Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

vendredi, février 03, 2006

Pour UFC-Que Choisir, l’eau est trop chère dans les grandes villes françaises


L'association de consommateurs assure que l'eau est facturée une fois et demie de plus que ce qu'elle coûte dans les grandes villes françaises, et jusqu'à plus de deux fois en Ile-de-France.

Selon l’UFC-Que Choisir, "les prix de l'eau des villes de plus de 300 000 habitants sont beaucoup trop élevés" et "les services des eaux constituent des profits inacceptables sur ces marchés". Le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF), le plus grand de France, facture ainsi son eau "2,5 fois plus cher que ce qu'elle coûte", avec "une marge nette de 59%", selon l’étude de l'UFC. Le surcoût pour les 4 millions de consommateurs desservis par ce syndicat, qui regroupe 144 communes de banlieue parisienne, dépasserait "les 200 millions d'euros par an".
Selon l’étude de l’association, qui concerne 31 villes, Lyon facture l'eau 1,7 fois plus cher que son prix de revient estimé (entre la distribution et l’assainissement), Strasbourg et Nantes 1,5 fois et Paris 1,4 fois. En revanche, les situations sont diverses dans les villes moyennes : Reims facture l’eau 1,7 fois plus cher que le prix de revient, tandis que d’autres villes proposent une eau proche de son prix de revient. Le prix constaté dans les petites villes, jugé globalement satisfaisant, est parfois même inférieur au prix de revient estimé.
Pour les grandes villes, le taux de marge nette, qui permet de chiffrer la rentabilité d'une activité, est "beaucoup plus élevé" dans le secteur de l'eau que dans la plupart des autres secteurs d'activité en France, note l'association.
L'UFC propose de réintroduire de la concurrence en faisant des régies une "véritable alternative" et de confier une mission d'information au Parlement sur les moyens de mettre fin à la concentration en étudiant la possibilité de "démanteler" Veolia et Lyonnaise des eaux qui "se partagent le marché des grandes villes"Les collectivités peuvent en effet gérer leurs services des eaux en direct via une régie ou en délégation à des entreprises privées.
"Nous ne disons pas qu'il faut promouvoir les régies", précise cependant Alain Bazot, président de l’association. En effet, certaines régies dégagent des marges importantes, pas forcément inférieures à celles des délégations de service public confiées à des entreprises privées, selon l'étude.
L'UFC réclame également un avis obligatoire du Conseil de la Concurrence pour les renouvellements de contrat des villes de plus de 100.000 habitants et la création d'un Haut conseil de l'eau pour établir des normes et des comparatifs de prix.
Le SPDE (syndicat professionnel des entreprises de services d'eau et d'assainissement), qui représente les entreprises privées, a estimé que les résultats de l'étude sur le coût de l'eau "ne sont pas fiables".

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