Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

vendredi, juillet 07, 2006

2007 : le trop-plein

Chaque semaine amène son lot de candidats à la présidentielle, le dernier en date à se montrer « disponible » n'étant autre que Lionel Jospin. La plupart d'entre eux n'ont pas encore franchi le stade de l'investiture par les partis politiques. Mais la cohorte des prétendants s'allonge au risque de battre des records en 2007, même si, d'ici là, certains auront jeté l'éponge. En attendant, la liste n'est pas close. Au PS, malgré le trop-plein, Arnaud Montebourg envisage lui aussi de se mettre en piste, et Martine Aubry « n'exclut rien ». Quant à François Hollande, il prendra sa décision à la rentrée… Le PRG décidera d'une éventuelle candidature lors de son congrès d'octobre. Quant à Jean-Pierre Chévènement, il laisse entendre qu'il pourrait se mettre lui aussi sur la grille de départ pour représenter le « non » de gauche à la Constitution européenne.
Depuis 1965, date de la première élection du président de la République au suffrage universel, le nombre de candidats augmente régulièrement. Comment expliquer cette tendance ? « Nous vivons dans un système politique absolument dominé par l'élection présidentielle, explique Roland Cayrol, politologue, directeur de l'Institut CSA. Entre deux scrutins présidentiels, la vie des partis s'organise en fonction de cette échéance. En conséquence, chaque parti et chaque courant de formation politique qui n'auraient pas son candidat ne seraient pas perçus comme un vrai parti et un vrai courant. » Bref, il en va de la crédibilité des forces politiques. « Cette tendance est encore accentuée par la médiatisation et la peoplisation de la vie politique, poursuit Cayrol. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter car les gens veulent connaître les candidats pour savoir à qui ils vont confier les clefs de l'Elysée. » Cette profusion est donc due en grande partie aux institutions et au mode d'élection du président de la République. « Mais il y a peu de chances qu'on revienne dessus, constate Cayrol. Les sondages montrent que les Français sont attachés à plus de 80 % à ce système de désignation du chef de l'Etat. »
En apparence, un grand nombre de candidats peut donner l'impression d'une belle vitalité démocratique. Mais en réalité, ce foisonnement est dangereux. En 2007 comme en 2002, l'un des grands partis de gouvernement, l'UMP et le PS, pourrait ne pas être représenté au deuxième tour de la présidentielle, victime de l'émiettement de son camp et de la puissance du Front national. La solution pour limiter les candidatures ? « Une élection présidentielle à un tour, répond Cayrol. D'entrée, cela favorise les regroupements.»
En attendant, à jouer avec la démocratie, les partis politiques jouent avec le feu.
Jean-Pierre Bédéï
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