Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

vendredi, mars 31, 2006

Pour un parcours d'activité sécurisé



L'interview de Jean-Michel Baylet, président du PRG dans l'Humanité Dimanche, du 30/03 au 05/04.

Immigration : un projet de loi très critiqué

Nicolas Sarkozy a présenté mercredi 29 mars au Conseil des ministres un projet de loi qui entend privilégier une immigration "choisie", dénoncé par de nombreuses organisations.
Le nouveau projet de Nicolas Sarkozy est fondé sur l'idée que "l'immigration demeure aujourd'hui sans rapport avec les capacités d'accueil de la France et ses besoins économiques". Le ministre de l'Intérieur veut encourager l'immigration "à des fins professionnelles" qui représenterait "à peine" 7% des flux. Selon un rapport présenté en février au comité interministériel de contrôle de l'immigration (CICI), si les flux migratoires réguliers se sont stabilisés en France en 2004 et 2005, l'immigration pour motifs familiaux n'a cessé d'augmenter: de 63 000 personnes en 2000 à 102 000 en 2004.
Pour corriger la tendance à une "immigration subie", le projet durcit les règles d'entrée et de séjour des étrangers. Ainsi, les régularisations automatiques accordées aux étrangers entrés illégalement en France depuis plus de dix ans seront supprimées. Un étranger ne pourra demander à être rejoint par sa famille qu'après un séjour régulier en France de 18 mois et non plus un an, à condition qu'il gagne au moins le Smic grâce à son travail et non aux allocations.
Pour favoriser l'immigration "choisie", un titre de séjour "capacité et talents" valable trois ans sera remis à des étrangers dont "la personnalité et le talent constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la France". La délivrance et le renouvellement de titres de séjour pour les étudiants, dont le projet aura été préalablement validé par leur pays d'origine, seront également facilités.
Les migrants admis pour la première fois en France et souhaitant s'y installer durablement devront signer un "contrat d'accueil et d'intégration" et recevront une "formation civique et linguistique". Le gouvernement présentera au Parlement des "objectifs quantitatifs prévisionnels pluriannuels". Le premier rapport aux élus sera remis en juillet 2006.
Le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable qui s'est constitué fin 2005 pour lutter contre ce projet, en a dénoncé mercredi "la philosophie utilitariste". Le collectif qui, outre de nombreuses associations comme la Cimade, le Gisti ou Anafé, regroupe le PCF, la LCR et les Verts, considère que, "dans cette période préélectorale (...), le gouvernement s'apprête à mener une nouvelle bataille destructrice sur le statut des étrangers". "Cette réforme n'est pas une réforme de plus: elle constitue une véritable rupture en ce sens que, pour la première fois, on désigne officiellement comme « immigration subie » l'immigration de famille". Selon le PS, le projet sur l'immigration "risque de développer l'injustice et le désordre et va multiplier les situations d'irrégularité et de précarité".

mercredi, mars 29, 2006

Interview sur VOtv

J'ai enregistré ce matin un entretien avec Olivier Zanetta au sujet de la publication du livre la laïcité face aux défis du XXIe siècle.

Cet entretien qui s'est déroulé dans une ambiance très décontractée, sera diffusé jeudi soir vers 19h30 sur VOtv.

http://www.votv.info/

L'entretien devrait être en ligne sur le site de VOtv vendredi matin.

mardi, mars 28, 2006

Mobilisons nous contre le CPE

La mobilisation contre le CPE est chaque jour plus importante, les manifestations d’aujourd’hui devraient démontrer l’ampleur de la contestation. Les Français refusent que l’on infantilise la jeunesse avec le CPE.

Les relations entre celui qui a besoin d'une force de travail (l'employeur) et celui qui fournit une force de travail (le salarié) doivent reposer sur un contrat de droit privé qui engage les deux contractants avec des obligations réciproques. La rupture du contrat par l'une des deux parties contractantes doit être sanctionnée comme pour n'importe quel contrat. Si l'un des deux acteurs est en situation de faiblesse et que le contrat ne peut être réalisé dans des conditions équitables il faut corriger le rapport de force, soit par des droits (syndicaux par exemple), soit par la loi (interdire le licenciement d'une femme parce qu'elle est enceinte par exemple). Le problème c'est qu'aujourd'hui l'UMP propose des solutions du XIXe siècle aux problèmes du XXIe. La complexification du droit du travail ne fait que répondre à la complexification de la société. Le CPE est une fausse bonne idée car il contribue à déséquilibrer les rapports entre l'employeur et l'employer et qu'il n'offre aucune garantie à celui qui est embauché en échange des facilités accordées à l'employeur.

Les jeunes de France ne veulent pas seulement un emploi. Ils veulent tenir, dans les entreprises, toute la place qui appartient à ceux qui les font vivre. Ils veulent à juste titre un emploi durable, pour pouvoir bâtir un projet de vie. Le refus du CPE est plus qu'un combat pour l'emploi. Il est un combat pour l'homme, qu'aucune considération pour les prétendus avantages d'un marché du travail flexible ne doit conduire à regarder comme une simple marchandise. C’est aussi un combat pour la démocratie, car quelle liberté aura demain le citoyen muselé dans son entreprise s’il ne peut plus exprimer ses opinions en public de peur d’être licencié ?
Le refus catégorique du Premier Ministre de prendre en compte le rejet manifeste du CPE par une grande majorité de la population, et spécialement par la jeunesse, première concernée, ouvre une crise entre le pouvoir et l'opinion, qui ne peut être sans danger. La France a besoin de réformes économiques et sociales. Celles qui réussiront parce qu'elles reposeront sur le dialogue entre partenaires, sur l'espoir d'un avenir plus sûr pour chacun, sur la confiance de la nation dans l'écoute de ses élus. Aucun succès n'est à espérer d'une entreprise fondée sur le rapport de force. Il n’est pas utile d’opposer la rue et le Parlement, en démocratie les lois sont certes votées par la représentation nationale. Mais elles peuvent être débattues, contestées et combattues par les citoyens quand le Parlement, caporalisé, n’a pu en débattre librement !

Le Premier Ministre a adopté sur le CPE une démarche Bonapartiste bien éloignée de l’image de Gaulliste sociale qu’il a tenté de donner de lui-même. Autoritarisme, mépris du Parlement, refus de dialogue, voilà le vrai visage du Premier Ministre apparatchik qui gouverne la France aujourd’hui.

lundi, mars 27, 2006

CPE : appel à la grève pour le 28/03

L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de manifestation et à une grève générale le 28 mars prochain pour faire céder Dominique de Villepin et son fameux CPE.
On a à nouveau pu me voir dans le 20 h de France 2. Ils ont rediffusé un extrait du reportage de décembre dernier pour illustrer l'appel à la grève dans l'éducation nationale pour 28/03.

dimanche, mars 26, 2006

radios libres en danger

Le gouvernement continue son offensive contre nos libertés et il s'attaque maintenant aux radios libres et aux radios associatives.

Les radios non commerciales sont financées, pour une large part, et depuis 1986, par un Fonds de soutien à l'expression radiophonique, selon un processus d’attribution essentiellement automatique, à l'instar de ce qui existe pour les aides à la presse écrite. Le projet de décret fixant le fonctionnement du nouveau FSER revenait à conditionner l’octroi d’une partie substantielle de la subvention annuelle à l’acceptation préalable, par les pouvoirs publics, de projets éditoriaux présentés par les radios associatives.

Ce qui signifie que l'Etat se donne un droit de regard sur la ligne éditoriale des radios associatives et peut ainsi couper les financements de celles dont les discours, les idées ou le projet ne conviendraient pas au pouvoir en place.

Je vous invite donc à visiter le site radios en danger et à signer la pétition en ligne :

http://radiosendanger.free.fr/

Je vous invite aussi à visiter le site de RGB notre radio locale sur Cergy-Pontoise :
http://www.radiorgb.net/

SHAMY au Forum de la FNAC Cergy Samedi 1 avril à 15h00

L’Association de Culture Berbère du Val d’Oise et la FNAC Cergy vous convient à une rencontre autour des contes kabyles avec SHAMY

Shamy a quitté son village pour la France à dix-huit ans avec plus de 150 contes gravés dans son esprit où sommeille encore le petit garçon bercé par la voix mélodieuse de sa grand-mère qui lui apprit la beauté et la sagesse et à qui il tient à rendre hommage, ainsi qu’à toutes les gardiens(nes) du temple contribuant à la sauvegarde du patrimoine oral de l’Afrique du Nord. En effet, le co-fondateur en 1967 de l’historique groupe « Les Abranis » qui a révolutionné la chanson kabyle vient de produire des contes pour enfants en 5 CD accompagnés par des livrets : les trois premiers volumes bilingues en kabyle et français, le quatrième volume en kabyle, le cinquième en français pour permettre à tout le monde d’y avoir accès.

Suivie d’un buffet de gâteaux traditionnels et de thé.

Entrée libre dans la limite des places disponibles Rencontre animée par Moh CHERBIRenseignements : 01 30 30 64 17 ou acbvo@acbvo.com et www.acbvo.com

samedi, mars 25, 2006

Planète Radicale

Emploi : après le CPE, sécuriser, et non précariser 24/03/2006 , par Bernard Castagnède
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Diversité des origines et des cultures de la Communauté nationale, par Gérard Charasse
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CPE: La droite doit s'appliquer à elle-même le sens des responsabilités, par Guillaume Lacroix
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Et si on parlait du statut de l’élu ? ...ça faisait longtemps... Par Karim MEKLAT
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Passage Radio, par Eddie Aït
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RENCONTRE AVEC LES Conseillers Régionaux PRG, par Vincent Garel
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Un sommet européen sous le signe de l’énergie, par PRG Cergy
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L'UNION FAIT TOUJOURS LA FORCE !, par Yves Bertrand
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Bravo aux étudiants bloqueurs de Facs ! par Camille Malvy
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UNE JOURNEE DECISIVE , par Mireille Gitton
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Sombrer du cloisonnement., par Christophe Pommeray
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Pour des primaires à gauche, par Hervé Mesnager
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contre l'autisme du gouvernement, par Christophe Isaac
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Pétition pour des élections primaires à Gauche, par PRG 77
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Pour ou contre le CPE ? Émission spéciale en direct sur TV FIL 78, par PRG 78
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LE COMBAT CONTINUE !!! Par Julien DUQUENNE,
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Assemblée plénière du Conseil Economique et Social d'Ile-de-France , par Adrien Perreau
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J'accuse Sarkozy de détournements et de piratage .... par Christian Lajon
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Conclusions du commissaire du Gouvernement sur le Forum Jacques-Médecin : La fin d'une époque , par Jean-Christophe Picard
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Je voudrais ici remercier les 33% de Blanc-Mesnillois qui ont dit OUI à l'Europe, par Salvador Pancorbo
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Charges sociales, par PRG Yonne
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vendredi, mars 24, 2006

Interview de Jean Michel Baylet sur les primaires à gauche


Jean-Michel Baylet Président du Parti radical de gauche (PRG).

Vous plaidez pour un candidat unique de la gauche (PS-PC-Verts-MRC-PRG) à laprésidentielle 2007. Où en êtesvous dans cette tentative ?

Nulle part. Le PS est incapable de se choisir un leader et est agité de querelles indescriptibles. Que ce parti n’arrive pas à se rassembler lui-même, c’est ahurissant. Le reste de la gauche n’a pas non plus tiré d’enseignements du 21 avril 2002. Toutes les autres formations annoncent qu’elles auront un candidat. Je constate que les intérêts partisans sont plus forts que celui de la France.

Pourquoi vous époumoner alors que le calendrier de désignation du PS est figé et que les partis se sont prononcés ?

Je continue car je fais passer l’intérêt de la France avant le mien. Et la seule solution, ce sont des primaires. Je suis favorable au vote de tous les sympathisants de gauche, et pas seulement des militants, mais je suis prêt à me rallier à toute forme de primaires qui débouche sur un candidat unique de la gauche. La situation de la gauche est comparable à l’avant-2002? Elle est même pire, puisqu’en 2002 il y avait au moins un leader naturel qui se dégageait : Lionel Jospin. C’est un paradoxe. L’opinion publique est derrière la gauche, mais la droite est plus en ordre de bataille que nous.

Avec la crise du CPE, il n’existe plus que Sarkozy pour la mener. En cas d’accord, quel candidat PS préférez-vous ?

Je ne veux surtout pas que le PRG se mêle de ça ! Je constate simplement que Ségolène Royal et Lionel Jospin sont nettement au-dessus des autres quant aux chances de l’emporter.
S’il n’y a pas d’accord sur un candidat unique de la gauche, il y aura un candidat PRG ?
Oui, comme en 2002 où j’avais réclamé l’union – sans succès – en prévenant du danger. Personne ne nous avait entendus, et nous avions présenté Christiane Taubira. Avec le risque d’éclatement des voix qui avait été fatal à Jospin… En 2002, le PRG avait été le parti le plus loyal en ne critiquant jamais l’action du Premier ministre, contrairement aux Verts ou aux chevénementistes. C’est aussi le parti de l’ex-gauche plurielle qui avait fait le plus petit score. Il est fou de nous imputer plus qu’aux autres la défaite.

Votre éventuel candidat sera Bernard Tapie ?

C’est le meilleur candidat possible pour le PRG. Quand je suis sur le terrain, je constate combien ses coefficients de sympathie et de popularité sont élevés. Beaucoup d’électeurs me parlent de lui spontanément.

Sera-t-il d’accord ?

Cette hypothèse est crédible. Il y réfléchit. Lorsqu’on se rencontre, je sens bien que ce challenge l’intéresse, même si sa décision n’est pas prise, et qu’il penche même, pour l’instant, vers le non.
Cela donne l’impression d’un premier choix, Tapie, et qu’à défaut ce serait Taubira.
Non ! Ce serait très désagréable pour elle. Nous avons la chance d’avoir deux candidats potentiels de haut niveau, avec de grandes qualités.

Recueilli par Stéphane Colineau
Voir la pétition sur : www.petition-primaires-a-gauche.com
Interview de Jean Michel Baylet sur les primaires à gauche dans
20Minutes en date du 24 mars 2007.

jeudi, mars 23, 2006

Une loi inapplicable

Par Roger-Gérard SCHWARTZENBERGjeudi 23 mars 2006
Roger-Gérard SCHWARTZENBERG ancien ministre, député (PRG) du Val-de-Marne.

La loi créant le CPE permet de licencier un salarié de moins de 26 ans sans motif explicite durant une période d'essai de deux ans. Notre recours au Conseil constitutionnel (1) se fonde sur plusieurs griefs, dont la transgression de la convention 158 sur le licenciement de l'Organisation internationale du travail (OIT), ratifiée par la France, qui stipule : «La charge de prouver l'existence d'un motif valable de licenciement devra incomber à l'employeur.» Certes, cette convention permet de déroger à ses règles pour les travailleurs effectuant une période d'essai, mais «à condition que la durée de celle-ci soit raisonnable». Ainsi, la Cour de cassation a jugé abusive une période d'essai de trois mois pour un livreur (2) ou de six mois pour une sténodactylo (3). Il en irait a fortiori de même pour celle du CPE, même si elle était ramenée de deux ans à un an.
La Constitution, à son article 61, charge le Conseil constitutionnel de se prononcer, avant leur mise en application, sur la conformité des lois à la Constitution, et dispose, à son article 55 : «Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont une autorité supérieure à celle des lois.» Logiquement, on devrait en déduire qu'une loi interne contraire à un engagement international doit être censurée par le Conseil constitutionnel. Pourtant, tel n'est pas le cas. A la différence des autres cours constitutionnelles, le Conseil a jugé dès 1975 qu'«il ne lui appartient pas, lorsqu'il est saisi en application de l'article 61 de la Constitution, d'examiner la conformité d'une loi aux stipulations d'un traité international».
Ce refus d'exercer le «contrôle de conventionnalité» pourrait ne pas s'appliquer à la charte sociale européenne, qui comporte, à son article 24, les mêmes dispositions que la convention 158 de l'OIT. En effet, dans sa décision du 22 juillet 2005 sur la loi d'habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance pour créer le CNE, analogue au CPE, le Conseil a rappelé à celui-ci qu'il ne pouvait «se dispenser de respecter les normes internationales ou européennes».
Par ailleurs, si le Conseil constitutionnel persistait à refuser de contrôler la conventionnalité, sa position contrasterait avec celle de nos deux juridictions suprêmes, qui, elles, contrôlent la compatibilité entre les traités internationaux et les lois françaises même postérieures. La Cour de cassation (depuis l'arrêt société Vabre en 1975) et le Conseil d'Etat (arrêt Nicolo, 1989) ont fréquemment écarté l'application de lois internes jugées incompatibles avec des engagements internationaux souscrits par notre pays, qui ne peuvent être considérés comme des chiffons de papier. Si le Conseil constitutionnel validait l'article créant le CPE, ce dernier verrait, très probablement, son application écartée tant par les tribunaux judiciaires (en particulier par les conseils de prud'hommes) que par les juridictions administratives, qui pourraient, par exemple, avoir à connaître la décision d'un inspecteur du travail autorisant le licenciement d'un salarié protégé engagé sur un CPE.
De plus, la loi créant le CPE transgresse aussi la directive du Conseil européen du 27 novembre 2000 «portant création d'un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi». Le Conseil constitutionnel a reconnu (décision du 19 novembre 2004 relative au traité constitutionnel européen) «le principe de primauté du droit adopté par les institutions de l'UE» et rappelé que «le droit adopté par ces institutions prime sur le droit des Etats membres». Bref, la loi française doit se conformer au droit communautaire, originel ou dérivé. Or le CPE méconnaît cette directive dont les termes, très précis, ont été éclairés par un arrêt du 22 novembre 2005 de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) qui, saisie d'une question préjudicielle, a jugé contraire à celle-ci une loi allemande de 2002 autorisant les employeurs à conclure des CDD avec les salariés de 52 ans et plus dans des conditions discriminatoires, cette différence de traitement n'étant pas «objectivement et raisonnablement justifiée».
Si la loi créant le CPE était validée par le Conseil constitutionnel, elle aussi ferait l'objet d'une question préjudicielle soulevée par une juridiction française et la CJCE jugerait, de la même façon, qu'une discrimination en matière d'emploi fondée sur l'âge et non justifiée «par un objectif légitime» est contraire à la directive européenne de 2002 et ne doit donc pas être appliquée. Reste encore une autre hypothèse, elle aussi probable : la loi créant le CPE pourrait faire l'objet d'un recours devant la CJCE formé par la Commission européenne ou par un Etat membre de l'UE.
Même si le Conseil constitutionnel ne la censurait pas, la Cour de cassation, le Conseil d'Etat et la CJCE écarteraient très probablement son application comme contraire à la fois à la convention 158 de l'OIT, à la charte sociale européenne et à la directive européenne de 2000. Bref, dans ce cas, le CPE ne pourrait pas être appliqué.
L'obstination que met le Premier ministre à faire entrer ce texte en vigueur ­ quitte à prolonger une crise politique et sociale lourde de risques ­ est donc parfaitement stérile. «Tout ça pour ça», serait-on tenté de dire, en voyant Dominique de Villepin plonger la France dans la tourmente pour rien.
(1) «Le CPE inconstitutionnel à plus d'un titre», par Roger-Gérard Schwartzenberg, Libération du 23 février 2006.
(2) Cour de cassation, chambre sociale, 9 juin 1988.
(3) Chambre sociale, 21 décembre 1977.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=369168

lundi, mars 20, 2006

Question du groupe PRG au président du conseil régional

REGION ILE DE FRANCE
Plénière 16 et 17 mars 2006
Groupe PRG


Question d’actualité posée par Elisabeth Boyer, présidente du groupe PRG


Monsieur le Président,

Le ministre de l’Intérieur a mis en œuvre dans le département des Hauts de seine qu’il préside, son système de policier référent dans les collèges par un protocole départemental visant à renforcer la sécurité dans les établissements scolaires. A l’évidence, son projet introduit, contre le souhait de la communauté scolaire, des forces de police, pour leur donner un rôle prioritaire et visiblement répressif. La communauté éducative réprouve cette expérimentation dans sa majorité qui insidieusement lui dénie la capacité de faire régner l’ordre et le respect entre les élèves. Fort de cette politique mise œuvre dans son département, le ministre de l’Intérieur exprime maintenant l’intention de proposer aux lycées, le même dispositif de présence policière en leur sein.
Là encore, Monsieur le Président, nous voulons condamner le principe qui autoriserait les forces de l’ordre à se mettre à la disposition de l’Education Nationale pour assurer une « répression » dans les lycée.
Certes, on nous dit que ce dispositif ne pourrait être mis en place dans les lycées que sur la base d’une demande claire du chef d’établissement, validée en Conseil d’Administration, après débat en comité d’éducation pour la santé et la citoyenneté. Nous reprenons là, les termes du ministre lui-même dans une lettre adressée à Jack Lang, qui lui demandait des précisions sur les permanences policières qui devraient être installées dans certaines écoles.
Le problème que nous voulons poser et soumettre à l’Assemblée régionale est celui de la capacité des communautés éducatives - dès lors que la région en assure la gestion des infrastructures et des personnels TOSS - à assumer ses missions d’instruction, de diffusion des valeurs républicaines et de construction du lien de citoyenneté et de fraternité entre les jeunes personnes en devenir. Les propositions du ministre de l’Intérieur, manifestement, leur dénient cette responsabilité et leur pouvoir. Telle n’est pas notre conception des choses, c’est pourquoi nous demandons solennellement à l’Assemblée régionale de refuser par anticipation, toute mesure qui reviendrait à introduire dans les lycées, ces dispositifs répressifs et sécuritaires. Les radicaux de gauche ne veulent pas remuer le couteau dans la plaie mais à l’évidence, nous payons aujourd’hui la suppression des emplois jeunes, de médiation et des surveillants d’externat dans les lycées. On ne les remplacera pas par des effectifs de police répressifs et inefficaces.
Je vous remercie, Monsieur le Président, de soutenir cette déclaration préventive, qui n’est motivée que par la préférence que nous défendons et j’espère toute l’assemblée avec nous, pour la prévention, le respect des enfants et des jeunes adultes et une conception de la citoyenneté totalement à l’opposé de ce que préconise la vision communautariste du ministre de l’Intérieur.


REPONSE A LA QUESTION ORALE
DU GROUPE RADICAL DE GAUCHE



Vous le savez, je n’ai pas la même vision de la jeunesse que le gouvernement actuel qui lui propose des solutions, que ce soit dans le domaine de l’emploi avec le CPE ou dans celui de l’éducation avec le cahier de comportement dès la maternelle et les policiers armées dans les établissements scolaires, que je condamne tout à fait.

Aussi, il est bien évident que si la proposition nous est faite d’installer à demeure des policiers dans nos lycées, nous y répondrons négativement.

En effet, notre conception de la sécurité dans les établissements scolaire passe par la présence renforcée d’adultes ayant des missions d’éducation envers les jeunes qui y sont scolarisés. Il s’agit avant tout dans nos lycées de former les jeunes, de leur faire adopter un comportement citoyen et de les amener au respect partagé. Il ne s’agit en aucun cas de les stigmatiser comme étant a priori des délinquants ayant besoin d’un encadrement policier.

S’agissant plus globalement de la sécurité dans les établissements scolaires, je vous rappelle que nous prenons les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des biens, qui relève de notre compétence à la différence de la surveillance des élèves, par les dispositifs techniques que nous mettons en places avec l’accord et sur proposition des communautés scolaires.

La sécurité publique et la surveillance des élèves restent de la compétence de l’Etat et je ne suis pas certain en ce domaine que l’Etat nous interroge avant de décider de l’éventuelle extension de l’expérimentation conduite dans les Hauts de Seine.

Aussi je partage votre sentiment sur la nécessité de dire non par anticipation et soutiens bien volontiers votre déclaration.

dimanche, mars 19, 2006

CPE: Zuccarelli demande à Chirac une deuxième délibération au Parlement

Le président d'honneur du PRG (parti radical de gauche), Emile Zuccarelli, a demandé dimanche par courrier à Jacques Chirac d'utiliser l'article 10 de la Constitution pour réclamer au Parlement une deuxième délibération sur le contrat première embauche afin de le modifier ou le supprimer.
Dans un communiqué, M. Zuccarelli explique que "cette solution aurait le mérite de rétablir le dialogue souhaité par le président de la République en restituant au Parlement le droit --dont il a été largement privé par l'utilisation de l'article 49.3 (de la Constitution, ndr)-- de débattre, d'amender et même de retirer le texte légitimement contesté, offrant ainsi une solution digne et républicaine à la crise actuelle".
L'article 10 de la Constitution permet au chef de l'Etat, une fois qu'une loi lui est transmise, de demander au Parlement dans un délai de quinze jours une nouvelle délibération de ce texte ou de certains de ses articles.
Cette nouvelle délibération ne peut être refusée.
S'agissant de la loi égalité des chances qui institue le CPE, il faut attendre la décision du Conseil constitutionnel, saisi d'un recours par les socialistes, pour que le président de la République ait la possibilité de demander cette nouvelle délibération du Parlement, dans le cas où les sages valideraient le dispositif.

CPE: Schwartzenberg (PRG) demande à Chirac "de ramener à la raison" Villepin

L'ancien ministre PRG Roger-Gérard Schwartzenberg a lancé dimanche un appel à Jacques Chirac afin "qu'il ramène à la raison" Dominique de Villepin sur le CPE "ou qu'à défaut, il l'invite à lui remettre sa démission".
"On est en droit d'attendre de M. Chirac, plus attentif aux attentes populaires que M. de Villepin, qu'il ramène à la raison le Premier ministre -non élu- qu'il a nommé ou qu'à défaut, il l'invite à lui remettre sa démission", écrit M. Schwartzenberg, dans un communiqué.
Pour lui, "persévérer dans l'erreur, comme le fait M. de Villepin, provoque un trouble croissant qui comporte de graves risques". "La France ne peut rester durablement dans cette situation préjudiciable à l'intérêt national", poursuit l'ancien ministre.
"Si Villepin continue à refuser de retirer le CPE, il faut +retirer Villepin+, désavoué dans les sondages par 61% des Français", ajoute M. Schwartzenberg, auteur avec le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, de la saisine du Conseil constitutionnel sur le contrat première embauche (CPE).

samedi, mars 18, 2006

planète radicale

La revue de blog hebdomadaire :

Pétition nationale pour des élections primaires présidentielles à gauche 17/03/2006, par Bernard Castagnede
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pétition nationale pour des primaires à gauche,par Karim MEKLAT
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Pétition nationale pour des élections primaires présidentielles à gauche, par PRG Aube et Marne Permalien

Christiane Taubira sur RMC
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Dadvsi - Non hier, non aujourd'hui, par Gérard Charasse
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Un luso-projet pour 2007, par Jean Levain
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Et la politique, c'est pour quand?, par Guillaume Lacroix
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Au Plaisir de vous Revoir...Florence, par Vincent Garel
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Journée multi-activités à Carrières-sous-Poissy avec l’USEP, par Eddie Aït
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Finies les vacances ?, par Thierry Besançon
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Aéroport de Normandie, par Yves Bertrand
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Adresse au Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, par PRG Romainville
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SARKONNERIE, par Mireille Gitton
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Mona Lisa = Charlotte, par Christophe Pommeray
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GDF ça gaze !!!!, par PRG Yonne
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Déclaration commune - 15 mars 2006 - CPE, par PRG 78
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Manifestation de Boulogne sur mer (nord pas de calais), Par Julien DUQUENNE
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CPE, par PRGCergy
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Mr Villepin évitez le chaos, retirez le CPE ..., par Christian Lajon
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Réédition du Guide pratique de l'élu n°35 - Patrimoine & Paysages, par Adrien Perreau
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vendredi, mars 17, 2006

Pétition nationale pour des élections primaires

Les citoyens doivent être associés aux grands choix politiques qui les concernent. C'est vrai pour les questions d'Europe, ils l'ont dit le 29 mai2005. C'est vrai pour les questions d'emploi, ils le disent aujourd'hui ens'opposant au CPE. C'est vrai également pour le choix de leurs dirigeants.
Le choix d'une candidate ou d'un candidat à l'élection présidentielle ne doit pas être la seule affaire des états-majors de partis, dont la mésentente peut conduire, on l'a vu en 2002, à exclure du second tour le camp du progrès social et des libertés.
En 2007, un candidat de la gauche, bénéficiant d'une puissante assise populaire,doit figurer au second tour de l'élection présidentielle, pour l'emporter, etassurer le changement. Il doit avoir la confiance des électrices et desélecteurs de gauche. Il doit être choisi par eux.
Il faut, pour cela, organiser des élections primaires présidentielles à gauche, à l'occasion desquelles l'ensemble des électrices et électeurs de gauche, militants d'organisations politiques ou d'associations comme simples sympathisants, choisiront librement, parmi les candidats qui se seront déclarés,celle ou celui qui devra les représenter à l'élection présidentielle.
La gauche italienne a su le faire. Ce sera possible en France si les Françaises et les Français le demandent.
C'est pourquoi le Parti Radical de Gauche prend aujourd'hui l'initiative de lancer une grande pétition nationale, ouverte à tous, pour des élections primaires présidentielles à gauche.
Pour faire vivre la démocratie, le PRG appelle toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche à signer la PETITION POUR DESELECTIONS PRIMAIRES PRESIDENTIELLES A GAUCHE.
Les signatures sont recueillies sur le site :
Bernard CASTAGNEDEPorte-parole du Parti Radical de Gauche

jeudi, mars 16, 2006

Christiane Taubira sur RMC

RMC : La Grande Gueule du Jour du 16 mars
Christiane Taubira, Député de Guyane (apparentée PS).
Télécharger l'émission

mercredi, mars 15, 2006

CPE : au Conseil constitutionnel de trancher, par Roger-Gérard Schwartzenberg

Les députés PS et PRG ont déféré au Conseil constitutionnel la loi créant le contrat première embauche (CPE). En invoquant trois griefs principaux.

D'abord, établir une discrimination en fonction de l'âge méconnaît délibérément le principe d'égalité des salariés. Un jeune de 25 ans et un autre de 26, occupant le même poste de travail dans la même entreprise, seront traités différemment. Le premier pourra être licencié sans motif explicite par simple lettre recommandée, ce texte excluant l'application de l'article L.122-14 du code du travail. En revanche, le second sera convoqué à un entretien préalable au cours duquel l'employeur sera tenu de lui préciser le motif du licenciement envisagé.

Le Conseil constitutionnel a reconnu la valeur constitutionnelle du principe d'égalité des salariés, notamment en matière sociale, dès sa décision du 19 juillet 1983, et souligné que le législateur ne peut y déroger que pour des "raisons d'intérêt général". Le gouvernement soutient que le CPE réduira le chômage des jeunes et poursuit donc un objectif d'intérêt général, mais sans guère y croire lui-même : M. Borloo a reconnu le 8 mars, à l'Assemblée nationale, que ce nouveau contrat "ne concernera qu'un petit nombre de recrutements". De plus, il se substituera le plus souvent à des contrats à durée indéterminée (CDI) ou à des contrats à durée déterminée (CDD), qui auraient été conclus si ce nouveau dispositif n'avait pas été créé.

Enfin, le recours au CPE n'aura qu'un intérêt très provisoire pour l'employeur, car s'il peut renvoyer le jeune salarié sans avoir à expliciter - initialement - le motif de son licenciement, il devra ensuite, en cas de recours devant les prud'hommes, pouvoir le justifier en invoquant un motif de "caractère réel et sérieux" comme pour les autres CDI. Par ailleurs, même subitement rebaptisée "période de consolidation", la période d'essai du CPE durera deux ans au lieu d'un à trois mois pour les autres CDI. Cette longueur, très excessive, est contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) de 1982 sur le licenciement. Certes, celle-ci permet à un Etat membre de déroger à ses règles pour les travailleurs en période d'essai, mais "à condition que la durée de celle-ci soit raisonnable". Sur cette base, la Cour de cassation a jugé abusive une période d'essai de trois mois pour un coursier ou d'un an pour un cadre supérieur.
Par sa durée manifestement abusive, cette période de deux ans contrevient à la convention de l'OIT, engagement international ayant "une autorité supérieure à celle des lois" (article 55 de la Constitution). Depuis l'arrêt Nicolo de 1989, le Conseil d'Etat exerce ce "contrôle de la conventionalité" et écarte une loi incompatible avec une convention internationale. Pour sa part, le Conseil constitutionnel n'a pas, jusqu'à présent, intégré les engagements internationaux au bloc de constitutionnalité ni accepté de contrôler la conformité des lois à ceux-ci. Mais il pourrait en juger autrement pour la Charte sociale européenne de 1996 - qui reproduit les règles de la convention de l'OIT -, cette charte faisant partie de l'ordre juridique communautaire.

Dans sa décision du 19 novembre 2004 sur le traité constitutionnel européen, le Conseil a constaté "l'existence d'un ordre juridique communautaire intégré à l'ordre juridique interne et distinct de l'ordre juridique international" et rappelé que "le droit adopté par les institutions de l'Union européenne prime le droit des Etats membres". Il lui reste, désormais, à tirer les conséquences de ce "principe de primauté du droit adopté par les institutions de l'Union européenne".

Enfin, l'article 3 bis créant le CPE a été introduit dans le texte égalité des chances par voie d'amendement gouvernemental. Le Conseil exige toujours que les dispositions issues d'un amendement " n'excèdent pas, par leur ampleur, les limites inhérentes au droit d'amendement". Il l'a encore rappelé, le 11 juillet 2001, pour des dispositions issues d'un amendement gouvernemental : "Les adjonctions ou modifications ainsi apportées au texte en cours de discussion ne sauraient, sans méconnaître les exigences qui découlent des articles 39 et 44 de la Constitution, dépasser, par leur objet, les limites inhérentes au droit d'amendement."

Or l'article 39 dispose que "les projets de loi sont délibérés en conseil des ministres après avis du Conseil d'Etat". Certes, avant de l'adopter au conseil des ministres du 11 janvier, le gouvernement a pris l'avis du Conseil d'Etat sur le projet de loi égalité des chances. Mais ce texte ne comportait pas, alors, l'article créant le CPE, car celui-ci résulte d'un amendement gouvernemental rédigé et déposé après coup. Postérieurement à la consultation du Conseil d'Etat.

Pour tenter de justifier ce défaut de consultation, le gouvernement tient un double discours. Devant le Conseil d'Etat, il assure que le CPE est identique au contrat nouvelles embauches (CNE) et que, le projet d'ordonnance créant le CNE lui ayant été soumis, il n'y avait pas lieu de le consulter à nouveau. En revanche, au Parlement, il soutient que le CPE est différent du CNE, car il comporte d'autres dispositions, notamment en matière d'indemnisation du chômage et de formation. En réalité, d'autres différences existent, encore plus essentielles. D'une part, le CNE peut concerner tous les salariés quel que soit leur âge, alors que le CPE concerne exclusivement les moins de 26 ans. D'autre part, le CNE est réservé aux petites entreprises qui emploient au plus vingt salariés, tandis que toutes les entreprises de plus de vingt salariés, quelle que soit leur dimension - même celles du CAC 40 -, peuvent recourir au CPE.

On ne peut soutenir une chose et son contraire. Si, comme M. de Villepin l'affirme, le CPE est original par rapport au CNE, alors cela signifie que le Conseil d'Etat s'est vu soumettre un texte qui, ensuite, après sa consultation, a été substantiellement modifié. Avec ce projet de loi sur l'égalité des chances, profondément changé après la consultation du Conseil d'Etat, on retrouve exactement le même cas de figure qu'avec la loi Raffarin sur l'élection des conseillers régionaux. Saisi par Jean-Marc Ayrault et moi-même, ainsi que par nos collègues députés PS, PRG, PC, Verts et UDF, le Conseil constitutionnel avait, le 3 avril 2003, déclaré contraire à la Constitution une disposition essentielle du texte parce que celle-ci avait été soumise au Parlement sans l'avoir été au préalable au Conseil d'Etat. Ce grief relatif au défaut de consultation du Conseil d'Etat sur l'article créant le CPE suffirait déjà, à lui seul, à justifier la censure. Elle soulignerait qu'un premier ministre ne peut avancer au pas de charge pour faire modifier le droit du travail par sa majorité parlementaire.

Eluder les procédures, c'est aussi transgresser la démocratie. Pour créer le CPE, M. de Villepin a cru pouvoir s'exonérer de toutes les procédures démocratiques. Il n'y a eu ni négociation préalable avec les partenaires sociaux, ni avis du Conseil d'Etat, ni débat normal à l'Assemblée nationale, ni vote du projet de loi par les députés en première lecture du fait du recours au 49-3. Reste, avant la promulgation de cette loi, l'étape du Conseil constitutionnel. Il faut compter sur celui-ci pour censurer ce texte. En le tenant pour ce qu'il est : injuste, inefficace et inconstitutionnel.

Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre, est député (PRG apparenté PS) du Val-de-Marne.
LE MONDE 15.03.06

visite de quartier 18/03


Laissez vos questions en commentaire si vous le souhaitez ou venez nous rencontrer samedi matin.

revue de presse 15/03/06

mardi, mars 14, 2006

Prisons : demande de débat

Le président du groupe radical (RDSE) au Sénat, Jacques Pelletier, a indiqué, hier, avoir déposé une demande de débat sur lasituation des prisons françaises après la publication d'un rapporttrès critique du commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

lundi, mars 13, 2006

Tolérance des croyances, exigences de la raison

Monsieur Roubaud, député UMP, a déposé une proposition de loi visant àinterdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions. Si laliberté de pensée, de conscience et de religion doit être garantie, elle nesaurait évidemment fonder l'atteinte grave à la liberté d'expression que réclamele député. Les fondements d'une conviction religieuse doivent pouvoir êtrelibrement exposés. Ils doivent pouvoir être librement critiqués.
Monsieur Roubaud confond, ou invite à confondre, l'injure à l'individu, qui estcondamnable, et la critique, fût-elle acerbe, d'une idée, d'une opinion ou d'unecroyance, qui est une condition du progrès humain. Il relève de la raison dechacun de faire, parmi les armes de la critique, le choix de celles quin'atteignent pas les personnes. Il n'est pas dans l'objet de la loi républicainede borner le libre déploiement de la raison.
Bernard Castagnède
Porte-parole du PRG

samedi, mars 11, 2006

Sauvons l'Europe - Collectif IdF / Invitations

Le collectif local Sauvons l'Europe - Sciences Po vous invite à une conférence débat sur le thème :
Directive 'Bolkestein', services d'intérêt général... : où en est l'Europe des services ?
Quels sont les enjeux du compromis voté par le Parlement européen ? Une harmonisation réglementaire est-elle possible ? Quelle place pour les services publics en Europe ?

Venez en débattre :jeudi 16 mars 2006 à 19h15 à Sciences Po (27 rue Saint-Guillaume), salle 11 (1er étage)

Invités :
- Harlem Désir, député européen PSE ;
- Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT ;
- Jean-Claude Boual, animateur du CELSIG (comité européen de liaison sur les SIG), ancien membre du conseil scientifique d'ATTAC ;
- Nathalie Lhayani, responsable des relations internationales au think-tank Confrontations-Europe.

Veuillez vous inscrire au préalable à l'adresse sauvonsleurope@sciences-po.org

Merci de relayer largement cet appel. Pour plus d'informations, contactez Antoine Colombani (antoinecolombani@hotmail.com).
- Samedi 18 mars 2006, 9h30 - 18h30 à l'ENS, 29 rue d'Ulm - Paris 5ème
Causes Communes, association belge et Initiative Citoyens en Europe, association française organisent des rencontres initulées « Nos attentes d’Europe ».
Il n'y a pas d'inscription préalable, venez nombreux.N'hésitez pas, si vous le souhaitez, à diffuser ces informations autour de vous.

Planète radicale

Voici comme convenu la revue de blogs hebdomadaire, laissez moi vos commentaires sur l'actualité de cette semaine et les radicaux.

La rupture...avec la neutralité de l'Etat ? par Jean Levain,
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Parité 08/03/2006
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Campagne de promesses de dons du sang : les homosexuels sont des citoyens responsables, par Eddie Aït
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Commision d'Outreau : Les Excuses de "La Voix du Nord", par Vincent Garel
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Les Sopranos à Paris, par Adrien Perreau
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CPE... par Gérard Charasse
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Anti CPE suite LA CARTE SE COLORIE !, par Yves Bertrand
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CPE : un projet de parvenus, par Christophe Isaac
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LA SURDITE DE DE VILLEPIN, par Mireille Gitton
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Et la politique, c'est pour quand?, par Guillaume Lacroix
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Le Vendredi c’est jour de poisson..le Dimanche de méditation...Par Karim MEKLAT,
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Lionel Stoléru quitte le PRG ?, par Hervé Mesnager
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de monsieur Lamour, ministre des sports ... par Christian Lajon
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Réunion publique sur la révision du PLU de Sèvres : encore et toujours de l'information, toujours pas de concertation, par Romain Carayol
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Patates bien gardées, par Christophe Pommeray
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M. Schwartzenberg critique la direction du PSG, sur prgcergy
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Christiane Taubira :"Je ne serai jamais la candidate des Noirs", par PRG78
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Journée internationale des femmes, par Pascal-Eric Lalmy
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vendredi, mars 10, 2006

Un centre mieux dans sa ville

à lire sur le site de la communauté d'agglomération :

L’ « Opération Cœur de ville » de Cergy commence cette année. Ouverture, liberté de circulation et qualité urbaine sont les mots clés du projet d’aménagement.
Dans les six années qui viennent, l’« Opération Cœur de ville » qui comportera trois phases va redynamiser le centre ville de Cergy. « Le projet consiste à étendre le centre jusqu’au secteur de l’îlot du théâtre, explique Dominique Lefebvre, président de la Communauté d’agglomération et maire de Cergy, afin de le transformer en espace de vie, de renforcer le centre, d’offrir des lieux publics de qualité, de renforcer l’équipement culturel que constitue le Théâtre 95 et de redonner toute sa place à l’Essec».
Cette transformation, étroitement liée à l’évolution du quartier Grand Centre (nouveau nom du quartier de Cergy-Préfecture depuis plus de deux ans), fait partie des neuf grands projets de « Cergy-Pontoise 2020 » proposé début 2005 aux Cergy-Pontains par les élus communautaires. Ce quartier se révèle donc stratégique pour le développement de la ville de Cergy et de l’agglomération dans son ensemble.
Situé au sud de la Préfecture, l’îlot du Théâtre draine de nombreux Cergy-Pontains pour leurs démarches administratives (Préfecture mais aussi impôts, sécurité sociale, caisse d’allocations familiales), leur travail, leurs achats et leurs loisirs. On y trouve également deux « institutions » de l’agglomération, le Théâtre 95 et l’Essec qui vient d’inaugurer son nouveau bâtiment, le Nautile. Isolé, enclavé, espace de transit plus que de vie, cet îlot est amené à être transformé. L’accent sera mis sur le cheminement piéton et sur une refonte du plan de stationnement et de circulation.
la suite

jeudi, mars 09, 2006

Réunion de la gauche : Déclaration commune

Lors de leur réunion du 8 février, les Alternatifs, Convergence citoyenne, la Gauche républicaine, le MARS, le MRC, le PCF, le PRG, le PS, Régions et peuples solidaires et Les Verts ont décidé de constituer un comité national chargé d’« organiser le débat avec les citoyennes et les citoyens sous forme de rencontres publiques sur l’ensemble des propositions alternatives pour 2007 ».
Cette décision est en corrélation avec celles qui visent à amplifier la riposte à la politique de la droite : mobilisations pour repousser cette politique et progrès du débat sur les alternatives sont complémentaires.

Ce comité d’organisation s’est réuni les 1er et 8 mars, avec la participation de toutes les formations politiques présentes le 8 février. Celles-ci ont décidé :

1) d’organiser ensemble au deuxième trimestre 2006 (à Paris et de façon décentralisée) des débats publics nationaux, auxquels seront invités les citoyennes et les citoyens, toutes les forces intéressées, portant sur les propositions alternatives quant aux points suivants :
· Emploi, précarité, pouvoir d’achat.
· Citoyenneté, lutte contre toutes les discriminations, vivre ensemble.
· Démocratie, institutions, décentralisation.
· Développement durable, énergie.
· Mondialisation, Europe, rapports Nord-Sud.

Ces cinq thèmes seront abordés lors de trois journées nationales.

Les moyens de financement (budget, fiscalité, crédit, épargne, cotisations sociales…) seront traités de façon transversale.

2) d’inviter leurs organisations départementales à se rencontrer afin d’examiner la possibilité de rencontres publiques au plan départemental.

Paris, le 9 mars 2006.

Succès populaire contre le CPE

De 400 000 à un million de manifestants sont descendus dans la rue mardi 7 mars contre le contrat première embauche.
Les leaders syndicaux, lycéens et étudiants, comme les ténors de la gauche, ont sommé Dominique de Villepin d'entendre l'hostilité d'une majorité de Français à l'égard du CPE, qui s'exprime de manière croissante dans les sondages, et de retirer son projet.
Entre 396 000 personnes - dont 125 000 étudiants et lycéens -, selon la police, et un million de personnes, selon la CGT, ont manifesté dans les quelque 200 défilés organisés partout en France. La mobilisation a donc été largement supérieure à celle de la première journée d'action contre le CPE, le 7 février, qui avait réuni entre 218 000 et 400 000 personnes, et équivalente à la dernière grande journée de manifestations et de grèves interprofessionnelle du 4 octobre 2005 sur l'emploi et les salaires.
En chute dans les sondages, le Premier ministre a réaffirmé à l'Assemblée nationale qu'il n'entendait pas reculer, car il "refuse l'immobilisme" même s'il "respecte les peurs qui s'expriment". Il prend ainsi le risque d'aller à l'épreuve de force avec les syndicats de salariés et les mouvements de jeunes, qui doivent se réunir dès les prochains jours pour décider des suites du mouvement. D'ores et déjà, l'Unef a appelé à la grève dans toutes les universités à compter de mercredi.
Perturbations dans les transports urbains de province, des dizaines de vols annulés dans les aéroports, quelques classes fermées et des programmes perturbés dans l'audiovisuel public : plus que par des grèves, la journée a surtout était marquée par le nombre et l'importance des cortèges, où étudiants et lycéens étaient venus en nombre. Mardi, une vingtaine d'universités étaient en grève (Seine-Saint-Denis, Nanterre, Aix-Marseille) et le recteur de Paris avait ordonné la fermeture de la Sorbonne.
Rassemblant l'ensemble des leaders syndicaux, étudiants et lycéens, ainsi que les dirigeants de la gauche, le défilé à Paris a réuni 46 000, selon la police, à 200 000 manifestants, selon les organisateurs, contre 13 000 à 45 000 le 7 février. A Marseille (entre 11 000 et 100 000 manifestants), Bordeaux (16 000 à 50 000), Nantes (14 000 à 26 000) et ailleurs, la mobilisation a été largement supérieure à celle du 7 février, même si les estimations des organisateurs ont progressé plus fortement que celles de la police.
source : www.planeteradicale.org

FABIUS vexé

Rome est devenue la destination à la mode pour les caciques socialistes. Tous espérant obtenir en retour le soutien de Romano Prodi, dont on pense qu'il remportera les prochaines élections en Italie. Malheureusement pour certains d'entres eux Romano Prodi, Européen convaincu, a de la mémoire et ne pose pas avec n'importe qui, et surtout pas avec les adversaire de la construction européenne :
Romano PRODI n’a pas trouvé le temps d’une photo officielle aux côtés du député de Seine-Maritime lors de sa visite à Rome. L’ancien président de la Commission européenne, favori des législatives italiennes prévues en avril, ne voulait pas faire cette faveur à FABIUS coupable, à ses yeux, d’avoir fait campagne pour le "non" au référendum sur la Constitution européenne l’année dernière.
Bravo M. Prodi!

mercredi, mars 08, 2006

Journée internationale des femmes

Le site de l'assemblée des femmes (http://www.assemblee-des-femmes.com)
Depuis 1975 et sa reconnaissance officielle par l’ONU, la Journée internationale des Femmes se déroule tous les 8 mars. Elle célèbre la lutte historique pour l’amélioration des conditions de vie des femmes. La première manifestation a eu lieu à Copenhague en 1910, on fête donc son 96ème anniversaire, mais ses origines sont beaucoup plus anciennes.
Une grande féministe et femme de lettres française, Olympe de Gouges écrit la première "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne" en 1791. Depuis, ce cheminement, long et laborieux, est jalonné de dates marquantes qui ont largement participé à cette émancipation tant désirée mais si difficile à obtenir.
Il faut attendre 1838 pour que la première école normale d’institutrices soit ouverte et 1842 pour qu’une loi autorise les femmes à devenir médecins. La naissance du XXème siècle consacre les toutes premières femmes avocates. Pour devenir juge, elles devront patienter trente et un années supplémentaires. Dans leur vie quotidienne, les femmes attendent 1881 pour pouvoir ouvrir un livret de caisse d’épargne et 1897 pour lire un journal féministe. L’année 1909 est fertile en « permissions » : celle de prendre un congé maternité de huit semaines sans rupture du contrat de travail et celle de porter un pantalon…sous certaines conditions.
Au XXème siècle, le droit de vote est, dans de nombreux pays occidentaux, la pierre angulaire des nouvelles libertés qu’obtiennent enfin les femmes. C’est le Danemark qui entame cette révolution en 1915, suivi par la Grande Bretagne en 1918, les Etats-Unis et de l’Allemagne en 1920. En France, les femmes devront prendre leur « mal en patience » jusqu’au…2 novembre 1945. A noter que dans ce domaine, les Suédois font office de précurseurs puisque les femmes y votent depuis 1863.
Dans notre pays, la seconde moitié du siècle ce nouvel élan se poursuit. La contraception est autorisée en 1967, l’Interruption Volontaire de Grossesse en 1975. Entre temps, l’école polytechnique s’est ouverte aux femmes (1970).
Jusqu’en 1980, des employeurs peuvent licencier leur personnel féminin pour cause de grossesse (situation à nouveau rendue possible, implicitement, par le CPE et le CNE) Sur cette lancée, l’année suivante est créé le ministère des droits de la femme. Enfin, à l’aube du XXIème siècle, la France joue un rôle prédominant à propos du droit des femmes puisque le 6 juin 2000, le Parlement français adopte une loi sur l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. Cette loi sur la parité est une première mondiale.
Cependant, comme on l’a vu, même si de nombreux progrès ont été réalisés, il reste encore beaucoup à faire pour voir les conditions de vie des femmes s’améliorer. Pour preuve, leur marche sous le slogan « ni putes ni soumises », qui rappelle que le traitement qui leur est parfois réservé peut atteindre des sommets d’ignominie. Le martyr de Sohane brûlée vive à Vitry le démontre cruellement, tout comme les crimes d'honneurs qui ont pu se multiplier en Europe dans des communautés aux structures sociales archaïques et repliées sur elles-mêmes. Aujourd'hui la laïcité est un rempart qui protège la République contre l'influence des ces traditions abjectes et les pseudos arguments religieux hérités d'un autre temps
Mais ces dérives en France ne doivent pas faire oublier que dans le monde entier énormément de femmes sont soumises tous les jours à des comportements de ce type ou plus abjects encore. Des femmes sont encore lapidées, certaines sont condamnées à mort pour adultère, l’excision n’a pas disparu. Malheureusement, la liste est longue.
L’inégalité des droits entre les femmes et les hommes a été la règle pendant des millénaires dans presque toutes les sociétés et la reconnaissance des mêmes droits pour tous a été l’objet d’un combat encore inachevé. Les différentes manifestations de cette semaine dans le cadre de la Journée de la Femme ont malheureusement toujours lieu d’être.

Grippe aviaire : "l'égoïsme" des pays riches dénoncé

Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), s’est exprimé dans une interview publiée lundi dans le quotidien Libération.

Pour M. Diouf, la crise de la grippe aviaire "montre que derrière le discours sur le village global et planétaire, les réflexes nationaux l'emportent, l'égoïsme règne et la gouvernance mondiale fondée sur la solidarité tient du rêve".
Selon lui, les pays riches portent une lourde part de responsabilité dans la propagation de la grippe aviaire, car ils ont refusé d'entendre les appels à la solidarité financière lancés il y a plus de deux ans par la FAO. Par ailleurs, ils se seraient surtout concentrés sur les risques de développement d’une épidémie humaine, en dépensant "des milliards pour l'achat de médicaments ou de masques, au lieu de mettre le paquet pour enrayer l'épizootie".
Le directeur général de cette structure explique qu’il a lancé un appel à la communauté internationale dès le début de la crise de la grippe aviaire, fin 2003 en Asie. "A l'époque on avait tous les atouts en mains", assure-t-il, en indiquant qu’il aurait fallu renforcer les services vétérinaires des premiers pays touchés comme la Thaïlande et le Vietnam. D’après M. Diouf, la FAO n’a reçu que 16 millions de dollars sur les 1,9 milliard de dollars promis lors de la conférence internationale de Pékin en janvier.

lundi, mars 06, 2006

Le 8 mars : Journée de la Femme

La Région engagée aux côtés des femmes.

Une nouvelle fois le 8 mars sera consacré « Journée de la Femme », à cette occasion, la Région Participe à plusieurs initiatives en leur honneur.

Téléfilm : Le 7 mars prochain « Le procès de Bobigny » sera présenté en avant-première au cinéma Max Linder (75009). Ce film de fiction réalisé par François Luciani a bénéficié du fonds de soutien régional. Illustrant le combat des femmes pour le droit à l’avortement, ce film passera prochainement sur le petit écran.

Les femmes dans la ville : Pour la journée du 8 mars, est organisée une rencontre européenne : « Ensemble, dessinons l’Île-de-France au féminin ».Dans l’Hémicyle régional, 57 rue de Babylone (75007), plusieurs intervenantes européennes présenteront leurs actions (voir le programme de la journée)

Exposition photo : du 8 mars au 5 avril sur les murs de la Région (35 bd des invalides 75007).Sur le thème de la violence faite aux femmes dans neuf régions du monde, neuf photojournalistes en partenariat avec l’agence VU, exposeront leurs regards.

Au total près de 120 projets en faveur des femmes ont été soutenus cette année pour un coût total de six millions d’euros. Les aides sont destinées aux jeunes femmes seules avec enfant, en grande précarité, aux femmes victimes de violences, de la traite humaine, ou encore en situation de prostitution. Concrètement la Région finance : l’hébergement d’urgence, l’accueil de jour, les permanences d’accès aux droits, l’accompagnement juridique, administratif et psychologique, etc.

Le refus du CPE : un combat pour l'homme

Les jeunes de France ne veulent pas seulement un emploi. Ils veulent tenir, dans les entreprises, toute la place qui appartient à ceux qui les font vivre. Ils veulent à juste titre un emploi durable.
Le refus du CPE est plus qu'un combat pour l'emploi. Il est un combat pour l'homme, qu'aucune considération pour les prétendus avantages d'un marché du travail flexible ne doit conduire à regarder comme une simple marchandise. Tout salarié a vocation à être un acteur permanent de l'entreprise.
Faisant une priorité de la modernisation sociale de l'entreprise, le Parti Radical de Gauche appelle à la plus large participation aux rassemblements organisés le mardi 7 mars 2006 contre le Contrat Première Embauche.

Bernard CASTAGNEDE, porte-parole du PRG

dimanche, mars 05, 2006

Supporteurs violents: M. Schwartzenberg critique la direction du Paris SG

dim 05 mar, 14h32
PARIS, 5 mars 2006 (AFP) - - Roger-Gérard Schwartzenberg, député PRG du Val-de-Marne, a estimé dimanche à propos du Paris SG (L1 de football) que "quand un club accepte, sans guère réagir, d'avoir des supporteurs violents et xénophobes, il ne doit pas s'étonner d'avoir à en subir les conséquences".
A propos des mesures de sécurité renforcées prévues pour le match PSG/OM dimanche à 17H00 au Parc des Princes, le député du Val-de-Marne souligne dans un communiqué qu'il n'est "pas normal qu'on doive mobiliser 1200 policiers et gendarmes - qui seraient beaucoup plus utiles ailleurs - pour pallier le défaut de vraies mesures de contrôle qu'aurait dû prendre le PSG".
Un club peut-il accepter d'avoir 500 supporters violents et racistes sans réagir davantage, ni prendre des mesures efficaces de surveillance pour les empêcher de continuer à dégrader l'image du football", s'interroge M. Schwartzenberg.
Estimant que "la sécurité n'est pas assurée pour ses supporteurs", l'Olympique de Marseille a décidé de ne pas envoyer ses titulaires disputer ce match vedette de la 29e journée de L1 de football.

Politi blog

Les analyses d'audience et d'impacts des blogs sur la politique se multiplient. Certains blogs de référence émergent.Petit tour d'horizon :

Politique + Blogs = POLITIBUZZ
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on peut prendre connaissance du dossier qu'ils ont réalisé en téléchargeant la synthèse en pdf :
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Bruit médiatique par candidat sur le Web
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La Blogosphère Politique
lien
(à noter que Cergy-2008 apparaît parmi les principaux blogs PS-PRG-MRC)

2007: Buzzométrie
lien

Outil: Le Chronologue
Le Chronologue est un outil qui permet de visualiser de façon graphique l'évolution de termes sur le Web francophone au cours du temps.
lien

Outil: Le Nébuloscope
Le Nébuloscope est un outil qui permet de visualiser sous forme de nuage le "monde lexical" d'une requête sur le Web francophone. Vous pouvez naviguer sur le nuage de clic en clic pour affiner votre requête...
lien

D'autres blogs qui s'intéressent à la politique :

Politique 2.0
lien

Netpolitique
Le site des phénomènes politiques sur internet et par internet
lien



un peu d'humour
Il se dit à gauche...
lien

un peu de recul avec pointblog.com
Blogs politiques et crapaud baveur
Publié le 3 mars 2006 à 09:44
lien

Ce qui sera intéressant à moyen terme c'est de voir si des personnalités politiques nouvelles émergeront grâce à internet, ou si les médias traditionnels conserveront encore longtemps leur capacité 'à faire le roi'.
L'exemple de Ségolène Royal me semble intéressant à ce sujet. La presse écrite et audiovisuel l'ont mise en avant après les remarques imbéciles de ses petits camarades socialistes et elle est montée dans les sondages mécaniquement. L
Le battage médiatique alimenté par l'effet sondage alimentant les sondages comme un cercle vertueux. Ce n'est qu'après qu'elle a lancé son site 'OVNI' qui a décollé grâce à sa notoriété.

samedi, mars 04, 2006

La planète radicale

Comme le w/e dernier je vous propose un retour sur le blogging radical cette semaine :

Revue de blog
Gagner. Editorial de Jean-Michel Baylet
par PRG 10,
Permalien
http://www.prg10.org/

La Dérive
Par Jean Levain,
Permalien
http://jeanlevain.typepad.com/

CPE...C’est Pour Eux ...
Par Karim MEKLAT,
Permalien
http://meklat.prg07.org/

Les Radicaux de Gauche contre le CPE/CNE
Par PRG 77,
Permalien
http://www.radical-de-gauche-77.org/

Ensemble contre le CPE
par le PRG Yonne,
Permalien
http://prgyonne.blog.lemonde.fr/


S'opposer au CPE et au CNE
Par PRG Cergy,
Permalien
http://prgcergy.canalblog.com/archives/2006/03/04/1467346.html

RD 7 : la gauche Sévrienne refuse l'élargissement
par Romain Carayol,
Permalien
http://romain.carayol.over-blog.com/

Aides aux communes rurales
par Eddie Aït,
Permalien
http://www.eddieait.com/

Mouvement Européen du TARN
Par Vincent Garel,
Permalien
http://vincentgarelinfosetdebats.over-blog.com/

DU BALAI ?
Par Yves Bertrand,
Permalien
http://prg-le-havre.over-blog.org/

P COMME POTICHE?
Par Mireille Gitton,
Permalien
http://mireillegittonprg.blogspot.com/

Rencontre débat du PRG 78 dans le cadre de la journée internationale des Femmes
par PRG 78,
Permalien
http://prg78.over-blog.com/

Le communautarisme ne vient pas toujours des mêmes fenêtres.
Par Christophe Pommeray,
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http://pommeray.blog.lemonde.f/

Usine de bio-carburant : échec de Vasselle et Dassault
Par Christophe Isaac,
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http://christopheisaac60.oldiblog.com/

Révision de la Stratégie du développement durable
Par Adrien Perreau,
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http://adrienperreau.over-blog.net/

INGRID et les otages en Colombie
par Christian Lajon,
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http://christianlajon.club-blog.fr/

et à relire sur mon blog :

Gaz de France va absorber Suez
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Conseil régional d'Ile-de-France

Le numéro 3 du journal du conseil régional d'Ile-de-France est paru et a été distribué dans les boîtes à lettres des Franciliens.

Pour lire la tribune du groupe PRG :
http://www.iledefrance.fr/data/info/63901-10_tribunes.pdf

Le numéro 2 du Bulletin d'information du groupe PRG au Conseil régional d'Ile-de-France consacré au vote du budget et aux amendements présentés par le groupe PRG est paru lui aussi. Vous pouvez l'obtenir par simple demande auprès du groupe PRG :
gp-prg@wanadoo.fr

jeudi, mars 02, 2006

Les nuages s’amoncellent au-dessus de Villepin

La hausse du chômage en janvier fragilise un peu plus un Premier ministre déjà en difficulté sur de nombreux autres dossiers, dont le Contrat première embauche (CPE).

Après neuf mois consécutifs de baisse, le chômage a augmenté de 0,7%, en janvier, totalisant 2 326 900 demandeurs d'emplois, soit 9,6% de la population active. Selon le gouvernement, cette hausse –qualifiée de "décevante" par le Premier ministre- est "ponctuelle".

Mais beaucoup d’économistes mettent en exergue la fragilité de la baisse du chômage, en l’absence d’une croissance forte (1,4% en 2005). "Les créations nettes d'emplois dans le secteur marchand sont restées assez faibles fin 2005 et c'est bien cela qui rend le reflux du taux de chômage depuis un an fragile", juge ainsi l'Institut d'études économiques Xerfi.

La hausse de janvier prouve "que le problème de l'emploi n'est pas résolu et qu'il n'y a pas une vrai dynamique de créations d'emploi", a estimé pour sa part Jean-Christophe Le Duigou (CGT), alors que François Bayrou (UDF) a averti que "la seule baisse possible du chômage" passait par "une nouvelle vague de créations d'emploi". Du côté du PS, Martine Aubry a affirmé que ce "camouflet" démontrait "clairement" que le contrat nouvelles embauches (CNE) n'avait pas conduit à des créations d'emplois massives.

Cette dégradation sur le front du chômage est un nouveau coup dur pour le Premier ministre, qui pourrait accélérer sa disgrâce auprès des Français. Depuis début février, la cote de popularité du chef du gouvernement est en chute libre dans les enquêtes d'opinion. Son passage en force sur le CPE n’a guère été apprécié, alors que la mobilisation contre ce contrat se poursuit, avec des blocages ou des filtrages dans des universités d'Ile-de-France et de province. Cette mobilisation devrait culminer le 7 mars, où syndicats de salariés, d'étudiants et de lycéens appellent à des manifestations, et pour certains à des grèves, afin de tenter d'obtenir le retrait du projet.

Et d’autres dossiers empoisonnent la vie du Premier ministre, comme les craintes des conséquences sur l'emploi de la grippe aviaire et de la fusion GDF/Suez, la gestion tardive du virus du chikungunya qui ravage la Réunion, et l’apparition des premiers recours contre le Contrat nouvelle embauche (CNE), sans oublier le fiasco de la gestion de l’ancien porte-avions Clémenceau, rapatrié d’urgence d’Inde, où il devait être désamianté.

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