http://jeanlevain.typepad.com/

Franck Martin http://francois_m.blog.lemonde.fr/francois_m/

Bernard Castagnede http://www.radicale-attitude.net/

Eddie Aït http://www.eddieait.com//

Blog Riposte Radical http://blog.riposte-radicale.org/

PRG 10 http://www.prg10.org/

PRG Romainville http://www.wmaker.net/prg93/romainville/

Vincent Garel http://vincentgarelinfosetdebats.over-blog.com/

Adrien Perreau http://adrienperreau.over-blog.net/

Hervé Mesnager http://workinprogress.hautetfort.com/

PRG Carrières http://prgcarrieres.centerblog.net/

PRG Le Havrehttp://prg-le-havre.over-blog.org/

Nicole Faucherhttp://nicolef.over-blog.net/

Guillaume Lacroix http://guillaume-lacroix.over-blog.com/

Karim Meklat http://meklat.prg07.org/

Romain Carayol http://romain.carayol.over-blog.com//

Joseph Scognamiglio http://www.wmaker.net/editoweb/joseph_scognamiglio/index.php/

prg 77 http://www.radical-de-gauche-77.org/

prgcarrieres http://prgcarrieres.centerblog.net/

Invitation association "Amis des deux bois"

L'association "Les Amis des Deux Bois" qui a pour but la protection, la mise en valeur des bois Lapelote, du Hazay et de Lieu, vous invite à une promenade découverte des oiseaux des bois des Hauts de Cergy :

dimanche 5 Février RDV à 9h30 Promenade des Irlandais (près de l'école du Hazay)
Venez avec vos jumelles pour observer plus de 35 espèces d'oiseaux.

vendredi, janvier 27, 2006

2005, l’année la plus chaude

L’année 2005 a été une année chaude à tous les points de vue : sur le plans social, humanitaire, ou encore environnemental. Mais selon les scientifiques de la NASA elle l'a été plus concrétement sur le plan du climat. La Nasa met en cause l’accroissement rapide des émissions de gaz à effet de serre dans ce phénomène.

L’agence spatiale américaine indique que l’année écoulée a été la plus chaude depuis qu’on a commencé à mesurer et prélever scientifiquement la température, c'est à dire depuis plus d'un siècle. Selon le Goddard Institute pour les études spatiales de la Nasa (GISS) , qui a effectué les analyses des données, la température moyenne de la zone arctique, où la fonte des glaciers s’accélère, a ainsi été très élevée.
Cinq des années les plus chaudes (1998, 2002, 2003, 2004, 2005) ont été enregistrées au cours de la dernière décennie avec le précédent record, très près de celui de 2005, en 1998.
Mais l’étude "relativise" les résultats obtenus en 1998 : cette année là, El Nino, le courant marin du Pacifique, a été le plus chaud en un siècle, entraînant une hausse de la température moyenne sur l'ensemble de la planète. Rien de similaire ne s’est produit en 2005, la nette hausse de température s’est produite sans qu’El Nino se soit en cause.. La tendance au réchauffement se confirme. Les chercheurs constatent que les températures ont augmenté de 0,6°C en trente ans et de 0,8°C sur un siècle.
"Cette récente montée de la température coïncide avec une accroissement rapide des émissions de gaz à effet de serre atmosphérique résultant de l'activité humaine", souligne la Nasa dans un communiqué, qui indique par ailleurs que les modèles climatiques sur ordinateurs correspondent aux prévisions. "De ce fait, le réchauffement rapide observé rend urgentes des discussions sur la manière de ralentir les émissions à effet de serre atmosphérique", insiste la Nasa dans ce même communiqué. Ces émissions --dioxyde de carbone, méthane et oxyde nitreux-- ont augmenté de 2% aux Etats-Unis en 2004, selon les derniers chiffres publiés en décembre par le département américain de l’Energie.
Or, lors de la conférence de l’Onu sur le climat à Montréal, les Etats-Unis et la Chine (l'autre grand émetteur de gaz à effet de serre) ont refusé de s'associer aux discussions sur les limitations de ces gaz à effet de serre après l'esxpiration du protocole de Kyoto en 2012.
Au rythme actuel, les Etats-Unis verront leurs émissions à effet de serre augmenter de 25% en 2012 par rapport à 1990, sans parler du cas de la Chine où la croissance est encore plus forte.

jeudi, janvier 26, 2006

Un formidable bond …en arrière

Le Contrat première embauche et le contrat nouvelles embauches du Gouvernement de Villepin
Par Thierry BRAILLARD
« Un besoin d’urgence et de pragmatisme », telle est la signification qui a conduit le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence pour l’emploi avec cinq mesures phares dont la création du contrat nouvelles embauches à compter de début août 2005.

Le 16 janvier 2006, le Premier Ministre, Dominique DE VILLEPIN a annoncé la création d’un contrat spécifique pour les jeunes de moins de 26 ans, le contrat première embauche, qui emprunte les grands principes du contrat nouvelles embauches sans imposer de limitation pour les entreprises bénéficiaires liées à l’effectif de l’entreprise.

Et le Gouvernement de nous faire croire que le Contrat nouvelles embauches, est déjà grand créateur d’emplois et qu’il efface d’un coup les échecs répétés de ces dernières années, alors qu’en fait, il n’agit principalement qu’en substitution aux contrats « normaux » (CDD ou CDI) qui devraient être normalement signés.

Ce n’est pas de la création mais de la précarisation. La nuance est importante.

Avec ce contrat première embauche et le contrat nouvelles embauches, il s’agit donc d’un contrat à durée indéterminée qui est contracté entre un salarié et un employeur ayant moins de vingt salariés ou sans limitation lorsque le salarié a moins de 26 ans, et qui, pendant une période de deux ans, peut être rompu par l’employeur ou le salarié par lettre recommandée avec accusé de réception et ce, sans avoir à apporter la moindre justification.
S’en suit un préavis d’une durée de deux semaines à un mois selon la durée du contrat.

Cette procédure de rupture sans avoir à la justifier par quelconque grief n’est pas nouvelle dans le Code du travail puisqu’elle existe déjà pour le régime très spécifique des assistantes maternelles (article L 773-7 du code du travail).

Cependant, sa généralisation prend à revers une orientation unanime des praticiens, chercheurs et juges du travail qui a été construite pendant plus de trente ans.

La loi du 13 juillet 1973 qui a organisé le droit du licenciement avait arrêté le terme de « cause réelle et sérieuse » pour justifier la rupture du contrat à l’initiative de l’employeur sans à l’époque le définir.

La doctrine a longuement argumenté pour préciser la notion de cause réelle comme une cause nécessairement objective et réelle. Ainsi, les Professeurs Gérard LYON-CAEN et Jean PELISSIER ont écrit : « Pour être objective, la cause de licenciement doit se traduire par des manifestations extérieures susceptibles de vérification. La cause est au contraire subjective lorsqu’elle se réfère à aucun faits précis, lorsqu’elle existe seulement dans l’esprit de l’employeur (…) ».

La Chambre Sociale de la Cour de Cassation a également eu l’occasion à maintes reprises de donner son interprétation et notamment dans un arrêt célèbre du 29 novembre 1990 :
« (…) un licenciement pour une cause inhérente à la personne doit être fondé sur des éléments objectifs (…) ».

Enfin, la Charte sociale européenne (révisée) du 3 mai 1996 dispose dans son article 24 :
« les parties s’engagent à reconnaître le droit des travailleurs à ne pas être licenciés sans motif valable lié à leur aptitude ou conduite (…) ».

En abandonnant cette construction exhaustive, le contrat première embauche et le contrat nouvelles embauches donnent désormais libre cours au subjectif, à l’arbitraire, à la discrimination potentielle, à l’ère du soupçon avec ce caractère hybride par lequel en cas de faute grave, la procédure légale actuelle s’impose et l’employeur doit justifier notamment le motif de la rupture avec le risque d’encourir un contentieux.

Ne soyons pas naïfs et c’est bien sur ce point que le projet Gouvernemental devient dangereux pour l’équilibre des relations sociales dans notre pays en offrant à l’employeur la possibilité de licencier sans avoir à se justifier sauf s’il estimait lui-même la faute comme grave.

Ainsi, par exemple, tout l’artifice légal pour protéger le salarié contre toute discrimination durant l’exécution de son contrat (notamment en cas de maladie, maternité, etc.) est écarté par le nouveau régime nouvelles embauches.

La mésentente, la perte de confiance, le comportement d’un proche du salarié, le soupçon quelconque sont autant de motifs inavouables aujourd’hui que l’employeur n’aura pas à avouer demain pour rompre le contrat nouvelles embauches qu’il aura signé.

Pire, avec le contrat première embauche, comment justifier la criante discrimination dans les entreprises de plus de 20 salariés qui existera lorsque qu’un cadre sera engagé avec une période d’essai de six mois alors qu’un jeune de – de 26 ans, engagé en qualité d’ouvrier ou d’employé, aura pour sa part une période d’essai de deux ans.

Le contrat première embauche ou le contrat nouvelles embauches sont un formidable bond en arrière dans notre droit du travail qui, il y a encore peu de temps, devait irriguer la construction d’un véritable droit social européen.

Si aujourd’hui dans notre pays, la panacée consiste à mettre en exergue l’arbitraire comme référent de la Liberté, le silence des griefs contre le salarié comme référent de l’égalité, la souplesse excessive confinant à la précarité comme référent de la fraternité, notre République est bien malade.




Thierry BRAILLARD
Vice-président du Parti Radical de Gauche

Il est par ailleurs Vice-président de la Région Rhône-Alpes et Maire Adjoint de Lyon

mercredi, janvier 25, 2006

Il faut continuer à construire des logements pour tous

Un certains nombres de Cergyssois s’inquiètent des constructions sur les Hauts de Cergy et l’objectif annoncé par le maire qui déclarait dans son discours des vœux : « nous continuerons à construire, un peu plus, un peu plus haut peut-être, et, dans une ville qui a déjà 42% de logements sociaux, que nous continuerons à construire des logements sociaux, tous les logements sociaux, y compris les plus sociaux ». Ces projets posent évidemment la question du cadre de vie, mais aussi de la réponse qu’il faut apporter à celles et ceux, trop nombreux qui n’ont pas de logement ou qui sont mal logés. Ils posent aussi la question de la responsabilité des responsables nationaux et locaux dans l’application de la loi SRU.

D’abord il faut être conscient de la situation française aujourd’hui. Il faut se rappeler pour commencer qu’en France, la règle est : il est interdit de construire, exception faite des lieux où c'est autorisé (terrains "constructibles"), donc le foncier constructible est artificiellement rare. Or on le sait tous, ce qui est rare est cher. Pourtant c’est précisément pour préserver le cadre de vie qu’on ne peut pas bâtir n’importe où, n’importe quoi. Ensuite il ne faut pas oublier que plus de 80% des Français vivent en ville, et le mouvement d'urbanisation se poursuit au profit des grandes villes et des villes moyennes. On estime que chaque année l'étalement urbain consomme 550 km² de terres agricoles, soit 350 pour l'habitat, 100 pour les réseaux et 70 pour les activités autres qu'agricoles. Ici, en Ile-de-France, ce sont surtout les villes de la grande couronne qui sont très attractives. De plus, il faut bien être conscient qu’une ville de taille moyenne a tendance, naturellement, à s’appauvrir car quand un foyer quitte un logement, il est généralement remplacé par un foyer dont les moyens sont plus modestes.

A tout cela il faut ajouter une autre réalité, selon l'INSEE le surpeuplement est en diminution dans les logements alors que le sous-peuplement se développe (séparation etc.) d'où la nécessité d'accroître l'offre générale de logement. D'ailleurs, à l'échelle nationale on a constaté que la surface moyenne de la résidence principale est passée de 72m² en 1973 à 90m² en 1990. Ensuite il faut noter qu'actuellement 1,3 million de personnes en France sont en attente d'un logement social. Une demande sur 4 est satisfaite hors Ile de France, et seulement une sur sept en Ile de France. L'offre de logements dépend principalement de deux facteurs : le taux de mobilité des locataires HLM et la mise en location de nouveaux logements. Or le niveau actuel des mises en chantier est insuffisant. En effet, les logements mis en service ont représenté, en 2003, 6,8% des attributions hors Ile de France et seulement 5,9% en Ile de France. Ces taux étaient en baisse par rapport à 2002, et l’envol de l’immobilier interdit à certains de quitter le parc locatif social pour accéder à la propriété.

Dans ce contexte que penser de la construction de logement sur les Hauts de Cergy, et dans le reste de la ville. On doit d’abord rappeler que pour maintenir les équilibres sociaux d’une ville qui a connu plutôt moins de problèmes que les autres villes de région Parisienne durant les émeutes de l’an dernier, il faut sans cesse renouveler une offre de logement de « haut de gamme » pour attirer sur Cergy des populations favorisées et éviter la ghettoïsation. On peut ensuite constater que si on veut préserver les espaces verts, le logement vertical est moins consommateur d'espace que le logement individuel, ensuite en concentrant l'offre de logement autour des gares on limite les déplacements et on permet à celles et ceux qui travaillent sur Paris d'accéder facilement au RER et de réduire le temps de trajet pour aller au travail. Cergy est aux portes du PNR du Vexin, en moins de deux on est dans un des paysages les plus beaux d'Ile-de-France. En plus, si on compare Cergy et Paris, il est bon de rappeler qu’à Paris il y a un arbre pour 10 habitants, quand il y a 10 arbres pour 1 habitant à Cergy. Enfin, il ne faut pas oublier à Cergy que l'offre scolaire est très complète de la maternelle au lycée, puis à l’université et aux écoles d’ingénieur en passant par l’ESSEC les enfants peuvent faire tout leur parcours scolaire dans leur ville et à proximité de chez eux. L'offre culturelle, sur les Hauts de Cergy par exemple, est déjà importante avec les cinémas UGC et les animations organisées tout au long de l'année par la ville, et à cela il faudra bientôt ajouter la médiathèque et l'espace des arts et cultures du monde, sans oublier les équipements culturels des autres quartiers de la ville.

Quelle conclusion en tirer, d'abord, contrairement à certains de nos voisins, la municipalité assume responsabilités à Cergy et nous voulons offrir aux jeunes Cergyssois, mais aussi à celles et ceux qui sont attirés par une ville jeune et dynamique comme la notre, l'opportunité d'avoir un parcours résidentiel dans Cergy, du studio d'étudiant à la maison de retraite, en passant par toutes les étapes de la vie où on doit changer de logement. Si nous voulons qu'il y ait de la mobilité résidentielle il faut que l'offre soit la plus complète possible. D'où la nécessité de favoriser l'accession à la propriété, sans négliger pour autant de construire des logements sociaux pour répondre aux besoins d’une ville populaire comme la notre, même si ce n’est pas une obligation légale pour Cergy. On peut donc penser que celui ou celle dont la carrière professionnelle s'est améliorée va chercher à un moment ou à un autre à acheter un logement, ce qui le conduira à libérer son logement social pour un autre. Alors, dans cette logique de parcours résidentiel, il est nécessaire d'accroître et de diversifier (foyer de jeunes travailleurs, résidence service pour le 3e âge, HLM, pavillons, locatif privé, accession à la propriété, etc.) l'offre de logement si on souhaite freiner la hausse de l'immobilier, et permettre à celles et ceux qui sont actuellement en HLM d'accéder à la propriété. Ainsi quand l’ascenseur social redémarre pour quelques uns c’est toute la collectivité qui en profite par effet domino, or nul n’ignore l’importance du logement pour trouver du travail ou favoriser la réussite scolaire des enfants. On peut noter au passage que l'accession à la propriété est le rêve de la plupart de nos concitoyens.

RENCONTRE DEBAT

La librairie "Le presse papier" et ECPM vous invitent
Vendredi 27 janvier 2006à 19h00
à la librairie Le presse papier 28 av Gabriel Péri 95100 Argenteuil
à une rencontre débat autour du rapport annuel d'ECPM et de son anthologie de textes contre la peine de mort.
Avec Armelle Cazeaud, auteur de l'anthologie et Michel Taube, porte parole, délégué général d'ECPM.Venez également découvrir l'exposition "Sur le Chemin de l'abolition universelle".

mardi, janvier 24, 2006

Histoire et Politique : comment traiter de la mémoire collective ?

France Europe Express
Mardi 24 janvier - 23h00
Christine Ockrent, avec Jean-Michel Blier, ouvrent le débat, avec les personnalités politiques au coeur des réflexions législatives et les historiens spécialistes : qui doit écrire l'Histoire, l'histoire relève-t-elle de la loi, comment parler de l'esclavage et de la colonisation ?
Invités:
Christiane TaubiraDéputée PRG de Guyane
Dernière parution :•L’esclavage raconté à ma fille, 2006, Poche

Patrick Devedjian
Député UMP des Hauts-de-Seine
Conseiller politique de Nicolas Sarkozy
Dernières parutions :
•A moi le ministère de la parole, avec Emmanuel Kessler, 2006 (à paraître), Archipel
•24 avril : Reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915, Alexis Govciyan, préface de P.Devedjian, 2003, le Cherche Midi
Christian Kert
député UMP Bouches-du-Rhône rapporteur de la loi du 23 février 2005 en faveur des Français rapatriés

Arno Klarsfeld
Avocat
Chargé de mission sur la loi du 23 février sur la colonisation, à la demande du président de l'UMP Nicolas Sarkozy.
Dernière parution :
•Israël transit, 2005, Archipel

Benjamin StoraHistorien
Dernière parution :
•Les mots de la guerre d’Algérie, 2005, Presses Universitaires du Mirail

Jean-Pierre AzémaHistorien
Dernière parution :
•Vichy, 1940-1944, 2004, Perrin

Jean-Jacques Becker
Historien
Professeur émérite de l'Université de Paris X-Nanterre
Président du Centre de recherche de l'Historial de Péronne sur la Grande Guerre
Dernière parution :
•La France de l914 à 1940, Presses universitaires de France, 2005
En duplex de GuadeloupeMaryse Condé
Ecrivain
Présidente du Comité de mémoire pour l'esclavage
Dernières parutions :
•Histoire de la femme cannibale, 2005, Gallimard
•Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions : Rapport à Monsieur le Premier Ministre, de Françoise Vergès, préface de Maryse Condé, 2005, La Découverte

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Encadré France
L’histoire française récente et le pouvoir législatif, par Lionel Cottu

Reportage Europe
Les Pays-Bas et leur mémoire coloniale, par Marie-pierre Courtellemont

Encadré Europe
Anglais et Espagnols face à la colonisation, par Lionel Cottu

lundi, janvier 23, 2006

Proposition de DSK n° 4 : gratuité des soins jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire

Voici une proposition véritablement progressiste et ambitieuse. Quand on est dans l'enseignement on constate régulièrement que l'accès à la santé est une vraie inégalité entre les enfants, et qu'effectivement cela pèse sur la scolarité des jeunes, et au-delà sur leur intégration sociale et professionnelle.

Toutefois, ce projet n'a de sens que s'il s'agit de mettre en place une offre de soin globale et complète. En l'occurrence, il s'agirait d'abord de mettre fin à une inégalité parfaitement intolérable qui est le remboursement des lunettes. Trop d'enfants, dans les écoles et les collèges n'ont pas de lunettes parce que leurs parents n'ont pas les moyens d'en acheter. En plus, une réflexion doit être mise en place pour garantir à tous les enfants un égal accès aux psychologues. Dans les départements de la grande couronne l'offre de soins en psychologie et en psychiatrie est terriblement insuffisante et il faut parfois 2 ou 3 mois entres deux consultations.

S'agissant du financement d'une telle proposition, celle-ci peut effectivement paraître excessive au premier abord. Surtout, dans un contexte général où on essaye de nous convaincre que la France "n'a plus les moyens" cela peut sembler déraisonnable. Mais, si on réfléchit aux dettes implicites que la société française contracte en ne prenant pas correctement en charge la santé des jeunes, on réalise que finalement une dépense importante à court terme pourrait être une source d'économies importantes à long terme.

Finalement, il s'agit d'une proposition à laquelle je souscris car d'une part elle est ambitieuse et d'autre part elle contribue à réduire une injustice particulièrement intolérable.

Cinquième Conférence aux familles de l'UFAL

Samedi 28 janvier 2005 à Carrières-sous-Poissy
Petit-déjeuner débat - de 10 à 12 heures
(accueil café croissants dès 9.45) à la salle Robert (Rue de la Chapelle)
" Le droit au logement : leurre ou réalité? "
Face à la crise actuelle du logement, comment agir pour garantir un toit pour tous et assurer une véritable mixité sociale ? Quels rôles pour les habitants, les amicales de locataires ? Quelles responsabilités des bailleurs sociaux... ? Comment faire du logement une priorité nationale ?
Nous vous invitons à débattre, en présence notamment de :
Anne LAFORGUE, Membre de la Ligue des Droits de l'Homme - LDH (Section de Poissy et environs),
Rachid ADDA, Conseiller Régional d'Ile-de-France, Membre de la Commission "Aménagement du Territoire",
et Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France, Membre du Comité Départemental d'Accès au Droit des Yvelines (CDAD 78)
Organisées à l'initiative des bénévoles de l'UFAL de Carrières, les Conférences aux familles, véritables petits déjeuners - débats, sont un lieu de rencontres et d'échanges ouvert à tous, pour aborder les questions que se posent nos concitoyens au quotidien (sécurité, transports, urbanisme, logement, développement économique, santé...).

dimanche, janvier 22, 2006

Proposition de DSK n°7 : création de « nouvelles villes »

DSK fait une proposition qui évidemment ne peut pas nous laisser indifférents, ici, à Cergy. Toutefois, l'expérience des villes nouvelles est-elle renouvelable?


Nous sommes dans l'incantatoire, et dans le "y'a qu'à" avec cette proposition. La générosité qu'elle contient est tout à fait louable, mais de la même manière que l'autoroute ne fait pas venir l'entreprise, ou que la Zone d'Activité ne se décrète pas, il me semble difficile aujourd'hui de créer ex-nihilo de nouvelles villes.
D'abord, il faudrait financer la construction des logements, les équipements publics et attirer les entreprises et les administrations.
Ces villes, en plus, auraient pour effet d'aspirer les activités et les habitants des villes voisines, comme le fait de la Val de Reuil avec Louvier. En réalité, on prendrait le risque d'achever des villes moyennes en difficulté, sans garanties de réussite pour les nouveaux pôles urbains qui seraient créés, surtout si on les installe loin de Paris.
Par contre, il est peut-être plus pertinent de chercher comment on pourrait redynamiser des villes moyennes sinistrées par la désindustrialisation ou la fermeture de grandes administrations. En effet, ce n'est pas parce qu'on est pauvre ou au chômage que l'on doit être un "exilé économique". Il convient donc de faciliter l'accès à la propriété pour les habitants des villes moyennes qui traversent des difficultés structurelles importantes, de rénover les centres villes pour les rendre à nouveau attractifs.

On peut, en effet, penser que le prix de l'immobilier peut devenir un atout pour ces petites villes dont les logements, les terrains, les bureaux sont aujourd'hui à des prix beaucoup plus accessibles aussi bien pour les revenus modestes, que pour les cadres et les entreprises. En restaurant l'image de ces villes on leur donnera la possibilité de devenir à nouveau attractive.
Une fois encore, plutôt que de recourir à une solution étatitste vouée à l'échec par naure, il convient plutôt de donner un coup de pouce là où c'est nécessaire pour restaurer la dignité des villes et de leurs habitants en s'appuyant sur leur dynamisme et leur volonté de se redresser.

samedi, janvier 21, 2006

Bernard Tapie (PRG) exhorte le PS à plus de réalisme

PARIS, 21 jan 2006 (AFP) - L'ex-ministre Bernard Tapie (PRG), dans une interview au Monde daté de dimanche-lundi, appelle le PS, à "s'éloigner des discours fantasmagoriques" pour revenir à des "engagements plus réalistes".
Pour l'homme d'affaires devenu comédien, toujours passionné de politique, "le problème des socialistes aujourd'hui" est "l'énorme écart entre ce que leurs dirigeants sérieux pensent et ce que leurs électeurs veulent. A force de leur avoir fait croire des mirages, il y ont cru. Il y a bien un moment où il va falloir faire machine arrière".
Bernard Tapie juge Dominique Strauss-Kahn "le plus capable de le faire". Pourtant, observe-t-il, "il ne le fait pas". "Ses derniers discours, c'est à tomber par terre!".
L'ex-ministre de la Ville estime qu'une candidature des radicaux de gauche à la présidentielle "n'a de sens que si la menace est suffisamment forte pour que le PS la prenne au sérieux". Jean-Michel Baylet, président du PRG, "veut donner aux dirigeants du PS les arguments pour s'éloigner des discours fantasmagoriques et revenir à des engagements plus réalistes, plus efficaces pour gagner".
"Les radicaux sont en ordre de marche" pour être présents en 2007, poursuit M. Tapie. Mais ils "feraient bien l'économie d'une campagne où il y a de grands risques à exposer le candidat de gauche à ne pas être présent au deuxième tour".Lui-même rappelle avoir dit maintes fois qu'il ne serait pas candidat.

Publications des élus PRG des Conseils Régionaux

Pour en savoir plus sur l'action des élus locaux du PRG, bonne lecture.

Groupe du Conseil Régional Ile de France :
Bulletin N°1
Groupe du Conseil Régional de Picardie :
Lettre N° 1
Lettre N°2
Lettre N°3
Groupe du Conseil Régional de Rhône Alpes :
Lettre N° 1
Lettre N° 2
Lettre N°3

vendredi, janvier 20, 2006

Euthanasie : le droit des malades en fin de vie


Non-lieu dans l'affaire Humbert, renvoi aux assises en Dordogne : l'euthanasie est revenue au coeur des débats en France. Pour ou contre la dépénalisation ? Que font les autres pays ? Les termes du débat de ce dossier sensible.
Enquête de l'internaute.com :
L'acte d'euthanasie est évoqué mais non défini dans les différents textes de lois français. Voici ceux que les juges appliquent.
En savoir plus avec le dossier du Sénat
En savoir plus avec l'article :

Proposition 1 : la garantie permanente d’activité.

Comme annoncé, je poursuis mon analyse des propositions de DSK, cette fois-ci je vous livre mon sentiment sur sa proposition n° 1, la garantie permanente d'activité.
J'ai du mal à saisir l'intérêt de la "carte", s'agit-il de doter chaque Français d'un porte-feuille électronique dans lequel il garderait une trace de toutes ses activités professionnelles et de toutes les formations qu'il aurait suivi? En quelques sorte un bilan de compétence "dynamique" qui se mettrait à jour régulièrement.

L'idée peut paraître effectivement séduisante, cela remplacerait efficacement le CV à l'heure du tout électronique. J'identifie une offre d'emploi qui m'interesse, je dépose ma candidature par voie électronique, au passage on peut alors mettre en place le système du CV anonyme - à la manière du n° de Sécu, on pourrait avoir un n° d'activité.

Toutefois, c'est à la fois inquiétant. En effet, n'est-ce pas une nouvelle étape vers "Big Brother". A l'aube du XXIe siècle il me semble dangereux de rétablir un système qui permettrait de restaurer une sorte de livret ouvrier. Car si effectivement le travailleur, ou l'actif, garde une trace de toutes les formes d'activités qu'il a, on instaure en même temps la traçabilité du citoyen.

L'idée a sans doute un intérêt, mais elle ne peut pas être mise en œuvre sans une reflexion de fond sur la garantie des libertés individuelles, le droit d'accès et de rectification, voire de suppression, d'information doit être garanti à l'individu. Au cours d'une vie, les étapes que l'on franchit, peuvent nous conduire à renier ce que nous avons été. Il me semble que dans un état laïque c'est un droit fondamental.

Au-delà, on ne peut éviter de s'interroger sur les évolutions futures d'une société où l'informatique et les technologies de la communication permettront demain d'assurer à l'Etat, et peut-être à des puissances privées, une traçabilité complète de l'individu de sa naissance à sa mort par le croisement électronique des fichiers. Entre la carte vitale, la carte navigo, l'abonnement téléphonique, le passeport biométrique, la carte bancaire etc. quelle parcelle de mystère reste-t-il à chacun?

jeudi, janvier 19, 2006

Proposition 9 : création d’une Cour et d’une Police de l’Environnement

Lire la proposition de DSK

Quand on sait le peu de cas qui est fait des avis de la cour des comptes par les gouvernements ou les parlementaires (sauf quand ils sont dans l'opposition, ou quand l'avis sert la politique promue par la majorité) je doute de l'utilité véritable d'une telle cour.
Il paraît plus urgent de donner de vrais moyens à la justice, et si besoin est de donner à la justice les moyens de poursuivre et de condamner les atteintes à l'environnement, comme cela se fait désormais pour les dégazages en mer.
Si l'utilité d'une telle agence/cour était démontrée, il faudrait qu'elle relève de la compétence de l'UE, le principe de subsidiarité indiquant en toute logique que c'est à cette échelle que doivent être traité les problèmes. En effet, quelle est l'utilité de poursuivre les pollueurs chez nous si nos voisins restent les bras ballants. Une coordination européenne est indispensable.
Construire l'Europe de l'environnement, voici peut-être une opportunité pour redonner aux Français le goût de l'Europe.

Propositions de DSK

DSK a posté sur son blog 15 propositions, je me propose de les commenter, sur son blog, mais aussi ici.
Je vais essayer de faire un ou deux commentaires par jour que je posterai régulièrement. Vous m'excuserez de commenter les propositions dans le désordre, mais je commencerai par celles qui m'inspirent le plus, en attendant de pouvoir réfléchir à celles qui me posent problèmes, ou qui me demandent de m'informer avant d'émettre un avis.

Mitterrand : le PRG se souvient

Jean-Michel Baylet et Bernard Tapie, accompagnés d’une délégation radicale se sont recueillis mercredi 18 janvier sur la tombe de François Mitterrand à Jarnac.

Jean-Michel Baylet, Bernard Tapie ainsi que l'ancien ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg et quelques représentants locaux du PRG, se sont recueillis sur la tombe de l'ancien président avant de visiter sa maison natale.

"C'est une visite du souvenir et d'amitié", a expliqué M. Baylet, en précisant que la délégation avait souhaité rendre hommage à François Mitterrand 10 ans après sa disparition "parce que nous aimons François Mitterrand, parce que nous avons beaucoup travaillé avec lui, parce qu'il nous a respectés". Seuls les socialistes avaient été conviés à Jarnac par le PS le 8 janvier, jour anniversaire du décès de l’ancien président de la République.

Il a précisé avoir invité d'anciens ministres de François Mitterrand à se joindre à cette démarche, d'où la présence de MM. Tapie et Schwartzenberg, invitant les journalistes à "ne pas voir d'autre raison à leur présence". Bernard Tapie a précisé qu'il avait souhaité accompagner ses "amis du PRG" dans leur volonté d'honorer François Mitterrand.

Par ailleurs, M. Baylet, a estimé que Bernard Tapie serait "incontestablement" le meilleur candidat pour sa formation en cas de division de la gauche lors de l'élection présidentielle en 2007, ce qu’il ne souhaite pas. Dans le cas contraire, "je dis que le meilleur c'est incontestablement lui (Bernard Tapie), a assuré le président du PRG, et j'essaierai d'oeuvrer pour le faire revenir sur sa décision" de ne pas réclamer de mandat électif.

L'ex-ministre et ex-député Bernard Tapie avait indiqué en octobre qu'il souhaitait revenir dans le débat politique mais que cela ne signifiait pas qu'il allait briguer un siège, précisant qu'il entendait être "un grand témoin", un "porte-parole".

source : www.planeteradicale.org

mercredi, janvier 18, 2006

Chômage des jeunes : les syndicats et la gauche éreintent les propositions de Villepin

Pour les syndicats comme pour les partis de gauche, le nouveau contrat de travail annoncé lundi 16 janvier par Dominique de Villepin, qui sera réservé aux jeunes, va accroître leur précarité.
Dominique de Villepin a annoncé lundi la création d'un nouveau contrat de travail, le CPE (contrat première embauche), destiné aux 18-25 ans dans les entreprises d'au moins 20 salariés. Construit sur le modèle du contrat nouvelles embauches (CNE), il débutera par la disposition la plus contestée de celui-ci, une période de deux ans pendant laquelle l'employeur pourra licencier son salarié sans motiver sa décision.
"La précarité va continuer, le Premier ministre l'institutionnalise", a jugé Rémi Jouan (CFDT) selon lequel "loin de sécuriser les parcours professionnels", le Contrat première embauche (CPE), "donne aux employeurs la possibilité de licencier les jeunes sans motif et à tout moment". "Le patronat a gagné", s'est exclamée Maryse Dumas à la CGT, jugeant que ce contrat de travail "excessivement précaire", va "devenir la forme naturelle d'entrée dans le travail des jeunes".
Une crainte partagée par la plupart des syndicats, comme l'Unsa qui parle d'un "doigt dans l'engrenage", qui déplorent que le gouvernement amorce une généralisation du CNE, entré en vigueur le 4 août mais jusque là réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, alors qu'il s'était engagé à ne pas le faire avant une évaluation approfondie. "Entre le contrat première embauche, le CNE et le CDD seniors, petit bout par petit bout, c'est le Contrat à durée indéterminée (CDI) qui est remis en cause", assurre Jean-Claude Mailly (FO).
L'Unef, parle pour sa part d'une "véritable insulte" aux jeunes,. Seule la CFE-CGC a estimé que ce contrat réservé aux jeunes avait des "aspects positifs". "Incontestablement, deux ans c'est mieux que huit à onze ans, la période moyenne constatée pour intégrer l'emploi de manière plus stable", a estimé son président Bernard Van Craeynest.
Sur le plan politique, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a déclaré le "contrat première embauche" est un "sous-contrat avec un sous-salaire, avec une sous-sécurité, c'est-à-dire une vraie précarité". Il a fustigé "un contrat dérogatoire au droit commun". Le Contrat nouvelles embauches (CNE) "n'a pas créé un emploi de plus. Ce qui est en cause, c'est l'éclatement maintenant du droit du travail selon les catégories et les âges".
Le PCF affirme que "décidément, le Premier ministre n'a qu'une idée en tête, insécurité sociale et flexibilité au détriment des salariés. Comment construire son avenir, quand votre employeur peut vous licencier du jour au lendemain, sans justification, pendant deux ans ?"
A droite, François Bayrou, président de l’UDF a aussi critiqué cette mesure : ce n'est pas le rôle du Premier ministre "d'inventer un contrat de travail. Ce n'est pas en concentrant la précarité sur les plus jeunes qu'on va résoudre les difficultés qui se posent à eux".

mardi, janvier 17, 2006

Sécuriser les établissements scolaires en prévenant les agressions

Les agressions d’élèves et de professeurs qui se sont multipliées dans les établissements scolaires doivent être fermement condamnées. Le climat d’insécurité qui règne dans certains établissements nuit gravement au travail des équipes éducatives et des élèves. Cette situation porte atteinte au droit à l'éducation pour tous.

Les propositions du ministre de l’éducation nationale sont tout à fait insuffisantes pour restaurer le climat de confiance et de sérénité nécessaire pour étudier dans ces établissements. S’il est indispensable de sanctionner les agressions commises, il est encore plus urgent de prévenir les passages à l’acte. Sans confondre victimes et agresseurs, il est urgent de se rappeler qu’un jeune violent est aussi un jeune qui souffre.

Or, la présence de policiers dans les établissements, si elle peut avoir son utilité, ne saurait répondre efficacement aux troubles que connaissent les jeunes en pleine crise d’adolescence et d’identité. C'est pour cela qu'il faut, dans tous les établissements scolaires du secondaire, que soient mises en place des permanences psychologiques pour accueillir les jeunes les plus en difficultés et soulager leurs souffrances pour prévenir tout passage à l’acte qui entraîne le jeune dans la spirale de la délinquance.

lundi, janvier 16, 2006

CEREMONIE DES VOEUX DE LA VILLE DE CERGY

INTERVENTION DE DOMINIQUE LEFEBVRE

Maire de Cergy

Président de la Communauté d’Agglomération


Bienvenue à tous et bonne année 2006 dans cette salle aux couleurs des cinq continents, dans cette salle qui nous ressemble, qui vous ressemble.

Je veux particulièrement saluer parmi vous qui êtes les forces vives de Cergy, des femmes et des hommes qui illustrent notre diversité et ce que nous sommes. Les personnalités présentes me le pardonneront car à travers ceux que je vais citer, c’est vous tous que je vais saluer.

*

Les vœux de la commune plus encore que d’autres sont, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, des vœux politiques. Car la politique, c’est en premier lieu et dans son sens le plus ancien la vie de la Cité.

Ces voeux n’y échapperont pas et le seront même un peu plus que d’habitude, comme le fut mon message à l’ensemble de la population de Cergy et de Cergy-Pontoise samedi sur l’Axe majeur.

Nous étions plus de 15 000 pour partager, dans une « rencontre du troisième type », notre volonté de vivre en 2006 intensément Cergy dans les valeurs de la république.

*

Nous sommes en 2006 !

Dix ans, donc….

Non, je ne vous parlerais pas de la mort, il y a dix ans de François Mitterrand….

Et pas davantage des dix ans de mandat de l’actuel président de la République auquel pourtant je vais me référer à plusieurs reprises.

M’y référer pour ce qu’il dit parfois et que je peux, comme tout républicain, partager. Ce qu’il dit mais que, la plupart du temps, il oublie ou dont il ne tient pas compte, hélas !

Dix ans en effet que j’anime l’équipe municipale qui est à mes cotés…

Rassurez-vous, je n’en ferai pas un bilan et, contrairement à notre Président, je ne vous promettrai pas ce soir de faire d’ici la fin de ce mandat ce que je vous aurais promis depuis 1996 et que je n’aurais pas réalisé.

L’ensemble de mes interventions depuis 2001 est sur le site de la ville et je vous laisse juge, c’est cela la démocratie, des engagements pris et des engagements tenus.

J’en resterai simplement au sens de notre action, car comme je l’avais dit en 2001 justement, c’est bien le sens qui donne à l’action toute sa force et toute sa signification, donc notre capacité collective à la conduire.

Et c’est bien ce qui manque aujourd’hui au pays et qu’il nous faudra retrouver en 2007.

Nous sommes en 2006.

2006 qui avant 2007 qui précédera normalement, si tout se passe bien, 2008.

2007 et 2008, deux années d’espoirs et de renouveau. C’est là mon premier vœu ce soir, un vœu pour l’avenir de notre pays.

Chacun a déjà à l’esprit les grands débats qui s’annoncent : un débat national avec les élections présidentielles et législatives, des débats locaux avec les élections départementales et municipales.

Mais, comme le dit le président de la République, 2006 doit être une année utile. Utile aux français et à notre pays, utile à Cergy et utile aux cergyssois.

Puisse-t-il avoir été entendu par son Premier ministre et son ministre de l’Intérieur et, c’est le second que je forme pour notre pays : qu’il soit gouverné en 2006 dans l’intérêt de nos concitoyens et non en fonction des ambitions personnelles, aussi légitimes soient-elles.

2005 a de ce point de vue été une mauvaise année, notamment cet l’automne. Et les premiers jours de 2006 ne nous annoncent rien de bon, hélas. Entre Dallas et Gala, j’hésite pour qualifier le spectacle gouvernemental. A moins que ce ne soit les deux à la fois !

Remarquez que Dallas et Gala sont très populaires, mais est-ce ce que nos concitoyens attendent des femmes et des hommes politiques ?

*
Laissons de coté pour ce soir ces considérations là, nous en parlerons dans d’autres cadres rapidement.

Parlons donc de nous-mêmes et de nos responsabilités pour que 2006 soit utile à Cergy.

Tout part de ce que nous sommes, c’est-à-dire de cette ville monde aux couleurs des cinq continents qu’illustre le dessinateur que nous avons invité ce soir pour vous, cette ville qui est au cœur de tous les enjeux du début de ce siècle.

Ces enjeux, nous le savons, sont ceux de la mondialisation et de la globalisation, ceux de la paix et de la sécurité, ceux de l’écologie et du développement durable, ceux de la démocratie et de la citoyenneté, ceux de la solidarité.

Ce sont ceux de notre planète, ce sont ceux de l’Europe et ce sont ceux de la France. Ce sont donc ceux de Cergy.

L’enjeu, puisqu’il faut aller à l’essentiel, c’est celui du développement solidaire cher à mon ami Dominique STRAUSS-KAHN dont je souhaite qu’il puisse donner à notre pays les perspectives et l’espoir dont il a besoin.

Ce développement solidaire, nous en avons besoin à Cergy comme ailleurs et peut-être plus à Cergy qu’ailleurs, à raison de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être.

Qu’est Cergy et qui sommes-nous ?

Une ville de bientôt 60 000 habitants qui rassemble à parts égales des ouvriers, des employés, des professions intermédiaires et des cadres.

Une ville dont la moitié de la population a moins de 25 ans et 70% moins de 39 ans, qui comprend autant d’hommes que de femmes.

Une ville où un habitant sur dix est de nationalité étrangère, un autre est né à l’étranger, et un à deux autres a un parent né étranger à l’étranger.

Une ville populaire dont une partie importante des habitants souffrent de la précarité et de la pauvreté et où 8% de la population active est au chômage (4 524 femmes et hommes), 5% ne vivent que du RMI (2 600 personnes) et 42% de ménages sont non imposables.

Une ville, donc, où l’échange et la solidarité au quotidien sont et où vivre ensemble et solidaires veut dire quelque chose.

Une ville où l’égalité des chances et des devenirs est le premier enjeu de la citoyenneté.

Une ville où les valeurs républicaines et la laïcité sont plus encore qu’ailleurs notre boussole et qui, en 2006, devra être à la pointe du combat pour l’égalité et contre les discriminations.

Une ville qui, en un mot, devra être en 2006 celle du développement solidaire. C’est mon premier vœu pour Cergy.

Etre utile en 2006 à nos concitoyens, ce sera donc pour nous cela, au-delà de tout le reste qui fait le quotidien de notre action municipale et de celle de nos services et de nos agents publics dont je salue à l’instant le travail remarquable.

*

Etre utile cette année, à Cergy comme pour notre pays, ce sera s’opposer, s’opposer donc affirmer, affirmer donc s’engager. Ce sont les trois autres vœux que forme en 2006 pour Cergy

S’opposer tout d’abord.

S’opposer n’est pas suffisant, mais c’est souvent un point de départ nécessaire. Nous opposer, donc, et d’abord au populisme qui mine les démocraties.

Le populisme est de gauche, parfois, de droite souvent.

Le populisme de gauche, je l’ai toujours combattu et encore en 2005 lors du référendum sur l’Europe. Car il n’amène que désillusions et, en réalité, trahit ceux au nom de qui il prétend parler et qu’il dit servir.

Le populisme de droite, je l’ai aussi toujours combattu et davantage encore, car à la désillusion il ajoute le désordre social et l’insécurité quant il ne débouche pas sur un régime autoritaire, voire totalitaire.

Notre président de la République nous dit aujourd’hui en faire le cœur de son action politique. Mais, cinq ans après le 5 mai 2002 où 88% des électeurs de Cergy se sont prononcés contre le risque totalitaire, les idées de l’extrême droite progressent et se banalisent.

« Ce vote nous oblige », disait-il alors. Il est effectivement plus que temps que le Président de la République s’en souvienne.

Nous nous opposerons et nous combattrons en 2006 le populisme et les idées de l’extrême droite, comme je vous y avais invité en 2004, en espérant être à nouveau et davantage encore entendu. Nous le ferons au nom de notre conception de la citoyenneté et de la laïcité

Nous nous opposerons et nous combattrons en 2006 toutes les formes de communautarisme. Nous le ferons au nom de notre conception de la citoyenneté et de la laïcité.

Nous nous opposerons et nous combattrons en 2006 les discriminations et ce qui les alimente, à savoir la stigmatisation et la peur de l’autre, celle de l’étranger. Nous le ferons au nom de notre conception de la citoyenneté et de la laïcité.

Que chacun se souvienne, ici, qu’on est toujours l’étranger de quelqu’un.

Et que tous sachent qu’à Cergy, les stigmatisations et les amalgames relayées complaisamment, voire suscités par des élus nationaux et même des membres du gouvernement, nous les avons tous mal, en réalité très mal vécus.

Parce qu’ils s’attaquent aux nôtres !

*

Nous nous opposerons et nous combattrons en 2006 l’instrumentalisation de la question de la sécurité et la dérive sécuritaire qui marque l’échec du pouvoir actuel, de celui d’ailleurs de tout pouvoir qui s’y laisse aller.

Nous le ferons parce que la sécurité est un bien public et privé essentiel. Nous le savons, ici, à Cergy, où justement depuis dix ans les actes de délinquance ont diminué de moitié.

Oui, de moitié, et sans pour autant faire reculer les libertés, par une action de fermeté avec une police nationale et une police municipale républicaine dont je veux saluer l’action, et tout autant par l’engagement de tous et des actions résolues de prévention et de réparation qui portent durablement leurs fruits.
Une société progresse-t-elle lorsqu’elle n’a d’autre perspective que d’enfermer nos enfants de plus en plus jeunes ?

Et que dire de ces libéraux en économie qui n’hésitent pas, face au désordre social qu’ils provoquent par le désordre économique qu’ils instaurent, à restreindre les libertés !

C’est pourquoi aussi, au nom de ce que nous sommes, nous combattrons et nous nous opposerons en 2006 au libéralisme débridé, parfois échevelé, qu’il soit revendiqué ou qu’il soit masqué

Ce libéralisme économique qui frappe tant de nos concitoyens de Cergy, je pense notamment aux jeunes, diplômés ou non, et aux plus de 50 ans.


Ces oppositions là en 2006, je les souhaite fortes et vives et je forme en votre nom à tous le vœu qu’elles réunissent tous les républicains de ce pays, vraiment et sans concessions aucune.

*

Et je forme le vœu que nous soyons aussi unis pour affirmer ce que sont nos valeurs et ce que nous voulons être et mettre en œuvre nos réponses aux maux et aux difficultés que connaît notre société.

Là encore, je suis d’accord avec le président de la République pour dire que notre pays et donc Cergy ne doivent pas céder à la sinistrose et avec le Premier ministre aux « déclinologues ». J’en connais, hélas, à Cergy.

Nous avons beaucoup d’atouts, nous connaissons beaucoup de réussites et nous avons la capacité à retrouver l’espoir, un espoir partagé pour tous et par tous.

Mais, pour qu’il y ait avenir et espoir, encore faut-il que les perspectives soient tracées et surtout que ceux qui les portent soient convaincants et crédibles.

C’est ce que nous tâchons de faire ici, avec quelques difficultés et parfois des échecs que nous devons surmonter, mais aussi souvent par des réussites partagées.

Et la meilleure façon d’avancer, c’est d’affirmer

Affirmer notre détermination à répondre à la première urgence sociale d’aujourd’hui, celle du logement. Oui, du logement, et du logement pour tous.

Cela veut dire que nous continuerons à construire, un peu plus, un peu plus haut peut-être, et, dans une ville qui a déjà 42% de logements sociaux, que nous continuerons à construire des logements sociaux, tous les logements sociaux, y compris les plus sociaux.

Tout simplement parce que les cergyssois en ont besoin !

Affirmer notre détermination à aller au bout de toutes nos opérations de rénovation urbaine qui concernent d’abord les quartiers les plus populaires de Cergy. Et cela pour assurer ce droit fondamental de vivre dans la dignité et dans la sécurité dans des quartiers bien entretenus et sûrs : la Croix-Petit, le Verger et les Genottes, la Justice, la Sébille, le Bontemps… et bien d’autres encore.

Affirmer notre détermination à être avec et aux cotés de ceux qui souffrent le plus des difficultés de la vie, du chômage et de la précarité : avec le Maillon, le plan local d’insertion par l’économique et toutes les associations caritatives de solidarité et d’insertion qui êtes avec nous ce soir.

Affirmer notre détermination à assurer dans les faits ce que notre république proclame dans ses principes : l’égalité des droits et des devoirs de tous sans distinction des origines, des situations sociales et des convictions politiques ou religieuses.

Un mot sur ce combat là, ce combat fondamental de l’égalité et des droits de l’Homme, très souvent revendiqué mais trop souvent bafoué.

En deux ans, j’ai remis au nom de l’Etat plus de 500 décrets de naturalisation qui concernent plus de 1 500 de nos concitoyens.

Je leur ai proclamé l’égalité des droits et rappelé notre conception de la citoyenneté.

A chacune et chacun d’entre eux, j’ai du aussi dire que, au-delà de la nationalité qu’ils ont acquise, ce combat resterait à mener chaque jour dans notre société qui reste fondamentalement discriminatoire.

Et je réaffirme devant vous notre détermination à conduire à son terme la construction d’une mosquée, d’un institut culturel musulman et d’un espace public des arts et cultures du Monde.

Non à raison d’une confusion sur la séparation des églises et de l’Etat, mais au nom de notre conception de l’égalité des droits, de la citoyenneté et de la laïcité.

En 2006, nous réaffirmerons aussi notre priorité accordée à notre jeunesse, cette jeunesse qui est notre avenir et dont nous sommes responsables du devenir.

Cette jeunesse s’interroge, elle est inquiète, elle souffre aussi parfois.

Un mot à cet instant un peu plus personnel pour dédier cette soirée à Rémi et à ses parents, Marie-Claude et Laurent. Parce que Rémi a choisi de nous quitter à seize ans…

La vie est complexe, difficile. Elle est pour chacune et chacun d’entre nous une perpétuelle quête de sens.

Alors, que 7 000 jeunes, chaque année, choisissent de nous quitter volontairement, cela doit nous poser question. Question sur la société que nous leur proposons, question sur le sens que nous leur proposons, question sur la responsabilité d’adultes que nous n’assumons pas collectivement suffisamment.

*

« L’ abus de sens n’est pas dangereux ».

C’est pourquoi je redis que notre premier devoir reste et restera de donner du sens et de décider toujours davantage pour eux que pour nous. Peut-être simplement pour donner un sens à ce que nous faisons.

Alors, nous continuerons à nous battre pour l’égalité des chances à l’école, bien sûr, mais aussi et surtout pour la reconnaissance de leur place, de toute leur place dans la cité. En leur garantissant aussi toute la protection nécessaire…

Nous le ferons par une affirmation sans complexe de ce qui est leur culture, celle qui les rassemble au-delà des distinctions sociales et ethniques.



Cent Contest et les cultures urbaines, Furia et les musiques actuelles, mais aussi les pratiques sociales et culturelles en vous disant une fois encore qu’une société qui a peur de sa jeunesse et qui la stigmatise est une société qui se perd.

En un mot, à Cergy, en 2006, nous affirmerons notre volonté et notre détermination à vivre ensemble, tous ensemble, sans peur de l’autre, sans exclusions ni exclusives.

Nous affirmerons notre volonté et notre détermination à combattre les peurs, à refuser les solutions de repli.

Bref, nous affirmerons notre détermination et notre volonté à être toujours plus fort pour simplement vivre dans une société plus humaine et moins égoïste.

Et pour cela, chers amis, il va falloir nous engager encore davantage et je m’adresse là à chacune et chacun d’entre vous.

S’engager

C’est par ce mot que je souhaite conclure.

L’engagement est au cœur de l’action politique. C’est ce que nous demandent, à nous les responsables publics, nos concitoyens. Et, souvent, finalement, de ce qu’ils nous reprochent de ne pas faire suffisamment.

Pourquoi ?

Parce que nous ne tenons pas nos engagements quand nous les prenons ou bien encore parce que nous ne prenons pas en réalité de véritables engagements, parce que nous ne faisons pas et n’assumons pas de vrais choix.

C’est l’occasion pour moi de vous dire ma fierté d’être à la tête d’une équipe municipale engagée.

Certes, pas toujours facilement, certes avec ses différences et même ses divergences assumées au sein de notre majorité comme avec notre opposition.

*

Je le dis d’abord à vous, mes chers collègues élus, qui nous avaient fait l’amitié de venir ce soir. Nous devons encore davantage nous engager, ne serait-ce que pour nous opposer, comme je vous y ai invité ce soir, et pour nous affirmer.

Nous y veillerons. Mais cela n’est ni suffisant, ni en réalité notre projet.

Notre projet, c’est une société en mouvement, une société dont chacun se sente acteur et responsable.

Je suis de ceux qui sont convaincus que beaucoup des défis qui nous attendent ne seront relevés que par une société qui bouge, une société dont les membres se sentent directement concernés et s’impliquent, sans attendre que d’autres le fassent.

C’est ce qui, à Cergy aujourd’hui, bien plus encore que l’action de la puissance publique que je représente, nous permettons de vivre ensemble, et ici un peu mieux sans doute qu’ailleurs, même lorsqu’on est dans la difficulté.

Et c’est ce que vous représentez, ici, ce soir.

*

S’engager, c’est d’abord en 2006, puis en 2007 et en 2008, participer au débat démocratique et exercer un droit qui est en réalité un devoir, celui de voter pour défendre notre démocratie.

Ce sont 2 471 cergyssoises et cergyssois qui se sont inscrits en 2005 sur nos listes électorales, soit deux fois plus qu’en 2004. Et parmi ceux-ci 1 070 jeunes de moins de 25 ans.

Ce sursaut démocratique manifesté en fin de cette année est une bonne nouvelle. Il nous faudra le poursuivre en 2006 et nous le ferons activement.

Avoir le droit de vote est une chose, l’exercer en est une autre et il nous faudra aussi faire reculer l’abstention. Nous tenterons de le faire, avec vous.

Car, au-delà, ce dont nous avons besoin, c’est de citoyennes et de citoyens davantage engagés, au-delà même du vote.

C’est finalement le vœu le plus important que je forme pour Cergy en 2006 car il n’y aura pas de développement solidaire, vous l’avez compris, sans opposition, sans affirmation et surtout sans engagement.

C’est le message que je souhaite que nous portions ensemble en 2006 pour être la ville du développement solidaire que nous appelons de nos vœux.

Merci à Kamel AMZAL d’avoir illustré ce propos et surtout cette ville du Monde que nous sommes et voulons affirmer.

Merci à DJ FANZI et DJ MOHO de l’accompagner avec une musique mixée qui complète cette fresque avec les sons qui rythment notre quotidien.

Merci à Vie libre qui nous a préparé des cocktails à boire sans modération autour de ces buffets aux saveurs du Monde qui est le nôtre et que je vous invite maintenant à rejoindre.

Bonne année 2006 à tous.

samedi, janvier 14, 2006

La laïcité face aux défis du XXIe siècle


Le livre dont j'ai coordonné la rédaction avance et je peux maintenant vous en présenter le projet de couverture.



Sommaire

Préface de Jean-Michel Baylet

1er partie

Joelle Dusseau : La loi de 1905, historique

Christiane Raiga Clemenceau : Clemenceau et Jaurès et la loi de 1905

Jean-Marc Schiappa : La libre Pensée et la loi de 1905

Pascal-Eric Lalmy : L'école et la laïcité de la Révolution à nos jours

Marie-Paule Hervieu-Dhaille : Le régime de Pétain et la laïcité

Jacques Soppelsa : Propos sur la laïcité dans le monde en général, sur la spécificité nord américaine, en particulier

Pascal-Eric Lalmy : Les collectivités locales et la laïcité

Thierry Jeantet : Laïcité et Economie

Gérard Delfau : Etonnante laïcité, si jeune encore


2e partie


Cahier central en couleur, reproduction de l'exposition du PRG sur la loi de 1905


3e partie


Actes du colloque du 22 octobre, la laïcité face aux défis internationaux


Vous pouvez réserver le votre dès maintenant en envoyant un chèque de 15 euros ou 20 (soutien) à l'ordre de "laicité et république"à :
Paul Dhaille, parti radical de gauche, 171 cours de la République 76600 Le Havre Cedex
en indiquant sur papier libre vos coordonnées et le nombre d'exemplaires du livre que vous souhaitez réserver.

jeudi, janvier 12, 2006

infos locales

Lors du Conseil des ministres qui s'est tenu hier, Philippe Riffaut, 53 ans, qui était, depuis l'an 2000, administrateur civil hors classe à Paris, a été nommé préfet délégué pour l'égalité des chances auprès de Christian Leyrit, préfet du Val-d'Oise.
Les Radicaux de gauche se félicitent de sa nomination, la démarche va dans le bon sens, maintenant il convient de voir de quels moyens disposera ce nouveau préfet délégué.

Réunis hier matin à la préfecture à Cergy, les membres du collège départemental de sécurité routière (CDSR) ont évoqué l'installation de trois nouveaux radars automatiques dans le Val-d'Oise dans le courant de l'année 2006.
Pour les Radicaux de gauche l'installation de nouveaux radars doit se faire maintenant sur des axes intra urbains telles que la chaussée Jules César ou le boulevard de l'Oise.

Les opposants à l'A104 profitent de la période des vœux pour manifester leur inquiétude. Ils étaient présents lors des vœux de l'agglomération à Pontoise pour exprimer leurs craintes.
Les Radicaux de gauche soutiennent dans les Yvelines et dans le Val d'Oise l'action des opposants au bouclage de l'A104, j'ai déjà écrit au préfet et au ministre des transports à ce sujet.

mercredi, janvier 11, 2006

UN PROGRAMME POUR LA GAUCHE MODERNE

Convention nationale des 10 et 11 février 2006 à Rennes
Salle Le Triangle – Boulevard de Yougoslavie – 35200 RENNES

Vendredi 10 février
14h30 Réunion de formation des élus
18h00 Comité Directeur
19H30 Réception à l’Hôtel de Ville de Rennes
Samedi 11 février
9h00 Ateliers
- Atelier 1 : L’entreprise au cœur d’une économie équitable Co Présidents : Gérard Charasse et Mireille Gitton
Animateurs : Guilhem Porcheron et Stéphanie Braganti
Rapporteurs : Bernard Castagnède et Patrick Molinoz
- Atelier 2 : L’égalité des chances, fondement de la cohésion sociale
Co Présidents : Roger-Gérard Schwartzenberg et Christiane Taubira
Animateurs : Eric Montes et Pascal-Eric Lalmy
Rapporteurs : Elisabeth Boyer et André Sainjon
- Atelier 3 : La République au cœur du changement
(Le chantier de la 6ème République - L’Europe laïque - Un monde solidaire)
Co Présidents : Gérard Delfau et Catherine Lalumière
Animateurs : Alain Tourret et Odile Leperre-Verrier
Rapporteurs : Claudette Brunet-Lechenault et Jean-Paul Benoît

12h30 Déjeuner sur place
14h00 En plénière
- Rapports et synthèse des ateliers
- Synthèse générale par Thierry Jeantet
- Vote sur le Projet radical
16h00 Discours de clôture du Président Jean-Michel Baylet
17h00 Fin des travaux
Infos pratiques
Pour vous rendre à Rennes, vous pouvez obtenir des fichets de réduction SNCF, disponibles au siège et qui vous seront envoyés dès votre demande au 01 45 66 67 68.
Le siège du PRG tient à votre disposition une liste d’hôtels destinée à faciliter vos recherches d’hébergement. Ces hôtels sont en centre ville et proches d’une station de métro qui dessert la Salle Le Triangle.
Le prix du déjeuner du samedi est de 20 euros par personne. Les tickets seront vendus sur place dès le vendredi.
Merci de contacter dès maintenant Cécile Reichard au 01 45 66 67 68 pour vous inscrire à la Convention et réserver dès maintenant votre déjeuner.

Baisse de régime


Par Roger-Gérard SCHWAERTZENBERGmercredi 11 janvier 2006
Roger-Gérard SCHWARTZENBERG député du Val-de-Marne, président d'honneur du PRG.


La Ve République a longtemps offert un modèle d'efficacité des institutions. Aujourd'hui, la machine de l'Etat paraît se dérégler et tourner au ralenti, même si les cérémonies de voeux restent propices aux effets d'annonce. Plusieurs signes attestent cette baisse de régime. Conçue par de Gaulle comme la charge suprême de l'Etat, la fonction présidentielle s'est atrophiée. D'abord, bien sûr, pendant les trois cohabitations, qui ont vu le chef de l'Etat réduit à un rôle mineur. Mais aussi depuis 2004, malgré la coïncidence, cette fois, entre majorité présidentielle et majorité parlementaire.

Déjà atteint par le vote sanction des élections régionales et européennes de 2004, puis désavoué lors du référendum de mai 2005, Jacques Chirac s'est trouvé délégitimé et presque placé hors jeu. Condamné à un certain effacement, il a alors paru absent de la vie politique intérieure ou présent avec retard, comme pendant la crise des banlieues.

Certes, le Président met à profit le début de l'année pour multiplier les déclarations d'intention. Mais sa cote dans les sondages le voue à gérer une fin de règne annoncée. D'où une période de latence et d'attente jusqu'à la présidentielle de 2007. Dans cinq cents jours.

En réalité, Chirac préside mais ne gouverne plus guère, déléguant son pouvoir au «maire du palais», à l'ancien secrétaire général de l'Elysée devenu Premier ministre. Pour la première fois en dehors des périodes de cohabitation, le pouvoir est passé de l'Elysée à Matignon, du numéro 1 au numéro 2 de l'Etat. Cette primauté de fait du Premier ministre sur le Président est profondément insolite sous la Ve République.
Pour autant, ce transfert de pouvoir met-il Villepin en position de gouverner efficacement en étant suivi sans réserve par les 365 députés UMP ? Rien n'est moins sûr. En effet, même s'il continue à s'en prévaloir officiellement, celui-ci a perdu la qualité de chef de la majorité, qui était traditionnellement attachée à la fonction de Premier ministre sous la Ve République. Ce rôle revient, en fait, au numéro 2 de son équipe, Sarkozy, président de l'UMP. D'autant plus que, désormais, la majorité se réduit essentiellement à ce parti, l'UDF ayant pris ses distances avec celle-ci. Le 14 juillet 2004, Sarkozy s'était vu interdire par Chirac de cumuler les fonctions de ministre et de président du parti majoritaire. Précisément pour que le Premier ministre ne voie pas sa prééminence concurrencée et affaiblie au sein même du gouvernement par un autre ministre doté d'une plus forte puissance politique. Le chef de l'Etat déclarait alors : «Un ministre président du principal parti de la majorité, cela veut dire que le Premier ministre n'a plus aucune autorité... On touche là au bon fonctionnement des institutions et je dirais à l'efficacité gouvernementale.» Pourtant, moins d'un an plus tard, Chirac a dû lever cet interdit et accepter le retour de Sarkozy place Beauvau.
Cette direction bicéphale du gouvernement par deux consuls est génératrice non seulement de rivalités, à peine masquées, en vue de la présidentielle, mais encore d'incohérences. Deux projets politiques coexistent au sein même de l'équipe ministérielle. L'un, ébauché par Villepin, prétend «moderniser» le modèle social français sans l'abandonner. L'autre, présenté par Sarkozy, vise à pratiquer en 2007 la « rupture» avec la politique qu'il aura pourtant contribué à mettre en oeuvre comme ministre pendant cinq ans, excepté une brève parenthèse d'un semestre.
D'où la difficulté à trancher et la tendance à temporiser, à différer les choix essentiels, remis à plus tard, c'est-à-dire à 2007. Malgré le style volontariste des discours des deux prétendants, un certain immobilisme prévaut. Comme si la scène politique se transformait en salle d'attente, en antichambre de l'élection présidentielle.
D'ici à mai 2007, il reste encore une longue période de dix-sept mois. En sept mois de pouvoir, Pierre Mendès France a démontré qu'on peut faire beaucoup quand on considère que gouverner, c'est choisir et agir. Sans se borner à gérer le calendrier et attendre les échéances électorales, en ajournant les décisions difficiles.
La situation actuelle appelle plus une réforme des moeurs que des institutions. Si elle devait persister, cette crise de l'Etat aggraverait la perte de confiance dans la démocratie. On ne peut appeler les électeurs au civisme quand les gouvernants s'affranchissent des règles qui donnent à la politique sa cohérence et sa dignité.

mardi, janvier 10, 2006

L’antilibéralisme ne peut rassembler la gauche

L’histoire de la gauche française est d’abord celle d’une conquête des libertés. Embrigader la gauche du XXI° siècle sous l’étendard de l’antilibéralisme serait la marque d’une désolante régression. Nul, à gauche, n’ignore la nécessité d’associer marché et solidarité. Mais nul ne peut être dupe de ce que recouvre un antilibéralisme de principe : il ne peut être seulement économique. Les libertés ne figurent pas au premier rang des préoccupations de l’antilibéral.

La vraie question est de savoir si la gauche française va rester la seule au monde à ignorer la réalité d’une économie fondée sur un marché que la loi doit évidemment discipliner, la seule au monde à laisser l’entreprise privée dans un état permanent d’insécurité sociale parce qu’elle continuerait à placer ses espoirs dans un collectivisme qui ne peut, en effet, s’accommoder d’aucune liberté.

La gauche moderne ne peut se rassembler autour du mot d’ordre antilibéral.
Bernard CASTAGNEDE

Leur dignité e(s)t la nôtre

Les derniers développements de l'affaire Humbert ont relancé les débats dans la presse, je vous propose à ce sujet de découvrir la tribune de ma collègue Maryline Daunis, conseillère municipale PRG de Rennes.

"Quelques mois après l’adoption de la loi pudiquement appelée « loi relative aux droits des malades et à la fin de vie », quel regard peut-on porter sur la question de l’euthanasie aujourd’hui? L’hypocrisie de notre droit et de notre système de santé a-t’elle cessé ?
Comme est long le chemin de la Dignité ! Chaque jour passe, et chaque jour des êtres humains continuentde mourir dans des souffrances tellement intenses que les forcer à survivre en devient indécent. A ce stade, l’euthanasie est une délivrance.

Ainsi le geste de Marie Humbert était-il l’expression d’un courage qui honore l’être humain. Mais les solutions proposéespar l’UMP procèdent elles d’une faiblesse qui n’honore pas la politique…

Le gouvernement d’alors, M. Douste-Blazy en tête, avait pourtant annoncé, pression médiatique oblige, vouloir affronter lesujet à bras le corps. Oubliés les rejets de toute proposition allant vers la reconnaissance d’un droit à l’euthanasie, tellecelle de Roger-Gérard Schwartzenberg (député PRG), la droite ouvrait les yeux! Le débat s’annonçait dans des termes nouveaux. En vérité celui-ci était déjà tronqué. Fruit d’un prétendu compromis parfait et difficilement acquis, la loi se voyait refuséetout amendement et remise en question parlementaire. Quel manque d’audace, quel manque de courage devant les drames présents à nos mémoires.

Certes la loi présente néanmoins quelques avancées. Ainsi « lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayantd’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, [les traitements médicaux] peuvent être suspendus ou ne pas êtreentrepris ». C’est là un droit accordé au patient et à sa famille, en accord avec le corps médical, de mettre un terme à dessouffrances qui peuvent ôter tout sens à une fin de vie. Il s’agit d’une euthanasie par omission ou passive. Elle vise à améliorersubstantiellement l’accompagnement des malades en fin de vie et l’exercice du si noble et difficile métier de médecin etde personnel soignant.

Cette possibilité doit être complémentaire d’un système de soins palliatifs performant qui reste, dans la majorité des situations,une solution appréciable et humaine. Malheureusement, si la loi comporte un volet «activité palliative des services»hospitaliers, sur le terrain les financements se font attendre. Comme souvent derrière les promesses des gouvernements UMP successifs, il n’y a ni les fonds promis ni volontarisme politique.
En outre les difficultés posées par une situation telle que l’a connue Vincent Humbert ne sont en aucun cas résolues.Tétraplégique, muet et aveugle à l’âge de 20 ans, il ne pouvait plus communiquer avec sa mère que par la pression de sonpouce. Durant trois longues années, il a continuellement affirmé à sa mère le souhait de quitter sa prison de chaire sansqu’aucune institution, aucune personne, ne soit habilitée à le faire malgré la compassion du corps médical.

En effet, la loi ne prend pas en compte les situations où l’interruption des traitements ne suffit pas à délivrer le mourrant, oùla personne souhaite qu’on l’aide de manière active à mourir. Ainsi Vincent Humbert, quand bien même sa vie était insupportable,et ne pouvant lui-même mettre fin à ces jours, se voyait condamné à souffrir en silence jusqu’à ce que la vieillessel’emporte. Comment pouvoir dès lors assimiler la compassion qui entoure l’acte d’aider cet être à quitter cette « vie »,avec la haine et la violence d’un véritable assassin? C’est pourtant ce que fait le code pénal.

Les Radicaux de Gauche, dans la continuité de l’action menée par Henry Caillavet, président d’honneur de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, ne pourront se résoudre à cesser leur combat pour qu’unréel droit à l’euthanasie existe. L’euthanasie par action et non la seule euthanasie par omission doivent êtredépénalisées. Devant les peurs qui peuvent être exprimées quant à de possibles dérives, rappelons qu’unencadrement strict autour du corps médical, de la famille, et qu’une loi claire et comprise par tous, assureraientl’exercice sage d’un droit dont la seule vocation est de permettre à quelques individus de mourir dans la dignité. Il est plus que temps, au nom du respect de la vie, au nom du respect de la dignité, qu’il soit enfin fait preuve d’humanité ! Nous y veillerons."

Maryline Daunis
Conseillère municipale PRG de Rennes

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