Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

lundi, février 27, 2006

Gaz de France va absorber Suez

Dominique de Villepin a lancé samedi cette fusion précipitée, pour faire barrage au groupe italien d’électricité Enel qui convoitait Suez. Les syndicats s'insurgent.

Avec cette opération, la part de l'Etat dans le groupe gazier public actuellement de 80,2% devrait être ramenée à environ 34%. Ce qui entraine la privatisation, de fait, de Gaz de France. Le gouvernement a agi dans la précipitation pour faire barrage au groupe italien d'électricité Enel qui avait manifesté mardi 21 février sa volonté d'acheter Suez.

Le mariage entre Suez, cinquième électricien et sixième groupe gazier d'Europe, et Gaz de France, deuxième opérateur gazier européen, pèsera plus de 70 milliards d'euros en Bourse, juste derrière EDF, premier groupe énergétique européen avec une capitalisation de 80 milliards d'euros. Le gouvernement veut aller vite. Le Parlement sera saisi dans les plus brefs délais pour modifier la loi qui empêche l'Etat de descendre en dessous de 70% du capital de GDF.

Les organisations syndicales, reçues aujourd'hui à Bercy, ont été "abasourdies" par l'annonce du gouvernement. Elles ont dénoncé une mesure précipitée signant la privatisation de GDF, avec de lourdes conséquences pour l'emploi, les tarifs et les investissements de l'entreprise.

Roger-Gérard Schwartzenberg, député PRG du Val-de-Marne, a jugé lundi que la fusion de Suez et GDF allait "provoquer la privatisation de fait de GDF avec la bénédiction de son président Jean-François Cirelli, naguère directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, et malgré l'engagement solennel de Nicolas Sarkozy, alors en poste à Bercy, de maintenir à 70% la participation de l'Etat dans GDF". "Résultat de cette politique de Gribouille: l'Etat n'aura plus qu'une minorité de blocage de 34% dans GDF fusionné avec Suez, et ce nouveau groupe privé énergétique deviendra un concurrent d'EDF",

dimanche, février 26, 2006

La planète radicale

Désormais, chaque dimanche, je vous proposerai un petit tour de la planète Radicale avec une liste de lien vers les autres blogs radicaux et ce qu'ils ont publié dans la semaine, bonne lecture :

ARCHAÏSMES DE DROITE ET DE GAUCHE DANS LE 93 23/02/2006
http://www.wmaker.net/prg93/romainville/
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Le PRG : la vraie Gauche Moderne, celle du mariage homosexuel et del'Homoparentalité !
Par Florent MICHELOT, dimanche 19 février 2006
http://blog.riposte-radicale.org/
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Deuxième compte rendu de mandat
La Région agit pour votre avenir !
http://www.eddieait.com/
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On ne réforme pas au canon
http://francois_m.blog.lemonde.fr/francois_m/
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Sur l'ex-Clemenceau et sur l'immigration « choisie »...
http://jeanlevain.typepad.com/

Sécurité routière : de l'efficacité à long terme des radars automatiques.
http://romain.carayol.over-blog.com/
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Sécurité au Havre : la fuite en avant !
http://prg-le-havre.over-blog.org/article-1913767.html


Le Hamas et nous
http://pommeray.blog.lemonde.fr/
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promouvoir l'égalité dans la différence
http://action-citoyenne.blogspot.com/

Action directe
http://workinprogress.hautetfort.com/
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Le guide du nouvel adhérent du PRG
http://prg78.over-blog.com/
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HAMBUR-GUERRE
http://prgyonne.blog.lemonde.fr/prgyonne/
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Le PRG sera dimanche 26 février 06 à la manifestation
http://prgcergy.canalblog.com/
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Grippe aviaire!
http://guillaume-lacroix.over-blog.com/
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Grippe aviaire
http://christianlajon.club-blog.fr/
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et sur mon blog je vous propose de revoir :

La crise du chikungunya à La Réunion s’accentue
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et
Appel : liberté d'expression pour les magistrats et soutien à Dider Peyrat
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samedi, février 25, 2006

Liberté d'expression dans la magistrature et soutien à Didie

A ce jour (25/02/06),

526 signatures enregistrées pour l'appel (diffusé depuis le 16 février).

Parmi lesquelles :

- 48 avocats (dont 29 du barreau du Val d'Oise);
- 113 magistrats (dont 18 du parquet, et plusieurs magistrats de la cour de cassation)

Une centaine de signatures proviennent du Val D'oise. 10 de l'étranger et 12 de l'outre-mer.

Merci de poursuivre vos efforts pour faire connaître cet appel autour de vous.

AZF: Schwartzenberg demande à Total de "cesser" de s'opposer aux expertises

d'après AFP,
25-02
13:16:06 L'ancien ministre PRG de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a demandé vendredi au président de Total, Thierry Desmarest, de "cesser de s'opposer" aux demandes d'expertises médicales formulées par 18 victimes de l'explosion de l'usine AZF.
Dans un communiqué diffusé samedi, M. Schwartzenberg précise qu'il a adressé vendredi une lettre en ce sens à M. Desmarest.
"Etant donné l'importance des profits dégagés par Total, quatrième groupe pétrolier mondial, ne serait-il pas décent de cesser de s'opposer à ces demandes d'expertises qui, si leurs résultats s'avéraient positifs, entraîneraient une indemnisation dont le coût serait très minime par rapport au bénéfice historique (12 milliards d'euros) que vient de dégager votre groupe?", écrit ainsi l'ancien ministre, dans ce courrier.
Il s'est étonné qu'au lendemain de l'annonce de ces bénéfices, le 16 février, le groupe Total ait refusé les expertises médicales de 18 personnes au motif que leurs demandes étaient tardives.
Assignant le groupe devant le juge des référés de Toulouse, ces personnes ont toutefois obtenu l'organisation de nouvelles expertises médicales.
Dix-huit autres demandes similaires ont été mises en délibéré au 9 mars.
La catastrophe d'AZF a fait 30 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001. Elle a donné lieu à environ 11.000 expertises.

Le "mythe Betancourt" durement écorné

Extrait du site Courrier International :

C'est avec une bonne dose de cynisme que le quotidien colombien El Tiempo commente les différentes commémorations organisées en France à l'occasion du quatrième anniversaire de la détention de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie. "Le 23 février pourrait même finir par s'incorporer au calendrier français et devenir une fête nationale", écrit le journal qui recense une trentaine de manifestations organisées dans l'Hexagone. "Les partisans de celle qu'on appelle 'la Jeanne d'Arc des Andes' se réuniront, à partir de la frontière avec la Belgique, en passant par Lyon, Montpellier, Bordeaux, pour exiger un accord humanitaire pour tous les otages."

vendredi, février 24, 2006

Les Radicaux de gauche pour des primaires

L'idée d'organiser des primaires à gauche fait son petit chemin, et on commence à trouver sur la toile de plus en plus de gens qui se rallient à l'idée.

Je vous propose de visiter :

http://elections.primaires.fr/
un blog qui vient d'être créé par un convaincu qui présente les enjeux de la question.

On peut aussi lire sur Agoravox l'article :
Pourquoi organiser des élections primaires avant 2007 ?

Sur le blog du maire de Louviers
Vite ! Pour de vraies primaires...

PRG Le Havre
Rassemblement de la Gauche : le PRG dépose une proposition de loi pour l' organisation de primaires.

jeudi, février 23, 2006

La Maison Cagna obtient sa première étoile

Le restaurant La Maison Cagna dont parlait Cergyrama il y a quelques temps a obtenu sa première étoile dans le nouveau guide Michelin.

Le CPE inconstitutionnel à plus d'un titre, par Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG ancien ministre, député du Val-de-Marne, président d'honneur du Parti radical de gauche (PRG).
Evidemment, les députés de l'opposition déféreront au Conseil constitutionnel les articles de loi créant le contrat première embauche (CPE). En invoquant quatre principaux griefs. Deux tenant au fond, deux à la forme.

En premier lieu, établir une discrimination en fonction de l'âge méconnaît le principe d'égalité des salariés. Un jeune de moins de 26 ans et un salarié plus âgé, titulaires l'un et l'autre d'un CDI (le CPE étant considéré comme tel), occupant le même poste de travail dans la même entreprise, seront traités différemment. Le premier pourra être licencié sans motif explicite et dans des formes simplifiées, le texte de loi excluant l'application de l'article L. 122-14 du code du travail. En revanche, le second bénéficiera de ses protections : procédure contradictoire avant la rupture du contrat par l'employeur, entretien préalable au cours duquel celui-ci est tenu d'indiquer le ou les motifs du licenciement envisagé.

Le Conseil constitutionnel a reconnu la valeur constitutionnelle du principe d'égalité, notamment en matière sociale, dès sa décision des 19 et 20 juillet 1983, et a souligné que le législateur ne peut y déroger que pour des «raisons d'intérêt général». Le gouvernement tentera de soutenir que le CPE contribuera à réduire le chômage, mais rien n'est moins sûr. En effet, au lieu de susciter des embauches supplémentaires, il se substituera le plus souvent à des CDI classiques ou à des CDD, qui auraient été conclus si ce nouveau dispositif n'avait pas été créé. Au lieu d'une «raison d'intérêt général», il s'agira surtout d'un effet d'aubaine pour les entreprises.

Second grief de fond : l'atteinte aux principes fondamentaux du droit du travail. Même soudainement rebaptisée, la «période de consolidation» du CPE (présenté comme un CDI) est en réalité comme dans le contrat nouvelles embauches (CNE) une période d'essai. Or celle-ci sera de deux ans pour le CPE, au lieu de un à trois mois pour les autres CDI.

Cette longueur, très excessive, est contraire à plusieurs de nos engagements internationaux, dont la charte sociale européenne et surtout la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le licenciement, adoptée en 1982. Celle-ci indique qu'un Etat membre pourra exclure du champ d'application de ses dispositions «les travailleurs effectuant une période d'essai, à condition que la durée de celle-ci soit raisonnable». La Cour de cassation a précisé ce caractère raisonnable, en jugeant abusive une période d'essai de trois mois pour un coursier, de six mois pour un chargé de mission, de un an pour un cadre supérieur. Par sa durée abusive, la période dite «de consolidation» de deux ans pour un CPE est contraire à cette convention de l'OIT, qui, étant un engagement international, a «une autorité supérieure à celle des lois» (article 55 de la Constitution).

Restent deux griefs de forme, auxquels le Conseil constitutionnel sera attentif vu sa jurisprudence sur la procédure d'élaboration et d'adoption de la loi et, en particulier, sur les règles régissant l'exercice du droit d'amendement. Les articles relatifs au CPE ont été incorporés par voie d'amendement gouvernemental au projet de loi de Jean-Louis Borloo «pour l'égalité des chances». Projet censé répondre au malaise social, révélé par la crise des banlieues, et réduire le sentiment de précarisation croissante, éprouvé en particulier par les jeunes. Certes, juxtaposer dans le même texte lutte contre l'anxiété sociale et renforcement de la précarité constitue un oxymoron politique, mais le Conseil constitutionnel ne peut contraindre le gouvernement à respecter la logique et la cohérence politique. Celui-ci soutiendra que, formellement, les articles relatifs au CPE ne sont pas «dépourvus de tout lien avec l'objet du projet de loi déposé». Ce que le Conseil risque d'admettre.

Toutefois, le Conseil exige toujours que les dispositions issues d'un amendement ­ parlementaire ou gouvernemental ­ «n'excèdent pas, par leur ampleur, les limites inhérentes au droit d'amendement». Il l'a encore rappelé, le 11 juillet 2001, pour des dispositions issues d'un amendement gouvernemental : «Les adjonctions ou modifications ainsi apportées au texte en cours de discussion ne sauraient, sans méconnaître les exigences qui découlent des premiers alinéas des articles 39 et 44 de la Constitution, dépasser, par leur objet et leur portée, les limites inhérentes au droit d'amendement.» Quand tel n'est pas le cas, le Conseil juge que les articles résultant de tels amendements ont été adoptés selon une procédure législative irrégulière, et les censure.

Or, au plan de la procédure, l'article 39 dispose que «les projets de loi sont délibérés en Conseil des ministres après avis du Conseil d'Etat». Certes, avant de l'adopter au Conseil des ministres du 11 janvier, le gouvernement a pris l'avis du Conseil d'Etat sur le projet de loi sur l'égalité des chances. Mais ce texte ne comportait pas ­ alors ­ les dispositions créant le CPE, car celles-ci résultent d'un amendement gouvernemental rédigé et déposé après coup. Postérieurement à la consultation du Conseil d'Etat.

Pour tenter de justifier ce défaut de consultation, le Premier ministre tient un double langage. Devant le Conseil d'Etat, on assure que le CPE est identique au CNE et que, le projet d'ordonnance créant le CNE lui ayant été soumis, il n'y a pas lieu de le consulter de nouveau. En revanche, à l'Assemblée nationale et sur les médias, Dominique de Villepin soutient que le CPE est essentiellement différent du CNE, car il comporte d'autres dispositions pour les salariés : décompte dans la période d'essai des formations en alternance ou des stages effectués dans l'entreprise, droit à indemnisation du chômage dès le quatrième mois, droit individuel à la formation dès le premier.

En réalité, d'autres différences existent, encore plus essentielles. D'une part, le CNE peut concerner tous les salariés quel que soit leur âge, alors que le CPE concerne exclusivement les moins de 26 ans. D'autre part, le CNE est réservé aux entreprises de moins de vingt salariés, tandis que toutes, quelle que soit leur dimension, peuvent recourir au CPE. En tout cas, on ne peut soutenir une chose et son contraire, en utilisant ce que Bergson appelait une «argumentation sautillante». Si, comme l'affirme Matignon, le CPE est essentiellement original par rapport au CNE, alors cela signifie que le Conseil d'Etat s'est vu soumettre un texte qui, ensuite, après sa consultation, a été substantiellement modifié.

Avec ce projet de loi sur l'égalité des chances, profondément changé postérieurement à la consultation du Conseil d'Etat, on retrouve exactement le même cas de figure qu'avec la loi Raffarin sur l'élection des conseillers régionaux. Saisi par Jean-Marc Ayrault, François Bayrou, Alain Bocquet, Yves Cochet, moi-même et nos collègues députés PS, UDF, PC, Verts et PRG, le Conseil constitutionnel avait, le 3 avril 2003, déclaré contraire à la Constitution une disposition essentielle de ce texte parce que celle-ci avait été soumise au Parlement sans l'avoir été au préalable au Conseil d'Etat. En motivant ainsi sa décision : «Considérant qu'en substituant, pour l'accès au second tour des élections régionales, un seuil égal à 10 % du nombre des électeurs inscrits au seuil de 10 % du total des suffrages exprimés retenu par le projet de loi soumis au Conseil d'Etat, le gouvernement a modifié la nature de la question posée au Conseil d'Etat ; que ce seuil de 10 % des électeurs inscrits n'a été évoqué à aucun moment lors de la consultation du Conseil Etat ; que les requérants sont dès lors fondés à soutenir que cette disposition du projet de loi a été adoptée selon une procédure irrégulière.»

Bref, ce grief relatif au défaut de consultation du Conseil d'Etat suffirait déjà, à lui seul, à justifier la censure par la juridiction constitutionnelle des articles relatifs au CPE. Au-delà des considérations juridiques, cette censure marquerait l'obligation de respecter les règles du jeu parlementaire. En soulignant que le Premier ministre ne peut avancer au pas de charge ou agir à la va-vite pour faire profondément réformer le droit du travail par sa majorité parlementaire. Car, dans ce cas précis, éluder les procédures, c'est aussi transgresser la démocratie. En France, celle-ci s'impose à tous. Même à «l'homme pressé» de Matignon.

mercredi, février 22, 2006

Economie sociale

Avoir sur le site de la documentation française

Rencontre avec Thierry Jeantet, vice-président du PRG et auteur de :
Economie sociale : la solidarité au défi de l'efficacité.
Etudes de la Documentation française n°5 227
La Documentation française

On peut visionner son interview sur le site de la Documentation Française

La crise du chikungunya à La Réunion s’accentue


Le nombre de décès augmente et la polémique enfle.

Depuis le début de l'épidémie en février 2005, environ 15% de la population de l'île a été affectée par ce "mal de l'homme courbé" qui provoque douleurs articulaires et fortes fièvres. L'épidémie a provoqué directement ou indirectement 52 décès, selon un bilan rendu public vendredi par l'Institut national de veille sanitaire. Aucun traitement préventif ou curatif n'est connu à ce jour.

300 militaires sont arrivés mardi à Saint-Denis, avec six tonnes de matériel, pour participer aux opérations de démoustication. Ils renforcent ainsi les quelque 500 militaires déjà sur place pour lutter contre l'épidémie. Un nouveau contingent de 300 soldats doit être dépêché le 28 février à la Réunion pour assister les équipes sur place.

La polémique enfle en métropole : le socialiste Jean-Marie Le Guen, député et médecin, a accusé le gouvernement d'"avoir sous-estimé la gravité de l'épidémie" et "celle de la maladie". "Vous avez joué pendant des mois et des mois l'inertie", a poursuivi le député de Paris, affirmant: "Si c'était arrivé dans l'un de vos départements de métropole, nous n'en serions sans doute pas là!".

Face aux huées de la majorité, le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a interrompu les débats. La séance s'est alors prolongée dans les couloirs de l'Assemblée, par médias interposés.

Arnaud Montebourg souhaite l'exclusion de Georges Frêche

PARIS (AP) -- Le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a souhaité mercredi que le PS se prononce en faveur l'exclusion du président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche.
"La question est posée et il faudra certainement y répondre positivement", a affirmé Arnaud Montebourg, interrogé sur Canal+ sur les propos tenus par Georges Frêche au sujet des harkis. "Peut-il être socialiste et utiliser le poing et la rose après avoir traité les valeureux malheureux harkis de sous-hommes? C'est pour nous un énorme problème."
"Il faut être extrêmement ferme par rapport à Georges Frêche et intensifier la réponse", a-t-il dit.
Samedi 11 février, lors d'une cérémonie rendant hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, Georges Frêche avait apostrophé publiquement Abdelkader Chebaïki, président de l'Association pour la justice, l'information et la réparation des harkis (Ajir) de l'Hérault, lui lançant: "Les harkis ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...) Vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur". Il a depuis retiré ces propos, expliquant qu'il visait "un homme, pas la communauté harki". AP

mardi, février 21, 2006

Le Grand Orient de France lance une commission pour défendre la loi de 1905

d'après AFP,
Le Grand Orient de France (GOF) a annoncé lundi avoir constitué une "commission de défense de la loi de 1905" sur la laïcité, qui procèdera à des auditions publiques les 4 et 5 avril.

Le GOF a chargé son grand maître adjoint Jean-Marie Matisson de constituer cette commission pour "défendre la loi de 1905 contre toutes les tentations communautaristes émergeant à l'approche des échéances électorales", selon un communiqué.

Cette commission, "composée de défenseurs de la laïcité, membres ou non de la franc-maçonnerie", entendra les 4 et 5 avril prochain des experts, des élus, des enseignants, des associations, des représentants politiques et syndicaux, précise le texte. Les auditions seront publiques et retransmises sur internet.

Parmi les membres de la commission figurent le sénateur radical de gauche Gérard Delfau (RDSE), l'essayiste Caroline Fourest ou le rédacteur en chef de la revue Cahiers d'Orient Antoine Sfeir.

Cette commission vient faire pendant à celle mise en place fin 2005 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy pour étudier un toilettage de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, présidée par le professeur de droit Jean-Pierre Machelon et qui doit remettre son rapport en juin.
le communiqué du GODF

caricatures, les enjeux du débat en image

Rencontre débat du PRG 78 - Dans le cadre de la journée internationale des Femmes.

Dans le cadre de la journée internationale des Femmes,
Eddie AIT, Président du PRG 78, Conseiller Régional d'Ile-de-France,
et Elisabeth LE RIBOTEUR, Secrétaire Générale Adjointe du PRG 78,déléguée fédérale à l'égalité entre les hommes et les femmes
vous invitent à une Rencontre débat
Samedi 25 mars 2006 de 14 heures 30 à 17 heures
A Achères (Salle Bussières - 68, rue Georges Bourgoin )
Sur « Comment favoriser l'engagement des femmes et faire respecter la parité dans le vie professionnelle, familiale et politique. »
Introduction et animation du débat par Elisabeth LE RIBOTEUR.
Le détail du programme et les noms des intervenant(e)s seront disponibles très prochainement.
La Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
Visitez le blog du PRG 78 : http://prg78.over-blog.com

lundi, février 20, 2006

Le porte-parole du PRG direct 8 / TNT

Le porte parole du PRG, Bernard Castagnède, sera interrogé par Philippe Labro sur le projet de primaires à gauche proposé par le PRG demain matin à 8h30 en direct sur Direct8 :
Vous pouvez suivre en direct à partir de ce lien sur votre ordinateur.

Appel : liberté d'expression pour les magistrats et soutien à Dider Peyrat

APPEL
Liberté d'expression pour les magistrats et soutien à Didier Peyrat

A la suite de deux tribunes libres parues dans les journaux " Libération " (Banlieues : mai 68 ou Weimar ? 8 novembre 2005) et " Le Monde " (Incendiaires et cogneurs 17 novembre 2005 ), Didier Peyrat, Vice-Procureur au Tribunal de Grande Instance de Pontoise vient d'être convoqué le 16 mars par Monsieur Jean Amédée Lathoud, Procureur général près la cour d'appel de Versailles, afin de se voir notifier un " avertissement ", sanction qui figurera à son dossier durant trois ans.

Le Procureur Général semble estimer qu'en évoquant dans ces articles l'échec des politiques de sécurité menées depuis avril 2002 et en dénonçant l'emploi " d'une rhétorique vulgaire " (en l'occurrence par un ministre qui venait de parler de " racaille "), Didier Peyrat s'est livré à une " critique visant la politique pénale impulsée par le gouvernement pour lutter contre les violences urbaines " et qu'il a ainsi entravé " l'exercice de l'action publique ".
Lors des événements exceptionnels survenus en France en Novembre 2005, un débat public s'est légitimement instauré sur les différentes questions posées par cette vague de violences. A cette occasion, de nombreux magistrats se sont exprimés dans des libres opinions ou en signant des communiqués. A ce jour seul Didier Peyrat fait l'objet de poursuites pour avoir simplement émis une opinion jugée déplaisante.
Avec cette sanction, une nouvelle conception de la liberté d'expression, du statut des magistrats, de l'étendue du contrôle hiérarchique, peut être même de l'indépendance de la Justice, se dessine. Car l'obligation de réserve, telle que prévue par l'article 10 du statut de la magistrature, n'a jamais fait disparaître la liberté d'expression du magistrat, qu'il soit membre du parquet ou du siège.
Le 27 mai 1998 le Conseil Supérieur de la Magistrature avait rappelé ces principes et notamment que les magistrats disposent, "comme tout citoyen, de la liberté d'expression reconnue par la Constitution et par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales (...)" Dans une société démocratique, un magistrat doit pouvoir, "par voie de presse ou tout autre moyen, à titre individuel ou syndical, exprimer son opinion sur tous les sujets y compris ceux qui concernent la justice."
La Justice, autant que de procédures adéquates et de moyens suffisants, a besoin d'esprits libres et d'individus indépendants, capables de résister aux pressions de l'air du temps et au conformisme professionnel.
C'est pourquoi les signataires de cet appel demandent que la décision de prononcer un avertissement à l'encontre de Didier Peyrat soit rapportée.
Merci de faire parvenir votre signature (en précisant vos noms, prénoms et, si vous le souhaitez, votre profession et votre localité) à l'adresse e mail suivante : soutiendpeyrat at aol.com
Ou encore, par la voie postale, à l'adresse suivante :
Maître Frédéric Zajac, 69 rue Saint Martin 95300 Pontoise

L'appel à télécharger au format pdf.

Abrogation de l'article 4

Le Journal Officiel a publié, jeudi 16 février, un décret du ministre de l'Education Nationale abrogeant le deuxième alinéa de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés qui proposait que les programmes scolaires évoquent le "rôle positif de la colonisation".
Décret no 2006-160 du 15 février 2006 portant abrogation du deuxième alinéa de l’article 4 de la loi no 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.
NOR : MENX0600027D
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
Vu la Constitution, notamment son article 37, alinéa 2 ;
Vu le code de l’éducation ;
Vu la loi no 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale enfaveur des Français rapatriés, notamment son article 4 ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel no 2006-203 L du 31 janvier 2006 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’éducation en date du 9 février 2006 ;
Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :
Art. 1er. − Le deuxième alinéa de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 susvisée est abrogé.
Art. 2. − Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 15 février 2006.
Par le Premier ministre :
DOMINIQUE DE VILLEPIN
Le ministre de l’éducation nationale,de l’enseignement supérieuret de la recherche,
GILLES DE ROBIEN

vendredi, février 17, 2006

Gauche unitaire : un tract et une pétition contre le CPE

Les partis de gauche, qui s'étaient réunis mercredi 08/02 à La Mutualité, ont lancé vendredi leur première action commune avec un tract sur le contrat première embauche (CPE) et une pétition qu'ils espèrent faire signer par un million de personnes.

Le tract, qui évoque le "contrat de première précarité", reprend les critiques des partis et mouvements de gauche : institutionnalisation du "travailleur jetable", "aucune garantie", "concurrence entre générations", sans créer pour autant "aucun emploi supplémentaire". "Ensemble il nous faut riposter à la politique de la droite", indiquent les signataires du tract.

Les formations signataires sont le PS, le PCF les Verts, le Parti radical de gauche (PRG), ainsi que cinq petits mouvements: Alternative citoyenne, MARS, Alternatifs, Gauche républicaine, et Régions et peuples solidaires.

Les dix partis et formations concernés s'étaient engagés à "une mobilisation unitaire contre la politique de l'emploi et le CPE", la mise en place d'une structure de liaison pour riposter à la politique de la droite, et celle d'un "comité national" devant organiser des débats publics "sur l'ensemble des propositions alternatives pour 2007".

Le tract sera distribué dès ce week-end notamment sur les marchés, et la pétition sera présentée à la signature.

La démocratie Européenne est-elle en train de naitre?

L’examen de la directive Bolkenstein par le Parlement Européen et les manifestations importantes organisées par les syndicats ont démontré le rôle croissant de l’Union Européenne dans nos vie quotidienne et l’implication de plus en plus importante des peuples dans les débats Européens. Cette mobilisation a permis un certain nombre d’avancées qui méritent d’être relevées, même si on ne peut malheureusement pas se satisfaire totalement du résultat.



Ce texte compliqué mérite d’abord d’être explicité pour mieux comprendre ce qu’il implique et sur quoi il porte. La directive concerne les travailleurs indépendants ou les sociétés qui offrent une prestation de service depuis leur Etat d'origine. Dès lors qu'il y a établissement dans un autre Etat membre, le prestataire est tenu de respecter la législation de cet Etat (qui ne peut lui imposer plus de contraintes qu'il n'en impose aux entreprises nationales). Le Parlement a obtenu que soit mentionné dans la directive le fait qu'elle ne concerne pas les relations entre employeurs et salariés qui continuent à relever de la directive "détachement" de 1996, ni les services d'intérêt économique général tels que définit par les Etats membres. En outre, elle ne porte pas atteinte aux mécanismes visant à assurer la diversité culturelle et le pluralisme des médias (article 1).

De plus, les parlementaires ont réduit le champ d'application de la directive (article 2). La première version excluait les services financiers, de télécommunication et de transports déjà régis par d'autres textes ainsi que la fiscalité. Le Parlement a ajouté : les services pour lesquels sont assignés des obligations de service public (notamment santé publique, protection sociale, éducation, politique sociale, diversité culturelle, protection de l'environnement), services de travail temporaire, service de sécurité, services audiovisuels, jeux d'argents, professions participant à l'exercice de l'autorité publique (ex : notaire). Pour leur part, les services postaux, de distribution d'eau ou d'énergie sont exclus dans la mesure où ils sont déjà couverts par des directives qui leur sont spécifiques. Ces directives spécifiques priment sur la directive services (article 17 nouveau).

Enfin, au sujet du principe du pays d’origine, qui est clairement l’élément qui a attiré l’attention des opinions publiques on peut se féliciter de son retrait. En effet, l’ancienne version du texte prévoyait : " Les Etats membres veillent à ce que les prestataires soient soumis uniquement aux dispositions nationales de leur État membre d'origine relevant du domaine coordonné". Désormais, la nouvelle version du texte prévoit que : "Les Etats membres veillent à ce que tous les services fournis par un prestataire de services établi sur leur territoire soient conformes au régime juridique applicable aux prestataires de services dans cet État membre." La nouvelle formulation est un progrès, même si on peut regretter qu’elle soit peu précise.



En conclusion, on ne peut s'empêcher de constater que les Parlementaires européens ont obtenu de véritables progrès. Ce qui n’est pas une mince affaire dans cette aération institutionnelle qu'est l'Union européenne, sans constitution. Notons d’ailleurs, au passage, que le Parlement européen aura eu sur la directive service infiniment plus de poids que le Parlement français sur le CPE.

Pour en savoir plus sur le travail de Parlement Européen, et revenir à la source de l’information, on peut consulter le communiqué qui a été fait par le PE :
http://www.europarl.eu.int/news/expert/infopress_page/056-5221-47-2-7-909-20060213IPR05194-16-02-2006-2006--true/default_fr.htm

Primaires : proposition de loi présentée par JM Baylet et RG Schwartzenberg

Déposé à la Présidence de l’Assemblée nationale le 15 février 2006


PROPOSITION DE LOI


relative à l’organisation d’élections primaires
en vue de la désignation des candidats à l’élection présidentielle



PRESENTEE


au Sénat par

M. Jean-Michel BAYLET


à l’Assemblée nationale par
M. Roger-Gérard SCHWARTZENBERG


EXPOSE DES MOTIFS



MESDAMES, MESSIEURS,


L’élection présidentielle étant aujourd’hui l’acte majeur de notre vie politique, les Français souhaitent pouvoir s’impliquer davantage dans la désignation des principaux candidats à l’Elysée.

L’article 4 de la Constitution dispose : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. »

La présente proposition de loi respecte évidemment cette liberté. Elle ne contraint nullement les partis et groupements politiques. Elle leur offre simplement une nouvelle faculté - à laquelle ils peuvent ou non recourir - pour organiser la désignation de leur candidat à l’élection présidentielle, en leur proposant un cadre législatif, bénéficiant en outre de l’appui matériel et financier de l’Etat.

Dans ce cadre, les partis ou groupements politiques peuvent - s’ils le veulent - organiser des élections primaires puis, à leur issue, une Convention nationale pour désigner leur candidat à l’Elysée.

Il a été proposé, dès septembre 2004 (cf. Roger-Gérard Schwartzenberg, « Pour des primaires à gauche, Le Monde du 14 septembre 2004), de recourir à des primaires pour préparer la prochaine élection présidentielle. Comme aux Etats-Unis où, pour désigner leur candidat à la Maison-Blanche, les deux grands partis organisent ces pré-scrutins, ouverts non seulement à leurs adhérents mais souvent aussi à leurs sympathisants et électeurs.

Le recours à cette procédure paraît encore plus nécessaire depuis le référendum du 29 mai 2005, qui a montré la volonté des Français de s’impliquer dans les débats et choix essentiels. Conformément à l’aspiration générale à la démocratie participative.

L’organisation de primaires aurait quatre avantages :

- démocratiser le processus de sélection des candidats à l’Elysée ;
- concilier pluralisme et partenariat pour éviter la multiplication des candidatures à l’élection présidentielle, tant à gauche qu’à droite ;
- permettre un large débat public devant les militants et les électeurs de gauche ou de droite, appelés à choisir eux-mêmes, par ce canal, entre plusieurs candidats à la candidature ;
- élaborer le projet présidentiel dans le cadre de ces primaires, au contact direct des adhérents, des électeurs et de leurs véritables attentes.

- D’abord l’organisation de primaires démocratiserait le processus de désignation des candidats à l’Elysée. Certes, depuis 1995, le PS fait investir son candidat par l’ensemble de ses adhérents et l’UMP a réformé ses statuts en janvier 2006 pour faire de même. Par rapport aux règles du passé, il y a là un grand progrès de la démocratie, mais de la démocratie interne seulement. Car si ce choix revient désormais aux militants, il continue d’échapper aux électeurs.

Or, comme cela a toujours été le cas dans notre pays, ces deux partis de gouvernement présentent un déséquilibre entre le nombre élevé de leurs électeurs et celui, plus limité, de leurs adhérents : 127.300 au PS et 215.800 à l’UMP. Ainsi, 343.000 militants seraient appelés à effectuer seuls le choix des deux principaux candidats à la présidence de la République, alors que celui-ci concerne pourtant des millions d’électeurs. Ceux-ci, exclus de cette procédure de désignation, pourraient juger peu légitime sa monopolisation par les adhérents. Les primaires auraient donc l’avantage d’impliquer aussi les électeurs du PS, de l’UMP et des formations alliées à ces deux partis.

- Ensuite, ces primaires, qui concilieraient pluralisme et partenariat, éviteraient la multiplication des candidatures à l’élection présidentielle tant à gauche qu’à droite.

A gauche, cette procédure permettrait de limiter la multiplication des candidatures au premier tour, qui a contribué pour beaucoup à l’échec du 21 avril 2002. Ces primaires seraient ouvertes à l’ensemble des adhérents et électeurs de gauche, sans désignation préalable et séparée par chaque parti. Dans ce cas, plusieurs candidats, appartenant au PS mais aussi aux autres formations (PC, PRG, Verts, MRC), pourraient participer à la compétition ouverte pour l’investiture par la gauche de son candidat à l’Elysée.

La gauche française pourrait s’inspirer de la gauche italienne qui, en octobre 2005, a organisé des primaires de ce type afin de sélectionner son chef de file pour les législatives d’avril 2006 et donc son candidat à la présidence du conseil. Ces primaires, ouvertes aux adhérents et sympathisants, ont rassemblé 4,3 millions de participants qui ont choisi M. Prodi parmi plusieurs candidats issus de sept partis, allant de Refondation communiste au centre gauche.

L’organisation de primaires serait utile aussi à droite. D’une part, en effet, si l’UMP a largement unifié celle-ci, l’UDF, le MPF et d’autres formations plus restreintes restent indépendantes de ce nouveau parti créé en novembre 2002. D’autre part, le recours à des primaires permettrait d’éviter que deux candidats se réclamant de l’UMP se présentent effectivement à l’élection présidentielle. Comme en 1995, où l’on a vu, au premier tour, rivaliser deux candidats issus du RPR, l’un étant son président, l’autre étant premier ministre.

Par tradition, à gauche comme à droite, les Français sont attachés au pluralisme politique – qui permet dialogue et échange entre partenaires – et sont défavorables à une unité de façade, qui pourrait leur paraître artificielle.

Mais la diversité de chacune des deux grandes tendances politiques doit jouer comme un atout, non comme un handicap. Le résultat du 21 avril 2002 et l’absence de candidat de gauche au second tour tiennent pour beaucoup à l’excessive division de la gauche au premier tour de cette élection présidentielle. De telles circonstances peuvent se reproduire en 2007 si la gauche et aussi la droite présentent chacune de nouveau une multiplicité de candidats au premier tour. D’où le risque d’un duel de second tour où seul le candidat de l’extrême droite serait assuré d’être présent face soit au candidat de la droite, soit au candidat de la gauche. Ce qui priverait les Français du choix fondamental qu’ils veulent exercer entre la gauche et la droite républicaine.

Les primaires permettraient d’éviter qu’avril 2007 ressemble à avril 2002. En effet, elles concilieraient diversité et solidarité, droit à la différence et droit à la convergence.

Ce processus en deux temps – pré-campagne des primaires et campagne présidentielle proprement dite – concilierait pluralisme et partenariat. Pluralisme, car chaque parti conserverait son identité particulière et porterait son message spécifique au cours des primaires : la diversité de chaque camp serait préservée. Partenariat, car ce pluralisme concerté conduirait, à gauche et à droite, au rassemblement dès le premier tour autour d’un candidat choisi en commun pour éviter des aléas analogues à ceux du 21 avril 2002.

- Autre effet positif des primaires : au lieu de résulter de décisions internes à des appareils parfois centrés sur eux-mêmes, la désignation du candidat à l’Elysée se ferait à ciel ouvert et en pleine transparence. Elle permettrait un large débat public devant les militants et sympathisants de gauche ou de droite, appelés à choisir eux-mêmes, par ce canal, entre plusieurs candidats à la candidature.

- Enfin, dernier avantage : ce processus permettrait aussi d’élaborer le projet présidentiel dans le cadre de ces primaires, chaque candidat à la candidature avançant et testant ses propositions au contact direct des électeurs, au lieu de les élaborer dans un cercle d’initiés, c’est-à-dire à l’écart des attentes populaires. Cela favoriserait la définition d’un programme fédérateur, faisant la synthèse des aspirations exprimées à ce stade préalable et susceptible de convaincre l’ensemble des électeurs de chaque camp.

En se fondant sur les dates prévisibles de deux tours de la prochaine élection présidentielle - c’est-à-dire 22 avril et 6 mai 2007 - cette procédure pourrait se dérouler en deux temps. D’abord, de septembre à décembre 2006, des primaires auraient lieu dans chaque région : elles seraient ouvertes, à gauche, aux adhérents et électeurs des partis de l’ancienne gauche plurielle et, à droite, à ceux de l’UMP, de l’UDF et du MPF. Ensuite, en janvier 2007, deux Conventions nationales se tiendraient pour désigner officiellement le candidat de chaque camp à la présidence de la République.

Au référendum du 29 mai 2005, nos concitoyens ont manifesté leur volonté de se déterminer par eux-mêmes et leur refus de laisser les partis et leurs adhérents décider à leur place. Il importe donc de réformer les procédures de sélection des candidats à l’Elysée. Leur choix doit cesser d’appartenir exclusivement au suffrage restreint des adhérents (550.000, au total, pour l’ensemble des partis français) pour revenir désormais à une plus large partie du corps électoral (41,3 millions d’inscrits). La démocratie y gagnerait en clarté, en vigueur et en légitimité.



PROPOSITION DE LOI


Article 1er

Un parti ou un groupement politique peut organiser des élections primaires en vue de désigner son candidat à l’élection présidentielle.

Plusieurs partis ou groupements politiques appartenant à une même grande tendance politique peuvent organiser ensemble des élections primaires en vue de désigner leur candidat commun à cette élection.


Article 2

Tout adhérent du ou d’un des partis ou groupements politiques concernés peut se porter candidat aux élections primaires.


Article 3

Les élections primaires sont ouvertes aux adhérents du ou des partis ou groupements politiques concernés, ainsi qu’aux électeurs qui déclarent se réclamer des valeurs du ou de ces partis ou groupements. Cette déclaration donne lieu à une affiliation sur une liste de sympathisants du ou de ces partis ou groupements.


Article 4

Ces élections primaires ont lieu dans les huit à quatre mois précédant le jour fixé par le gouvernement pour le premier tour de l’élection présidentielle. A l’intérieur de ce délai, elles peuvent se dérouler simultanément ou bien être espacées dans le temps.


Article 5

Les élections primaires sont organisées dans le cadre des vingt-huit régions de métropole et d’outre-mer, ainsi que dans les territoires d’outre-mer et dans la collectivité de Mayotte. Dans le cadre de chaque région, territoire d’outre-mer ou collectivité, elles se déroulent le même jour.

Les opérations de vote ont lieu dans les bâtiments publics municipaux si les maires acceptent de mettre ces locaux à disposition. Dans ce cas les électeurs se réunissent, le jour du scrutin, à leur lieu de vote habituel.

Chaque bureau de vote est présidé par le maire ou son président : il comprend, en outre, au moins deux assesseurs désignés par les mandataires des candidats à la candidature ou, sinon, choisis par le président du bureau de vote parmi les électeurs.

A défaut, les opérations de vote ont lieu au siège des fédérations régionales ou départementales ou à celui des structures locales du ou des partis ou groupements concernés.

La liste des lieux de vote est rendue publique par arrêté conjoint du préfet de région et des préfets des départements.


Article 6

Un décret pris pour l’application de la présente loi enregistrera le calendrier des élections primaires et de la Convention nationale préalablement arrêté par le ou les partis ou groupements concernés.

Dans chaque région, le préfet de région et les préfets des départements prennent un arrêté conjoint dressant la liste des bureaux de vote retenus par le parti ou groupement ou, d’un commun accord, par les partis ou groupements concernés.


Article 7

Les élections primaires ont pour objet de désigner les délégués à la Convention nationale du ou des partis ou groupements concernés. Cette Convention investit le candidat de ce ou de ces partis ou groupements politiques parmi les candidats à la candidature restés en lice à l’issue des élections primaires.

La Convention nationale rassemble les délégués élus dans chaque région ou territoire d’outre-mer, ces collectivités territoriales y disposant d’un nombre de délégués proportionnel à l’importance de leur population.

La Convention nationale a lieu au plus tard quatre mois avant le jour fixé par le gouvernement pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Dans chaque région, les mandats de délégué à la Convention nationale sont répartis au prorata du nombre de voix recueillies aux élections primaires par chaque candidat à la candidature.

Les délégués à la Convention nationale s’engagent à voter pour tel ou tel candidat à la candidature. Leur mandat est impératif, sauf si le candidat en faveur duquel ils s’étaient engagés se retire pendant la campagne des élections primaires ou se désiste à la Convention nationale au profit d’un autre.

Pour être investi candidat au premier tour par la Convention nationale, il faut y recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés.

A défaut, un second tour est organisé : seuls peuvent s’y présenter les deux candidats à la candidature arrivés en tête au premier.


Article 8

Les partis ou groupements politiques organisant des élections primaires en vue de la désignation de leur candidat à l’élection présidentielle peuvent demander le concours de l’Etat dans les conditions prévues ci-dessous.


Article 9

La faculté offerte par l’article précédent est réservée aux partis et groupements politiques admis, au moment de la demande prévue par l’article précédent, à la plus récente répartition de l’aide de l’Etat au titre des articles 8 et suivants de la loi n° 88-277 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique.


Article 10

Les partis et groupements politiques ou les groupes de partis ou groupements politiques désireux de bénéficier des dispositions de la présente loi en formulent la demande auprès du ministre chargé de l’Intérieur.


Article 11

L’Etat prend en charge le coût de l’organisation des opérations de vote des élections primaires. Ce coût est égal à la somme, majorée de dix pour cent, des allocations versées par l’Etat aux communes au titre des dispositions de l’article L 70 du code électoral à l’occasion des plus récentes élections générales précédant les élections primaires.


Article 12

Pour l’application des dispositions de l’article L 52-12 du code électoral, le candidat investi à l’élection présidentielle consécutive aux élections primaires inclut dans son compte de campagne en recettes et en dépenses :

1) une somme égale au montant total des dépenses exposées pour la campagne des élections primaires divisé par le nombre de candidats à la candidature dans le cas où la Convention nationale qui l’a investi n’a donné lieu qu’à un seul tour ;

2) une somme égale à la moitié desdites dépenses dans le cas où la Convention nationale a donné lieu à un second tour.


Article 13

Le plafond des dépenses électorales exposées pour la campagne présidentielle, fixé par l’article 3-II de la loi du 6 novembre 1962, est majoré de 30 % afin d’inclure les dépenses exposées pour la pré-campagne présidentielle (élections primaires et Convention nationale) par le candidat désigné par la Convention nationale.

L’aide publique prévue à l’article 3-V de la loi précitée est majorée en conséquence.


Article 14

Tout candidat à la candidature ayant concouru à des élections primaires dans au moins la moitié des régions ou territoires d’outre-mer et y ayant obtenu en moyenne 5 % des suffrages exprimés bénéficie du remboursement par l’Etat de 50 % de ses dépenses de pré-campagne présidentielle.


Article 15

Les modalités d’application de la présente loi sont fixées par décrets en Conseil d’Etat.

jeudi, février 16, 2006

S’en sortir par l’Europe

Par Yvon Collin
Sénateur PRG de Tarn-et-Garonne
Membre de la délégation du Sénat pour la Planification

Pendant que les parlementaires adoptaient le projet de loi de finances pour 2006 avec un déficit de 46,947 milliards d’euros, la Mission présidée par Michel Pébereau rendait ses conclusions alarmantes. Une dette publique multipliée par cinq en vingt-cinq ans passant de 21% du PIB à 66% actuellement, un niveau d’endettement supérieur à 1100 milliards d’euros sans compter les engagements de l’Etat estimés à près de 1000 milliards d’euros. La Mission Pébereau devrait bientôt présenter un engagement chiffré pour réduire la dette. Ce qui est certain, c’est qu’une approche exclusivement franco-française de notre économie ne suffira pas à résorber les déficits publics, ni d’ailleurs à réduire significativement le chômage et à relancer l’investissement. Plus que jamais, il est temps d’inscrire la politique conjoncturelle dans un contexte européen. En effet, la plupart des pays de la zone euro connaissent un déficit de croissance par rapport à leur potentiel réel, ce qui pèse sur leurs recettes publiques et aggrave leurs déficits. Certes, la zone euro souffre également de freins structurels à la croissance : déficit d'innovation, de recherche et de formation supérieure, utilisation insuffisante de la ressource humaine. La France offre, hélas, quant à elle, une illustration criante de ces blocages. Malheureusement, les réformes qui permettraient de lever ces freins structurels ne se traduiront par une élévation du potentiel de croissance de l'Europe que dans quelques années. Or nous sommes dans une situation d'urgence : urgence politique, eu égard à l'état des opinions publiques qui n’ont plus confiance dans les institutions européennes ; urgence économique, car, à poursuivre l'ajustement des comptes publics sans croissance, nous risquons de n'avoir que plus de déficit et plus de chômage. Tous les économistes savent enfin qu’il est impossible de conduire des réformes structurelles sans croissance. La question qui est posée aujourd'hui à la France et à tous les pays de la zone euro est la suivante : comment stopper la dérive des finances publiques sans casser la croissance ? Il est tout à fait illusoire d'espérer atteindre ce double objectif tant qu'une impulsion forte ne sera pas intervenue au niveau européen. Compte tenu du degré d'interdépendance des économies européennes, la régulation conjoncturelle de l'activité est une question d'intérêt commun. Or, la politique monétaire mise à part, les politiques de régulation de la conjoncture - politiques budgétaires ou salariales - sont des politiques nationales. Cette situation favorise les stratégies individuelles des Etats membres de la zone euro lorsqu'il faudrait au contraire une véritable coordination des politiques économiques. On peut citer à cet égard l'exemple de l'Allemagne, engagée dans une stratégie de désinflation compétitive, fondée sur la maîtrise des coûts salariaux et la conquête de parts de marché à l'exportation. Cette stratégie rapporte évidemment quelques dividendes à l’Allemagne, comme le montrent ses gains récents de parts de marché. Ceux-ci coïncident d'ailleurs de manière troublante avec les pertes de parts de marché enregistrées par la France. Cela n'a toutefois pas pour autant dopé la croissance allemande, en raison de la faiblesse des revenus salariaux et de la consommation.
Que doit faire la France dans ce contexte ? Plutôt que chercher également à maîtriser les coûts salariaux et à s'engager dans cette course à la compétitivité, au risque d'aggraver la dérive déflationniste de la zone euro, notre pays devrait proposer à ses partenaires une réflexion sur une véritable stratégie coopérative en faveur de la croissance. Pourquoi, malgré l'assainissement de la situation financière des entreprises et le redressement de la rentabilité, malgré une épargne abondante et une économie globalement compétitive, l'investissement de la zone euro est-il aujourd'hui inférieur en volume à ce qu'il était en 2000, alors que, depuis dix ans, il a doublé aux Etats-Unis ? Cela tient à une raison finalement assez simple, qu'il faut regarder avec lucidité : la zone euro n’a plus de crédibilité en terme de croissance. Dès lors, une initiative politique et collective de l'Eurogroupe est indispensable pour restaurer la confiance des citoyens et des entreprises européens.

Tout d’abord, l'Eurogroupe doit clairement affirmer sa confiance dans l'euro et rappeler que la monnaie européenne permet à l'ensemble des pays de la zone de profiter durablement de taux d'intérêt bas. Deuxièmement, l'Eurogroupe doit s'exprimer collectivement sur le taux de change euro/dollar, comme l'y invite le traité en vigueur. Le taux de change reste en effet un instrument très important de la politique industrielle. Par ailleurs, l'Eurogroupe doit affirmer que les politiques budgétaires sont aussi au service de la régulation conjoncturelle, dans le respect de la discipline budgétaire. Depuis cinq ans, le débat budgétaire en Europe est indigent car les Etats ne respectent pas les engagements qu'ils prennent à l'égard de leurs partenaires dans le cadre du Pacte de stabilité, ce qui ne contribue certainement pas à restaurer la confiance dans l'économie européenne. Quant au résultat, il est affligeant car depuis que ce pacte a été signé, la politique budgétaire n'a plus joué aucun rôle significatif dans la gestion de la conjoncture européenne. Aux Etats-Unis, le budget a freiné l'activité lorsqu'elle était vive, pour la soutenir massivement après le ralentissement de 2000-2001 : entre 2000 et 2004, le gouvernement des Etats-Unis a injecté l'équivalent de plus six points de PIB dans l'économie. Cette politique recueille aujourd’hui ses fruits : le déficit public américain se résorbe grâce à la croissance retrouvée.

Enfin, si les taux d'intérêt sont les mêmes dans l'ensemble de la zone euro, les conditions de crédit peuvent considérablement varier d'un pays à l'autre, notamment du fait de systèmes financiers très différents. Les écarts de conjoncture observés ces dernières années tiennent d'ailleurs beaucoup à ces disparités. L'Eurogroupe doit donc inviter les pays de la zone euro à unifier les pratiques et institutions par lesquelles se transmet la politique monétaire, pour aller vers un système financier plus homogène. Nous-mêmes, en France, devons rompre avec les règles et pratiques malthusiennes qui, certes, confortent les profits bancaires et rassurent les superviseurs, mais nous coûtent chaque année de la croissance.Maintenir une croissance économique soutenue exige du volontarisme et des mécanismes adaptés : le Gouvernement et les pays de la zone euro ont voulu l'ignorer mais la réalité le leur rappelle aujourd'hui.

Discours de J.M. BAYLET prononcé lors de la convention programmatique de Rennes

Mes chers amis radicaux,
Laissez-moi vous redire, à l’issue de ces deux belles journées de travail militant et républicain, le plaisir immense que j’ai eu à vous retrouver, à parler avec vous, et surtout à vous voir démentir, par votre nombre, par votre enthousiasme et par votre créativité politique, toutes les analyses des pessimistes qui viennent sans cesse prophétiser la mort du citoyen remplacé par le consommateur de vie publique médiatisée. Les citoyens radicaux sont là et bien là, et je vous en remercie.
Merci aussi, à nouveau, à tous ceux qui, autour de nos fédérations de la région Bretagne et avec l’implication remarquable de la direction nationale ont organisé ce beau rendez-vous qui a déjoué, lui aussi, par son excellente organisation, tous les pronostics. Vous avez même convoqué le soleil breton en plein mois de février, ce n’est pas un mince exploit… Au-delà de la plaisanterie, j’y vois un signe -en quelque sorte de météorologie politique- il me semble que les temps qui s’ouvrent nous sourient, comme le ciel. A nous de profiter de cette embellie.


Vous l’avez fait, et bien fait, en travaillant toute la journée -mais c’était la ponctuation de plusieurs mois de travail aussi bien au niveau national que dans vos fédérations- à l’amélioration finale du programme radical. Et vous pouvez être fiers du résultat.
Je ne reviendrai pas en détail sur les trois axes que nous avons retenus comme étant à la fois la vision moderne de la pensée radicale et nos priorités pour l’action politique : l’entreprise au cœur d’une économie équitable ; l’égalité réelle fondement de la cohésion sociale ; la République au cœur du changement.
On vous dira sans doute que tous les partis politiques font désormais le pari de la relance, de l’emploi, de la solidarité en le fondant d’abord sur l’entreprise. Et c’est vrai que nous voyons désormais pas mal de ralliés à l’entreprise affichant la ferveur des nouveaux convertis. Mais en aura-t-il fallu du temps, depuis cette époque où Robert Fabre marquait avec énergie le désaveu par les radicaux du collectivisme économique et de l’étatisation généralisée vers quoi on voulait les entraîner, en aura-t-il fallu du temps pour faire admettre à la gauche que la liberté, la responsabilité mais aussi l’impératif de solidarité peuvent se concrétiser dans l’entreprise, et pour faire admettre à la droite -l’a-t-elle d’ailleurs véritablement accepté ?- que l’entreprise elle-même peut prendre des formes, associatives, coopératives, participatives, d’intérêt général, etc. bref des formes autres que celles du libéralisme pur et dur, de la compétition sans foi ni loi, des diktats de la finance asservissant les hommes ! Vous étiez, vous les radicaux, des précurseurs de cette idée simple mais actuelle : une économie équitable doit être au service de l’homme et non l’inverse. C’est notamment -et vos travaux en témoignent- dans un nouveau rapport entre l’individu et le travail, dans un travail non subi mais choisi, que trouvera à se manifester demain l’humanisme radical.
*
Quant à la vision moderne de l’égalité, là aussi vous avez bien travaillé. Pour les radicaux, la justice n’est pas l’égalité des conditions, l’égalité contrainte des situations, le nivellement des talents, des potentiels et des initiatives par un Etat omnipotent ou soucieux seulement d’une classe sociale ou d’une autre. Pas du tout. La justice que veulent les radicaux c’est l’égalité des droits et des chances, celle qui donne à tous les mérites, à toutes les intelligences, à tous les potentiels créatifs, les mêmes opportunités de s’épanouir individuellement et, ce faisant, d’enrichir la collectivité. Vous êtes, contre tous ceux qui voudraient limiter la liberté au nom de l’égalité et contre tous ceux qui prétendent défendre les libertés au prix de la solidarité, vous êtes la gauche de l’individu, cette gauche qui attend de l’épanouissement, tout au long de sa vie, de chaque citoyen le progrès général de la société.
*
Et cet épanouissement, ce progrès ne sont possibles que grâce aux garanties institutionnelles proposées par la République. Moins que jamais nous ne devons consentir à l’effacement de l’idéal républicain -cette étrange ferveur jamais assouvie, toujours tendue vers une forme supérieure du bien public- derrière les seules formes de l’organisation démocratique.
On peut vivre en démocratie en ignorant ce qu’est la République. C’est le cas lorsque les démocraties ne sont plus que des mosaïques de communautés, de catégories sociales, de groupes ethniques ou de coorporation. Contre cette forme politique de cohabitation des groupes humains, les radicaux ont inventé la République laïque et sont plus que jamais décidés à la défendre mais aussi à l’exporter. La proposer à l’Europe pour sortir de l’impasse où la mettent aujourd’hui aussi bien l’impossibilité pratique d’un fédéralisme purement institutionnel que le désaveu civique d’une dérive européenne purement économique et technique. Mais proposer aussi au monde, aux organisations internationales, aux zones de conflit ouvert, à tous les peuples désemparés par une mondialisation sans principes, proposer à tous donc l’idéal -aujourd’hui utopique certes- d’une République universelle laïque où la marche vers la justice et la paix serait initiée par les garanties apportées à toutes les manifestations de la liberté d’esprit et de conscience.
J’ai suivi vos travaux sur tous ces sujets, j’en ai noté, tout à l’heure, les résultats remarquables et je peux vous dire, devant le programme que vous avez conçu, toute mon immense fierté : décidément les radicaux ne savent pas penser « petit ». Vous avez de belles et de grandes idées.
Trop d’idées, peut-être, diront certains… Et il est bien sûr qu’à voir la maille serrée avec laquelle vous avez tamisé toutes les interrogations sociales, un observateur tout à fait extérieur penserait, incrédule, que ces radicaux ont réponse à tout.
Mais ne vous laissez pas décourager par cette ironie, parce que vous sauriez facilement lui expliquer à quoi doit servir votre programme politique. Hé bien oui ! à quoi sert-il ?
Notre programme sert d’abord à vous identifier. Plusieurs de nos amis l’ont rappelé hier en Comité Directeur, quand on va au devant de nos concitoyens, quand on cherche réponse au désarroi de secteurs entiers de notre société -je pense au désarroi visible et violemment manifesté à l’automne de la jeunesse dans nos banlieues bien sûr, mais aussi à la désespérance des ouvriers sacrifiés sur l’autel des marchés financiers, à la solitude des ruraux que l’aménagement du territoire a oubliés, à la peur de ceux que menacent chaque jour toutes les insécurités, à l’inquiétude que le libéralisme économique mais également le conformisme social font peser sur les plus faibles et sur toutes les minorités- quand on prétend donc ouvrir le dialogue avec tous ceux qui se sont détournés de la politique parce qu’elle les méprisait, il faut avoir en effet réponse à tout. C’est la première utilité de notre programme. Il vous permettra, demain, comme vecteur de ce dialogue civique, de montrer à vos interlocuteurs qu’il existe une vision radicale de chaque difficulté sociale et qu’elle est faite avant tout d’humanisme. Il vous faut affirmer, c’est votre première responsabilité de militant, votre identité singulière, absolument irréductible à aucune autre pensée politique. Et c’est pourquoi je me réjouis aussi que paraisse à l’occasion de cette Convention et en même temps que notre programme pour l’avenir, le guide du nouvel adhérent radical qui rappelle à tous quelle est notre philosophie, dans quels combats historiques se sont forgées nos valeurs et quels grand aînés les ont fait vivre. Vous, radicaux, vous avez le devoir de dire à tous que l’imagination ne serait rien sans mémoire, et que, oui, « l’avenir vient de loin ». Voilà à quoi sert d’abord notre programme : avoir la force de conviction que donne la fierté.
Sa deuxième et grande utilité sera, dès demain, de nourir les nombreuses réunions politiques qu’il nous faudra tenir avec la gauche encore disloquée pour la convaincre de s’unir. Je veux insister un peu plus sur cette fonction unitaire de notre programme que sur sa fonction identitaire. J’y insiste plus car je sais qu’il n’est pas difficile de vous suggérer d’être fiers du radicalisme mais qu’il est un peu plus malaisé de vous convaincre de l’opportunité qui se présente encore à la gauche de répondre à l’attente du pays par l’union, seul moyen de gagner.
Je vous l’ai dit, nous avons senti, ces dernières semaines et notamment ces tout derniers jours, un frémissement, le début d’une prise de conscience.
Certes nous n’en sommes pas encore à l’union en marche, au rassemblement de toute la gauche vers des victoires électorales que seule sa division pourrait faire échapper tant la politique de la droite (…) désespère le pays. Nous ne sommes pas encore au seuil de l’alternance, il s’en faut. Mais enfin, cette gauche traumatisée par le 21 avril 2002, titubant pendant trois ans sans comprendre ce qui venait de lui arriver, frappée à nouveau par le séisme du référendum européen, cette gauche émiettée en autant de factions que d’ambitions présidentielles, cette gauche incapable d’opposer un front solide et de proposer une alternative crédible à l’arrogance cynique d’un Sarkozy, à l’indifférence pateline d’un Raffarin, à l’impuissance verbeuse d’un Villepin, cette gauche là qui paraissait tétanisée, électrocutée, pétrifiée, vient enfin de se réveiller.
On pourra ironiser sur les ambiguïtés de ce réveil, sur les malentendus qui subsistent entre tous les partis de gauche, sur les ambitions qui couvent sous les discours d’union, tout cela existe, c’est vrai, mais il est vrai aussi que lorsqu’on veut faire la paix, il faut commencer par un cessez le feu et que, cette semaine enfin, pour la première fois depuis quatre ans, toutes les forces de progrès se sont assemblées pour discuter au lieu de s’invectiver et de s’excommunier. Tous ceux qui ont assez le sens de leurs responsabilités historiques pour envisager d’exercer le pouvoir se sont enfin parlé.
Il reste beaucoup à faire, et à faire très vite. Mais je veux le dire ici devant vous et de façon nette, respectant, je crois, le mandat que vous m’avez donné au Congrès de Lyon : s’il existe une chance de faire gagner la gauche unie, dans le respect de toutes ses sensibilités, dans un partenariat loyal et équilibré, les radicaux ne seront pas coupables de l’avoir fait échouer.
Puisque l’expectative socialiste due à la multitude des candidats du PS met en échec l’hégémonisme habituel de mes alliés, puisque nos autres partenaires excédés par ce leadership condescendant s’en remettent en quelque sorte à la longue expérience que nous avons de ces rapports tumultueux, et bien les radicaux prennent la main, et ils la prennent pour aiguillonner l’attelage de l’union.
Nous avons assuré dès cette semaine une sorte de coordination, je dirai presque « administrative », de ce rassemblement esquissé. Communication sur le contenu du sommet de la gauche, mise au point des tracts communs et de la pétition populaire contre le CPE, ce sont les radicaux qui ont immédiatement traduit en gestes concrets, visibles par nos concitoyens, le désir d’unité à peine manifesté.
Et puis tout aussitôt nous avons proposé une méthode, une procédure propre à garantir qu’en effet le rassemblement de la gauche répondra aux attentes du pays et respectera l’équilibre entre les forces qui la composent, je veux parler du mécanisme des primaires « à l’italienne ». Puisque même la légitimité socialiste est éclatée en une dizaine de pré candidatures -aussi nombreuses, en vérité, que les miroirs tendus par les médias-, puisque les autres formations n’offrent pas de candidats à la présidentielle susceptibles de réunir la gauche dès le premier tour, seul l’appel aux citoyens qui espèrent dans cette union peut nous aider à sortir du cercle rouge où nous nous sommes enfermés : si les primaires ne sont pas très rapidement organisées, le processus incertain de la désignation du candidat socialiste nous obligerait dans huit ou neuf mois à accepter le choix -qui nous serait alors imposé- d’un candidat aujourd’hui ultra minoritaire dans son propre parti. Et comme nul ne l’accepterait, la division de la gauche aurait dès lors les mêmes effets mortifères qu’en 2002 et pour les mêmes raisons. Mais alors, devant le pays, nous serions inexcusables.
Je le dis très fermement : il existe encore une chance de rassembler la gauche il faut la saisir d’urgence.
Mais les radicaux, s’ils sont aujourd’hui les plus actifs et les plus résolus en faveur de l’union, ne peuvent, c’est une évidence logique, être seuls à la mettre en œuvre. Si l’irresponsabilité de l’extrême gauche -que nous avons, pour notre part, définitivement enregistrée- devait être accompagnée par la persistance de divisions socialistes suicidaires (et je pèse mes mots), alors nous aurions non seulement le droit mais le devoir d’avoir notre propre candidat et de proposer nos propres idées à l’approbation populaire.
Je vous l’ai dit à Lyon et répété à Arles, je vous le confirme aujourd’hui : nous ne laisserons pas nos partenaires nous entraîner dans une défaite programmée et quasi volontaire. Dès le début de l’automne nous dresserons le bilan des tentatives de rassemblement et si la dynamique d’union programmatique et stratégique est en échec, au moins provisoire, nous la relancerons par une candidature radicale dont le premier objectif sera d’élargir, pour un rassemblement ultérieur où nous serons peut-être mieux placés, le terrain d’une future majorité de progrès.
Entendez bien, mes chers amis, chacun des mots que je prononce (et ne me dites pas ensuite que je ne m’étais pas clairement exprimé) : une future majorité de progrès. Cela signifie que toujours l’élection présidentielle -c’est l’esprit même de cette institution- a été marquée par une ouverture politique sauf dans le scénario inédit de 2002. Cela signifie encore que, pour gagner, la gauche devra, au deuxième tour au moins, rassembler, outre ses électeurs traditionnels, des forces qui ne lui sont pas acquises. Cela signifie également que l’intensité et la cruauté des divisions qui traversent la droite laisseront nécessairement des électeurs républicains mais aussi des responsables partisans désorientés. Cela signifie enfin que les radicaux auront, dans ce cas de figure, la responsabilité de dessiner la nouvelle configuration politique permettant de battre la droite extrême alliée à l’extrême-droite.
Et alors oui, vos idées, votre programme seront nécessaires. Plus seulement pour vous identifier, plus seulement pour élaborer une plateforme comme on cherche un plus petit dénominateur commun, mais pour fixer une partie de l’opinion, à la recherche d’une perspective nouvelle faite de dynamisme économique et de solidarité sociale, faite de liberté individuelle et de justice collective, faite de laïcité scrupuleuse et d’humanisme respectueux. Croyez-moi, dans ce cas-là, la gauche sera bien heureuse que les radicaux aient gardé intactes leurs capacités de dialoguer avec le pays.
Je sais, votre bouillant désir d’action militante et surtout votre impatience : qui ? Qui ? Qui sera notre candidat ?
Vous savez tous aussi que je ne sortirai pas de la feuille de route que vous m’avez tracée. Vous savez tous quel pourrait être le nom de notre candidat, quel pourrait être celui de notre candidate, ou mieux encore, quels pourraient être ensemble les noms de nos deux candidats. Vous le savez bien. Mais je ne me conduirai pas comme un chef de faction socialiste ni vous comme une minorité décidée à nuire pour exister. Aussi longtemps que subsisteront les chances d’une large union sur les bases que j’ai rappelées, je n’irai pas, rabâchant en une pré campagne exaspérante, que nous sommes d’ores et déjà déterminés à aller jusqu’au bout avec notre propre candidat.
Mais je ne nous laisserai pas enfermer. Et le moment venu, je vous dirai tout aussi clairement : « allons-y sous notre propre drapeau et tentons, par nos propres moyens, de faire gagner la gauche même malgré elle ».
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Vous pouvez avoir confiance dans l’avenir parce que nous l’avons bien préparé.
Des luttes politiques terriblement difficiles s’annoncent mais je peux vous garantir que vous allez y participer. Ne relâchez pas votre effort. Continuez le magnifique travail que vous avez conduit. Je vous ai remerciés et félicités pour aujourd’hui. Je vous promets que votre attente, que vos espoirs ne seront pas déçus demain.
Vous le sentez, le vent se lève. Qu’il porte très loin les idées dont vous l’avez fécondé !

jeudi, février 09, 2006

Petite pause


Bonne nouvelle l'ouvrage, La laïcité face aux défis du XXIe siècle, dont j'ai coordonné la rédaction est sorti de l'imprimerie et sera bientôt en librairie.
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Une autre bonne nouvelle à annoncer, sur la cartographie réalisée par l'observatoire des blogs d'hommes politiques, mon blog apparait parmi les principaux blogs PS-PRG-MRC (un peu isolé sur la gauche - pensez à activer la fonction "afficher les titres")
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A partir de demain, je suis à Rennes pour la convention du PRG pour valider notre programme pour une gauche moderne en 2007. Pas de nouveaux messages ici pendant une petite semaine au moins, je vais prendre aussi un peu de repos. Fin février, le PRG 95 organisera une conférence de presse pour présenter le programme radical pour 2007.
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Vous pouvez quand même lire les 310 messages que j'ai publiés depuis que j'anime ce blog en attendant mon retour.

Violences contre les femmes en France, "une affaire d'Etat" selon Amnesty

Dans un rapport paru mercredi 8 février, Amnesty International estime que la question de la violence contre les femmes est l’"un des plus grands scandales en matière de droits humains".

Selon ce document, le premier du genre consacré à ce problème en France, près d'une femme sur dix est victime de violences en France et une femme meurt tous les quatre jours sous les coups de son compagnon.
L’organisation critique la "timidité" de la justice, la "mauvaise connaissance des droits des victimes" et l'absence d'une "véritable prévention" et de formation adéquate de policiers, magistrats, travailleurs sociaux ou médecins. Elle dénonce "une affaire d'Etat" au sein d’"une société alimentée par un système culturel, social, économique, discriminatoire".
"Toutes ces violences ont pour point commun d'être fondées sur une discrimination de genre (...) Cette violence spécifique s'exerce sur les femmes avant tout parce qu'elles sont femmes", assure la présidente d'Amnesty France Geneviève Sevrin.
Amnesty souligne par ailleurs les difficultés et même "l'enfer" que vivent ces victimes, qui font parfois l'objet de "représailles économiques" de leur conjoint lorsqu’elles osent le dénoncer et demande une plus grande sévérité contre les auteurs de violence.
L'organisation réclame "un traitement judiciaire des victimes ainsi qu'un accompagnement social efficace", une "coordination et une politique volontariste" ainsi qu'une "sensibilisation et une vraie campagne d'information soutenue par l'Etat".
Elle évoque aussi la situation d’environ 14 000 femmes en France, "victimes de traite à des fins de prostitution", originaires des pays de l'Est, des Balkans, d'Afrique du nord, d'Afrique subsaharienne et d'Asie.
Amnesty recommande au gouvernement "de mettre en oeuvre une stratégie globale de lutte contre la traite des êtres humains centrée sur la protection des victimes", appelant la France "à signer, ratifier la Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains".

mercredi, février 08, 2006

La gauche organise une riposte face à la politique de la droite

d'après Laure BrettonPARIS (Reuters) -
Les partis de gauche ont entamé mercredi leur lente marche vers les élections présidentielle et législatives de 2007 en se dotant d'un comité de riposte permanent contre la politique de la droite.Les participants du "sommet de la gauche", le premier depuis la débâcle de 2002, ont préféré ranger derrière la photo de famille les sujets qui fâchent, notamment le contenu exact de l'alternative et surtout la question des candidatures présidentielles.Au terme de trois heures de discussions "très souriantes et sans langue de bois", selon Laurent Fabius, tous préféraient mettre l'accent sur la dynamique enclenchée à La Mutualité après la bataille fratricide sur la Constitution européenne l'an dernier.Le simple fait que la réunion ait eu lieu semblait suffire au bonheur de tous.

"Nous avons embrayé la marche avant", s'est réjoui Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), qui a senti "une volonté plus qu'affirmée, incroyablement forte, de battre la droite en 2007".
"Chaque étape est importante et la première vient d'être franchie victorieusement. C'est une bonne nouvelle pour les électeurs de gauche", a estimé pour sa part François Hollande.
Le Parti socialiste aurait bien aimé entrer plus rapidement dans le vif du sujet, et notamment discuter d'un éventuel "contrat de gouvernement" avec ses anciens partenaires de la "gauche plurielle". Le mot n'a pas été prononcé mercredi mais le premier secrétaire du PS n'en démord pas."Nous avons une gauche rassemblée pour protester, contester, riposter au gouvernement. Nous avons une gauche rassemblée pour débattre et, je l'espère, nous aurons demain une gauche rassemblée pour proposer ensemble un contrat au pays", a-t-il expliqué.
NE PARLEZ PLUS DE GAUCHE PLURIELLE
Les dix formations de gauche se sont entendues sur la création d'une "structure de liaison souple et ouverte" pour riposter à la droite. Elle devrait se réunir une fois par mois.La directive européenne sur la libéralisation des services et le projet de loi Sarkozy sur l'immigration seront les prochaines cibles de la gauche, qui a également décrété une "mobilisation unitaire" contre le contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin.
Les Radicaux de Gauche du Val d'Oise saluent avec joie ce premier accord qui en préfigure d'autres, avec LA GAUCHE RASSEMBLEE, l'espoir est de retour !

Sommet de la gauche - revue de presse

A ECOUTER • «Combattre la droite», «rassembler lagauche»Les partis de gauche, jusque-là très désunis, sont parvenusmercredi à s'entendre sur un dispositif de riposte rapide contre legouvernement et de préparation des élections de 2007.
par Johana SABROUX
LIBERATION.FR : mercredi 08 février 2006 - 17:37
>télécharger le Mp3
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La gauche organise une riposte face à la politique de la droite mercredi 08 février 2006 (Reuters - 16:42) par Laure Bretton
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La gauche, responsable, s'unit face à la droite
Mercredi 8 février, PS, PCF, PRG et Verts, mais aussi MRC,Alternative citoyenne, l'Association pour une Gauche Républicaine, leMARS, et Régions et peuples solidaires, se sont retrouvés à la Mutualité, pour un sommet de la gauche très attendu. A la sortie de la réunion, Daniel Vaillant, secrétaire national du PS aux relations extérieures, fait le bilan.
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La gauche créée un "comité de riposte" contre la droite
Challenges.fr 08.02.2006 13:04
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Les partis de gauche créent un groupe de riposte contre la droite
AP 08.02.06 14:11

mardi, février 07, 2006

Les Radicaux de gauche et le CPE

Le tract des jeunes radicaux de gauchecontre le CPE est à télécharger vous pouvez aussi télécharger le 4 pages.

Le « Contrat Présidentielles En vue » Bernard CASTAGNEDE
Ou comment embaucher en 2006 pour congédier en 2008
Le Contrat Première Embauche porte la marque d'une gestion politicienne de la question de l'emploi .
Mission locale de Poissy : polémique autour du CPE !
par Eddie Aït, conseiller régional d'Ile-de-France
http://www.eddieait.com/article-1816868.html

Florent Michelot, JRG
Non à l'institutionnalisation de la précarité ! Non au CPE !
MOBILISATION GENERALE !
Blog riposte radicale

Jeunes Radicaux de Gauche
Villepin invente les soldes sociales !
Blog riposte radicale

Franck Martin, maire de Louviers
Le CPE : aubaine pour une gauche en panne.
Visite de lycéens contre le CPE

Thierry Braillard, vice-président du PRG
CPE : un formidable bond ... en arrière !
http://prg-le-havre.over-blog.org/article-1710991.html

Romain Carayol, PRG Sèvres
Contrat Précarité Exclusion
http://romain.carayol.over-blog.com/article-1747975.html

Démocratiser l'élection présidentielle

L'élection du président de la République au suffrage universel direct a bouleversé le fonctionnement de nos institutions. En effet, c'est ce scrutin qui polarise toute la vie politique française, si bien que chaque parti est obligé d'avoir un candidat s'il veut exister. Ce phénomène a pour conséquence d'accentuer la dispersion des voix avec le résultat que l'on a vu en 2002. Face à cette situation les électeurs ont eu une réaction de "vote utile" lors des scrutins suivants qui en fait les prisonniers des deux grands partis, le PS et l'UMP, en-dehors de ces deux là point de salut, et les voix qui se portent sur d'autres candidats sont des voix perdues. Si bien que l'un comme l'autre peuvent s'enfermer dans leur autisme et traiter leurs partenaires avec mépris. La bipolarisation est en marche avec les effets néfastes qu'elle porte en elle...
Deux solutions s'offrent à nous pour sortir du piège de la bipolarisation et de ses conséquences mortifères pour la démocratie.
On peut imaginer d'organiser des primaires, sur le modèle Italien pour permettre à tous les militants de gauche de désigner leur candidat pour la présidentielle. Mais pourrons nous sortir de l'opposition ouistes, nonnistes héritée du referendum sur le TCE? Chevènement a déjà annoncé qu'il serait candidat si le non de gauche n'était pas présent au 1er tour des présidentielles. En plus le problème des primaires c'est qu'on en revient à la case départ une fois qu'on adésigné un candidat "commun", les petits partis ne participent pas à l'élection présidentielle. En plus, comme le PS désignerait son candidat à la primaire en interne, et que son poids en militant lui assure la victoire dans les primaires. Tous les électeurs de gauche se retrouveraient ensuite embarqué derrière son candidat, et on revient au problème de départ.
Je ne sais pas si vous avez lu le rebond de Libé sur l'apparentement paru il y a quelques jours. Mais il me semble que ce serait une solution beaucoup plus intéressante. Il s'agirait de permettre aux candidats qui le souhaiteraient de s'apparenter en vue du second tour. Pour ce second tour, un apparentement serait considéré comme un seul candidat, ce qui signifierait que c'est le total des voix des candidats apparentés qui serait pris en compte pour l'accession au second tour et qui viendrait en compétition avec le nombre de voix obtenu par chacun des candidats non apparentés.
"Si ce système avait été en vigueur en 2002, on aurait pu imaginer un apparentement entre Jospin, Mamère, Taubira et Chevènement, qui aurait regroupé la gauche démocratique et permis à Jospin, le mieux placé au sein de cet apparentement, de concourir pour le second tour."
L'avantage de ce système, c'est d'une part qu'il permet aux petits partis d'exister et de participer pleinement au débat démocratique et d'autre part de libérer les électeurs qui se sentent piégés par le "vote utile". Toutefois pour être mise en oeuvre avant l'élection de 2007, elle nécessiterait une modification de l'article 7 de la Constitution. Or la tradition républicaine veut qu'on ne modifie le régime d'une électiondans l'année qui la précède.
On le constate donc le piège de la bipolarisation est en marche, et pour en sortir il faudra essayer d'imposer la moins mauvaise des solutions. Pour ma part je pense que l'apparentement, même s'il nous oblige à bousculer un peu nos traditions et la meilleure voie.

lundi, février 06, 2006

Le débat sur les caricatures

Les positions des Radicaux de Gauche :

LA LIBERTE DE PENSEE N’EST PAS NEGOCIABLE ! par Gérard Delfau
http://cergy-2008.blogspot.com/2006/02/la-liberte-de-pensee-nest-pas.html

L'affaire des caricatures : de la liberté de pensée au respect de la pensée des autres, par Bernard Castagnède

Caricatures et blasphèmes, par Pascal-Eric Lalmy
http://cergy-2008.blogspot.com/2006/02/caricatures-et-blasphmes.html

Non à l'intolérance!, par Yves Bertrand
http://prg-le-havre.over-blog.org/article-1769061.html

Mahomet caricaturé par la presse européenne, par Karim Meklat
http://meklat.prg07.org/blog.php?id_blog=1&id_article=21

LA LIBERTE DE PENSEE N’EST PAS NEGOCIABLE !

Depuis le 30 septembre 2005, les réactions hostiles se multiplient contreJyllands-Posten qui a publié des caricatures de Mahomet. La reproductionpar France Soir de ces mêmes dessins a amplifié le mouvement deprotestation qui a pris une tournure inacceptable.
Que des Islamistes militants manifestent contre la liberté de conscience etcontre la liberté d’expression en proférant des menaces de mort, cela nousle savions possible. Ce qui nous semble plus alarmant, c’est la « Sainte Alliance » qui s’est faite jour autour de ces diverses publications. Des religieux de toute confession ont apporté leur soutien à ceux qui remettent en cause la liberté d’expression.
Ce qui nous alerte également, c’est la démission de la société civile face aux menaces extrémistes : les excuses de certains, le limogeage d’un journaliste libre, le silence que l’on s’impose, en un mot, la peur face aux menaces, la démission devant le danger, la lâcheté devant le combat. Pourtant, l’enjeu est de taille : il s’agit de défendre les valeurs fondamentales des sociétés démocratiques.
Nous demandons instamment aux autorités françaises de ne pas céder face à des manœuvres d’intimidation orchestrées. Les mouvements de foule auxquels nous assistons à l’étranger sont tout sauf spontanés. Nous considérons que le blasphème ne saurait être pris en considération dans un état laïque.
Nous affirmons que manifester un désaccord avec des croyances ou des opinions ne peut être considéré comme la manifestation d’un racisme quelconque. Nous affirmons que la Liberté de pensée la Liberté d’expression et a fortiori la Liberté de la presse sont des valeurs fondamentales de l’Europe, de la France laïque et républicaine et la source du progrès de nos sociétés.
La Liberté de pensée et d’expression n’est pas négociable. Il n’y a rien à céder à des mouvements totalitaires ou rétrogrades qui rêvent de récupérer, au détriment de la société civile, un pouvoir que la laïcité leur fait perdre.
Gérard Delfau, président d'Egale, sénateur PRG de l'Hérault

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