Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

samedi, juillet 29, 2006

Grève des chirurgiens : le ministre fait un pas

Depuis lundi 24 juillet, chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes sont en grève « illimitée ».
A l’appel de l’Union des chirurgiens de France (UDCF), du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) et de l’Association des anesthésistes libéraux (AAL), de nombreux praticiens ont cessé leur activité pour protester contre la hausse des primes d’assurance. Ces primes d’assurance pour responsabilité professionnelle, dont le coût a été multiplié par dix en dix ans, représentent 10 000 à 15 000 € par an.
Selon la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, qui dépend du ministère de la Santé, 111 cliniques privées sur 747 sont touchées par le mouvement, avec un taux de gréviste approchant les 26 %. L’UDCF avait annoncé que 600 cliniques sur 900 seraient touchées et le ministère avait tablé sur 71 établissements en grève. Le mouvement ne semble donc pas aussi important que le souhaiteraient les syndicats, même si pour les chirurgiens libéraux on avance le chiffre d’un sur deux en grève.
Le ministre «se sert de la canicule»
Mais ce mouvement, annoncé depuis six mois, tombe relativement mal. En pleine canicule, il perturbe considérablement les hôpitaux, même si des chirurgiens pratiquent les opérations urgentes, cela risque de poser problème.Selon les grévistes, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, «se sert de la canicule» pour repousser la négociation concernant ces primes d’assurance.
Pour Philippe Cuq, président de l’Union des chirurgiens de France (UDCF), «le jeu politicien auquel se livre le ministre, qui utilise la canicule pour mettre la pression sur notre mouvement sans s’attaquer aux problèmes de fond, aux enjeux de santé publique qui sont l’avenir de la chirurgie française et le renouvellement des médecins dans les années à venir». En effet, il semblerait que de moins en moins d’étudiants se dirigent vers ces spécialités, toujours selon le président de l’UDCF, «dans huit à dix ans, quand la moitié des praticiens actuels auront pris leur retraite, les patients se retrouveront face à un désert».
Dans ce contexte, le ministre a donc du lâcher un peu de lest, et a pris des mesures pour mettre en place une aide à la souscription d’une assurance pour les praticiens. Ce premier pas du ministre a permis aux médecins de renoncer à la grève des accouchements, et on se dirige vers un règlement du conflit qui permettrait un retour rapide à la normale.Par mesure de précaution, le ministre a tout de même demandé aux étudiants en médecine et aux médecins à la retraite de «se mettre en rapport avec les responsables des Samu, là où il y a bien sûr une alerte canicule», et a précisé que leurs interventions seront rémunérées.Et le ministre d’ajouter que les praticiens spécialisés ne doivent pas «laisser seuls en première ligne» les médecins urgentistes des hôpitaux.
Enfin, l’ordre des médecins à rappeler «les devoirs déontologiques » des chirurgiens, des anesthésistes et des gynécologues sans oublier de rappeler le profond malaise qui touche ces professions.

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