Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

lundi, mars 20, 2006

Question du groupe PRG au président du conseil régional

REGION ILE DE FRANCE
Plénière 16 et 17 mars 2006
Groupe PRG


Question d’actualité posée par Elisabeth Boyer, présidente du groupe PRG


Monsieur le Président,

Le ministre de l’Intérieur a mis en œuvre dans le département des Hauts de seine qu’il préside, son système de policier référent dans les collèges par un protocole départemental visant à renforcer la sécurité dans les établissements scolaires. A l’évidence, son projet introduit, contre le souhait de la communauté scolaire, des forces de police, pour leur donner un rôle prioritaire et visiblement répressif. La communauté éducative réprouve cette expérimentation dans sa majorité qui insidieusement lui dénie la capacité de faire régner l’ordre et le respect entre les élèves. Fort de cette politique mise œuvre dans son département, le ministre de l’Intérieur exprime maintenant l’intention de proposer aux lycées, le même dispositif de présence policière en leur sein.
Là encore, Monsieur le Président, nous voulons condamner le principe qui autoriserait les forces de l’ordre à se mettre à la disposition de l’Education Nationale pour assurer une « répression » dans les lycée.
Certes, on nous dit que ce dispositif ne pourrait être mis en place dans les lycées que sur la base d’une demande claire du chef d’établissement, validée en Conseil d’Administration, après débat en comité d’éducation pour la santé et la citoyenneté. Nous reprenons là, les termes du ministre lui-même dans une lettre adressée à Jack Lang, qui lui demandait des précisions sur les permanences policières qui devraient être installées dans certaines écoles.
Le problème que nous voulons poser et soumettre à l’Assemblée régionale est celui de la capacité des communautés éducatives - dès lors que la région en assure la gestion des infrastructures et des personnels TOSS - à assumer ses missions d’instruction, de diffusion des valeurs républicaines et de construction du lien de citoyenneté et de fraternité entre les jeunes personnes en devenir. Les propositions du ministre de l’Intérieur, manifestement, leur dénient cette responsabilité et leur pouvoir. Telle n’est pas notre conception des choses, c’est pourquoi nous demandons solennellement à l’Assemblée régionale de refuser par anticipation, toute mesure qui reviendrait à introduire dans les lycées, ces dispositifs répressifs et sécuritaires. Les radicaux de gauche ne veulent pas remuer le couteau dans la plaie mais à l’évidence, nous payons aujourd’hui la suppression des emplois jeunes, de médiation et des surveillants d’externat dans les lycées. On ne les remplacera pas par des effectifs de police répressifs et inefficaces.
Je vous remercie, Monsieur le Président, de soutenir cette déclaration préventive, qui n’est motivée que par la préférence que nous défendons et j’espère toute l’assemblée avec nous, pour la prévention, le respect des enfants et des jeunes adultes et une conception de la citoyenneté totalement à l’opposé de ce que préconise la vision communautariste du ministre de l’Intérieur.


REPONSE A LA QUESTION ORALE
DU GROUPE RADICAL DE GAUCHE



Vous le savez, je n’ai pas la même vision de la jeunesse que le gouvernement actuel qui lui propose des solutions, que ce soit dans le domaine de l’emploi avec le CPE ou dans celui de l’éducation avec le cahier de comportement dès la maternelle et les policiers armées dans les établissements scolaires, que je condamne tout à fait.

Aussi, il est bien évident que si la proposition nous est faite d’installer à demeure des policiers dans nos lycées, nous y répondrons négativement.

En effet, notre conception de la sécurité dans les établissements scolaire passe par la présence renforcée d’adultes ayant des missions d’éducation envers les jeunes qui y sont scolarisés. Il s’agit avant tout dans nos lycées de former les jeunes, de leur faire adopter un comportement citoyen et de les amener au respect partagé. Il ne s’agit en aucun cas de les stigmatiser comme étant a priori des délinquants ayant besoin d’un encadrement policier.

S’agissant plus globalement de la sécurité dans les établissements scolaires, je vous rappelle que nous prenons les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des biens, qui relève de notre compétence à la différence de la surveillance des élèves, par les dispositifs techniques que nous mettons en places avec l’accord et sur proposition des communautés scolaires.

La sécurité publique et la surveillance des élèves restent de la compétence de l’Etat et je ne suis pas certain en ce domaine que l’Etat nous interroge avant de décider de l’éventuelle extension de l’expérimentation conduite dans les Hauts de Seine.

Aussi je partage votre sentiment sur la nécessité de dire non par anticipation et soutiens bien volontiers votre déclaration.

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