Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

lundi, janvier 30, 2006

La France commémorera l'abolition de l'esclavage le 10 mai


PARIS (Reuters) - La France métropolitaine commémorera le 10 mai l'abolition de l'esclavage, une décision de Jacques Chirac qui entend intégrer dans l'Histoire nationale la mémoire "longtemps refoulée" de la traite des Noirs.
Le président de la République a annoncé cette initiative attendue lors d'un discours solennel à l'Elysée, après avoir reçu le Comité pour la mémoire de l'esclavage présidé par l'écrivain guadeloupéen Maryse Condé.
"Il faut le dire, avec fierté : depuis l'origine, la République est incompatible avec l'esclavage", a-t-il souligné.
Le Comité pour la mémoire de l'esclavage avait proposé dans un rapport la date du 10 mai, rappel symbolique de la loi du 10 mai 2001 par laquelle la France reconnaissait la traite négrière et l'esclavage comme crimes contre l'Humanité - une première.
"Aucune date ne saurait concilier tous les points de vue. Mais ce qui compte, avant tout, c'est que cette journée existe", a estimé Jacques Chirac.
Des députés UMP et PS d'outre-mer, soutenus par les partis communiste et socialiste, faisaient campagne pour le 23 mai, date d'une marche qui a réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de la Réunion.
Le président de l'UDF, François Bayrou, proposait le 27 avril, anniversaire du 27 avril 1848, abolition de l'esclavage par Victor Schoelcher.
Les commémorations se dérouleront dès le 10 mai prochain dans les lieux de mémoire de la traite et de l'esclavage en métropole, outre-mer et sur le continent africain.
"La grandeur d'un pays, c'est d'assumer toute son Histoire. Avec ses pages glorieuses, mais aussi avec sa part d'ombre", a dit Jacques Chirac, parachevant ainsi une démarche d'apaisement à laquelle l'a contraint la controverse sur la colonisation.
Le chef de l'Etat a demandé mercredi dernier la saisine du Conseil constitutionnel en vue de la "suppression" de la mention du "rôle positif" de la colonisation française aux Antilles et en Afrique du Nord dans l'article IV de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés.
UN CENTRE DE RECHERCHE SUR L'ESCLAVAGE
Il souhaite que s'approfondisse un travail de mémoire sur toutes les zones d'ombre de l'Histoire française au nom de "la cohésion nationale".
"Au-delà de l'abolition, c'est aujourd'hui l'ensemble de la mémoire de l'esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire, une mémoire qui doit être véritablement partagée", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat a confié à l'écrivain martiniquais Edouard Glissant une mission de préfiguration d'un Centre national consacré à la traite, à l'esclavage et à leurs abolitions. Un centre de recherche sera également créé afin de favoriser "la connaissance scientifique de cette tragédie".
Jacques Chirac veut en outre que l'esclavage trouve "sa juste place" dans les programmes scolaires afin d'en tirer des leçons pédagogiques et citoyennes pour le présent.
"Le racisme, c'est l'une des raisons pour lesquelles la mémoire de l'esclavage est une plaie encore vive pour certains de nos concitoyens", a-t-il expliqué.
"Nous allons commencer à travailler. Ce n'est pas tout de dire 'il y aura une date de commémoration', il faut surtout travailler aux programmes scolaires, refaire les livres d'Histoire, avoir des laboratoires de recherche, avoir des centres d'archives", a déclaré Maryse Condé à des journalistes.
Pour Christine Taubira, ancienne candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002, le choix de Jacques Chirac couronne un "combat pour la vérité, pour la reconnaissance, pour l'égalité des droits".
Le député de Guyane juge nécessaire que "la France se réconcilie avec son histoire, qu'elle en tire tous les enseignements et que dans la conscience et dans la mémoire françaises, on inscrive ce qui est nécessaire pour comprendre la place de ceux qui viennent de l'ancien empire colonial".
A la mémoire, Jacques Chirac entend associer un nouveau "combat" contre l'asservissement sous toutes ses formes actuelles. Selon l'Onu, plus de 20 millions de personnes sont aujourd'hui victimes du travail forcé.
Jacques Chirac a ainsi annoncé qu'il proposerait "une initiative européenne et internationale" visant à instaurer des sanctions judiciaires contre les entreprises occidentales ayant recours au travail forcé dans les pays pauvres et émergents.

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