Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

jeudi, mai 18, 2006

Violente altercation entre Nicolas Sarkozy et Paul Giacobbi

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, cet après-midi, le ton est monté entre le ministre de l'Intérieur et le député de la Haute-Corse. C'est une grande satisfaction pour moi que ce soit un député du PRG qui remette à sa place Sarkozy. C'est assez extraordinaire que ce concentré d'incompétence, d'inconsistance et d'arrogance réussissent à se faire passer pour un homme d'Etat. Il est bon de rappeler qu'en plus d'être incapable de ramener l'ordre en Corse, M. Sarkozy a laissé les banlieues flamber pendant plusieurs semaines en se montrant totalement incapable de ramener l'ordre ou d'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le même ministre n'obtient pas de résultats probants sur la lutte contre la délinquance, fait la chasse aux clandestins et expulse des enfants de 4 ou 5 ans et n'hésite pas à manipuler les services de l'Etat pour son propre intérêt. On peut aussi ajouter que celui qui se voit déjà président a fait voter une loi sur l'immigration qui est un concentré de néo-colonialisme nauséabond!
J'aurais en tout cas aimé être là pour asssister à la passe d'armes, Paul ayant une voix qui n'a rien à envier à la mienne le spectacle devait être digne des grands moments de la IIIe République quand le politiquement correct n'avait pas encore étouffé le débat et que Clemenceau pouvait allumer ses adversaires avec toute la verve que nous lui connaissons. Bravo Paul!

Paul Giacobbi, président du conseil général de la Haute-Corse et député d'opposition (PRG), a pris de haut, de très haut, Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale, lors de la séance consacrée, aujourd'hui, aux questions orales au gouvernement. Après la récente nuit bleue et les divers attentats revendiqués à tour de rôle par le FLNC-UC et le FLNC "22", il a reproché au ministre de l'Intérieur d'avoir "décapité les services de sécurité", en supprimant le poste de préfet-adjoint à la sécurité qui avait été créé dans l'île au début des années 80. Et remuant le couteau dans la plaie, il a tenu à rappeler, dans le brouhaha des éclats de voix et des pupitres claqués, les propos de Nicolas Sarkozy qui avaient accompagné cette décision. En raison, avait-il argumenté en septembre 2005, de "l'excellente situation de la sécurité en Corse". De fait, il n'avait vu, du moins sur le plan poliitique, ni juste ni loin. Paul Giacobbi, de sa voix de stentor, a conclu en ces termes : "Au lieu de vous occuper de la France d'après [allusion à sa campagne pour la présidentielle, ndlr], vous seriez mieux inspiré de vous occuper de la Corse d'aujourd'hui ». Touché, le ministre de l'Intérieur lui a rappelé "le bilan désastreux" dont il a hérité avec, de 1997 à 2001, 926 attentats comptabilisés en Corse alors que la gauche était au pouvoir. Il a noté aussi, sans qu'on ne comprenne très bien où était le comparatif, qu'ils avaient baissés « d'un tiers en 2004 et 2005 ».

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