Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

mercredi, mai 31, 2006

Finale du championnat de France N2 Handibasket

Cergy accueille la finale du championnat de France Natioanle 2 de Handisport "Basket". La compétition se déroulera sur 3 jours et regroupera les 5 meilleurs équipes des différentes poules toutes en course pour la victoire finale, et obtenir le titre de champion de France 2005/2006.



Dans la peau de Jacques Chirac


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Vidéo envoyée par Lalmy

Dans la peau de Jacques Chirac

Documentaire (1h 30min) De : Michel Royer, Karl Zéro Avec Jacques Chirac, Didier Gustin


Dans la peau de Jacques Chirac
Vidéo envoyée par Lalmy

Et si, à l'heure du bilan, Jacques Chirac décidait de tout dire ? Karl Zéro et Michel Royer revisitent 40 ans d'archives de la "geste chiraquienne" et font raconter au Président lui-même (par la voix de Didier Gustin) le sens de sa quête du pouvoir.

A voir au Royal Utopia à Pontoise Mer : 20:30 Dim : 21:00 Lun : 16:40

Le Blog de Paul Giacobbi


Le député PRG de Haute-Corse, Paul Giacobbi a son blog. Je vous invite à aller le visiter :
http://blog.paul-giacobbi.org/

Bonne lecture

mardi, mai 30, 2006

L’Union Européenne se donne jusqu’en 2009 pour sortir de l’impasse

Les 25 ont tenu le week-end dernier un conclave dans une abbaye proche de Vienne la capitale autrichienne. Un an après les non français et néerlandais au Traité constitutionnel européen (TCE).

"Pour 2009 au plus tard, nous avons demandé qu'il y ait de la clarté sur notre base juridique". Cette phrase est signée de la ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik, dont le pays assume la présidence semestrielle de l'Union Européenne (UE).
Mme Plassnik a pris soin d’évoquer une "base juridique" au lieu de "traité constitutionnel". Le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier a d’ailleurs évoqué dimanche matin un éventuel changement d'appellation du traité, pour retirer la référence à une Constitution.
Cependant, au-delà de ce possible changement de nom, les 25 doivent décider s’ils continuent à promouvoir un traité sur lequel ils ont planché durant trois ans. Ou bien, s’ils travaillent sur un autre texte, un an après le net rejet du TCE exprimé lors des référendums français puis néerlandais… En attendant de trancher cette épineuse question, les 25 se sont attachés à montrer qu’ils attendaient répondre aux "préoccupations de nombreux citoyens européens", selon l’expression de Mme Plassnik.
Les 25 pourraient ainsi durcir à l'avenir les conditions d'entrée dans l'UE, en mettant en avant la notion de "capacité d'absorption" de l'Union. Une notion qui sera débattue lors du prochain sommet européen, en juin. Ils ont également discuté ce week-end de la possibilité de rendre plus efficaces les institutions européennes sans sortir du cadre des traités existants, comme le proposent la France et la Commission européenne.
Cependant, malgré les déclarations de bonne intention, l’UE semble bloquée, comme le prouve la décision de prolonger d'un an la "période de réflexion" décrétée en juin 2005 par les ministres des Affaires étrangères européens, et qui devait s'achever le mois prochain. L'Allemagne, qui assumera la présidence de l'UE au premier semestre 2007, s'est engagée à faire en juin 2007 une "proposition substantielle" sur l'avenir du traité constitutionnel, susceptible d'entrer en vigueur d'ici 2009, date des prochaines élections européennes.

dimanche, mai 28, 2006

interview RGB laïcité


interview RGB laïcité
Vidéo envoyée par Lalmy
interview sur la radio RGB au sujet de mon livre sur la laïcité.

Planète Radicale n°12

Et hop, voici la revue de blogs, déjà 3 mois, et les initiatives se multiplient.
bon surf

http://actulive.canalblog.com/archives/2006/05/27/1965239.html

samedi, mai 27, 2006

Chirac amnistie son complice

Le président de la République a amnistié Guy Drut pour « service rendu à la Nation ». Cette décision parfaitement immorale prise à l’occasion d’un loi de circonstance pour arranger les affaires d’un ami suscite des condamnations presque unanime de gauche à droite. Ainsi, le député UDF Gilles Artigues, proche de François Bayrou, a estimé que la mesure prise par Jacques Chirac a "un effet dévastateur" et révèle "les dérives de l'Etat UMP".
La plupart des quotidiens français ont condamné aujourd’hui cette décision. Le Monde parle d'acte "indécent, détestable". Dans La Provence, Gilles Dauxerre dénonce un procédé "moralement détestable et politiquement désastreux", d'une "ahurissante désinvolture". Jean-Michel Thénard pour Libération estime que cette affaire "fera le bonheur de tous ceux qui espèrent prospérer sur le discrédit des élites". Dans La Marseillaise, Christian Digne trouve les mots justes pour résumer cette affaire : "Dans la crépusculaire fin de règne de Jacques Chirac, le pire est toujours sûr. On croit toucher le fond. Mais non, il creuse encore"
Jacques Chirac a réussi à rabaisser, une nouvelle fois, la fonction présidentielle en agissant "comme le prince d'une République bananière".. Après deux mandats plus calamiteux l’un que l’autre, on peut une nouvelle fois assister au spectacle désolant de l’irresponsabilité morale et politique du chef de l’Etat, qui une fois de plus va nourri le vote extrémiste.
Guy Drut, avec une belle dose de cynisme, s'est pour sa part déclaré vendredi sur France Inter "satisfait" et "soulagé" de la mesure d'amnistie. "Cela fait six ans que cette affaire dure et cela m'a causé beaucoup de soucis par rapport au Comité international olympique et à ma vie politique", a-t-il ajouté.
Peut-on vraiment penser que le comité international Olympique réintégrera une personne qui s'est refait une virginité morale par copinage?

Compte-rednu de mandat de Jean-Paul Huchon

La Gazette du Val d'Oise de ce mercredi 24 mai rapportait le compte-rendu de mandat de Jean-Paul Huchon à Cergy. Le bilan est globalement positif, et la région apparait solidement ancrée à gauche comme en témoignent les politiques engagées.
J'aurais quand même aimé pouvoir demander à M. Huchon pourquoi la région persistait à subventionner plus de 200 lycées privés dans ces conditions, alors que les établissements publics ont des besoins important spour faire face à leurs missions. Malheureusement le temps des questions s'est terminé juste avant queje ne puisse l'interroger. Toutefois je compte lui écrire pour savoir quelles raisons peuvent conduire la région à financer des établissements qui sont nombreux à ne pas respecter leurs engagements contractuels et qui par ailleurs bénéficient de leurs financements propres.


vendredi, mai 26, 2006

ART.VO Première Foire d'Art Actuel en Val d'Oise

Du jeudi 1 juin au dimanche 4 juin 2006, sur cette place emblématique ,la place des colonnes Hubert Renaud - Axe Majeur - réalisé par l'architecte Dani Karavan ,des artistes du Val d'Oise mais aussi d'autres départements pourront montrer et vendre leurs œuvres . Cette manifestation, la première du genre en Val d'Oise, ouverte aux artistes professionnels résolument engagés dans une démarche d'Art Actuel est organisée par le Centre d'Innovation et de Promotion des Arts Contemporains - CIPAC 95.En partenariat avec la Mission Arts Plastiques du Conseil Général du Val d'Oise, cette manifestation, labélisée par l'association de l'Axe Majeur, est soutenue par la Communauté d'Agglomération de Cergy Pontoise et le Conseil Régional d'Ile de France.
pour en savoir plus : http://www.artvo.eu/

Journée mondiale 2006 contre la peine de mort : à vos agendas !

Le 10 octobre 2006 se tiendra la 4ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort, soutenue officiellement par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.

A cette occasion, des centaines d’initiatives se tiendront sur le thème « La peine de mort, les échecs de la justice » : exécutions de personnes innocentes, discriminations, procès bâclés, conditions de détention inhumaines… Cette journée sensibilisera le plus grand nombre aux conséquences de la peine capitale et invitera à s'engager en faveur de condamnés à mort emblématiques des injustices du châtiment suprême. A cette occasion, débats, concerts, conférences de presse, manifestations, expositions, pièces de théâtre seront organisés dans le monde entier pour dénoncer la peine de mort.

L’édition 2005 de la Journée mondiale, qui avait pour thématique « L’Afrique en marche vers l’abolition ! », a été célébrée dans 46 pays, parmi lesquels le Maroc, le Burundi, la République du Congo ou encore le Rwanda et le Togo, mais aussi les Etats-Unis, le Brésil, le Japon, l’Inde, les Philippines, la Nouvelle-Zélande et bien sûr la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse… Au total, 263 initiatives ont été organisées dans le monde entier. Une pétition internationale invitant les chefs d’Etat africains à abolir la peine de mort a recueilli 42300 signatures.

Pour contribuer à faire de l’édition 2006 un succès, réservez d’ores et déjà vos dates ! Pour plus d'informations, contactez ECPM, secrétariat exécutif de la Coalition : coalition@abolition.fr

jeudi, mai 25, 2006

L'économie sociale en débat


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Vidéo envoyée par Lalmy
Thierry Jeantet, vice-président du PRG était interviewé par France3 Rennes à l'occasion de la publication de son livre sur l'économie sociale.

Libellés :

mercredi, mai 24, 2006

question au gouvernement


A ma demande, Gérard Charasse, député PRG de l'Allier, va interroger le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir du sport scolaire. La question écrite qu'il déposera lundi est la suivante :
"M. Gérard Charasse attire l’attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les menaces qui pèsent sur le sport scolaire. Les postes au concours de recrutement du CAPEPS externe pour 2006 ont été diminués de moitié, passant de 800 lors de la session 2005 à 400. Ces 400 postes ne suffiront pas à remplacer la totalité des enseignants qui partiront cette année en retraite.

Or la pratique du sport scolaire, en particulier dans le cadre des UNSS, permet d'offrir aux élèves une grande qualité d'accueil, de solides garanties pédagogiques et des rencontres sportives diversifiées. De plus le sport scolaire favorise la pratique du sport par les filles et contribue à démocratiser la pratique sportive par le prix modique des licences.

La réduction du nombre de professeurs d’EPS recrutés et le non remplacement des départs en retraite menacent la pérennité des UNSS. Il demande donc à M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche de préciser les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour garantir la pérennité du sport scolaire et en favoriser la pratique."

lundi, mai 22, 2006

Les libéraux démocrates européens accueillent de nouveaux membres

Des partis d’Espagne, de Croatie et de Macédoine ont rejoint la famille politique libérale démocrate. Unio Mallorquina (Espagne), L’Assemblée Démocratique d’Istrie (Croatie) et le Parti Libéral Démocrate (Macédoine) sont devenus membres du Parti ELDR le 5 mai 2006 à Stockholm (Suède) suite au vote unanime des délégués du Conseil ELDR. Le nombre total de partis membres du Parti ELDR s’élève maintenant à 49.“L’expansion de l’ELDR est liée au pouvoir d’attraction grandissant des idées libérales dans toute l’Europe ainsi qu’à la nécessité de collaborer au niveau de l’UE. Je suis très heureuse que le Parti s’étende dans le Sud de l’Europe: Espagne, Croatie et Macédoine”, a commenté la Présidente du Parti ELDR, Annemie Neyts.

Au cours de la réunion du Conseil ELDR à Stockholm, le Parti Libéral Démocrate de Macédoine a réintégré la famille politique libérale démocrate. Exprimant sa gratitude à ses collègues libéraux pour leur soutien, Emil Kirjas, Secrétaire d’Etat de Macédoine en charge des affaires étrangères a souligné, “C’est à la fois une fierté et un privilège de faire partie d’une famille politique qui a toujours su développer une politique européenne visionnaire. L’ELDR fait preuve de leadership politique face à la montée du populisme. Nous sommes reconnaissants à l’ELDR de non seulement jouer un rôle clé dans l’intégration de la Macédoine à l’UE, mais aussi pour son soutien aux habitants de la Macédoine dans leur lutte pour préserver leur identité.”
L’Union Mallorquine (Unio Mallorquina) fût fondée en 1982, en tant que parti régional libéral de l’île de Mallorque (Espagne). Le Parti défend les valeurs démocratiques basées sur les principes de liberté, égalité, responsabilité, tolérance, justice et coexistence pacifique en tant que piliers pour l’édification d’une société ouverte et dynamique pleine d’opportunités.

L’Assemblée Démocratique d’Istrie est un parti régional d’orientation libérale. Il est fortement implanté en Croatie où il a gouverné l’Istrie - la région touristique la plus prospère de Croatie, aux frontières avec la Slovénie et l’Italie – pratiquement sans interruption depuis l’indépendance du pays.
Au cours de la réunion, les délégués du Conseil de l’ELDR ont également marqué leur accord à la mise en place d’une coopération étroite avec le Parti des Radicaux de Gauche de France.

dimanche, mai 21, 2006

Le droit aux vacances contre l’exclusion économique, sociale et culturelle

70 ans après le Front populaire et les premières vacances du « bel été 1936 » on ne peut que constater que dans le domaine des vacances comme dans les autres domaines de la vie sociale les inégalités restent importantes, et que les enfants des familles les plus fragiles sont les premières victimes de ces inégalités.
Le principal outil d’aide aux départs est depuis 20 ans l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances. Ainsi en 2004 l’ANCV a consacré 3.173.594 euros aux « bourses vacances » qui ont bénéficié à 40.000 personnes. Or ce sont 3.000.000 d’enfants qui ne partent pas en vacances chaque année. L’ampleur des aides n’est manifestement pas à la hauteur des besoins aujourd’hui.
Pourtant, le tourisme social « institutionnel » ne connaît pas la crise, les centres de vacances se remplissent facilement. Mais, en réalité, il reste destiné en priorité aux salariés des grandes entreprises et il a même vu ses prix augmenter ces dernières années. Or, les évolutions de la société font que même celles et ceux qui échappent au chômage de masse n’ont pas accès au tourisme social car les nouveaux travailleurs sont de plus en plus embauchés dans des petites et très petites entreprises. Si bien que les familles les plus en difficulté, et même les plus jeunes, restent sur le carreau quand arrivent les grandes vacances avec pour seul horizon leur quartier.
Le tourisme social a donc un rôle fondamental à jouer dans l’objectif de réaliser le droit aux vacances pour tous. On pourrait par exemple relancer la formule des familles d’accueil, accélérer la réhabilitation de l’hébergement géré par le tourisme associatif, renforcer les aides financières destinées aux collectivités et aux organisations qui contribuent aux départs en vacances des plus démunis.
Pour réaliser le droit aux vacances pour tous, il convient donc d’abord de relancer le tourisme à caractère social pour en adapter les structures à l’ampleur du défi. Ensuite il sera essentiel de trouver les moyens d’une solidarité renouvelée pour franchir une étape nouvelle dans la démocratisation du droit aux vacances en famille qui pourrait prendre la forme d’une allocation familiale « vacances », mais aussi d’une réflexion sur le prix des billets d’avions pour les familles éclatées entre plusieurs continents.

Le retour de Juppé?

L'executif étant en train de se carboniser totalement avec l'affaire Clearstream, voici qu'Alain Juppé, qui avait regretté, lors d'une conférence à Québec il y a 15 jours, «la lutte fratricide qui déchire la droite française», prépare son retour à Bordeaux. Le Figaro rapporte à ce sujet la satisfaction de notre député Axel Poniatowski :
"Le député UMP Axel Poniatowski, proche de Jean-Pierre Raffarin, juge que «son retour est une bonne chose. Dans la situation chaotique dans laquelle se trouve le gouvernement, il peut jouer un rôle utile d'apaisement». "

samedi, mai 20, 2006

M. de Robien poursuit son offensive contre l’école publique

J'ai adressé aujourd'hui aux agences de presse le communiqué suivant :

M. de Robien poursuit son offensive contre l’école publique

La présence du ministre de l’éducation nationale au congrès de l’UNAPEL serait une nouvelle provocation, d’autant plus grave qu’elle s’inscrit dans la continuité d’une politique de soutien à l’enseignement privé initiée depuis 2002 avec le retour de la droite aux affaires.


Le parti Radical de gauche, attaché au principe d’une école républicaine publique, gratuite et laïque, dénonce avec force les faveurs accordées à l’école privée depuis plusieurs mois, des déclarations prônant une « égalité de moyens » entre privé et public de la rentrée dernière, à la récente circulaire sur le « forfait communal ».


Le soutien affiché du gouvernement à l’enseignement privé est d’autant plus inquiétant qu’il s’accompagne actuellement d’une réduction importante des moyens de l’enseignement public.


Pascal-Eric Lalmy

Secrétaire national du PRG délégué à l’éducation

Les déclarations et les initiatives du ministres de l'éducation nationale sont véritablement dangereuses.
Nous sommes d'ailleurs bien placés dans le Val d'Oise pour savoir qu'elles ont des implications concrètes sur le terrain. Ainsi le lycée privé "international" de Louvres bénéficie de larges subventions de la part du conseil général et il devrait pouvoir contractualiser avec l'Etat dès son ouverture en dérogation de la loi qui prévoit 5 années d'activités avant qu'un établissement privé puissse contracter. Ensuite c'est le projet d'un lycée professionnel privé, spécialisé dans les carrières sanitaires et sociales, à Jouy-le-Moutiers où l'enseignement privé se substitue à l'Etat pour répondre à une vraie demande des familles pour ces formations.
Actuellement le gouvernement se désengage à petit pas de l'école et laisse le terrain à l'enseignement privé, cela constitue un recul du principe républicain et conduit à une marchandisation de l'école que nous ne pouvons pas accepter.
Pour ma part je suis hostile à toute subvention à l'école privée en-dehors de ce qui est prévu par la loi Debré, et je pense que le ministère de l'éducation nationale devrait être plus vigilant sur le respect des contrats d'association par les établissements privés.

pour information un petit rappel :
Les relations entre les établissements d’enseignement privés et l’Etat

Les contrats passés entre les établissements privés et l’Etat
Les établissements privés peuvent être hors contrat, ou bien liés à l’Etat par un contrat simple (pour les écoles primaires) ou un contrat d’association. Le contrat d’association s’est généralisé et témoigne d’un fort rapprochement des établissements d’enseignement privé avec l’Etat : l’enseignement est dispensé dans les mêmes conditions que dans le système public, et les professeurs ont la qualité d’agents publics.
Les pouvoirs publics prennent en charge tout ou partie des dépenses de fonctionnement des établissements privés, en échange d’obligations de service public.

Le contrat simple pour les écoles primaires ou spécialisées. Les classes doivent avoir fonctionné pendant au moins 5 ans, et les locaux doivent répondre aux exigences de salubrité. L’établissement sous contrat simple doit ensuite organiser l’enseignement des matières de base par référence aux programmes et aux horaires de l’enseignement public. Les maîtres sont nommés par l’autorité privée et salariés de droit privé, mais rémunérés par l’Etat.

Le contrat d’association. Les conditions préalables sont plus exigeantes : un besoin scolaire reconnu doit exister, les locaux et installations doivent être appropriés. L’établissement est tenu de dispenser les enseignements selon les règles et programmes de l’enseignement public. Les enseignants de ces établissements sont recrutés par concours, selon les mêmes modalités que les enseignants du secteur public.
Depuis 1995, les maîtres des collèges et lycées privés sous contrat sont formés dans les IUFM et recrutés à l’issue d’un concours, le CAFEP (analogue du CAPES ou du CAPLP).

Le contrôle de l’Etat sur les établissements privés
Tous les établissements privés, quelles que soient leurs relations avec l’Etat, sont soumis à un régime d’inspection.
- L’inspection des établissements privés hors contrat se limite aux titres exigés des directeurs et des maîtres, à l'obligation scolaire, à l'instruction obligatoire, au respect de l'ordre public et des bonnes mœurs, à la prévention sanitaire et sociale. Le contrôle sue le contenu de l’instruction obligatoire a été renforcé par la loi n° 98-1165 du 18 décembre 1998.
- Le contrôle est plus étendu pour les établissements sous contrat : il porte sur le respect des programmes et horaires d’enseignement ainsi que sur le respect total de la liberté de conscience des élèves. Les enseignants font en outre l’objet d’une notation pédagogique. Les établissements privés sous contrat sont par ailleurs soumis à un contrôle financier et administratif.
(http://www.education.gouv.fr/systeme_educatif/enseignement_prive.htm)

Planète Radicale n°11

La revue de blog hebdomadaire des blogs tenus par des militants PRG est en ligne :

http://actulive.canalblog.com/archives/2006/05/20/1915842.html

bon surf

vendredi, mai 19, 2006

INVITATION

L’Union des Familles Laïques du Val d’Oise

Vous invite à débattre avec

Pascal-Éric Lalmy
Auteur du livre : 1905-2005? La laïcité face aux défis du XXIème siècle

Guylain Chevrier
Historien, Président du Conseil scientifique de l’UFAL

Sur le thème :
«Au nom de la laïcité, les collectivités territoriales doivent-elles financer des lieux de culte ?»
Vendredi 19 mai 2006 à 20 h 30
Chalet du Parc à MARGENCY(Rue d’Eaubonne – derrière l’Hôtel de Ville)

Interventions:

Présentation de l’UFAL 95
par Jocelyne DELESTRE (Présidente)

Les défis de la laïcité
par Pascal Éric LALMY

Au nom de la laïcité, les collectivités territoriales doivent-elles financer les lieux de culte ?
par Guylain CHEVRIER

Échange avec les intervenants

jeudi, mai 18, 2006

conseil municipal

Ce soir il y a un conseil municipal à 20 heures, il y a une seule délibaration avec débat portant sur la "constitution d'un groupement de commande pour la passation du marché public relatif à la collecte des ordures ménagères".

Parions, que les questions diverses seront donc nombreuses et que les débats vont durer bien plus longtemps que l'ordre du jour ne le laisse présager.

Violente altercation entre Nicolas Sarkozy et Paul Giacobbi

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, cet après-midi, le ton est monté entre le ministre de l'Intérieur et le député de la Haute-Corse. C'est une grande satisfaction pour moi que ce soit un député du PRG qui remette à sa place Sarkozy. C'est assez extraordinaire que ce concentré d'incompétence, d'inconsistance et d'arrogance réussissent à se faire passer pour un homme d'Etat. Il est bon de rappeler qu'en plus d'être incapable de ramener l'ordre en Corse, M. Sarkozy a laissé les banlieues flamber pendant plusieurs semaines en se montrant totalement incapable de ramener l'ordre ou d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le même ministre n'obtient pas de résultats probants sur la lutte contre la délinquance, fait la chasse aux clandestins et expulse des enfants de 4 ou 5 ans et n'hésite pas à manipuler les services de l'Etat pour son propre intérêt. On peut aussi ajouter que celui qui se voit déjà président a fait voter une loi sur l'immigration qui est un concentré de néo-colonialisme nauséabond!
J'aurais en tout cas aimé être là pour asssister à la passe d'armes, Paul ayant une voix qui n'a rien à envier à la mienne le spectacle devait être digne des grands moments de la IIIe République quand le politiquement correct n'avait pas encore étouffé le débat et que Clemenceau pouvait allumer ses adversaires avec toute la verve que nous lui connaissons. Bravo Paul!

Paul Giacobbi, président du conseil général de la Haute-Corse et député d'opposition (PRG), a pris de haut, de très haut, Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale, lors de la séance consacrée, aujourd'hui, aux questions orales au gouvernement. Après la récente nuit bleue et les divers attentats revendiqués à tour de rôle par le FLNC-UC et le FLNC "22", il a reproché au ministre de l'Intérieur d'avoir "décapité les services de sécurité", en supprimant le poste de préfet-adjoint à la sécurité qui avait été créé dans l'île au début des années 80. Et remuant le couteau dans la plaie, il a tenu à rappeler, dans le brouhaha des éclats de voix et des pupitres claqués, les propos de Nicolas Sarkozy qui avaient accompagné cette décision. En raison, avait-il argumenté en septembre 2005, de "l'excellente situation de la sécurité en Corse". De fait, il n'avait vu, du moins sur le plan poliitique, ni juste ni loin. Paul Giacobbi, de sa voix de stentor, a conclu en ces termes : "Au lieu de vous occuper de la France d'après [allusion à sa campagne pour la présidentielle, ndlr], vous seriez mieux inspiré de vous occuper de la Corse d'aujourd'hui ». Touché, le ministre de l'Intérieur lui a rappelé "le bilan désastreux" dont il a hérité avec, de 1997 à 2001, 926 attentats comptabilisés en Corse alors que la gauche était au pouvoir. Il a noté aussi, sans qu'on ne comprenne très bien où était le comparatif, qu'ils avaient baissés « d'un tiers en 2004 et 2005 ».

mardi, mai 16, 2006

Conférence Débat dans le cadre du REAAP

J'introduis ce soir, en tant que conseiller municipal de Cergy la conférence débat du REAAP.

"Média, mode d'emploi dans la famille"

Collège des explorateurs des hauts de Cergy

Mardi 16 mai 2006, 20h00

Ouverture musicale par la classe orchestre du collège des explorateurs

Intervenant : docteur Marie-Noëlle Clément, médecin-psychiatre, responsable du service des consultations à l'école des Parents et des Educateurs d'Ile-de-France.

1788 : Essai sur la maldémocratie

Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche de 2000 à 2002, est député PRG du Val-de-Marne et vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Il est également professeur à la Faculté de droit de Paris (Panthéon-Assas). Il a publié notamment L’État spectacle, La Droite absolue et La Politique du mensonge. François Mitterrand le plaçait « au premier rang de nos écrivains politiques ».

«Nous sommes en 1788», disait Mendès France dans une IVe République discréditée et finissante. En 1788, tout était encore possible : la réforme ou la révolution. En 2006 aussi. Et l’urgence est la même : changer un système archaïque, figé par une monarchie inerte, verrouillé par une nouvelle aristocratie qui méprise le Tiers État populaire et le tient à l’écart du pouvoir.
Les Français rejettent cette fausse démocratie, cette maldémocratie, et le disent de toutes les manières possibles : abstention massive, vote protestataire, manifestations de grande ampleur, divorce avec les partis de gouvernement, rejet des élites.
Loin de la plèbe, dix mille patriciens tiennent tous les leviers de commande : gouvernement et administration, entreprises et médias. Car ces nouveaux dirigeants sont interchangeables. Issus des mêmes milieux, écoles et cabinets, ils font carrière en zigzag. Hier grands commis, aujourd’hui ministres, demain PDG. Ou l’inverse.
La France est devenue une République fermée. Monopolisée par de nouveaux privilégiés. Dirigée par une caste restreinte et surpuissante, donc illégitime. Ainsi va la démocratie d’exclusion qui gouverne notre pays. Avec dédain, avec distance. Jusqu’à quand ?
R.-G. S.

Parution : 2006 - 484 pages - 15,3 x 23,5
Prix TTC : 23 (150,87 FF )
Code ISBN : 2-213-62792-4

Le texte de la motion de censure


Voici le texte de la motion de censure, déposée par Jean-Marc Ayrault, François Hollande, Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) et 140 députés socialistes et radicaux de gauche, qui sera débattue le mardi 16 mai.
Motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution.

"Notre pays traverse l’une des plus graves crises politiques de la Vè République. Depuis un an, le gouvernement est plongé dans une tourmente d’une rare intensité : violences urbaines exceptionnelles dans leur durée et leur ampleur, opposition massive des salariés, des étudiants et des lycéens au Contrat première embauche et, aujourd’hui, divisions au sommet de l’Etat sur fond de suspicion, de manœuvres et de complots.
"Le divorce entre le pouvoir et les Français est consommé avec l’implication de l’exécutif dans la ténébreuse affaire Clearstream.
"S’il appartient à la justice de dénouer les fils de cette machination, si la présomption d’innocence comme le secret de l’instruction doivent être respectés il reste une évidence : c’est au sein même du gouvernement que se lancent les accusations, s’organisent les manœuvres, se jettent les suspicions.
Comment une telle équipe peut-elle continuer à travailler pour le pays dans ce climat délétère, alors que les causes de ce délabrement se situent en son sein même ? C’est l’autorité de l’Etat qui en est la seule victime. Le Premier ministre comme le Ministre de l’Intérieur, dans leur querelle, sont les premiers acteurs du trouble et du désordre. Le Président de la République, en maintenant cet invraisemblable attelage, fait courir un risque majeur à l’esprit de nos institutions.
"Que veut dire en effet la sécurité de l’Etat quand les services de renseignements sont dévoyés dans des opérations de déstabilisation entre ministres du gouvernement ? Quand des officiers et des juges se disent publiquement instrumentalisés dans cette lutte de pouvoir.
"Que veut dire l’intérêt national quand le Président de la République a, désormais, pour seule perspective pour l’exercice de son mandat que de le terminer ? Quand le gouvernement est paralysé et ballotté au gré des rivalités personnelles et des menaces de révélations. Quand l’image et la place de la France dans le monde sont à ce point altérées.
"Si, comme le dit le chef de l’Etat, la République n’est pas « la dictature de la rumeur », elle ne peut pas être davantage le régime des convenances, des confusions et des complots.
"Economiquement, socialement, moralement, le gouvernement a épuisé la France et les Français. Tous ceux qui y participent en portent la responsabilité. Aucun ne peut prétendre s’en exclure.
"Face à ce délitement, le temps d’une espérance est venu. L’élection présidentielle doit être l’occasion de tourner la page de ce régime de crises et de poser les termes du débat de société dont le pays a besoin. Pour que cette confrontation démocratique ne débouche pas sur le rendez-vous tronqué de 2002 sous la menace de l’extrémisme, il est aujourd’hui indispensable d’assainir la situation politique.
"Dans une démocratie digne de ce nom, toutes les conséquences d’une crise de cette ampleur auraient été tirées soit par un changement global d’équipe gouvernementale, soit par un retour devant le peuple français.
"Pour tous ces motifs, l’Assemblée nationale censure le gouvernement en application de l’article 49, alinéa 2 de la Constitution."

Europe, où va-t-on?

Il n'est plus guère question de l'Europe et pourtant elle pourrait redevenirrapidement le problème de la gauche française.
En effet, ainsi que l'Autriche (pays assurant actuellement la présidence del'Union) l'a constaté, la prochaine fenêtre de tir pour relancer et adopter des réformes institutionnelles s'ouvrira fin 2008. Or, fin 2008, la présidence del'Union sera exercée par la France, donc, espérons-le, par la gauche française.
En attendant, cette échéance, on peut se réjouir que la Commission européenne ait retenu il y a quelques jours les amendements adoptés par le Parlement européen concernant la directive "services". L'abandon du principe du paysd'origine et l'élargissement des domaines exclus du champ de la directive sont notamment actés.
On remerciera l'eurodéputée social-démocrate allemande pour le travail qu'elle aainsi réalisé, beaucoup moins les eurodéputés socialistes français qui (àl'exception notable de Gilles Savary et Michel Rocard) ont voté contre laproposition modifiée. Compte tenu précisément de ce que sera éventuellement laresponsabilité de la gauche française fin 2008, il faudra se ressaisir.
La Commission a soulevé un autre lièvre. Dans la version initiale de la directive "services", les obligations d'information à la charge des prestatairesde services étrangers concernant leurs salariés détachés dans le pays où la prestation est réalisée étaient excessivement allégées (sachant en revanche que,contrairement à une légende fabusienne, un travailleur fût-il polonais, détaché en France dans le cadre d'une prestation de service, est soumis au droit du travail français en vertu de la directive "détachement" qui date de 1996. Dans la nouvelle version, il n'y a aucune modification. La Commission souhaiterait néanmoins réduire les formalités. L'enjeu est bien la capacité de contrôle des administrations du travail des pays d'accueil. A priori, il n'y a rien d'abusif mais il faut veiller au grain.

Stéphane PERRIN

dimanche, mai 14, 2006

Sur les fragiles traces de Jean Zay

lu dans Libération :


Ministre de l'Education du Front populaire à qui l'on doit tout ce qui fait l'école moderne, Jean Zay a été arrêté par Vichy et assassiné en 1944. Pourtant, rares sont ses empreintes dans la ville. En réalité, il s'incarne dans ses filles, Catherine et Hélène, toutes deux engagées dans la vie de la cité.
Par Sibylle VINCENDONsamedi 13 mai 2006

Orléans envoyée spéciale

Orléans a eu un héros. Il s'appelait Jean Zay, avait été ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire à 32 ans. On lui doit, en gros, tout ce qui fait l'école moderne d'aujourd'hui. Il avait démissionné de son ministère à la déclaration de guerre pour pouvoir être mobilisé comme un citoyen ordinaire. Vichy l'avait fait arrêter, condamner pour désertion, lui qui était parti au front sans s'abriter derrière sa fonction de ministre. Il a été emprisonné à Riom. La milice est venue le chercher dans sa cellule sans difficulté. Elle l'a assassiné le 20 juin 1944.

A la librairie Privat, grande maison généraliste du centre-ville d'Orléans, on demande : «Qu'avez-vous sur Jean Zay ?» Réponse : «Rien du tout.» Le journal de captivité de Jean Zay, Souvenirs et solitude, est pourtant disponible aux éditions de l'Aube dans sa dernière parution de 2004. Dans un magasin de philatélie, on interroge : «Existe-t-il un timbre à l'effigie de Jean Zay ?» Réponse : «Ah, non.» Il a pourtant été émis en 1984. A la bibliothèque pour tous, on s'enquiert d'ouvrages sur Jean Zay. Mais ces dames ne font «pas tellement dans les livres anciens. Nous, c'est plutôt les romans qui viennent de sortir». On passe devant un monument au docteur Ségelle, déporté, ancien maire, grand bas-relief où l'élu apparaît avec un profil de médaille. Mais nulle trace de Jean Zay. La consultation du plan indique qu'il existe en périphérie une avenue Jean-Zay, dont on apprend par la suite qu'elle date de 1994. Les inscriptions de cette figure dans sa ville d'Orléans sont rares et récentes.

Un précurseur qui a allongé la scolarité obligatoire

En réalité, Jean Zay existe dans la cité. Il s'incarne dans deux femmes, ses filles. Catherine Martin-Zay, née en 1936, tient la librairie Les Temps modernes. Hélène Mouchard-Zay, née en 1940, quelques jours après l'arrestation de son père, a été adjointe dans la précédente équipe municipale de gauche. L'une a défendu une exigence culturelle et fait vivre un lieu d'intelligence. L'autre a défendu une exigence politique et fait émerger des initiatives périscolaires qui ont permis à des enfants d'Orléans d'écrire des romans ou de monter des comédies musicales. Des gamins de l'Argonne, un des quartiers de périphérie, «qui chantaient avec un bonheur... Moi, ça me ravissait», dit Hélène. Etait-ce si différent de ce que ressentait leur ministre de père ­ comme on peut le lire dans son livre ­ après s'être «battu pendant trois ans pour obtenir les 50 millions qui devaient rendre efficace, en permettant d'aménager les terrains, l'expérience d'éducation physique dans les écoles» ? Elles ont été professeures, l'une comme l'autre, même si Catherine ne l'est pas restée longtemps alors qu'Hélène a expérimenté tous les niveaux, collège, lycée, supérieur, avant de prendre sa retraite l'an dernier. Elles ont épousé des enseignants. Et l'une comme l'autre parlent du bonheur de ce métier.

Jean Zay, lui, n'était pas du sérail : il était avocat et fils de journaliste. Mais il aura été un des grands ministres de l'Education, allongeant la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans, créant les classes de plein air ou les sorties scolaires dans les musées, unifiant les programmes des écoles normales de Sèvres et d'Ulm pour que les filles apprennent les mêmes choses que les garçons. On lui doit le CNRS, l'idée de l'ENA dans l'optique d'une démocratisation de l'élite administrative et le dépoussiérage de la Comédie-Française, confiée à Bourdet, avec Jouvet, Copeau, Baty et Dullin. Il accomplissait une mission. Les filles auraient pu devenir juristes s'il s'était agi de s'inscrire dans une destinée familiale. Mais c'est dans une oeuvre intellectuelle qu'elles prendront leur place.

Et dans la ville d'Orléans, aussi. Pendant toute la guerre, Madeleine Zay a habité à Riom (Puy-de-Dôme), près de son mari, pour aller le voir avec les enfants. Le manuscrit de Souvenirs et solitude sort des murs dans le landau d'Hélène. Jean Zay dispose d'un enclos, qu'il dépave, qu'il plante comme il peut, «pour qu'on ait un endroit acceptable pour jouer», dit Catherine. Elle ne se souvient pas des visites. En 1944, il écrit à Madeleine qu'il est transféré à la prison de Melun, où il n'arrivera jamais. Son corps sera retrouvé dans un bois de l'Allier, à Cusset, en 1946. Un de ses assassins est arrêté en 1948, puis condamné aux travaux forcés à perpétuité ­ et non pas à mort ­ grâce aux circonstances atténuantes. «Pendant deux ans, ma mère ne savait pas ce que mon père était devenu», se souvient Hélène. Elle se rappelle aussi que Madeleine «allait beaucoup à Paris». Sans donner trop d'explications. «Je crois qu'elle a essayé au maximum de nous protéger. C'est après que j'ai réalisé ce qu'elle vivait à ce moment-là, ajoute-t-elle. Elle s'est tenue droite tout le temps.»

Catherine est davantage une grande fille alors. Elle perçoit le climat qui entoure ce retour. «J'ai le souvenir de maman assez distante dans les relations. Elle ne savait pas ce qu'était devenu son mari, et, pendant la guerre, elle n'était pas là. Sans doute, elle aurait aimé des relations plus solides, plus politiques, et ne trouvant pas cela, elle opposait une dignité. Il y avait quand même le problème des responsabilités pendant la guerre.» Jean-Christophe Haglund, président du Cercle Jean Zay d'Orléans, évoque à ce propos l'épisode de la radiation du barreau. «Le procès de Jean Zay en 1940 était à peine en cours que ses pairs avaient déjà pris la décision de le radier. A Orléans, comme partout en province, il y a des dynasties du barreau. Il y a peut-être aujourd'hui encore des avocats en exercice liés à ceux qui ont été partie prenante de cette radiation.»

Les comptes non soldés freinent les reconnaissances. D'autres choses moins brûlantes aussi.
«Jean Zay était le député d'Orléans, il n'a pas été maire, ni même conseiller municipal. Pour la mémoire locale, c'est assez différent», rappelle Antoine Prost, historien, ancien adjoint de Jean-Pierre Sueur, maire PS jusqu'en 2001. Mais, surtout, Jean Zay était un radical. Après la guerre, «il n'a de place ni dans la mémoire gaulliste ni dans la mémoire communiste, qui s'affrontent, dit encore Antoine Prost. Il passe la Résistance en prison, il n'est pas un libérateur du territoire, il n'est pas un de ces militants du PC pris en charge par le parti et qui ont aujourd'hui une station de métro. La mémoire de Jean Zay n'est prise en charge par personne». En tout cas localement. Car, sur le plan national, en revanche, les hommages s'organisent tout de suite, autour des Amis de Jean Zay, qu'Antoine Prost préside de nos jours, et qui vont se mobiliser pour entretenir le souvenir du ministre de l'Education nationale. C'est une «mémoire de l'école laïque», selon les mots d'Hélène Mouchard-Zay, qui se souvient d'aller, enfant, aux cérémonies annuelles dans la crypte de la chapelle de la Sorbonne.

Cinquante ans après, une avenue à son nom

A Orléans, les cheminements du souvenir passent davantage par les habitants que par les pierres. «C'est très curieux, note Hélène Mouchard-Zay, parce que beaucoup de gens nous disent qu'Orléans a oublié Jean Zay, et, en même temps, le nombre de personnes qui évoquent sa mémoire avec exaltation... beaucoup croient qu'il était maire.» Catherine Martin-Zay ressent elle aussi «une ville énigmatique», où l'hommage emprunte des voies inattendues. «Quand j'ai ouvert la librairie dans les années 60, raconte-t-elle, j'ai eu de multiples venues, discrètes mais extrêmement émouvantes, chaleureuses, de gens qui disaient à quel point c'était pour eux un nom vivant parce que, grâce à lui, les choses avaient changé. Curieusement, tout de suite, j'ai eu le retour d'une ville assez sensible.» Mais longtemps sans rue pour son héros.
En 1994, Jean-Pierre Sueur et Antoine Prost baptisent une nouvelle avenue du nom de Jean Zay et la font inaugurer en grandes pompes le 20 juin, date anniversaire de sa mort, par le président de la République François Mitterrand. Parce que, «si vous gérez les symboles, il faut les assumer jusqu'au bout», dit Antoine Prost. Mais il aura fallu attendre cinquante ans. «Ça, ça dit bien des choses quand même, note Catherine Martin-Zay. Ma mère était allée à l'inauguration d'une rue Jean-Zay à Saint-Jean-de-Braye en 1986. Mais c'était bien tard. Et c'était Saint-Jean-de-Braye.» En banlieue d'Orléans.

Plus pénible, le conseil d'administration de l'université d'Orléans a refusé que celle-ci porte le nom de l'ancien ministre. Il sera donné seulement à un amphithéâtre, inauguré par Robert Badinter. Antoine Prost voit dans cette réticence le poids des scientifiques. «Les universités scientifiques s'appellent Pasteur, Louis-Lumière, Sabatier, qui est un Nobel. La légitimité, dans le monde scientifique, n'est pas celle des hommes politiques.» D'autres éléments ont-ils pu jouer ? «La figure du Front populaire, le côté rouge, oui, un peu.» Fils d'une mère protestante et d'un père juif laïque, marié à une protestante, Jean Zay a subi des flots de haine antisémite. En reste-t-il quelque chose ? «Je pense qu'à Orléans, les vieilles calomnies de la droite d'avant-guerre, il y a des familles où on n'a jamais remis ça en cause», dit Catherine Martin-Zay. Jean-Christophe Haglund, du Cercle Jean Zay, résume cela autrement : «Avec ses origines juives et protestantes dans une ville profondément marquée par la tradition catholique, Jean Zay n'avait pas toutes les caractéristiques pour faire une belle figure consensuelle.»

Savoir «où se situent les premières traces de l'intolérable»

Longtemps, les rares plaques qui saluaient la mémoire de Jean Zay à Orléans ont été marquées par une forme d'ellipse. On y attribuait sa mort à «la barbarie nazie», «aux ennemis de la France». Le Cercle Jean Zay est né au sein du lycée Jean-Zay, pour obtenir que, sur la plaque du hall d'entrée, soit inscrite la responsabilité de «la milice du régime de Vichy», «au coeur des affaires franco-françaises», comme le dit Hélène Mouchard-Zay. Aujourd'hui, le cercle tente d'obtenir une commande publique pour qu'un artiste réalise une oeuvre à la mémoire de l'ancien ministre.

Ces dernières années, Hélène a fondé le Centre d'études et de recherches sur les camps d'internement du Loiret (Cercil), pour lutter contre l'oubli de la place des camps de Beaune-la-Rolande, de Pithiviers et de Jargeau dans l'organisation de la solution finale en France. La municipalité lui a promis les locaux d'une ancienne école ; le Cercil devrait y trouver bientôt un point d'ancrage et une présence en ville. Hélène milite pour les sans-papiers. Pour elle, tout se tient. Il est toujours question de savoir «où se situent les premières traces de l'intolérable».
En ouvrant sa librairie là où la reconstruction d'Orléans lui avait attribué des locaux, Catherine Martin-Zay a retrouvé sans le vouloir le quartier où Madeleine et Jean avaient grandi. Un jour, un client lui a dit : «Vous savez, j'ai vu vos parents se donner rendez-vous au coin de la cathédrale.» A Orléans, il reste quand même de belles traces de Jean Zay.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=381682

samedi, mai 13, 2006

La Laïcité pour mieux vivre ensemble


Au moment où on remet régulièrement en question les principes républicains, il a paru utile à l’UFAL de Carrières-sous-Poissy, à l’occasion de sa 6ème « Conférence aux Familles », le samedi 13 mai 2006, à la Salle Robert, de rappeler les origines de la laïcité et d’explorer ses nouveaux champs, cent ans après la loi de 1905.
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Pascal-Eric LALMY, qui a publié l’ouvrage 1905-2005, la laïcité face aux défis du 21ème siècle, Editions Mare et Martin, 2006, Pierre CASSEN, Secrétaire National de l’UFAL et Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France, ont réaffirmé que la laïcité n’est pas synonyme d’anticléricalisme mais le garant de la paix civile au sein des peuples.
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Par ailleurs, la question du rôle de l’Etat et des collectivités locales dans le financement des lieux de culte a également été évoquée.
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Mon prochain rendez-vous laïque :
L’Union des Familles Laïques du Val d’Oise
Vous invite à débattre avec :

Pascal-Éric Lalmy, «La laïcité face aux défis du XXIème siècle»
Guylain Chevrier, Historien, Président du Conseil scientifique de l’UFAL

Sur le thème :«Au nom de la laïcité, les collectivités territoriales doivent-elles financer des lieux de culte ?»
Vendredi 19 mai 2006 à 20 h 30
Chalet du Parc à MARGENCY (Rue d’Eaubonne – derrière l’Hôtel de Ville)

Planète radicale n°10

Vous pouvez aller découvrir la revue de blogs PRG n° 10 sur le blog de l'Actu Radicale :

http://actulive.canalblog.com/archives/2006/05/13/1872435.html

Sixième Conférence aux Familles de l’Union des Familles Laïques de Carrières

Aujourd'hui petit-déjeuner débat autour de mon livre, la laïcité face aux défis du XXIe siècle.

De 10.30 à 12 heures à la Salle Robert (Rue de la Chapelle) à Carrières-sous-Poiss

En présence notamment de :
Pascal - Eric LALMY, Professeur d’Histoire-Géographie
Pierre CASSEN, Secrétaire National de l’UFAL
Eddie AIT, Conseiller Régional d’Ile-de-France

jeudi, mai 11, 2006

La fête de l’Europe, un an après le non

Alors que le projet européen semble en panne, la vingtième journée de l’Europe a été célébrée mardi 9 mai afin de commémorer la déclaration fondatrice de l’Union européenne, faite le 9 mai 1950 par le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman.
La France a multiplié les initiatives pour marquer mardi la Journée de l'Europe. A minuit a eu lieu le lancement de l'illumination en bleu de la tour Eiffel, et une opération "ticket bleu" dans les transports publics parisiens a été organisée. Les ambassades des pays de l'UE ont également ouvert leurs portes au public, tout comme le ministère des Affaires étrangères et les représentations de la Commission européenne et du Parlement européen à Paris.
A Strasbourg, siège du Parlement européen, 25 films issus des 25 pays de l'Union étaient projetés dans la journée. A Lyon, les habitants pouvaient peindre sur le thème de l'Europe grâce à des toiles installées en plein centre-ville.
Mais ces initiatives, répétées dans les autres pays de l’UE, ne doivent pas masquer la paralysie actuelle de l’Europe, un an après la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas. La Commission européenne veut mettre en oeuvre des actions concrètes, comme la création d'une force de protection civile, pour rallier les citoyens au projet européen. En attendant de trouver une solution au sujet de la Constitution, à laquelle José Manuel Durao Barroso, le président de l’exécutif européen, s’est dit mardi très attaché, car elle "repose sur les valeurs et les principes dont a besoin l'Europe".
Mais il a aussi reconnu l'absence de "consensus" sur la façon de sortir de l'impasse à laquelle ont conduit les rejets du texte par les Français et les Néerlandais l'an dernier. Selon la Commission européenne, qui doit présenter mercredi sa contribution au débat sur l'avenir de l'Europe, les Européens "veulent des résultats, pas de la rhétorique".
Et l'UE doit répondre à leurs préoccupations en matière d'emploi, de maîtrise de la mondialisation, mais aussi de lutte contre le terrorisme et le crime organisé. La Commission est d'ores et déjà prête à renforcer les pouvoirs des Parlements nationaux, comme la Constitution le prévoyait, en les informant plus tôt des projets législatifs européens.

mercredi, mai 10, 2006

Table ronde de la CNIL, 09/05/06

Lors de la table ronde organisée par la CNIL sur la prospection politique par courrier électronique, tous les partis parlementaires étaient représentés, à savoir les Verts, l’UMP, l’UDF, le PS, le PRG, le PCF et le MPF.Je conduisais la délégation du PRG, accompagné par Hélène Ledoux et Nathalie Kouyaté.

Alex Türk, le président de la CNIL a rappelé que la table ronde a été convoquée suite à l’émoi suscité par la campagne lancée par l’UMP il y a quelques mois, car celle-ci a posé des difficultés d’interprétation des textes qui ont beaucoup évolué depuis 1978 et donnera lieu à l’actualisation de la recommandation de 1996 relative à l’utilisation de fichiers à des fins politiques.

M. Dautieu, chargé de mission à la CNIL a rappelé les règles générales fixées par la loi informatique et liberté, les grandes lignes de la recommandation de 1996 et les grandes lignes de la « loi pour la confiance dans l’économie numérique ».
M. Delporte, chargé de mission à la CNIL a exposé les règles générales à respecter pour organiser une prospection par mail.

A l’issu de cette présentation la CNIL a fait les propositions suivantes :

1. Améliorer la transparence, car la sensibilité est plus forte que pour le commerce, et informer l’internaute que le parti n’a pas son adresse électronique.
2. Il est possible que le message invite les « prospects » à s’enregistrer auprès du parti pour recevoir d’autres informations - ce nouveau fichiers constitué par le parti n’a pas à être déclaré à la CNIL (fichier de sympathisants, correspondants)
3. Les partis ne peuvent pas constituer des fichiers d’opposants qui ne veulent pas recevoir de messages.
4. Les partis sont mis en garde contre l’utilisation des SMS/texto qui ne permettent pas de mentionner les informations légales.
A l'issu de cette table ronde j'en ai tiré quelques conclusions. Les évolutions rapides des nouvelles méthodes de communications et les évolutions légales rendent la situation de plus en plus compliquée pour les partis politiques. La CNIL recommande aux partis d'utiliser des fichiers pour lesquels les gens ont accepté de recevoir des messages à caractère politique, or ces fichiers n'existent pas car ceux qui ont été collectés jusqu'ici ne donnaient pas la possibilité aux internautes d'exprimer leur accord pour recevoir des messages politiques.
De plus même si les mentions pour informer l'internaute de l'origine du message et de la manière qui a été utilisée pour collecter son adresse sont indiquées, il semble clair que beaucoup d'internautes vont juger que les messages politiques non sollicités sont du spam.
Enfin se pose le problème des messages calomnieux ou malveillants qui pourraient circuler à l'occasion des élections à la manière des tracts anonymes.
La CNIL a des propositions, mais pour l'essentiel il s'agit de recommandations pour se prémunir juridiquement. La communication politique est en pleine mutation et celle-ci va sans doute conduire à l'apparition progressive de "règles" de "netiquette" en matière de marketing politique sur internet.

mardi, mai 09, 2006

Codes noirs

Codes noirs, De l'esclavage aux abolitions

Présentation par l'éditeurEsclavage ? Vous avez dit « esclavage ». L'esclavage est caractérisé par le droit de propriété qu'un homme peut avoir sur un autre. Cette chose n'est plus une personne juridique. Mais n'a-t-il pas disparu ? Hélas non. Si l'esclavage pratiqué dans les anciennes possessions coloniales l'a été, il survit toujours en quelques pays. Et il s'en faut de beaucoup que toutes les formes de dépendance qui portent atteinte à la liberté et à la dignité humaine se soient effacées. Du premier Code noir de 1685 aux dernières conventions internationales et à la loi du 21 mai 2001 s'exhale la grande misère humaine.

Introduction de Christiane Taubira. Textes présentés par André Castaldo. Christiane Taubira, auteur de la loi du 21 mai 2001 reconnaissant la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'humanité, est députée de Guyane. André Castaldo, doyen honoraire de la Faculté de droit de l'Université Paris XIII (Paris-Nord) est professeur à l'Université Paris II (Panthéon-Assas).

9 mai la Fête de l'Europe


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Vidéo envoyée par Lalmy

La vidéo "fête de l'Euope" téléchargeable sur le site :
http://www.feteleurope.fr/

DEBAT : L'EUROPE AU QUOTIDIEN
Jeudi 11 mai, 20h30 sur Votv
L’europe au quotidien existe. Ce sont des lois qui s’appliquent dans notre vie de tous les jours. Et en nombre. Ce sont aussi des bâtiments publics financés avec l’argent communautaire, des entreprises privées sont même concer! nés par ces financements. Comment se construit l’Europe près de chez vous et qu’attendre de celle-ci après le non au référendum ?
Invités :
Caroline DUNAND, Responsable du relais Europe direct à Cergy
Françoise CHOTARD, Directrice de l'association Ile-de-France – Europe
Michel MONTALDO, UMP
Céline PINA, PS

http://www.votv.info/

Table ronde à la CNIL

Je participe aujourd'hui à une table ronde organisée par la CNIL sur l'utilisation du courrier électronique (mel, SMS) à des fins de communication politique. En effet l'envoi de messages électroniques par un parti politique à des personnes qui n'en sont pas membres pose des questions au regard de la loi du 6 janvier 1978. Ces questions ont trait à l'information des personnes figurant dans les fichiers utilisés pour des campagnes de communication politique et à leur droit de consentir ou de s'opposer à l'utilisation de leurs coordonnées.
Cette table ronde fait suite aux plaintes adressées à la CNIL dont ont fait l'objet des professionnels de la prospection électronique et certains partis politiques à la suite de l'envoi de messages électroniques. Ces plaintes ont montré que les recommandations de la CNIL et les régles applicables à la prospection à distance étaient mal comprises.
C'est pourquoi la CNIL réunit les partis parlementaires pour les informer et recueillir leur point de vue sur les difficultés d'application des régles établies. Je vous tiendrai au courant ici des recommandations de la CNIL et des discussions que nous aurons eu.

lundi, mai 08, 2006

Schwartzenberg (PRG) souhaite une motion de censure contre Villepin

PARIS, 8 mai 2006 (AFP) - Le député PRG Roger-Gérard Schwartzenberg a souhaité, lundi dans un communiqué, le dépôt, par l'opposition, d'une motion de censure contre Dominique de Villepin, "ciblée sur l'instrumentalisation de la DGSE et de la DST dans un but personnel lié à la préparation de la présidentielle".
M. Schwartzenberg proposera le dépôt de cette motion lors de la réunion du groupe PS, dont il est membre apparenté, mardi, à l'Assemblée nationale, a-t-il précisé à l'AFP."
Lors de la réunion de groupe, mardi dernier, l'idée d'une motion de censure avait été évoquée en réunion", a-t-il dit."
Une telle motion de censure, ciblée sur les problèmes de Clearstream, pourrait être votée non seulement par la gauche mais aussi par l'UDF et par plusieurs députés UMP", a poursuivi le député du Val-de-Marne."
Cela les met face à leurs responsabilités par rapport à Dominique de Villepin dans cette affaire", a-t-il conclu.

dimanche, mai 07, 2006

Le Front populaire, 70 ans après

Partis de gauche – et CGT- commémorent le 70e anniversaire du Front populaire.
Tout au long du mois de mai, le Parti socialiste et le Parti communiste français organisent séparément des débats historiques et proposent des films et des expositions pour célébrer l’accession au pouvoir du rassemblement populaire de gauche, à l’issue du 2e tour de la législative en 1936.

Le PS a donné le coup d'envoi le 3 mai, par un hommage à Léon Blum, premier chef du gouvernement socialiste en France. Puis une journée ouverte sera organisée le 12 mai au siège du PS avec une exposition de photos et un colloque le 17 mai à l'Assemblée nationale, animé notamment par le patron du PS François Hollande, Robert Badinter, Pierre Mauroy, et des historiens. Le 26 mai c'est par une cérémonie devant le Mur des fédérés, au Père Lachaise, que le PS va commémorer l'anniversaire de la grande manifestation du 26 mai 1936.

De son côté, le Parti communiste a organisé un débat le 3 mai au soir à son siège Place du Colonel Fabien avec des historiens. Le PCF a invité à la fois des vieux militants communistes qui ont vécu les grandes grèves de juin 1936 et des jeunes manifestants contre le CPE. Le numéro un du parti Marie-George Buffet va clore le débat. Par ailleurs, des ciné-conférences sont organisées les 11 mai, 18 mai, 1er juin et 8 juin, Place du colonel Fabien.
Pour leur part, les Radicaux de Gauche célèbreront la mémoire des ministres radicaux du Front Populaire à la rentrée par un colloque sur l'histoire du radicalisme de gauche et un ouvrage retraçant l'histoire de la gauche Radicale du Front populaire au MRG et au PRG.
- En 1936, Jean Zay devient le plus jeune ministre jamais nommé à l'Éducation nationale et à ce qu'on n'appelle pas encore la Culture, dans le gouvernement de Front populaire de Léon Blum. Partisan de la fermeté envers Hitler et de l'intervention en Espagne, il sera sans relâche attaqué par l'extrême droite française comme républicain, juif et franc-maçon.
- Edouard Daladier milite ardemment pour ses idéaux radicaux-socialistes et brigue le mandat de député du Vaucluse. Il remporte les élections de 1919. Il occupera ce siège au palais bourbon jusqu'en 1940. De 1934 à 1936, Edouard Daladier prépare le Front Populaire. Dans le cabinet Blum, il est de la Guerre, responsabilité qu'il cumule avec celle de vice-président du Conseil. Suite à la chute du cabinet Blum, le Président Lebrun fait appel à Daladier pour former un nouveau gouvernement.
- Camille Chautemps, Maire de Tours en 1919, est élu député radical de l¹Indre et Loire puis député du Loir et Cher de 1929 à 1934, date à laquelle il devient sénateur. Il devient ministre d¹Etat de Léon Blum de juin 1936 à juin 1937 et lui succède à la tête du Gouvernement de juin 1937 à mars 1938.
- Séduit par Edouard Herriot, Pierre Mendès France adhère au Parti radical et milite à la LAURS (Ligue d'action républicaine et socialiste). Au Parti radical, il est dans le groupe des Jeunes Turcs, avec Jean Zay, Pierre Cot, Jacques Kayser. Devenu le plus jeune sous-secrétaire d'Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front populaire, il élabore, avec Georges Boris, le premier plan de développement économique proposé au Parlement, mais le gouvernement est renversé trop vite pour qu'il soit appliqué.
- Pierre Cot est élu, en 1928, député de Savoie sous l'étiquette radicale. Il occupe le portefeuille de l'Air dans le gouvernement de Léon Blum en 1936. Il se consacre alors principalement à la nationalisation des industries aéronautiques. Jean Moulin fait alors parti de son équipe.
- Cécile Brunschvicg (1877-1946), qui en 1894, avait dû passer son brevet supérieur clandestinement pour ne pas mécontenter son père, consacra sa vie à l'action féministe, notamment en présidant l'Union française pour le suffrage des femmes et en dirigeant le Journal La Française. Sa nomination au poste de sous-secrétaire d'État à l'Éducation nationale dans le gouvernement Léon Blum en 1936 lui permit de réaliser (suppression de l'autorisation maritale pour l'obtention des passeports) ou d'amorcer plusieurs réformes.
- Yvon Delbos est élu député de la Dordogne en 1924 et devient président du groupe parlementaire radical-socialiste. Dans les gouvernements de Front populaire, il occupe tantôt la fonction de ministre des affaires étrangères tantôt celle de ministre de l’Education nationale.
- Marc Rucart, avocat, est Garde des Sceaux dans le gouvernement de Front Populaire.
- Paul Bastid, juriste de formation, membre du Parti Radical, il est ministre du Commerce dans le gouvernement de Front Populaire.
- Maurice Violette, Sans être jamais membre du parti radical, Maurice Viollette fut toujours considéré en Eure-et-Loir comme un radical. Maire de Dreux, il est ministre d’Etat sous le Front Populaire en 1936. En 1938 il collabore à la rédaction du projet Blum-Viollette qui prévoit d’accorder la citoyenneté française à 20.000 anciens combattants musulmans qui scandalise la droite.

La CGT, a choisi quant à elle de mettre l’accent sur les luttes sociales en organisant une exposition de photos du 29 avril au 1er mai à son siège de Montreuil avec des clichés représentant des "occupations d'usines avec accordéonistes", des "couples en partance pour la mer sur des vélos alourdis de bagages", des "objets symboliques", "chansons" et "banderoles" de l'époque. Toutefois, seul ce syndicat a choisi de commémorer les 70 ans du Front populaire.

samedi, mai 06, 2006

Critériser les aides publiques aux entreprises

Depuis les élections de 2004, les majorités progressistes à la tête de presque toutes les régions posent régulièrement la question de leur périmètre d’intervention dans les domaines qui sont hors compétences régionales mais qui présentent un caractère d’urgence et d’utilité publique incontestable. On pense immédiatement au logement pour lequel les régions sont obligées de mettre la main à la poche pour rattraper le retard pris par l’Etat, mais aussi au secteur associatif que le gouvernement fragilise par des restrictions budgétaires qui menacent la pérennité des associations dont le rôle social est majeur.

Face à ce désengagement général de l’Etat, les régions assurent leurs responsabilités et n’hésitent pas à financer des programme d’intérêt général, montrant par là leur niveau élevé de conscience publique et leur volonté d’être efficaces pour la vie quotidienne des citoyens. Cet état d’esprit doit aussi guider les politiques régionales dans leurs domaines de compétence, notamment dans le champ économique. Les régions, depuis les lois de décentralisation, ont la mission de coordonner le développement économique et interviennent en accompagnement pour favoriser la création et reprise d’entreprises, de commerces et l’implantation des pôles de compétitivité pour mettre en synergie les acteurs de la croissance : centre de recherche, entreprises, pôles universitaires et instituts de formation.

Tout cela va dans le bon sens. Mais qu’en est-il de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises ? Les régions n’ont-elles pas aussi à définir des critères pour leur concéder les aides publiques, conformément au principe de l’intérêt général et de transparence ?

Certaines régions sont dans leurs droits quand elles interviennent dans le débat sur l’emploi et qu’elles annoncent qu’elles soumettront les aides aux entreprises à la non utilisation de contrats qui précarisent les salariés. Elles sont pleinement dans leur rôle pour trois raisons : - d’une part, elles gèrent l’argent public, donc les aides régionales doivent procéder de l’intérêt général,- d’autre part, finançant les lycées et la formation professionnelle, elles sont parfaitement au fait des problèmes de la jeunesse et du chômage dont elle est victime (Faut-il rappeler que les régions créent depuis 2004 de milliers d’emplois tremplin pour sortir les jeunes du chômage ?),- enfin, l’argent public aux entreprises est légitimement mobilisé au profit de leur implantation et consolidation à condition qu’il serve l’emploi pérenne et bénéfique aux salariés.

Le CNE (comme feu le CPE) ne répond pas à ces critères. il précarise l’emploi et stigmatise les plus fragiles qui ne parviennent pas à faire leur place dans la société.

Les élus régionaux, qui demandent que les aides aux entreprises soient fermées à celles qui recourent excessivement à des contrats précaires, assument parfaitement leur rôle de responsable publics et il serait souhaitable que le PRG demande, partout où il participe au exécutifs régionaux, que cette position de principe soit déclarée solennellement par leur président de région.

Elisabeth BoyerPrésidente du groupe PRG à la région Ile-de-France

vendredi, mai 05, 2006

communiqué

Cergy, le 05/05/2006

Education : le désengagement de l’Etat se poursuit au profit du secteur privé


Les restrictions budgétaires et la décentralisation conduisent aujourd’hui à un désengagement massif de l’Etat dans tous les domaines d’utilité sociale et en particulier dans le domaine éducatif.


En encourageant la multiplication des projets de lycées privés dans le Val d’Oise la droite confie au secteur privé et confessionnel le soin de répondre aux besoins de formations des jeunes du département et de palier aux carences de sa gestion départementale et nationale.

Cela constitue une menace pour le principe de laïcité de l’enseignement, au moment où la droite remet en question la loi de 1905, et du principe d’égal accès à la formation quand on laisse à une école privée payante l’initiative d’ouvrir un établissement dédié aux professions sanitaires et sociales alors même que la demande de formation dans ce secteur est très forte aujourd’hui et qu’on refuse au secteur public les moyens d’y répondre.


Le PRG 95 demande avec force que l’école publique et laïque reçoive les moyens nécessaires pour répondre aux besoins en formation professionnelle des jeunes dans le Val d’Oise et que l’Etat, la Région et le département assument pleinement leurs responsabilités éducatives dans le Val d’Oise. Il rappelle aussi avec force que l’argent public doit en priorité servir à financer l’école publique et laïque qui est l’école de tous.

Pascal-Eric Lalmy

Conseiller municipal de Cergy

Secrétaire national du PRG

Villepin et Chirac emmêlés dans l’affaire Clearstream

Le Premier ministre, mais également le président de la République, sont plongés dans la tourmente.
Dans l’affaire Clearstream, la justice enquête sur les "dénonciations calomnieuses" d'un "corbeau" ayant faussement accusé au printemps 2004 des personnalités du monde politique et économique, dont le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, d'avoir des comptes occultes à l'étranger via la société financière Clearstream. Au centre de la polémique, la réunion au Quai d'Orsay du 9 janvier 2004 au cours de laquelle Dominique de Villepin aurait demandé au général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, d'enquêter sur ces personnalités. Selon une note de l'officier saisie par la justice et citée par Le Monde, cette réunion a été largement consacrée à Nicolas Sarkozy.
Jeudi, lors de sa 10e conférence de presse mensuelle, Dominique de Villepin a réaffirmé qu’il n’avait pas demandé d'enquête sur des hommes politiques et a exclu toute idée de démission. Le Premier ministre a démenti une nouvelle fois avoir reçu des "instructions" de Jacques Chirac, mais a infléchi sa version des faits concernant Nicolas Sarkozy. Alors qu'il affirmait mardi que le nom de son rival à l’UMP n'avait "à aucun moment" été "évoqué" lors de la réunion du 9 janvier 2004, au coeur de l'affaire, il a indiqué cette fois que M. Sarkozy n'a "pas été évoqué en liaison avec de quelconques affaires" mais "en tant que ministre de l'Intérieur".
Il n’est pas sûr cependant que cette nouvelle prise de positions redore le blason de M. de Villepin, qui a passé une semaine très inconfortable. Après la journée de mardi, passée à s'expliquer d'abord sur Europe 1, puis devant le groupe UMP et devant l'Assemblée nationale, celui-ci avait dû faire face mercredi à de nouvelles révélations du Monde, citant des notes et la déposition devant les juges du général Philippe Rondot.
Les Français se montrent partagés sur l'avenir du Premier ministre. Selon un sondage CSA/Le Parisien/Aujourd'hui en France/i-TELE, 46% d'entre eux estiment que Dominique de Villepin ne doit pas démissionner, 33% pensent le contraire. Ils jugent l'affaire Clearstream grave à 43%, pas grave à 20% . Mais, dans le dernier baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine, le chef du gouvernement voit sa cote de confiance baisser de 5 points: seuls 24% des Français lui font confiance, contre 73% d'avis contraire.
Les développements de l'affaire touchent désormais Jacques Chirac, dont la cote de popularité continue également de baisser. Ce qui a notamment conduit François Hollande, le leader du PS, à réclamer du chef de l'Etat qu'il "s'explique et s'exprime".
De nombreuses voix politiques de gauche, qui égratignent aussi Nicolas Sarkozy, soupçonné d’avoir "manipulé la manipulation", appellent au départ du Premier ministre, voire à la tenue d’élections anticipées.
De son côté, le PRG a estimé dans un communiqué que "le changement du Premier ministre n'aura pas à lui seul l'effet de rétablir le lien de confiance entre les Français et leurs institutions". "Qui peut croire que les pratiques auxquelles on assiste seront abolies parce que Matignon ou l'Elysée hébergeront de nouveaux occupants, quand ceux-ci pourront toujours se comporter en potentats", demande le PRG. Les Français doivent "confier clairement mandat" au président élu en 2007 "de réformer profondément nos institutions pour faire enfin de la France une République moderne".

jeudi, mai 04, 2006

Immigration : le réquisitoire de Christiane Taubira

Les députés ont entamé mardi 2 mai l'examen du projet de loi sur l'immigration choisie sur fond de profonds désaccords entre droite et gauche.
Le ministre de l'Intérieur a appelé à transcender "les oppositions politiques frontales" sur un sujet "qui ne doit plus être tabou" au moment de présenter son projet de loi. Accusant le parti socialiste d’avoir "adopté une posture politicienne", Nicolas Sarkozy a répété la phrase qui avait donné lieu à une vive polémique, en demandant aux étrangers "d'aimer le pays qui les accueille... sinon rien ne les oblige à y rester", et a appelé les députés à se rallier à la "voie médiane" qu'il propose "entre deux extrémismes".

Alors qu’au moment où débutait le débat, plusieurs centaines de manifestants s'étaient réunis à l'appel du Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable pour protester contre ce projet de loi, la gauche a vivement réagi.

Ainsi l'orateur PS Bernard Roman a-t-il lancé : "Renoncez à ce projet" qui n'est "pas nécessaire" mais "dangereux et inefficace". Avant de s’adresser au président de l’UMP : "votre intention est ailleurs (…) Il s'agit d'ouvrir une nouvelle offre électorale aux électeurs d'extrême droite". Le groupe PS a annoncé le dépôt d'une cinquantaine d'amendements de suppression du texte. Par la voix de son porte-parole Julien Dray, le PS s'est prononcé pour "une régularisation au cas par cas" des immigrés clandestins.

Muguette Jacquain (PCF) a quant à elle critiqué un texte présenté "à un an de la présidentielle". Pour sa part, François Sauvadet (UDF) a fait part de "l'extrême réserve" de son groupe à l'égard du projet car "l'immigration choisie n'est pas la réponse, c'est un coup de pub".

Le réquisitoire de Christiane Taubira, députée PRG, contre le projet de loi a été sans concessions. Elle a lancé au gouvernement : «vous trouverez des élus pour vous soutenir dans votre exercice d’illusionnisme : ceux qui ont oublié d’où ils viennent, ceux qui oublient que les ressortissants ultramarins ressemblent beaucoup à un gibier pourchassé, ceux qui oublient que, lorsque la situation se dégrade, les ultramarins sont soumis à maintes humiliations et subissent la discrimination, ceux qui croient que seuls les enfants des autres y seront exposés, ceux qui sont pressés d’absoudre l’État de ses fautes, ceux qui sont prêts à l’exempter de toute évaluation des politiques répressives demeurées sans résultat, ceux qui l’exonèrent de ses responsabilités dans le développement de l’économie, et dans la valorisation du patrimoine forestier, minier, hydrographique et maritime. Ceux-là se contenteront de vos projections statistiques tout en sachant pertinemment que les reconduites à la frontière sont surestimées. En effet, une même personne est souvent reconduite à la frontière trois fois durant la même année. Et il n’est pas rare qu’à l’approche des fêtes de Noël, certains clandestins se livrent spontanément à la gendarmerie pour passer les fêtes chez eux ! L’objectif de 7 5000 reconduites à la frontière en 2006 est donc dérisoire.», pour répondre aux députés ultrmarins de l’UMP qui s’étaient succédés à la tribune pour soutenir le projet du ministre de l’intérieur.

Le débat autour de ce projet de loi se poursuivra jusqu'à vendredi, avant un vote solennel mardi. Le gouvernement ayant déclaré l'urgence, le texte ne sera examiné qu'une seule fois par chaque assemblée.

Acharnement médiatique

L'édito de Jacques Camus dans la République du centre aborde une question centrale de l'affaire Clearstream.


L'affaire Clearstream

Le 04 mai 2006 - 09:57

Acharnement médiatique

Trop c'est trop, comme a dit Dominique de Villepin, mardi. Mais il faut croire que ce n'était encore pas assez puisque « Le Monde », daté de ce jour, « en remet une couche » sur les mensonges ou les contradictions des uns et des autres dans l'affaire Clearstream. Le général Rondot, dont on en vient à se demander s'il était un « as » du renseignement ou un roi de la galéjade, aurait confirmé que Villepin lui avait demandé d'enquêter sur les personnalités politiques, dont Nicolas Sarkozy. Il aurait même évoqué les instructions du président de la République. Alors, bien sûr, on peut se poser des questions. Et se demander, d'abord, comment les déclarations du militaire en retraite devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons trouvent ainsi colonnes ouvertes dans le quotidien du soir. Il y a forcément de la manipulation dans la manipulation. Et cela ne manque pas d'interpeller : est-on dans le journalisme actif d'investigation ou dans le journalisme passif de procès-verbal ? On aurait tort, cependant, de réduire l'affaire Clearstream à un simple problème de dérive de l'information. Car s'il y a acharnement médiatique, c'est aussi parce qu'il y a entêtement politique. On se souvient qu'Hervé Gaymard avait payé cher ses dénégations successives jusqu'au jour où... Ici, et comme dans le dossier du CPE, Villepin a décidé d'adopter la même stratégie jusqu'auboutiste : ne rien céder et foncer... jusque dans le mur ! Le défi qu'il a lancé aux « calomniateurs » est une invite à de nouvelles révélations. Désormais, l'affaire Clearstream fera forcément une victime : Villepin ou les médias.

mercredi, mai 03, 2006

« ESCLAVAGE, TRAITES NEGRIERES ET LEURS ABOLITIONS »

Je participerai le 10 mai prochain au colloque organisé par la DESCO et l'inspection générale d'histoire-géographie.

10h00-10h20 Ouverture des travaux


10h20-11h00 Les esclavages dans l’histoire européenne
· Marc Ferro, Directeur d’Etudes, Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales

11h00-11h30 La traite transatlantique
· Jean-Michel Deveau, Professeur émérite, Université de Nice – Sophia Antipolis

11h30-12h00 Esclave libre et citoyen de couleur en Guadeloupe de 1789 à 1802
· Frédéric Régent, Professeur agrégé, chargé de cours, Université des Antilles et de la Guyane

12h00-12h30 Les abolitions
· Nelly Schmidt, Directrice de recherche, CNRS

12h30-14h00 Déjeuner

14h00-16h00 Table ronde sur le thème « Enseigner l’histoire de l’esclavage et des abolitions »
· Marie-Paule Belmas, Secrétaire de la commission française de l’UNESCO,
· Véronique Chalcou, IA-IPR d’histoire et géographie,
· Philippe Claus, Inspecteur général de l’Education nationale du groupe enseignement primaire,
· Myriam Cottias, Chercheuse au CNRS.

Modérateur, Alain Bergounioux, Inspecteur général de l’Education nationale du groupe histoire et géographie



16h00-17h00 Conclusions

mardi, mai 02, 2006

Débat : PLU de Cergy, quelle ville pour demain ?

Il faut bien l’avouer, la loi solidarité et Renouvellement (SRU), promulguée en décembre 2000, est un texte touffu, voire un peu effrayant ! Cette loi, ambitieuse et novatrice voulue par la gauche, développe les principes de solidarité, de mixité et de cohérence des différentes politiques urbaines. C’est un des plus vastes chantiers législatifs qu’un gouvernement n’ait jamais soumis au Parlement.L’inventaire des textes modifiés donne le tournis : code de l’urbanisme, code de la construction et de l’habitation, code général des collectivités territoriales, législations sur les transports. Aujourd’hui, derrière les sigles de loi SRU, de PLU, de PADD s’exprime toute la politique d’une ville en matière d’aménagement et d’urbanisme.Comment accueillir les nouveaux habitants ? Quelle place pour les espaces verts ? Quel lien entre les quartiers ? Quelles articulations avec les autres communes de l’agglomération ? Autant de questions auquel doit répondre le PLU de la ville de Cergy.Issue d’un projet de ville nouvelle, Cergy a connu en quelques années une croissance démographique et économique très forte jusqu’à devenir un pôle majeur de l’Ouest Francilien. Le retour au droit commun est une étape importante pour notre ville pour poursuivre sa croissance, préserver son cadre de vie et achever de trouver ses équilibres en répondant en particulier à la demande de logement, si forte en Ile-de-France. La ville devra livrer au moins 300 logements par an dans les années à venir pour faire face à son obligation d’accueil pour les jeunes qui s’installent et pour les populations nouvelles.Dans ce contexte l’une des orientations majeures défendues par les radicaux de gauche est de refuser l’étalement urbain et de préserver les espaces verts, mais aussi de demander aux autres communes de l’agglomération de bien vouloir continuer à participer à l’accueil de nos jeunes et des populations nouvelles. Nous défendons le choix d’un développement multipolaire solidaire.Ces orientations que l’on retrouve dans le projet de PLU présenté par la majorité municipale et qui est actuellement mis en débat conduit évidemment la ville à se régénérer sur elle-même, comme à St Christophe, ou à une certaine densification comme sur les Hauts de Cergy. Il s’agit d’une conséquence inévitable, une ville qui s’étale réduit ses espaces naturels, éloigne les personnes des services et des acticités, isole les populations les plus fragiles et finalement se ghettoïse. Cette densification implique en revanche un travail important sur les formes architecturales et la qualité des logements produits pour préserver l’intimité dans personnes dans un habitat plus dense et favoriser les solidarités et les échanges qui conduisent à la naissance d’une vie de quartier.Le PLU doit aussi répondre à d’autres nécessités. En cohérence avec le PADD, il doit favoriser la mixité sociale, le développement économique et social, les espaces verts, les pôles de quartiers et les déplacements. Cela passe évidemment par la croissance et la pérennisation des activités sur le territoire, complétée par une politique de cohésion sociale qui doit permettre à chacun de participer à la vie de la cité, selon son âge et sa situation.

Qu’apporte le projet de PLU ?

Les bénéfices du PLU sont nombreux, en premier lieu le PLU protégera notre cadre de vie.D’abord les cheminements piétons seront désormais protégés, et le « Fil d’Ariane » qui permet de découvrir la ville bien identifié. Les bâtiments remarquable du village, mais aussi ceux qui témoignent de l’histoire de la Ville Nouvelle (préfecture, gare St Christophe…) seront inscrits dans le PLU.Ensuite le PLU favorisera la cohésion sociale de la ville.Les parcs d’activité accueilleront les entreprises qui font le tissu économique de la ville, les grands espaces publics comme l’esplanade de Paris favorisent l’organisation de manifestations importantes ouvertes à tous, du feu d’artifice aux voix liées. La base de loisirs au cœur de la boucle de l’Oise et reliée à l’Axe Majeur par une passerelle c’est 250 hectares d’espaces protégés. Ainsi le PLU renforce la mixité des fonctions sur le territoire de la commune et dans les quartiers. Il permettra aussi la création d’une vaste plaine des sports sur la plaine des Linandes, le long de l’A15. Enfin pour favoriser la croissance des activités le développement du commerce sur la base de loisirs et de l’artisanat dans les secteurs d’habitat sera désormais possible.Pour terminer le PLU garantit notre cadre de vie pour les années à venir.En effet, pour améliorer notre cadre de vie, le PLU autorise la construction d’équipements d’intérêts collectifs sur l’ensemble du territoire. Il permet la construction de nouveaux logements adaptés à tous et favorise ainsi les parcours résidentiels dans la ville pour celles et ceux dont la situation évolue et qui veulent rester à Cergy. Le PLU permettra aussi une réorganisation du stationnement, des transports collectifs pour améliorer leurs fréquences. Il s’accompagnera de la poursuite des politiques de requalification urbaine des logements et des espaces publics.

Au final le PLU de Cergy, qui est présenté aux habitants depuis la semaine dernière doit permettre de planifier le développement futur de la ville, de protéger tout ce qui fait la qualité de la vie à Cergy et de valoriser la ville.

Le débat est ouvert

lundi, mai 01, 2006

Yvette Roudy podcastée sur memoire-vive.org

Je vous invite à aller visionner l'excellent podcast d'Yvette Roudy sur le blog memoire-vive.org, réalisé par Natacha (avec la complicité de Sacha) Podcasteurs citoyens. A l'occasion de l'appel des 143 "rebelles" (lol) elle fait une mise au point utile sur la question de la place des femmes en politique et en particulier sur les conséquences de la parité en politique.

http://www.memoire-vive.org/archives/001056.php

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