Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

mardi, mars 28, 2006

Mobilisons nous contre le CPE

La mobilisation contre le CPE est chaque jour plus importante, les manifestations d’aujourd’hui devraient démontrer l’ampleur de la contestation. Les Français refusent que l’on infantilise la jeunesse avec le CPE.

Les relations entre celui qui a besoin d'une force de travail (l'employeur) et celui qui fournit une force de travail (le salarié) doivent reposer sur un contrat de droit privé qui engage les deux contractants avec des obligations réciproques. La rupture du contrat par l'une des deux parties contractantes doit être sanctionnée comme pour n'importe quel contrat. Si l'un des deux acteurs est en situation de faiblesse et que le contrat ne peut être réalisé dans des conditions équitables il faut corriger le rapport de force, soit par des droits (syndicaux par exemple), soit par la loi (interdire le licenciement d'une femme parce qu'elle est enceinte par exemple). Le problème c'est qu'aujourd'hui l'UMP propose des solutions du XIXe siècle aux problèmes du XXIe. La complexification du droit du travail ne fait que répondre à la complexification de la société. Le CPE est une fausse bonne idée car il contribue à déséquilibrer les rapports entre l'employeur et l'employer et qu'il n'offre aucune garantie à celui qui est embauché en échange des facilités accordées à l'employeur.

Les jeunes de France ne veulent pas seulement un emploi. Ils veulent tenir, dans les entreprises, toute la place qui appartient à ceux qui les font vivre. Ils veulent à juste titre un emploi durable, pour pouvoir bâtir un projet de vie. Le refus du CPE est plus qu'un combat pour l'emploi. Il est un combat pour l'homme, qu'aucune considération pour les prétendus avantages d'un marché du travail flexible ne doit conduire à regarder comme une simple marchandise. C’est aussi un combat pour la démocratie, car quelle liberté aura demain le citoyen muselé dans son entreprise s’il ne peut plus exprimer ses opinions en public de peur d’être licencié ?
Le refus catégorique du Premier Ministre de prendre en compte le rejet manifeste du CPE par une grande majorité de la population, et spécialement par la jeunesse, première concernée, ouvre une crise entre le pouvoir et l'opinion, qui ne peut être sans danger. La France a besoin de réformes économiques et sociales. Celles qui réussiront parce qu'elles reposeront sur le dialogue entre partenaires, sur l'espoir d'un avenir plus sûr pour chacun, sur la confiance de la nation dans l'écoute de ses élus. Aucun succès n'est à espérer d'une entreprise fondée sur le rapport de force. Il n’est pas utile d’opposer la rue et le Parlement, en démocratie les lois sont certes votées par la représentation nationale. Mais elles peuvent être débattues, contestées et combattues par les citoyens quand le Parlement, caporalisé, n’a pu en débattre librement !

Le Premier Ministre a adopté sur le CPE une démarche Bonapartiste bien éloignée de l’image de Gaulliste sociale qu’il a tenté de donner de lui-même. Autoritarisme, mépris du Parlement, refus de dialogue, voilà le vrai visage du Premier Ministre apparatchik qui gouverne la France aujourd’hui.

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