Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

Ma photo
Nom :
Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

vendredi, août 25, 2006

Inauguration de l'esplanade Gaston Monnerville

Sur l'initiative des élus radicaux de Paris, une esplanade Gaston Monnerville sera inaugurée par le maire de Paris, le maire du 6ème arrondissement et le président du Sénat le mardi 5 septembre 2006 à 10h45.
Rendez-vous à l'intersection de l'avenue de l'Observatoire et de la rue Auguste Comte dans le 6ème.
Nous sommes particulièrement fiers que cet hommage puisse être rendu à ce grandradical. Ceux qui pourront venir seront les bienvenus.
Gaston MONNERVILLE est né le 2 janvier 1897 à Cayenne et mort le 07 novembre 1991 à Paris.
Etudiant aux facultés de Lettres et de Droit de Toulouse, il passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit avec félicitations du jury. Il s’inscrit en 1918 au barreau de Toulouse. Il est reçu, en 1921, docteur en droit, après avoir soutenu une thèse sur "L'Enrichissement sans cause", thèse primée, la même année, au concours des Thèses. Il est inscrit dès cette époque au parti radical et radical-socialiste et il anime un groupe d’étudiants qui défendent les idées exposées dans la Dépêche de Toulouse.
Gaston Monnerville s’inscrit, en 1921, au barreau de Paris. Il entre au cabinet de César Campinchi, dont il sera, pendant huit ans, le principal collaborateur. Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès, en particulier celui de l’affaire Galmot où il fit acquitter, devant la cour d’assise de Nantes, les Guyanais qui y avaient été traduits à la suite des incidents de Cayenne provoquée en 1928 par la fraude électorale et par la mort suspecte de Jean Galmot. A la suite de ce procès retentissant, il est élu à une majorité considérable, au premier tour de scrutin, en 1932, député de Cayenne et sera réélu de la même manière, en 1936, après avoir été élu maire de Cayenne en 1935. En 1938 il devient vice-président du parti radical au congrès de Marseille.
Il est deux fois sous-secrétaire d'Etat aux Colonies, en 1937 et 1938, dans les cabinets dirigés par Camille Chautemps. Il en profite pour fermer le bagne de Cayenne. Dans le cadre de ces fonctions, Gaston Monnerville eut à traiter de deux dossiers importants : le fonds colonial et le conflit sino-japonais. C’est d’ailleurs sa connaissance des questions internationales et d'outre-mer qui le font choisir comme membre de la délégation française à la Conférence du Pacifique, dite "Conférence des Neuf Nations", qui a lieu à Bruxelles en 1937, lors de l'agression du Japon contre la Chine.
En 1939, il dépose avec cinq de ses collègues une proposition de loi pour permettre aux parlementaires de plus de quarante ans de s’engager volontairement. Un décret-loi lui donne satisfaction et il s’engage dans la marine. Ainsi de janvier 1940, à juillet 1940, il navigue sur le Provence, il ne put prendre part au vote du 10 juillet 1940. Gaston Monnerville s'engage ensuite dans le réseau de résistance Combat et termine la guerre à la tête d'un maquis de F.F.I. dans le Massif Central. Élu à la Libération à l'Assemblée consultative (1944) puis aux deux assemblées constituantes (1945-1946), il devient sénateur de la Guyane en 1946. Gaston Monnerville restera vingt-deux ans au palais du Luxembourg, et il en aura pendant vingt et un la présidence. Il fut, aussi, maire de Saint-Céré de 1964 à 1971, et élu au conseiller général du Lot dès 1949 qu’il présida de 1951 à 1970.
En 1962, Gaston Monnerville s’oppose farouchement au général De Gaulle à l’occasion du referendum instituant l'élection du Président de la République au suffrage universel. Gaston Monnerville explique ainsi, le 9 octobre 1962 : "La Constitution est violée, le peuple est abusé. Ce n'est pas une République qu'on nous propose, c'est au mieux un bonapartisme éclairé." En 1974, il est nommé, pour 9 ans, au conseil constitutionnel par Alain Poher qui lui a succédé à la présidence du Sénat.

sites&blogs Annuaire politique