Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

Ma photo
Nom :
Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

mardi, février 07, 2006

Démocratiser l'élection présidentielle

L'élection du président de la République au suffrage universel direct a bouleversé le fonctionnement de nos institutions. En effet, c'est ce scrutin qui polarise toute la vie politique française, si bien que chaque parti est obligé d'avoir un candidat s'il veut exister. Ce phénomène a pour conséquence d'accentuer la dispersion des voix avec le résultat que l'on a vu en 2002. Face à cette situation les électeurs ont eu une réaction de "vote utile" lors des scrutins suivants qui en fait les prisonniers des deux grands partis, le PS et l'UMP, en-dehors de ces deux là point de salut, et les voix qui se portent sur d'autres candidats sont des voix perdues. Si bien que l'un comme l'autre peuvent s'enfermer dans leur autisme et traiter leurs partenaires avec mépris. La bipolarisation est en marche avec les effets néfastes qu'elle porte en elle...
Deux solutions s'offrent à nous pour sortir du piège de la bipolarisation et de ses conséquences mortifères pour la démocratie.
On peut imaginer d'organiser des primaires, sur le modèle Italien pour permettre à tous les militants de gauche de désigner leur candidat pour la présidentielle. Mais pourrons nous sortir de l'opposition ouistes, nonnistes héritée du referendum sur le TCE? Chevènement a déjà annoncé qu'il serait candidat si le non de gauche n'était pas présent au 1er tour des présidentielles. En plus le problème des primaires c'est qu'on en revient à la case départ une fois qu'on adésigné un candidat "commun", les petits partis ne participent pas à l'élection présidentielle. En plus, comme le PS désignerait son candidat à la primaire en interne, et que son poids en militant lui assure la victoire dans les primaires. Tous les électeurs de gauche se retrouveraient ensuite embarqué derrière son candidat, et on revient au problème de départ.
Je ne sais pas si vous avez lu le rebond de Libé sur l'apparentement paru il y a quelques jours. Mais il me semble que ce serait une solution beaucoup plus intéressante. Il s'agirait de permettre aux candidats qui le souhaiteraient de s'apparenter en vue du second tour. Pour ce second tour, un apparentement serait considéré comme un seul candidat, ce qui signifierait que c'est le total des voix des candidats apparentés qui serait pris en compte pour l'accession au second tour et qui viendrait en compétition avec le nombre de voix obtenu par chacun des candidats non apparentés.
"Si ce système avait été en vigueur en 2002, on aurait pu imaginer un apparentement entre Jospin, Mamère, Taubira et Chevènement, qui aurait regroupé la gauche démocratique et permis à Jospin, le mieux placé au sein de cet apparentement, de concourir pour le second tour."
L'avantage de ce système, c'est d'une part qu'il permet aux petits partis d'exister et de participer pleinement au débat démocratique et d'autre part de libérer les électeurs qui se sentent piégés par le "vote utile". Toutefois pour être mise en oeuvre avant l'élection de 2007, elle nécessiterait une modification de l'article 7 de la Constitution. Or la tradition républicaine veut qu'on ne modifie le régime d'une électiondans l'année qui la précède.
On le constate donc le piège de la bipolarisation est en marche, et pour en sortir il faudra essayer d'imposer la moins mauvaise des solutions. Pour ma part je pense que l'apparentement, même s'il nous oblige à bousculer un peu nos traditions et la meilleure voie.

sites&blogs Annuaire politique