Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

Ma photo
Nom :
Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

dimanche, février 05, 2006

Proposition de DSK n°2 La lutte contre la société précaire

Je reprends mes commentaires sur les propositions de DSK, aujourd'hui je reviens sur sa proposition n°2 de taxer les entreprises qui emploient des gens en "contrat précaire" (CDD, etc.).
Voici une proposition plutôt séduisante à première vue. Effectivement il paraît censé d’inciter les entreprises à employer du personnel en CDI par le biais d’un avantage fiscal. Toutefois, il ne faut pas oublier que d’une part certaines entreprises réputées pour avoir une politique sociale lamentable (restauration rapide, grande distribution, etc.) ne proposent que des CDI et d’autre part que le gouvernement a lancé une véritable offensive contre le CDI pour mettre en place un contrat de travail unique. Si bien qu’on peut s’interroger sur la faisabilité de ce projet. En plus si le gouvernement met en place le contrat unique, est-ce que la gauche le remettra en question ? La droite a l’habitude de remettre en cause les acquis sociaux, mais malheureusement la gauche ne revient pas toujours sur les reculs de la droite.

En plus, ce genre de propositions angélique ignore la réalité de l’entreprise qui est confrontée à un marché de plus en plus globalisé. Elle relève d’une vision fictive de l'entreprise et de la concurrence mondiale qui est trop développée à gauche. En réalité, la seule chose qui retient d'embaucher dans des entreprises qui voient des marchés s'ouvrir ou s'agrandir - et ce jusqu'à dire "tant pis, on laisse passer l'opportunité" - est la peur, en cas de retournement, de ne pouvoir licencier, ou trop tard, ou à coût trop élevé. Les dirigeants honnêtes préféreront payer l'impôt, les autres joueront des déficits, de la liquidation, et de tant d'autres "trucs". La sécurisation des travailleurs doit être assurée, mais par la collectivité et non par l'entreprise qui ne PEUT le faire en cas de difficulté. On voit bien d’ailleurs comment les systèmes de retraite financés par les constructeurs automobiles Américains sont en train de couler Ford et General Motors.

En fait la solution est sans doute à rechercher dans la doctrine solidariste, qui offre les outils nécessaires pour libérer les entreprises d’un coté et protéger les hommes de l’autre en organisant la solidarité entre les entreprises et les travailleurs dans un système gagnant gagnant. En effet l’entreprise peut profiter de toutes les aubaines grâce à une flexibilité maîtrisée et les travailleurs bénéficient d’une sécurité garantie par la solidarité nationale financée par l’impôt. Les bénéfices des grands groupes et des entreprises innovantes qui profitent de la mondialisation, et les salaires de ceux qui ont les emplois « gagnants » finançant l’accompagnement des celles et ceux qui doivent à un moment de leur vie se reconvertir vers un autre emploi. Il y a aussi, dans la même veine philosophique, une réflexion à engager sur les moyens de soutenir l’économie sociale pour l’aider à relever le défi de l’efficacité qui lui est lancé par les grands groupes mondialisés.

sites&blogs Annuaire politique