Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

mercredi, janvier 25, 2006

Il faut continuer à construire des logements pour tous

Un certains nombres de Cergyssois s’inquiètent des constructions sur les Hauts de Cergy et l’objectif annoncé par le maire qui déclarait dans son discours des vœux : « nous continuerons à construire, un peu plus, un peu plus haut peut-être, et, dans une ville qui a déjà 42% de logements sociaux, que nous continuerons à construire des logements sociaux, tous les logements sociaux, y compris les plus sociaux ». Ces projets posent évidemment la question du cadre de vie, mais aussi de la réponse qu’il faut apporter à celles et ceux, trop nombreux qui n’ont pas de logement ou qui sont mal logés. Ils posent aussi la question de la responsabilité des responsables nationaux et locaux dans l’application de la loi SRU.

D’abord il faut être conscient de la situation française aujourd’hui. Il faut se rappeler pour commencer qu’en France, la règle est : il est interdit de construire, exception faite des lieux où c'est autorisé (terrains "constructibles"), donc le foncier constructible est artificiellement rare. Or on le sait tous, ce qui est rare est cher. Pourtant c’est précisément pour préserver le cadre de vie qu’on ne peut pas bâtir n’importe où, n’importe quoi. Ensuite il ne faut pas oublier que plus de 80% des Français vivent en ville, et le mouvement d'urbanisation se poursuit au profit des grandes villes et des villes moyennes. On estime que chaque année l'étalement urbain consomme 550 km² de terres agricoles, soit 350 pour l'habitat, 100 pour les réseaux et 70 pour les activités autres qu'agricoles. Ici, en Ile-de-France, ce sont surtout les villes de la grande couronne qui sont très attractives. De plus, il faut bien être conscient qu’une ville de taille moyenne a tendance, naturellement, à s’appauvrir car quand un foyer quitte un logement, il est généralement remplacé par un foyer dont les moyens sont plus modestes.

A tout cela il faut ajouter une autre réalité, selon l'INSEE le surpeuplement est en diminution dans les logements alors que le sous-peuplement se développe (séparation etc.) d'où la nécessité d'accroître l'offre générale de logement. D'ailleurs, à l'échelle nationale on a constaté que la surface moyenne de la résidence principale est passée de 72m² en 1973 à 90m² en 1990. Ensuite il faut noter qu'actuellement 1,3 million de personnes en France sont en attente d'un logement social. Une demande sur 4 est satisfaite hors Ile de France, et seulement une sur sept en Ile de France. L'offre de logements dépend principalement de deux facteurs : le taux de mobilité des locataires HLM et la mise en location de nouveaux logements. Or le niveau actuel des mises en chantier est insuffisant. En effet, les logements mis en service ont représenté, en 2003, 6,8% des attributions hors Ile de France et seulement 5,9% en Ile de France. Ces taux étaient en baisse par rapport à 2002, et l’envol de l’immobilier interdit à certains de quitter le parc locatif social pour accéder à la propriété.

Dans ce contexte que penser de la construction de logement sur les Hauts de Cergy, et dans le reste de la ville. On doit d’abord rappeler que pour maintenir les équilibres sociaux d’une ville qui a connu plutôt moins de problèmes que les autres villes de région Parisienne durant les émeutes de l’an dernier, il faut sans cesse renouveler une offre de logement de « haut de gamme » pour attirer sur Cergy des populations favorisées et éviter la ghettoïsation. On peut ensuite constater que si on veut préserver les espaces verts, le logement vertical est moins consommateur d'espace que le logement individuel, ensuite en concentrant l'offre de logement autour des gares on limite les déplacements et on permet à celles et ceux qui travaillent sur Paris d'accéder facilement au RER et de réduire le temps de trajet pour aller au travail. Cergy est aux portes du PNR du Vexin, en moins de deux on est dans un des paysages les plus beaux d'Ile-de-France. En plus, si on compare Cergy et Paris, il est bon de rappeler qu’à Paris il y a un arbre pour 10 habitants, quand il y a 10 arbres pour 1 habitant à Cergy. Enfin, il ne faut pas oublier à Cergy que l'offre scolaire est très complète de la maternelle au lycée, puis à l’université et aux écoles d’ingénieur en passant par l’ESSEC les enfants peuvent faire tout leur parcours scolaire dans leur ville et à proximité de chez eux. L'offre culturelle, sur les Hauts de Cergy par exemple, est déjà importante avec les cinémas UGC et les animations organisées tout au long de l'année par la ville, et à cela il faudra bientôt ajouter la médiathèque et l'espace des arts et cultures du monde, sans oublier les équipements culturels des autres quartiers de la ville.

Quelle conclusion en tirer, d'abord, contrairement à certains de nos voisins, la municipalité assume responsabilités à Cergy et nous voulons offrir aux jeunes Cergyssois, mais aussi à celles et ceux qui sont attirés par une ville jeune et dynamique comme la notre, l'opportunité d'avoir un parcours résidentiel dans Cergy, du studio d'étudiant à la maison de retraite, en passant par toutes les étapes de la vie où on doit changer de logement. Si nous voulons qu'il y ait de la mobilité résidentielle il faut que l'offre soit la plus complète possible. D'où la nécessité de favoriser l'accession à la propriété, sans négliger pour autant de construire des logements sociaux pour répondre aux besoins d’une ville populaire comme la notre, même si ce n’est pas une obligation légale pour Cergy. On peut donc penser que celui ou celle dont la carrière professionnelle s'est améliorée va chercher à un moment ou à un autre à acheter un logement, ce qui le conduira à libérer son logement social pour un autre. Alors, dans cette logique de parcours résidentiel, il est nécessaire d'accroître et de diversifier (foyer de jeunes travailleurs, résidence service pour le 3e âge, HLM, pavillons, locatif privé, accession à la propriété, etc.) l'offre de logement si on souhaite freiner la hausse de l'immobilier, et permettre à celles et ceux qui sont actuellement en HLM d'accéder à la propriété. Ainsi quand l’ascenseur social redémarre pour quelques uns c’est toute la collectivité qui en profite par effet domino, or nul n’ignore l’importance du logement pour trouver du travail ou favoriser la réussite scolaire des enfants. On peut noter au passage que l'accession à la propriété est le rêve de la plupart de nos concitoyens.

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