Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

mercredi, août 30, 2006

Delanoe s'offre une catho pride

lu dans le Canard enchaîné, avec un certain délice je dos bien l'avouer :-)

"Après avoir décidé de rebaptiser, en juin dernier, l'antique parvis de Notre-Dame du nom de "place Jean-Paul II", Bertrand Delanoë va dévoiler en grande pompe la plaque dimanche 3 septembre. La cérémonie, prévue entre none (c'est le nom des offices de l'après-midi) et vêpres devrait se transformer en cath pride à l'initiative de l'archevêhé. Non content d'avoir convié une foule de mitrés et de cols romains à la fête, Mgr André Vingt-Trois a invité tous ses paroissiens.
Entre deux cantiques, ils pourront assister à un petit miracle : entendre le maire socialiste de Paris prononcer l'éloge d'un pape homophobe qui a toujours combattu l'usage du préservatif et le droit à la contraception ou à l'avortement..."

Plus sérieusement, Gilles Alayrac, conseiller de Paris me fait passer le mot suivant :
" Le PRG et ses élus avaient vivement protesté contre cette décision. Bertrand Delanoë inaugurera donc ce lieu dimanche à 15h15 en présence de l'archevêque de Paris, monseigneur XXIII.
Les Verts et diverses organisations, dont Act Up, appellent à une manifestation à midi sur le parvis Notre-Dame. Un pique-nique est prévu.
J'invite tous les radicaux qui peuvent être présents à se joindre à moi pour protester contre cette inauguration scandaleuse."

Evidemment, tout cela nous rappelle que les socialistes ont pu faire adopter leur souhait d'honorer la mémoire de Jean-Paul II grâce au soutien de l'UMP, puisque le reste de la gauche s'y était opposé! C'est sans doute une déclinaison de ce qu'ils appellent le vote utile...
Sinon, il paraît que Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité au PS veut faire adopter une loi visant à promouvoir la laïcité dans la République. Il va falloir qu'ils accordent leurs violons au PS, sinon le résultat risque d'être pour le moins surprenant, surtout quand on voit les conceptions plutôt "originales" que certains édiles socialistes se font de la laïcité, notamment en Ile-de-France.

mardi, août 29, 2006

Intervention D'Elisabeth Boyer sur la VIe République


Intervention D'Elisabeth Boyer
Intervention d'Elisabeth Boyer, Secrétaire nationale du PRG, sur la VIème république à Coutances le samedi 26 août 2006 lors de l'université d'été des Verts.

Une société laïque et républicaine pour mieux vivre ensemble?



Israël fustige régulièrement la France où l'antisémitisme , notamment musulman, serait plus important qu'ailleurs. Une étude américaine démontre l'inanité de ces accusations : "Autre sujet d'étonnement pour le centre de recherches américain : le regard sur les autres religions. 91 % des Français musulmans ont une opinion favorable des chrétiens et 71 % une bonne opinion des juifs, ce qui fait d'eux une exception : seuls 32 % des musulmans britanniques, 28 % des musulmans espagnols et 38 % des musulmans allemands ont une bonne opinion des juifs."

Dans l'ensemble les résultats de l'étude souligne la singularité de la France en Occident, selon moi le "cas" Français s'explique largement par l'application de nos principe laïques et les réussite de l'intégration à la Française par l'école, même si les difficultés existent et qu'on ne peut pas les nier.

lundi, août 28, 2006

L'immeuble le Delta se remplit

Est-ce une conséquence des efforts de rénovation urbaine menés sur le quartier Axe-Majeur Horloge? La reprise de la croissance économique? L'attractivité de l'immobilier de bureau sur Cergy-Pontoise?

Toujours est-il que le Delta continue de se remplir. Ainsi BNP Paribas Immobilier annoncait le 26/07/2006 que PITNEY BOWES loue 1 850 m² de bureaux à Cergy Saint Christophe (95) dans l'immeuble le DELTA en face du nouvel Hôtel de Ville.

"La société SECAP, GROUPE PITNEY BOWES FRANCE vient de prendre à bail une surface de 1850 m² de bureaux et 58 places de parking dans l’immeuble le « Delta », situé 14 avenue des Béguines à Cergy Saint-Christophe.

Ces bureaux sont la propriété de Pacific Investments.

Il s’agit de la seconde transaction dans ce bâtiment en deux mois après la prise à bail de Valéo. Sur les 17 000m² de cet ensemble entièrement rénové et climatisé il reste désormais 4700m² disponibles."

dimanche, août 27, 2006

Restauration scolaire: couleurs et jeux pour aider à composer son assiette

Des couleurs, des mots et des jeux pour aider l'enfant à construire son assiette et son capital santé: le groupe de restauration collective Sogeres (Sodexho Alliance) lance dès la rentrée une animation destinée à apprendre aux enfants à s'alimenter plus sainement.

L'un des objectifs est d'endiguer l'obésité, phénomène grandissant en France.

Baptisée "Equilibre et variété sont les clés de la vitalité", cette animation vise à "aider les enfants à acquérir au plus tôt les bons comportements alimentaires, en leur apprenant à reconnaître les sept familles d'aliments et à construire leur repas comme un puzzle", précise Sogeres qui depuis quelques années a entamé une démarche éducative.

L'animation, qui a reçu le label Programme national nutrition santé (PNNS), testée avec succès dans cinq villes de la région parisienne (Vincennes, Saint-Mandé, Sarcelles, Villepinte, Cergy) sera étendue à tous les restaurants scolaires Sogeres à la rentrée de septembre, indique le groupe de restauration collective.

Chaque mois, à l'heure du déjeuner, une diététicienne fait découvrir aux enfants une famille d'aliments, avec guide et affiches à l'appui.

L'animation est également présentée en version high-tech dans les écoles élémentaires de Chaville (Hauts-de-Seine) dont mon ami Jean Levain est le maire avec la mise en place de Nutriborne, une borne interactive avec écran tactile.

Numéro 4 en France de la restauration scolaire, Sogeres sert quelque 30 millions de repas scolaires par an.

En 2005/2006, 155.000 enfants de 1.389 restaurants ont participé à une autre animation "Le Village de la Découverte", dont le but était de faire découvrir de nouveaux aliments à l'enfant et de lui apprendre à varier son alimentation, souligne Sogeres.

samedi, août 26, 2006

La France allait au café, elle discute sur les blogs



Le phénomène des blogs commait un succès phénoménal en France, sans doute est-ce lié à notre goût très prononcé pour le débat, et peut-être à ce défaut qui fait notre charme en France, cette conviction que peut avoir chacun d'être un "expert" et d'avoir des choses à dire?

Loïc Le Meur consacre lui aussi une note à ce sujet sur son blog.

Moi même je vous signalais il y a quelques temps un article du Herald Tribune sur le sujet.

Simple d'utilisation et interactif les blogs sont devenus en quelque sorte un "prolongement" de chacun, et j'ai pu constater que les blogs "qui marchent" fonctionnent souvent en réseaux, les bloggers s'échangent des commentaires et finissent par former une petite communauté virtuelle, peut-être un peu en vase clos parfois?

A ce sujet visitez les blogs de mes voisins de Cergy-Pontoise :

Et quelques blogs de mes amis Radicaux de gauche

En attendant je trouve que les blogs sont l'occasion pour celles et ceux qui les tiennent de tenir un journal de bord de ce qui les marque, les intéresse, ou les surprend, ou encore de ce qui leur donne envie de réagir. Dans mon cas, c'est aussi un outil au quotidien pour affiner ma pensée politique et m'exprimer par touche, au final depuis 1 an 1/2 que je tiens ce blogs j'ai un peu l'impression d'avoir mon "théatre des opérations", un peu à la manière de Dantec. Ce qui me donne envie de m'attaquer à une édition "papier" de mes notes quand j'aurais fini le livre sur le Front populaire.

click, click, click

J'ai inscrit mon blog sur InternetMap, mais pour l'activer gratuitement j'ai besoin d'un petit coup de "click", en fait il me faut 25 click, alors merci de "clicker" sur le dessin.

Internet Map

Soupçonnée d'avoir organisé des fraudes, la direction d'ATTAC démissionne




Les militants de l'organisation politico-associative redécouvrent les petits bonheurs simples de l'antilibéralisme.


vendredi, août 25, 2006

Discours sur l’éducation du premier ministre, où est l’ambition ?

Le Premier ministre s’est exprimé sur le thème de l’éducation le 23 août à l’Ecole Normale Supérieure. On attendait un train de mesures à la hauteur des enjeux que l’Ecole et la Nation doivent relever pour surmonter les inégalités, démocratiser l’Ecole et garantir l’égalité des chances.

Finalement, on a assisté à une opération de communication pour présenter quelques « mesurettes » sans véritable portée. La mesure la plus importante, ALINE, étant purement populiste, l’Etat substituant la charité à l’accompagnement social des étudiants.

Le PRG juge les mesures annoncées largement insuffisantes pour permettre la démocratisation que les Français attendent et pour qu’une élite raréfiée arrête de transmettre le flambeau de la culture dans notre pays.

Inauguration de l'esplanade Gaston Monnerville

Sur l'initiative des élus radicaux de Paris, une esplanade Gaston Monnerville sera inaugurée par le maire de Paris, le maire du 6ème arrondissement et le président du Sénat le mardi 5 septembre 2006 à 10h45.
Rendez-vous à l'intersection de l'avenue de l'Observatoire et de la rue Auguste Comte dans le 6ème.
Nous sommes particulièrement fiers que cet hommage puisse être rendu à ce grandradical. Ceux qui pourront venir seront les bienvenus.
Gaston MONNERVILLE est né le 2 janvier 1897 à Cayenne et mort le 07 novembre 1991 à Paris.
Etudiant aux facultés de Lettres et de Droit de Toulouse, il passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit avec félicitations du jury. Il s’inscrit en 1918 au barreau de Toulouse. Il est reçu, en 1921, docteur en droit, après avoir soutenu une thèse sur "L'Enrichissement sans cause", thèse primée, la même année, au concours des Thèses. Il est inscrit dès cette époque au parti radical et radical-socialiste et il anime un groupe d’étudiants qui défendent les idées exposées dans la Dépêche de Toulouse.
Gaston Monnerville s’inscrit, en 1921, au barreau de Paris. Il entre au cabinet de César Campinchi, dont il sera, pendant huit ans, le principal collaborateur. Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès, en particulier celui de l’affaire Galmot où il fit acquitter, devant la cour d’assise de Nantes, les Guyanais qui y avaient été traduits à la suite des incidents de Cayenne provoquée en 1928 par la fraude électorale et par la mort suspecte de Jean Galmot. A la suite de ce procès retentissant, il est élu à une majorité considérable, au premier tour de scrutin, en 1932, député de Cayenne et sera réélu de la même manière, en 1936, après avoir été élu maire de Cayenne en 1935. En 1938 il devient vice-président du parti radical au congrès de Marseille.
Il est deux fois sous-secrétaire d'Etat aux Colonies, en 1937 et 1938, dans les cabinets dirigés par Camille Chautemps. Il en profite pour fermer le bagne de Cayenne. Dans le cadre de ces fonctions, Gaston Monnerville eut à traiter de deux dossiers importants : le fonds colonial et le conflit sino-japonais. C’est d’ailleurs sa connaissance des questions internationales et d'outre-mer qui le font choisir comme membre de la délégation française à la Conférence du Pacifique, dite "Conférence des Neuf Nations", qui a lieu à Bruxelles en 1937, lors de l'agression du Japon contre la Chine.
En 1939, il dépose avec cinq de ses collègues une proposition de loi pour permettre aux parlementaires de plus de quarante ans de s’engager volontairement. Un décret-loi lui donne satisfaction et il s’engage dans la marine. Ainsi de janvier 1940, à juillet 1940, il navigue sur le Provence, il ne put prendre part au vote du 10 juillet 1940. Gaston Monnerville s'engage ensuite dans le réseau de résistance Combat et termine la guerre à la tête d'un maquis de F.F.I. dans le Massif Central. Élu à la Libération à l'Assemblée consultative (1944) puis aux deux assemblées constituantes (1945-1946), il devient sénateur de la Guyane en 1946. Gaston Monnerville restera vingt-deux ans au palais du Luxembourg, et il en aura pendant vingt et un la présidence. Il fut, aussi, maire de Saint-Céré de 1964 à 1971, et élu au conseiller général du Lot dès 1949 qu’il présida de 1951 à 1970.
En 1962, Gaston Monnerville s’oppose farouchement au général De Gaulle à l’occasion du referendum instituant l'élection du Président de la République au suffrage universel. Gaston Monnerville explique ainsi, le 9 octobre 1962 : "La Constitution est violée, le peuple est abusé. Ce n'est pas une République qu'on nous propose, c'est au mieux un bonapartisme éclairé." En 1974, il est nommé, pour 9 ans, au conseil constitutionnel par Alain Poher qui lui a succédé à la présidence du Sénat.

jeudi, août 24, 2006

Comment s'abonner à un flux RSS/XML

Chers amis,
Comme vous avez sans doute pu le constater les blogs ont poussé comme des champignons ces derniers temps.
Suivre l'actualité de chaucun d'eux est donc difficile. Heureusement la syndication vous permet de suivre l'actualisation des blogs sans avoir à les consulter régulièrement.
Il existe un site très pratique et très simple d'utilisation pour collecter vos flux préférés et vous y abonner, ainsi chaque jour vous avez tous les titres des blogs que vous aimez particulièrement et vous allez visiter ce qui vous inspire en cliquant dessus.
Ce site c'est netvibes (je précise au passage que je n'ai aucun lien avec ce site).
vous allez sur l'adresse indiquée, en haut à droite vous vous enregistrez, comme ça, vous pourrez consulter votre page netvibes de n'importe où. Ensuite, il n'y a plus qu'à la personnaliser en ajoutant les flux d'information qui vous intéresse et en organisant vos pages en faisant glisser les cadres là où vous les voulez.
Pour ajouter un flux il faut aller en haut à gauche dans "Ajouter du contenu", puis "ajouter mon flux", et donner l'adresse du lien RSS ou Atom qui vous intéresse dans la fenêtre qui s'ouvre.
Pour vous inscrire à mon flux il suffit donc d'entrer son adresse :

Enfin si vous utilisez firefox vous pourrez utiliser le système des onglets pour avoir netvibes en page de démarrage en plus de vos pages habituelles.

Logique shadock

C'est bientôt la rentrée, et là je crois avoir trouvé quelque chose à afficher dans ma salle de classe pour mes élèves.

mercredi, août 23, 2006

Amnesty International dénonce les "crimes de guerre" commis par l'armée israélienne au Liban



Par ailleurs, on a toujours pas d'informations sur la mort des 4 casques bleus tués par Tsahal au début du conflit, mais on peut s'inquiéter quand on voit aujourd'hui en Israël les soldats dénoncer l'amateurisme de ceux qui ont organisé et dirigé toute cette opération. En tout cas dans ces conditions il est évident que le gouvernement français a raison d'exiger que les casques bleus aient la possibilité de se défendre, avant d'engager des troupes au Liban qui seraient coincées entre le Hezbollah et Tsahal.

Il est quand même utile de rappeler au passage que le Hezbollah est une organisation terroriste et que la France a déjà perdu de nombreux soldats au Liban depuis que ses troupes y sont présentes. On a pas oublié qu'en octobre 1983, à Beyrouth, un attentat, attribué au Hezbollah, a tué 58 militaires français.

et pendant ce temps là la fronde des réservistes s'amplifie en Israël


Blog de l'institut Pierre Mendès France

Tristan Mendès France a lancé le blog de l'institut PMF pour préparer la commémoration qui entourera à partir de janvier 2007 les 100 ans de la naissance de Pierre Mendès France.

http://www.mendes-france.fr/

Pierre Mendès-France est né le 11 janvier 1907 à Paris et mort le 18 octobre 1982 à Paris.Il adhère au Parti radical en 1923 et milite à la LAURS (Ligue d'action républicaine et socialiste) un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite très actif dans le Quartier Latin de Paris à la fin des années 1920. Plus jeune avocat de France à dix-neuf ans en 1926, il s’inscrit au barreau de Paris, où il est le secrétaire de Georges Bonnet pendant trois ans, il est docteur en droit en 1928.
Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui, sous l’égide d’Edouard Daladier, réclament un renouvellement de la doctrine radicale, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du parti incarnée par Édouard Herriot. Ils obligent d’ailleurs ce dernier à quitter le gouvernement Poincaré en 1928.
En 1929, il s’installe à Louviers, où le gouvernement vient de rétablir le tribunal, et y ouvre un cabinet d’avocat. Député de l'Eure à partir de 1932 et maire de Louviers à partir de 1935, il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés en 1936.
Parallèlement à son métier d’avocat et à ses activités politiques il publie, en 1930, un ouvrage sur la Banque des règlements internationaux, où il analyse la politique Américaine, et en 1931 Le mouvement des cartels et la crise, où il évoque l’action des trusts.
Secrétaire du parti radical, il prend position en faveur du front populaire aux élections de 1936. A la Chambre, il défend le contrat de majorité passé entre le gouvernement Blum et la majorité parlementaire.
Pierre Mendès-France devient le plus jeune sous-secrétaire d'Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front populaire en 1938, il élabore, avec Georges Boris, un plan financier destiné à « mobiliser les moyens de production et les richesses de la nation pour porter sa défense au plus haut point d’efficacité ». C’est un véritable plan de relance axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire qui est proposé au Parlement. Mais le gouvernement est renversé avant que ce plan d’inspiration Keynésienne ne soit appliqué.
Il est mobilisé comme lieutenant d'aviation en 1939. Partisan de continuer la guerre, il s'embarque à bord du Massilia en juin 1940 pour rejoindre l'Afrique du Nord. Arrêté et condamné par les autorités pour désertion, il s'évade en 1941, rejoint le général de Gaulle à Londres en février 1942 où il intègre les Forces aériennes françaises libres.
En 1943, le général De Gaulle le nomme commissaire aux Finances du CFLN, puis ministre des Finances du Gouvernement Provisoire, à ce titre, il représente la France à la conférence de Bretton-Woods. Il démissionne de ce poste en 1945.
Réélu maire et député de Louviers, il devient président du Conseil en 1954-1955 et conclut la paix en Indochine. Battu aux élections législatives en 1958 et 1962, il quitte le parti radical en 1959 et rejoint le PSU en 1961 d’où il dénonce la politique du général de Gaulle et la présidentialisation du régime.
Bien que retiré de la vie politique, il appuie la candidature de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981.

mardi, août 22, 2006

L'église de Cergy

(Cergy, près de Pontoise - 1965 - Gouach sur Carton, Patricia Barton)

Ce qui s'est passé à Osny, me fait penser que Martine nous informait il y a quelques temps sur son blog de la fin des travaux sur le clocher de l'église de Cergy village.
Cergyrama

Incendie à l'église d'Osny

Dimanche dernier dans l'après-midi vous avez sans doute vu (ou entendu) passer les pompiers dans Osny à vive allure. Un incendie s'était déclaré à l'église.

Le sinistre qui a frappé l'église serait, d'après les informations publiées dans Le Parisien d'aujourd'hui, d'origine criminelle. En effet, les enquêteurs ont constaté qu'il y avait eu deux départs de feu distants d'une dizaine de mètres.

Les dégâts semblent relativement importants, outre l'orgue et l'harmonium, le voûte et le balcon ont été sérieusement endommagés. L'ensemble de l'église étant recouvert de suie.

L'église risque donc de rester fermée pour plusieurs mois. et une enquête a été ouverte.

(rappelons que l'église d'Osny a été peinte par William THORNLEY peintre post-impressionniste ayant vécu plus de 40 ans à Osny)

Pour accéder à l'article du Parisien (attention accès payant)

En Bref
Le Parisien, le 22.08.06
OSNY L'incendie de l'église serait d'origine criminelle LES enquêteurs ont trouvé deux départs de feu distants d'une dizaine de mètres dans l'église d'Osny, qui a été touchée par un incendie avant-hier après-midi. Le feu aurait pris au pied de la...

lundi, août 21, 2006

Alain sur France Culture le 27 août

Annonce d'une émission de l'Union rationaliste:
France-culture, Dimanche 27 août 2006 à 9h40,
Entretien avec Thierry Leterre
"Alain. Le premier intellectuel" et le rationalisme.

Alain est considéré, avec Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson comme l'un des penseurs du radicalisme. Toutefois contrairement à Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson il entretenait peu de relations avec le parti radical-socialiste. Il fut quand même l'auteur de deux ouvrages fondamentaux :
Alain, Eléments d’une doctrine radicale, Gallimard, 1925.
Alain, Le Citoyen contre les pouvoirs, Kra, 1926.
Il développe dans son oeuvre un radicalisme défensif, il est essentiellement « contre » : contre l’Etat, contre l’Eglise, contre l’administration, contre les militaires, contre les académies, contre la guerre, contre les pouvoirs. Surtout, il est convaincu que le pouvoir corrompt d’où la nécessité pour le citoyen d’exercer avec vigilance une fonction de « contrôle » sur le pouvoir : « Où est donc la Démocratie, sinon dans ce troisième pouvoir que la Science Politique n’a point défini, et que j’appelle le Contrôleur ? Ce n’est autre chose que le pouvoir, continuellement efficace, de déposer les Rois et les Spécialistes à la minute, s’ils ne conduisent pas les affaires selon l’intérêt du plus grand nombre. Ce pouvoir s’est longtemps exercé par révolution et barricades. Aujourd’hui, c’est par l’Interpellation qu’il s’exerce. La Démocratie serait, à ce compte, un effort perpétuel des gouvernés contre les abus du pouvoir.[1] » La politique est donc conçue pour Alain, comme un système permanent de contrôles, contrôle de l’électeur sur l’élu, de l’élu sur le gouvernement, du gouvernement sur le président du Conseil. Alain peut ainsi ajouter : « Le combisme n’est pas autre chose que l’action permanente de l’électeur sur l’élu »[2]. Le citoyen doit donc à la fois obéir pour assurer l’ordre et résister pour préserver la liberté : « L'ingratitude envers les grands hommes est la marque des peuples forts, idée de politique pratique : la liberté reste le premier des biens, la sévérité critique est la pre­mière vertu civique : il ne faut subir aucun prestige, ne pas croire non plus que le succès répond de la valeur, ni le passé de l'avenir[3]. »
Alain ne croit pas à l’intervention de l’Etat en matière économique, face à la gauche Marxiste qui promeut la collectivisation et fait appel au collectif et à l’Etat, il défend l’individualisme et la propriété privée. L’idéal économique radical ce sont des propriétaires qui travaillent et des travailleurs qui possèdent. La petite propriété est une garantie d’indépendance et de liberté, et ne peut donc être remise en question : « Chacun sent qu’il faudrait revenir à la propriété individuelle mesurée à la dimension de l’homme, pour restaurer la production, l’échange et même la monnaie. » Il déteste l’importance croissante des dirigeants d’entreprise et des directeurs salariés qu’il assimile à des fonctionnaires du capitalisme.
On aura bien noté au passage comment internet, et en particulier les blogs donnent un écho particulier à l'idée du Contrôleur!
[1] Alain, Eléments d’une doctrine radicale, Gallimard, 1925.
[2] Alain, Le Citoyen contre les pouvoirs, Kra, 1926.
[3] Idem.

dimanche, août 20, 2006

Les grands travaux à Onsy


La mairie d'Osny profite de l'été pour se lancer dans les grands travaux dans le bas de la ville.

Le manque de lisibilité de ces travaux a sucité l'émoi d'une partie de la population dont Le Parisien s'est fait l'écho. L'édition du 17 août titrait en un e des pages Val d'Oise : "Les projets d'urbanisation inquiètent les habitants d'Osny". L'article signé de Pierre Monégier rappelait que le PLU "menace directement cerains sites ayant inspiré les Pissaro, Gauguin, Véron, Normand, Thornley et autres peintres qui ont marqué la ville de leur coup de pinceau." Alain Gaquière, président d'honneur de l'Association des Osnyssois du versant nord cité dans l'article précise : "Busagny, l'entrée du village, le grand moulin, la Groue, Grouchy et le quartier de l'églisesont menacés".
Les déclarations du maire, Chrisitan Gourmelen (UMP), rapportées dans le même article ne sont évidemment pas faites pour nous rassurer, puisque pour lui les sites menacés constituent : "Des paysages modeste et de faible envrgure. Ils ne présentent, en général, aucune valeur autre que sentimentale." Et d'ajouter : "Beaucoup d'entre eux ne méritent pas d'être conservés"

L'article du Parisien est accessible sur le site internet du journal, attention accès payant :

Les projets d'urbanisation inquiètent les habitants d'Osny. «POURQUOI sacrifier un sanctuaire impressionniste ? » Alain Gaquière, président d'honneur de l'Association des Osnyssois du versant nord, ne comprend pas. Le plan local d'urbanisme d'Osny menace directement certains sites ayant inspiré les Pissarro, Gauguin, Véron, Normand, Thornley et autres peint... Val d'Oise

vendredi, août 18, 2006

Les tontons flingueurs au PS

Il semblerait bien que « Tonton » inspire la direction du PS en ce moment, ses responsables jouant aux « tontons flingueurs » depuis le début de l’été. Manifestement François Hollande espère faciliter la victoire (future ?) de sa compagne en éliminant toute concurrence.
Ainsi, ce fut d’abord l’appel aux élus du PS pour ne pas donner leur parrainage a un autre candidat que celui du PS. Christiane Taubira a bien résumé la situation : "Je ne sais pas si, de la part du numéro un du PS, il s'agit d'affolement ou de panique ou si ça doit être pris comme une déclaration d'hostilité envers les partenaires du PS", s'est interrogée l'élue de la Guyane, pour qui, "dans ce cas-là, ça reviendrait à les traiter comme des vassaux".
Aujourd’hui on peut lire dans la presse, que ce sont les « petits » postulants PS qui se font flinguer, dans les grandes largeurs ! En effet, François Rebsamen «ne voit pas ce que peuvent apporter les candidatures» de Dominique Strauss-Kahn ou Jack Lang. François Rebsamen est sans ambiguïté : Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, voire Laurent Fabius, tous des prétendants potentiels, devraient renoncer. «Ils vont se vexer, mais je me demande quel est l'intérêt de ces candidatures. Toutes sont légitimes, mais je ne vois pas ce qu'elles apportent. Elles ne peuvent pas gagner», assure au Figaro le maire de Dijon.
Il faut bien avouer qu’il n’a peut-être pas tout à fait tort. Je ne suis pas convaincu de l’attachement du premier aux valeurs républicaines au sens radical du terme. Les escapades syriennes du second ne sont pas pour me rassurer sur son bon sens politique. Heureusement pour nous, dans le cas de Jack Lang si Hollande applique en interne sa logique externe Jack Lang n’aura pas les 30 signatures de membres du conseil national pour parrainer sa candidature.
revue de presse :
Le figaro.fr
Le Monde.fr

jeudi, août 17, 2006

Enquête de l'ARF auprès des élus régionaux

Une enquête intéressante pour mieux connaître les conseillers régionaux. Cette étude a été effectuée à l'initiative de l'ARF, l'Association des Régions de France. A un moment où l'on parle improprement de "classe politique" que l'on oppose à la "classe des citoyens", cette enquête montre que les élus sont avant tout des citoyens qui consacrent un peu et même beaucoup de leur temps aux autres.

La consultation lancée par l ’ARF relève d’une démarche inédite et novatrice. Depuis près de 15 ans, aucune enquête de cette ampleur n’avait été réalisé auprès d’une population d’élus. Plus de 650 réponses (soit un taux de retour supérieur à 30%) ont été recueillies, témoignant de l’intérêt et de la motivation des élus régionaux. Cette consultation se voulait un moyen de leur donner la parole sur l’exercice au quotidien de leur mandat : ils l’ont prise, exprimant leurs satisfactions, leurs attentes et leurs revendications. Cette enquête permet aussi de brosser un tableau sociologique de la représentation régionale issue des élections de 2004.

Voir l'étude

lundi, août 07, 2006

Christiane Taubira au GG


20-07_ggjour
Vidéo envoyée par taubira2007
Chrisitiane est l'invitée des Grandes Gueules de RMC le 20/07 suite à l'annonce de sa canidature à l'investiture PRG pour les présidentielles de 2007.

Christiane Taubira dénonce la consigne Hollande sur les parrainages

dimanche, août 06, 2006

J'ai décidé de signer L'appel pour l'enseignement des littératures francophones

"Nous, professeurs de lettres de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur de France et des mondes francophones, écrivains de langue française…, élus des instances représentatives des établissements d’enseignements, présidents d’universités, étudiants, et étudiants-chercheurs de lettres, lycéens, amoureux des lettres, nous prononçons pour une extension de l’enseignement des Littératures Francophones en France dans les divers secteurs du système éducatif français au primaire, au secondaire, au supérieur". L'appel lancé fin juin a recueilli près d'une centaine de signatures venues de l'ensemble de la francophonie : Canada, Maroc, Tunisie, Congo, Gabon, Guyane, et de nombreuses universités françaises.
L'appel
Pour soutenir cet appel contactez anthony.whitney@free.fr

Proposition de loi en faveur des victimes d'accidents ou d'essais nucléaires

Les mensonges d'Etat sur le nucléaire ont causé de gros dégâts, que ce soit au sujet de Tchernobyl ou des essais nucléaires dans le Sahara et en Polynésie.

Ainsi, dans une interview à «Libération», Florent de Vathaire, un chercheur de l'Inserm, demande au ministère de la Défense de déclassifier un rapport tenu secret et qui pourrait mettre en évidence «une relation statistiquement significative entre la dose totale de radiation reçue à la thyroïde du fait des essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie».

A ce sujet il est utile de rappeler que Paul Giacobbi et Christiane Taubira ont soumisle 21 juin 2005 au groupe PS de l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à faciliter l'indemnisation des populations victimes d'accidents ou d'essais nucléaires tels Tchernobyl ou les tirs de l'armée en Polynésie française. Cette proposition " avait pour objet d'établir la présomption d'un lien de causalité entre d'une part les essais ou accidents nucléaires et d'autre part les pathologies développées par les personnels, civils ou militaires, ayant travaillé sur les sites concernés ainsi que la population présente dans les zones contaminées".

Christiane Taubira avait présidé en février 2006 à l'Assemblée nationale un colloque autour d'un rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée de Polynésie sur les conséquences des essais nucléaires français, menés entre 1960 et 1996 au Sahara et en Polynésie française. Ce rapport, examinée en février par l'Assemblée de Polynésie, présentait notamment des documents militaires classifiés "secrets" sur leurs conséquences sur la santé des populations et des témoignages de vétérans atteints de leucémies.

Christiane Taubira avait alors souligné que "deux grandes démocraties ont reconnu les effets des essais nucléaires: les Etats-Unis et la Grande Bretagne". "Le Sénat américain depuis 1988 a établi une liste des pathologies liées à ces essais : on les connaît, ce sont les mêmes qui frappent les Français, qu'ils aient été militaires, personnels civils ou qu'ils soient Polynésiens. Cette liste a été réactualisée par le Sénat américain en 2001".

La proposition de loi (sept articles au total) qu'elle a déposé l'an dernier propose la mise en place d'un suivi sanitaire et d'un système d'indemnisation.

samedi, août 05, 2006

Ce n'est pas le pays qui est malade, c'est sa démocratie, par Roger-Gérard Schwartzenberg

Roger-Gérard Schwartzenberg, député (PRG) du Val-de-Marne ; ancien ministre, auteur de 1788, essai sur la maldémocratie (Fayard)..
Publié le 08 juillet 2006, dans Le Figaro
Trente ans après, réédité avec une préface très pénétrante d'Hélène Carrère d'Encausse, Le Mal français reste d'un intérêt majeur pour la compréhension du présent. On connaît le diagnostic d'Alain Peyrefitte : au lieu d'être une «société de confiance», fondée sur le consentement mutuel, la France pâtit à la fois de structures centralisées à l'excès et de mentalités collectives rétives aux réformes. D'où une société figée où l'innovation est inhibée.
Alain Peyrefitte décrit une société envahie, voire colonisée par un État central qui enferme le pays dans un carcan. Cet État pesant et omniprésent est le résultat de toute une histoire nationale. De Philippe le Bel à Colbert, des Jacobins à Bonaparte, la mystique de l'État a fait de la France une société administrative, traitant les Français en administrés plus qu'en citoyens, se défiant des corps intermédiaires et des libres initiatives de la société civile.
Certes, la décentralisation, instituée en 1982-1983, puis renforcée en 2003-2004, a rompu avec cet «effort multiséculaire de centralisation», dont parlait de Gaulle, et desserré ce corset étatique. Elle a redistribué les compétences vers les collectivités territoriales. Pour accroître la proximité dans la prise des décisions. Pour renforcer leur adéquation aux vrais besoins, mieux perçus sur place qu'au niveau national.
Pourtant, telle qu'elle est aujourd'hui, la décentralisation comporte un défaut majeur : la multiplication des niveaux de décision. La France est le seul État non fédéral d'Europe à posséder cinq échelons administratifs : l'État, 26 régions, 100 départements, 18 000 groupements intercommunaux et 36 500 communes.
Cette décentralisation par sédimentations successives a créé un enchevêtrement de compétences. Perdu dans ce dédale de l'action publique, le citoyen ne sait plus réellement qui fait quoi, quelle collectivité a quel pouvoir dans ce mille-feuille superposant les strates administratives. Si on ne simplifie pas l'architecture des collectivités territoriales, si on ne rend pas leurs processus de décision plus transparents et plus lisibles, la démocratie locale se transformera en République des fiefs. À l'écart des citoyens devenus spectateurs d'un pouvoir exercé par de nouveaux feudataires, dirigeant régions et départements. La vraie démocratie participative, celle qui permette réellement aux Français de participer sur place aux choix essentiels reste encore à bâtir.
En revanche, en 2006 comme en 1976, il est plus difficile d'adhérer au second diagnostic du Mal français : notre mentalité collective serait portée à l'immobilisme et au refus des réformes. En fait, les Français ne sont pas hostiles au changement, mais ils entendent que ce changement soit effectué avec leur assentiment, en étant impliqués démocratiquement dans les décisions qui l'opèrent. De Gaulle en 1958, Mitterrand en 1981 ont pu faire nombre de réformes, parce qu'ils les avaient clairement proposées aux Français, parce qu'ils avaient reçu du suffrage universel mandat de les réaliser. Ce que refusent nos concitoyens, ce n'est pas la réforme, c'est la réforme sans la démocratie. On ne réforme pas une société par décret ou par diktat technocratique.
Alain Peyrefitte dénonçait déjà la montée en puissance de la technocratie. Depuis, ce phénomène s'est notablement aggravé. En réalité, ce n'est pas la France qui est malade, mais son système politique, devenu une «maldémocratie» fonctionnant ou plutôt dysfonctionnant à l'écart du suffrage universel. La France est dirigée par caste restreinte, qui procède peu de l'élection et qui décide loin des urnes et des hémicycles. Issus des mêmes milieux, écoles et cabinets, ces nouveaux patriciens sont interchangeables. Hier grands commis, aujourd'hui ministres, demain PDG. Ou l'inverse. Cette nouvelle aristocratie fait peu de cas du Tiers État populaire, consulté pour la forme dans des scrutins qui restent sans conséquences. Avec ce peuple écarté du pouvoir par une classe dirigeante dans laquelle il ne se reconnaît pas, la France de 2006 rassemble à celle de 1788.
De plus, cette caste semble avoir renoncé à tout projet collectif, à toute idéologie du progrès, quand elle n'adhère pas aux thèses déclinistes. Si la France a connu les Trente Glorieuses de 1945 à 1975, c'est surtout parce qu'elle était dirigée par des élites nouvelles, souvent issues de la Résistance et attentives aux aspirations populaires. La IVe République puis la République gaullienne ont assuré la reconstruction, rénové l'économie et bâti l'Europe. En proposant aux Français un dessein collectif.
En revanche, les élites d'aujourd'hui paraissent avoir cessé de croire en leur propre nation et en son élan collectif. Certes, la mondialisation croissante de l'économie est une donnée incontournable. Mais pas au point d'accepter de transformer la France en petite province d'un Bas Empire sans gouvernance. À la différence de leur classe dirigeante, les Français restent, pour leur part, attachés à une ambition nationale et à «une certaine idée de la France» conçue comme la messagère de valeurs universelles.
Dorénavant, le décalage est perceptible entre une société active, innovante et une élite archaïque, usée, lasse de gouverner. Le mal français, aujourd'hui, c'est surtout cette discordance entre le Tiers État populaire et une caste restreinte, distincte et distante du reste de la société, qui ne se reconnaît ni en elle ni dans le scepticisme qu'elle affiche sur notre destin collectif.

jeudi, août 03, 2006

Les limites de la statistique, par Alain Blum

© Le Monde.fr
"Ne plus parler de milieux populaires, de ségrégation urbaine, de transmission sociale, mais privilégier l'origine ethnique est un moyen d'étouffer les racines de la domination"

mercredi, août 02, 2006

à propos du radicalisme

Le radicalisme a dominé la IIIe République et occupé au début du XXe siècle une place centrale dans le débat politique Français. S'il a encore joué un rôle important sous la IVe République, il éprouve les plus grandes difficulté à s'exprimer sous la Ve, car c'est d'abord une philosophie politique parlementariste qui s'accorde mal avec le désenchantement moderne et la brutalité de l'exécutif dans nos institutions modernes.
Je vous propose donc une "listmania" Amazon avec une sélection d'ouvrage à lire et à découvrir sur le radicalisme et les grandes figures du radicalisme.
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