Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

Ma photo
Nom :
Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

samedi, septembre 30, 2006

Les impressionistes au secours des habitants d'Osny


Je vous invite à lire un article de Libération qui date du 19 septembre 2006

Par Edouard LAUNET
http://www.liberation.fr/culture/205210.FR.php




Pissarro et Gauguin au secours des Osnyssois

Pour une vue imprenable sur la progression de l’urbanisation en Ile-de-France, Osny, près de est un excellent point de vue. Ici le béton vient se briser contre le PNR du Vexin français. Osny se trouve juste à la frontière, mais hélas du mauvais côté, et ce qui était presque un bout de campagne, voilà encore vingt ans, est devenu une cité-dortoir où les résidences poussent dru. Or, voilà qu'en janvier dernier, lors d'une enquête publique pour l’adoption du PLU l'expansion anarchique de la ville est tombée sur un os qui s'appelle... Camille Pissarro.

En effet, Pissaro qui vécut ici en 1883 et 1884, invita Paul Gauguin et d'autres à peindre les paysages alentour. Si bien qu'un amateur a pu recenser dans les collections publiques et privées 78 vues d'Osny par Pissarro, 10 par Gauguin, mais aussi, dans un style plus classique, 7 d'Alexandre-René Véron, 11 de William Thornley, etc. Soit au total 120 toiles d'Osny. Une association locale s'est emparée de cette recension pour déposer fin juin, auprès du préfet du Val-d'Oise, une demande de classement de plusieurs périmètres d'Osny, parmi les plus représentés. Jean-Yves Huchet, président de l'association des « Osnyssois du versant nord », estime «indispensable pour le patrimoine de notre pays de protéger des sites qui ont été le théâtre de l'expérience impressionniste, [...] de la même importance de celle de Pontoise [quartier de l'Hermitage, ndlr] et d'Auvers-sur-Oise» .

Question de fond posée par l’association : quel est l'intérêt de ces sites au regard de l'aventure val-d'oisienne de l'impressionnisme ? Réponse de la municipalité dans l'enquête publique : «Les sources d'inspiration des peintres impressionnistes à Osny ont été, essentiellement, des paysages modestes et de faible envergure, des chemins campagnards, des chaumières et des fermes en plus ou moins bon état, voire des masures.» Sujets qui n'ont «aucune valeur autre que sentimentale». Des fermes en meilleur état et des paysages de plus grande envergure auraient-ils modifié l'opinion du maire (UMP) Christian Gourmelen ? On ne sait : ce dernier n'a pas retourné les appels du journal Libération.

L'affaire est rendue particulièrement cocasse par l'attitude des promoteurs immobiliers qui, d'un côté, vantent les charmes impressionnistes de la ville, quand, de l'autre, ils bâtissent leurs logements sur les sites que les peintres ont immortalisés. Ainsi, les «Terrasses du Val» ( «appartements familiaux» nichés au coeur d'une « ville d'art et d'artistes, résidence de Camille Pissarro et William Thornley», dixit la brochure de ce programme immobilier) vont bientôt s'élever sur le site de la ferme de la Friche, souvent peinte par lesdits artistes.

L'impressionnisme s'est déployé dans le Val-d'Oise le long de deux axes. L'un court le long de l'Oise, de Pontoise vers Auvers, deux villes qui ont protégé leurs sites via des ZPPAUP (zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager). L'autre, moins connu, remonte vers Boissy-l'Aillerie, le long de la vallée de la Viosne, en passant par Osny. Le fait le plus marquant de la peinture osnyssoise, c'est sans doute la rencontre entre Pissarro et Gauguin.

Sites dégradés. Les deux hommes ont fait connaissance en 1874. Le premier est déjà un maître ; le second, plus jeune de dix-huit ans, cherche encore sa voie. Huit ans plus tard, Gauguin abandonne son boulot à la Bourse pour se consacrer totalement à ses pinceaux. C'est à cette époque qu'il passe beaucoup de temps avec Pissarro à Osny, où il peint notamment la ferme de la Groue. C'est un bout de cette histoire qui risque de disparaître.

Aujourd'hui, les sites sont très dégradés, mais, pour Jean-Yves Huchet, rien n'est perdu. «A Pontoise aussi, le quartier de l'Hermitage était très dégradé. Or ce patrimoine a pu quand même être sauvé.» Pour la municipalité, au contraire, ces sites sont quasi morts : «Ou bien ils tombent d'eux-mêmes en ruines, ou bien ils doivent être détruits pour insalubrité et ne sont plus acceptables de nos jours.»

La Stephen Roche

L'édition 2006 de la Stephen Roche aura lieu ce week-end à Cergy.
Organisée par l'AC Val d'Oise et le Cyclo Sport Vernonnais, l'épreuve comportera deux circuits. Le grand parcours, intitulé la Stephen Roche, sera disputé sous la formule cyclosportive avec 157 kilomètres au programme. Le petit parcours, appelé la Cycloloisirs, se disputera sous la formule randonnée sur 70 kilomètres. La 19ème édition de cette épreuve se déroulera sous l'égide de la Fédération Française de Cyclisme, la Stephen Roche restant avant tout un week-end dédié au vélo en l'honneur du grand champion que fut l'Irlandais. La cyclosportive devrait réunir jusqu'à 1100 participants contre 600 concurrents sur la randonnée. Bref, une journée entièrement consacrée au sport cycliste, à la convivialité et à la bonne humeur.

vendredi, septembre 29, 2006

Réconcilier dignité et liberté par la laïcité

On se méprendrait sur la laïcité à considérer qu'ayant fêté son centenaire, elle serait une vieille dame respectable, mais juste bonne aux célébrations que l'on réserve aux gloires du passé.
Chacun doit comprendre l'importance déterminante du principe de laïcité au regard des déchirements qui blessent aujourd'hui une bonne partie de la planète, et n'épargnent pas la France. Des massacres interconfessionnels quotidiens en Irak aux affrontements incessants du Proche-Orient, des exécutions sommaires à motif religieux en Indonésie ou en Somalie aux lourdes menaces qui pèsent sur la Côte d'Ivoire. Pour ce qui concerne la France, intolérances et incompréhensions s'accumulent, à l'image, la plus récente, de ce philosophe enseignant à Toulouse qu'il faut protéger pour cause de libre propos sur une religion.
Le risque majeur, il est aujourd'hui, on le sait, celui des développements de l'exaspération et de l'intolérance chez tous ceux dont les désespérances quotidiennes trouvent explication, à leurs yeux, dans une origine ou une croyance particulière. Avec bien entendu, en contrepoint, les réflexes de défense identitaire que l'on sait, profanation de mosquées ou de synagogues, renforcement des droites extrêmes en France ou en Allemagne.
Il faut à tous expliquer sans relâche en quoi le principe de laïcité est à la fois l'assurance de la dignité pour tous et de la liberté pour chacun. A son ombre peuvent se déployer en toute égalité toutes les croyances, dès lors qu'aucune n'omet de respecter les autres. Sous sa protection, l'espace public et les lois sont le patrimoine commun de tous les citoyens, et ne peuvent le demeurer qu'à condition d'être à distance de toute confession particulière.
La vérité est qu'en ces temps de profondes mutations sociales, de diversification des pratiques religieuses, le principe de laïcité retrouve de nouvelles et fortes raisons d'être rappelé, expliqué, revivifié. Il n'est rien d'autre que la condition de la cohésion sociale.
Préoccupé de signes annonciateurs d'un renoncement à ce qui fonde la République, le Parti Radical de Gauche entend que dans le grand débat politique dont l'élection présidentielle est en France l'occasion, une place majeure soit faite à la laïcité.
Bernard CASTAGNEDE, porte-parole du PRG

jeudi, septembre 28, 2006

Rendez-vous de l'Histoire

Dans le cadre de la neuvième édition des Rendez-vous de l’histoire de BLOIS :

Débat organisé par le Parti radical de gauche: " Jean Zay, Radicalisme et Front Populaire "

Il y a 70 ans, le Front Populaire :

A travers la personnalité et l’oeuvre de Jean Zay, député du Loiret à 28 ans, ministre de l’Education nationale à 31 ans, assassiné par la Milice le 20 juin 1944, les intervenants expliciteront le rôle des Radicaux dans cette période historique dont nous célébrons
cette année l’anniversaire.


Dimanche 15 octobre 2006, de 11h à 12h30
Amphi 2 de l’antenne universitaire,
3 place Jean Jaurès à Blois.

avec
Joëlle Dusseau, Inspectrice générale de l’Education nationale, groupe histoire-géographie,
Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret



Au sujet de Jean Zay :

Jean Zay est issu d’une famille Alsacienne qui avait opté pour la France en 1871 et était s’installer à Orléans. Il fit de brillantes études : il fut lauréat de français puis de philosophie au concours général en 1922 et en 1923. Licencié en droit, il s’inscrit au barreau d’Orléans en 192 venue8.
Jean Zay écrivit jusqu’à la guerre des articles dans le Progrès du Loiret et le Grenier, revue créée en 1925 par un groupe de jeunes intellectuels. Il écrit pendant la guerre, en prison, des romans policiers, mais son principal ouvrage est : Souvenirs et solitude, son journal de prison.
Très jeune, Jean Zay a été attiré par la politique, il milite aux jeunesses laïques et républicaines (fondée en 1900), puis adhère au parti radical radical-socialiste où il se situe à gauche et fut l’un des animateurs des « jeunes-turcs ». En 1932, à 27 ans, il est élu député radical-socialiste d’Orléans contre le député sortant Maurice Berger. Il fut réélu en 1936, et, en 1937 il devint conseiller général, à l’occasion d’une élection cantonale partielle, pour renforcer son implantation locale.
Les idées politiques de Jean Zay sont indiscutablement celles d’un homme de gauche. Il est partisan d’une fédération des états européens, il condamne la politique coloniale de l’Italie, désapprouve la non-intervention de la France dans la guerre civile espagnole et condamne les accords de Munich.
Albert Sarraut le nomme sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil le 24 juin 1936 pour préparer les élections, faisant de lui le plus jeune ministre de la IIIe République à 31 ans. Après la victoire du Front Populaire, Léon Blum le choisit comme ministre de l’Education nationale le 4 juin 1936. Il conserve ensuite ce portefeuille, sans interruption, jusqu’au 10 septembre 1939.
Le 3 septembre 1939, Jean Zay démissionne du gouvernement Daladier et part pour le front. Il a alors 35 ans. " Je désire partager le sort de cette jeunesse française pour laquelle j'ai travaillé de mon mieux au gouvernement depuis quarante mois. Je demande donc à suivre le sort normal de ma classe " (Souvenirs et Solitude). En juin 1940 il fait partie de ceux qui souhaitent poursuivre la lutte armée en Afrique du Nord. Il rejoint le Maroc à bord du Massilia. Mais il est arrêté, sur ordre de Pétain, avec Pierre Mendès France et Georges Mandel, et traduit en justice sous l'accusation de "désertion en présence de l'ennemi ". En fait, il incarne, à la perfection, tout ce que le régime de Pétain hait : le Front Populaire, la franc-maçonnerie, les juifs, la Résistance au fascisme, le parlementarisme, le radicalisme, la démocratisation de l’école, l’intelligence.
Le 4 octobre 1940, le tribunal militaire de Clermont-Ferrand, à l’issue d’un procès inique, condamne Jean Zay à la déportation pour une durée indéterminée. Il est détenu pendant quatre mois à Clermont-Ferrand puis au Fort Saint Nicolas à Marseille, enfin à la prison de Riom. Les miliciens de Joseph Darnand l'assassinèrent en 1944. Il n'avait alors que 39 ans.

mercredi, septembre 27, 2006

Hommage à Gambetta

Le samedi 7 octobre 2006, la Fédération de l'Oise du PRG organise une cérémonie à Epineuse (7km de Clermont) en hommage à Léon Gambetta.

Rendez vous à 11h, sur la place Gambetta.

Au programme :

- interventions
- Rappel historique de l'atterissage du ballon de Gambetta à Epineuse
- Vin d'honneur



Avocat, doué d'une étonnante vitalité et profondément républicain, Gambetta entre en politique en 1863. L'année 1868 marque un tournant de la Vie de Gambetta et de l'histoire du radicalisme
politique, c'est le réquisitoire contre l'Empire proposé le 14 novembre lors du procès Delescluze qui fait de Gambetta un des ténors du Parti Républicain.

En 1869, il répond le 4 mai au fameux “programme de Belleville” de ses électeurs. Cette véritable charte du Parti radical inspirera la vie politique nationale pendant plus de cinquante ans.

Il participe à des événements aussi retentissants que la proclamation de la République le 4 septembre 1870, le gouvernement de la “défense nationale”. Ses actions personnelles se trouvent couronnées de succès. Ainsi, le 7 octobre 1870, Gambetta rejoint la province à bord d'un ballon dirigeable afin d'y organiser une armée pour libérer Paris du joug allemand.

Après la crise du 16 mai 1877, Gambetta est le principal animateur de la campagne républicaine qui précède les élections législatives d'octobre 1877. Le 15 août 1877, il somme le Maréchal de Mac-Mahon de “se soumettre ou se démettre” en cas de victoire des républicains.

En janvier 1879, Gambetta devient président de la Chambre. Malgré ses réticences, Grévy appelle Gambetta à la présidence du Conseil le 10 novembre 1881. A 43 ans, il est alors le plus jeune président du Conseil qu'ait connu la République. Il ne réussit pas à constituer le "Grand Ministère" dont on parlait depuis plusieurs mois. Le nouveau gouvernement s'avère cependant vite décevant.

Malgré l'hostilité de l'extrême gauche et des républicains modérés, Gambetta propose une réforme limitée de la Constitution, notamment pour les modes d'élection. Il se heurte, le 26 janvier 1882, à l'hostilité de la Chambre. Son gouvernement, frappé d'usure rapide du pouvoir, ne dure que 74 jours. Gambetta se retire, et meurt, malade, le 31 décembre 1882. La République lui réservera des obsèques nationales.

Itinéraire :

mardi, septembre 26, 2006

L’Union à vingt-sept


La Commission européenne devrait confirmer aujourd’hui, mardi 26 septembre, l’élargissement de l’Union européenne à vingt-sept, avec l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie au premier janvier prochain.

Ce nouvel élargissement, après celui du 1er mai 2004 qui avait vu dix nouveaux pays d’Europe de l’Est entrés dans l’Union, a failli être repoussé d’un an pour cause de non respect des exigences de Bruxelles de la part de Sofia et Bucarest.

La Commission européenne va, en effet, entériner l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie, et ceux malgré quelques manquements à la législation communautaire. Pour Bruxelles, il était préférable de proposer des «mesures d’accompagnements» plutôt que de repousser l’adhésion à l’Union.

Selon le rapport de la Commission, «la Bulgarie et la Roumanie ont réalisé de nouveaux progrès en vue de leur adhésion, prouvant leur capacité à appliquer les normes et les législations communautaires à compter du 1er janvier 2007».

Les améliorations attendues

Pour autant, de nombreux progrès restent à accomplir, et plus particulièrement dans les domaines suivants : la justice, la gestion des fonds européens et la sécurité alimentaire.

En effet, Bruxelles reproche à ces deux pays, et en particulier à la Bulgarie, d’être trop laxistes en matières de lutte contre la corruption, le crime organisé et le blanchiment d’argent. La Bulgarie est même invitée à «modifier sa Constitution afin de supprimer toute ambiguïté sur l’indépendance de sa justice».

Pour la Commission, les fonds communautaires doivent être mieux utilisés. «En cas de mauvaise utilisation des fonds, il y aura la possibilité de réduire de 25% les subventions agricoles», a-t-elle affirmé.

Enfin, Bruxelles va prendre des «mesures techniques» pour garantir la sécurité alimentaire des européens, la Bulgarie et la Roumanie étant touchées toutes deux par la peste porcine.

Afin d’éviter d’écarter, et d’humilier, les deux futurs membres de certaines politiques européennes, la Commission a préféré mettre en place des clauses dites de «sauvegarde» qui peuvent être utilisées jusqu’à trois ans après l’adhésion, et qui permettent un contrôle rigoureux des deux états.

lundi, septembre 25, 2006

Les pensions des anciens combattants des colonies devraient être revalorisées



Emu par le film Indigènes, sur les écrans mercredi, M. Chirac s'apprêterait à revaloriser les pensions des anciens combattants étrangers, gelées depuis 1959.
Au total, près de 80 000 vétérans, âgés de plus de 65 ans, sont concernés dans 23 pays. Environ 40 000 vivent en Algérie et au Maroc, et 15 000 en Afrique noire, en particulier au Sénégal et au Tchad.

Consultez le site officiel du film :
http://www.indigenes-lefilm.com/

samedi, septembre 23, 2006

Justice des mineurs

Au moment où Nicolas Sarkozy remet en question al justice des mineurs il est utile de rappeler que si elle a été mise en place c'est justement parce que les politiques repressives contre la délinquance juvénile avaient démontré leur inefficacité. C'est sous le Front populaire qu'un député radical-socialiste initie une reflexion qui débouche sur la justice des mineurs telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Ainsi, au cours du printemps 1937, le député César Campinchi prenait deux initiatives qui préfigurent la justice des mineurs telles qu’elle se mettra en place après la guerre. Il dépose une « proposition de loi concernant les enfants traduits en Justice » et une « proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à déposer un projet de loi en vue d'assurer aux enfants traduits en justice le traitement nécessaire à leur sauvegarde, leur rééducation et leur redressement ».
Il imagine, dès 1937, un système complet de protection judiciaire de la jeunesse, qui dépasse par bien des aspects le système actuel. Hélène Campinchi sa veuve préside, d’ailleurs, la commission qui aboutit à la rédaction du projet de l’Ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. Ce texte fondamental, toujours en vigueur, proclame la prééminence de l’éducatif sur le répressif.

pour en savoir plus :
http://rhei.revues.org/document18.html
http://www.justice.gouv.fr/minister/histopjj4.htm

Les Radicaux sur la toile

Les militants et les élus du PRG tissent leur toile sur le net :-)

Retrouvez la "revue de blogs radicaux" hebdomadaire à cette adresse :

http://actulive.canalblog.com/archives/2006/09/23/2743602.html

et retrouvez chaque jour la revue de presse du PRG:

http://actulive.canalblog.com/archives/revue_de_presse/index.html

jeudi, septembre 21, 2006

La droite repart à l’assaut de la laïcité

Nicolas Sarkozy reçoit le rapport Rossinot sur la laïcité dans les services publics

AP | 20.09.06 | 20:33

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060920.FAP3038.html?1846


Nicolas Sarkozy interroge la loi de 1905

Dans "La Croix", le ministre de l'intérieur relance les discussions sur le financement public des lieux de culte. Il réagit à deux rapports qu'il avait commandés

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2281379&rubId=788


Nicolas Sarkozy : « Pour une laïcité vivante »

Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, chargé des cultes, tire pour "La Croix" ses conclusions des rapports sur la laïcité qu’il avait confiés à André Rossinot, maire de Nancy et coprésident du Parti radical, et à Jean-Pierre Machelon, professeur des universités, et qui lui ont été remis mercredi 20 septembre.

http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2281425&rubId=1306

Le ministre de l’intérieur s’appuie sur les conclusions du rapport Machelon pour relancer l’idée de réformer la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 pour permettre aux collectivités locales de financer des lieux de culte. Une réforme de cette nature, bouleverserait le principe républicain fondamental de neutralité de l’État.


En effet, autoriser les collectivités territoriales à financer la construction de lieux de culte c’est permettre à n’importe quelle « religion », voire secte de réclamer, au nom du principe d’égalité, la financement d’un lieu de culte. Mais c’est aussi favoriser le retour en force du religieux dans le débat politique local et favoriser le communautarisme.


Aujourd’hui, la laïcité et la législation permettent à n’importe quel culte organisé et vivant de disposer de lieux de culte décents pour peu qu'il y ait des fidèles disposés à en financer la construction. Une réforme de la loi de 1905 poserait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. L’urgence consiste à combattre les tracasseries administratives utilisées par certains maires pour ralentir les projets de lieux de culte.

mercredi, septembre 20, 2006

débat théologique


"Décider quelle religion est la moins violente...
...l'approche traditionnelle"

par Ben Sargent

mardi, septembre 19, 2006

Paroles d'indigènes

je vous signale la parution d'un nouveau Librio qui doit être bien intéressant :


Paroles dIndigènes, Les soldats oubliés de la seconde guerre mondiale.
Isabelle Bournier et Marc Pottier - A paraître le 8 septembre 2006
A loccasion de la sortie du film « Indigènes » de Rachid Bouchareb dont les quatre comédiens ont été consacrés au Festival de Cannes, Librio a voulu faire découvrir ou redécouvrir aux lecteurs une histoire oubliée qui est aussi la leur.
L'ambition de ce livre, qui entremêle récit historique et recueil de témoignages directs, est de faire connaître aux générations d'aujourdhui ce moment important de l'histoire de notre pays et de nous interroger sur le trou de mémoire de la République qui s'en est suivi.

Consultez la fiche complète

Alain, la guerre et la paix

« Dis-moi, qu'as-tu appris à la guerre ?
- À mieux compter sur mon corps, que je croyais fragile, et que la crainte d'être malade est la cause principale des maladies.
Encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- À mieux goûter la joie d'être vivant. Je mange, je bois, je respire, je dors avec bonheur. Je m’inquiète peu des petites choses.
Encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- À aimer les chaussures larges et les cols mous, à perdre l’habitude bourgeoise de vouloir imposer par l'extérieur. C'est un souci de moins.
Encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- À décider vite. (…) Autrefois je délibérais avant de commencer, ce qui est craindre avant de savoir.
Encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- Que les choses ne nous veulent ni mal ni bien, et que, si dangereuses qu'elles soient, on peut toujours compter sur elles.
Encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- J'ai appris que rien n'est plus utile à l'homme que l'homme, et que rien n'est meilleur pour l'homme que l'homme.
Étrange! Mais encore, qu'as-tu appris à la guerre ?
- Aussi que les plus grands maux viennent de l'homme, mais que la menace humaine, continuellement perçue pendant des mois, n'affaiblit nullement cette amitié universelle, mais au contraire, à ce que j'ai éprouvé, la fortifie.
Ces choses ne vont pas ensemble. En ton abri, tu as eu le loisir de penser. Allons, sérieusement qu'as-tu appris à la guerre?
- J'ai appris que la passion de gouverner est sans doute la source de tous les maux humains. Que le maître devient méchant par l’exercice du pouvoir absolu. Que la colère lui gâte l’estomac. Que les sentiments guerriers viennent de l’ambition, non de la haine. Que tout pouvoir aime la guerre, et qu'il faut réduire énergiquement les pouvoirs de toute espèce, quels que soient les inconvénients secondaires, si l'on veut la paix. »

Alain, Mars ou la guerre jugée

lundi, septembre 18, 2006

La France a aboli la peine de mort il y a 25 ans

I l y a 25 ans, jour pour jour, les députés français votaient l'abolition de la peine de mort.

Pourtant, à l'époque, 62% des Français se disaient favorables à la peine capitale.

Depuis, le mouvement de suppression de ce châtiment n'a cessé de s'étendre dans le monde. Mais beaucoup de chemin reste à parcourir, ainsi dans le monde, 2148 personnes (au moins) ont été exécutées dans 22 pays en 2005.

La Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis regroupent à eux seuls une large majorité des exécutions appliquées dans le monde: 94%

Chine : 1770 exécutions officielles (8000 selon certains spécialistes)
Iran : 94 exécutions
Arabie Saoudite : 86 exécutions
Etats-Unis : 60 exécutions

Je vous propose de relire des extraits du discours de R. Badinter à l'occasion du débat parlementaire sur l'abolition en 1981 :

"Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France. "
(...)
"Raymond Forni a eu raison de souligner qu'une longue marche s'achève aujourd'hui. Près de deux siècles se sont écoulés depuis que dans la première assemblée parlementaire qu'ait connue la France, Le Pelletier de Saint-Fargeau demandait l'abolition de la peine capitale. C'était en 1791. "
(...)

"La France est grande parce qu'elle a été la première en Europe à abolir la torture malgré les esprits précautionneux qui, dans le pays, s'exclamaient à l'époque que, sans la torture, la justice française serait désarmée, que, sans la torture, les bons sujets seraient livrés aux scélérats.
La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l'esclavage, ce crime qui déshonore encore l'humanité.
Il se trouve que la France aura été, en dépit de tant d'efforts courageux l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale, dont elle a été si souvent le foyer et le pôle, à abolir la peine de mort. "
(...)

"Examinez simplement ce qui est la vérité. Regardez-la.
J'ai rappelé 1791, la première Constituante, la grande Constituante. Certes elle n'a pas aboli, mais elle a posé la question, audace prodigieuse en Europe à cette époque. Elle a réduit le champ de la peine de mort plus que partout ailleurs en Europe.
La première assemblée républicaine que la France ait connue, la grande Convention, le 4 brumaire an IV de la République, a proclamé que la peine de mort était abolie en France à dater de l'instant où la paix générale serait rétablie."

(...)

"Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus pour notre honte commune, des exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. A cet instant, j'ai le sentiment d'assumer, au sens ancien, au sens noble, le plus noble qui soit, le mot de ministère c'est le service, j'ai le sentiment de l'assumer. Demain, c'est l'abolition.
Législateurs français, de tout mon coeur, je vous remercie."

Vous pouvez retrouver l'intégralité des débats à cette adresse :
http://www.peinedemort.org/National/France/an-Badinter.php

dimanche, septembre 17, 2006

Les Verts et la laïcité

C'est avec une certaine surprise que je lis ce matin un communiqué qui rapporte l'adoption par le conseil nationall des Verts d'un texte mi-figue, mi-raisin, sur la laïcité.

En effet d'après l'article que je lis le texte des verts assimilerait laïcité et communautarisme, ce qui a de quoi surprendre. C'est le moins que l'on puisse dire.

D'abord je tiens à rappeler que la laïcité n'est ni une croyance ni une idéologie mais un principe d'organisation de l’espace public. Il faut dénoncer les manoeuvres politiciennes qui consistent à en modifier le sens pour mieux la remettre en cause et non les suivre au nom d'un quelconque relativisme culturel.

D'autre part, affirmer qu'un fonctionnement égalitaire de la laïcité devrait permettre aux musulmans de "disposer de lieux de culte décents" n’apporte rien de neuf au débat. Aujourd’hui la laïcité et la législation permettent à n’importe quel culte organisé et vivant de disposer de lieux de culte décents pour peu qu'il y ait des fidèles disposés à en financer la construction. Par contre, les tracasseries administratives utilisées par certains maires pour ralentir les projets sont contraires au principe de laïcité et doivent être dénoncées systématiquement. A ce sujet l'expérience conduite à Cergy pour la construction d'une mosquée montre bien que la laïcité n'est pas un obstacle à l'édification de lieux de culte en France.

Comme vous le savez, les radicaux de gauche sont profondément attachés au principe de laïcité qui est un fondement de la république, j'en soulignais d'ailleurs les vertus dans une note sur l'antisémitisme il y a quelques jours. Nous devons nous opposer à tous les relativismes, qu’ils viennent de la droite ou de la gauche, qui pourraient conduire à sa remise en question.

Ce qui m'inquiète le plus, c'est cette nouvelle démarche politique qui consiste, à la manière de l'extrême gauche, à pointer les contradictions ou les ambiguités qui entourent certains sujets comme la carte scolaire, ou maintenant la laïcité, pour tout faire sauter à coups de sophismes.

Je vous rappelle que pour en savoir plus sur la laïcité, et sur ce que j'en pense, vous pouvez lire mon livre ;-)

samedi, septembre 16, 2006

Christiane Taubira sera demain l'invitée de l'émission Ripostes





Christiane Taubira sera demain l'invitée de l'émission Ripostes. Le thème de l'émission sera : Immigration, un enjeu pour 2007 ?

Au programme, les interventions de Javier Moreno Sanchez, Christiane Taubira, Nadine Morano, Didier Awadi, Marine Le Pen et Michel Wieviorka.

Vous pourrez voir la vidéo de l'émission sur le site de ripostes dès 20h dimanche soir.

Assedic de Cergy

L'Assedic inaugure de nouveaux locaux à partir de lundi, les demandeurs d'emploi de Cergy auront une antenne « nouvelle génération » qui pourra les accueillir près de la préfecture.

Le week-end du patrimoine

La vingt-troisième édition des Journées du patrimoine a lieu ce week-end, les 16 et 17 septembre. Les visiteurs qui souhaitent y participer auront le choix entre 17 000 manifestations sur l’ensemble de l’Hexagone.

Cette édition, organisée dans 48 pays européens sous l’égide du Conseil de l’Europe, a choisi pour thème cette année «Faisons vivre notre patrimoine» et espère attiré autant de visiteurs que l’année dernière, 12 millions.

L’évènement doit, selon le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres, «inciter le public à s’approprier ces monuments», il doit également «démontrer que le patrimoine n’est pas une nostalgie mais un outil de développement économique, social et culturel».

Les possibilités offertes au public sont nombreuses, autant à Paris qu’en province les visiteurs auront le choix. Un grand nombre de bâtiments publics, et mêmes privés, seront ouverts à tous, pour découvrir des œuvres d’art ou des savoir-faire. Le journal Le Monde, par exemple, ouvrira ses portes durant le week-end. A la Bibliothèque Nationale de France, il sera possible de découvrir le manuscrit de la Chartreuse de Parme de Stendhal, acquis en juin dernier. D’autres organisent des visites virtuelles via internet.

Sur fond de polémique

Mais cette édition s’ouvre sur fond de polémique. Plusieurs associations soutiennent une pétition pour alerter sur le thème du «patrimoine en danger».

Selon Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques et président du collège des monuments historiques, «20 % du parc français est en péril». Les crédits actuels, qui sont de 195 millions d’euros pour l’année 2006, ne permettraient de satisfaire «qu’un peu moins de la moitié des besoins exprimés».

Cette situation qui est considérée comme une «crise grave» par un rapport du Sénat, a contraint le gouvernement à faire un geste rapide. Le premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé, jeudi 14 septembre, le dégel «immédiat» de 24 millions d’euros sur les crédits 2006. «Ils permettront la reprise et l’accélération de chantiers importants qui avaient été interrompus», a-t-il déclaré après avoir visité la cathédrale d’Amiens, en cours de restauration.

Pour les associations, cela reste insuffisant, et le Journées du patrimoine sont une bonne tribune pour exprimer les besoins de ce secteur.

jeudi, septembre 14, 2006

Journées du patrimoine à Cergy et à Osny

Ce w/e c'est les journées du patrimoine, demandez le programme :

à Cergy
Les Journées du Patrimoine des 16 et 17 septembre seront l'occasion de découvrir la longue histoire de Cergy révélant les multiples facettes d'un viialge devenu ville nouvelle. De l'église Saint-Christophe du village, restaurée récemment, au parcours d'art contemporain ( balade qui vous conduira de l'Immeuble de la Caisse d'Epargne au parc Saint-Christophe en passant par l'atelier de l'ébéniste Luc Tricart), les visisteurs ne seront pas en reste. Un parcours à vélo ainsi que des visites privées des Hauts de Cegry sont proposées pour la première année. Et pour les plus paresseux, un petit train du patrimoine joindra tout le dimanche Port Cergy à Ham ou à la maison Gérard Philipe.

Vous pourrez découvrir l'Axe Majeur, le monument urbain imaginé par le sculpteur Israëlien Dani Karavan, je vous conseille les visites contées le dimanche à 11h, 12h, 14h, 15h, 16h et 17h. Vous pouvez aussi emprunter le bus du patrimoine, une ligne de bus gratuite proposée par la STIVO et qui dessert tous les sites à découvrir le dimanche de 9h30 à 19h30. Si vous en avez le temps et que le soleil est au rendez-vous pensez aussi à profiter des croisières sur l'Oise, il y en a une au départ de Jouy-le-Moutiers et de Pontoise et une autre entre Auvers-sur-Oise et Pontoise.
Vous pouvez aussi visiter l'église Saint-Christophe au village, elle est classée monument historique depuis 1913 et on vient juste de terminer les travaux sur le clocher.
Le ville vous propose aussi un circuit découverte sur les Hauts-de-Cergy dimanche entre 15h et 17h, départ place des trois gares.
Enfin si vous êtes amateur d'art contemporain je ne peux que vous conseiller le parcours d'art contemporain.


à Osny

Pensez à visiter le château de Grouchy, construit au XVIIIe siècle et aménagé au XIXe, samedi de 9h à 12h et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. L'archiviste municipal propose des visites guidées des parties les plus récentes du château.

Vous pourrez aussi visiter l'espace William Thornley, 120 oeuvres à découvrir samedi de 9h à 12h et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h.

K2R Riddim

Lisse et sans surprise, c’est ce qu’on attend généralement d’un voyage en avion. En revanche, ce n’est pas ce qu’on espérait de K2 Airlines, le quatrième album studio de K2R Riddim. La troupe de Cergy nous livre un disque qui reprend les canons du reggae, lorgne vers la chanson française mais n’entretient pas la fougue communicative qui fait le charme du groupe sur scène.

K2R Riddim K2 Airlines (Aïlissa/Wagram) 2006
En concert le 4 octobre au Nouveau Casino à Paris et en tournée en France

source : http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/081/article_16570.asp

mercredi, septembre 13, 2006

Retour sur la journée des associations de Cergy

Samedi dernier, le photographe de l'Echo le Régional est passé sur le stand du PRG et nous a pris en photo, c'est avec plaisir que j'ai découvert la belle photo qu'il a faite dans l'édition d'aujourd'hui du journal. Evidemment les stands politiques n'ont pas connu le succès des associations traditionnels sportives ou culturelles. Mais la présence des formations politiques (qui sont des associations loi de 1901) me semble importante, d'une part c'est l'occasion de rencontrer les citoyens en-dehors des camapgnes électorales et de discuter de l'actualité, d'autre part elle illustre, à Cergy, l'attachement de Dominique Lefebvre au pluralisme et au débat d'idées, ce qui n'est pas si courant chez les édiles du Val d'Oise de gauche comme de droite.
Au passage, La Gazette du Val d'Oise pour sa part relaye la colère de l'UFC Que Choisir qui dénonce la politique des banques qui désormais font payer des frais de tenu de compte aux associations, d'où des tracasseries pour trouver la banque la moins cher et in fine un gaspillage de temps et d'argent pour les bénévoles. Surtout quand en plus certaines des dites banques n'acceptent plus les dépôts d'espèces (comme la BNP Paribas des Hauts de Cergy). Il n'est certainement pas question de nationaliser à nouveau les banques, mais la puisance publique pourrait imposer un minimum de règles à tous les établissements pour garantir un service de qualité pour les usagers et défendre les plus faibles.

Malheureusement, l'UMP est trop occupée actuellement à privatiser à la va-vite GDF dans des conditions suréalistes, comme je l'écrivais il y a quelques jours, pour se soucier de l'intérêt de l'usager/consommateur. D'ailleurs, à ce propos, avez-vous remarqué qu'on ne nous parle plus des class actions à la française? Il faut dire que les entreprises françaises ont tellement pris l'habitude de nous prendre pour des pigeons qu'elles ont toutes été horrifiées à l'idée de pouvoir être poursuivies pour toutes les petites mesquineries dont elles savent si bien faire preuve.

Débat sur l'énergie

Paul Giacobbi, député PRG, est intervenu hier dans le débat sur l'énergie à l'assemblée nationale. Vous pouvez lire le compte-rendu de ses interventions sur le blog du cercle PRG de Cergy :
http://prgcergy.canalblog.com/archives/2006/09/13/2667550.html

mardi, septembre 12, 2006

DIKÉ

Jacques Som, militant PRG de l'Oise publie ce mois-ci un livre sur le thème de l'immigration : Diké

Après un échec scolaire qui lui ferme les portes du baccalauréat, Kolooh, un jeune camerounais de vingt ans décide d'aller tenter sa chance en France.
Alors que rien ne l'y prédisposait, il s'engage alors dans un parcours périlleux et plein d'enseignements passant par la Guinée Equatoriale et l'Espagne. Le voyage éprouvant de Kolooh nous propose une réflexion sur les motivations et les circonstances qui conduisent souvent les jeunes africains à quitter leurs pays, pour se lancer dans une aventure périlleuse vers l'Europe, continent de tous les rêves...

ISBN : 2-296-00882-8 • août 2006 • 160 pages

Prix éditeur : 14,5 € / 95 FF

alapage

amazon

lundi, septembre 11, 2006

La grammaire du management façon UMP

Le gouvernement français a un sens aigu de la prévision économique et son pouvoir de divination le fait ressembler à feu Madame Soleil !
On rappellera qu'à la fin de l'année 2004, Nicolas Sarkozy alors ministre des finances avait prévu un pétrole à 27,5 dollars le baril pour l'année d'après. Il ne s'était trompé que de 110%.
On se souviendra des erreurs de prévision sur la croissance des deux dernières années de l'ordre de 50 à 70%.
On ne reviendra pas sur les affirmations successives de l'illustre Breton sur le fait d'abord que Mittal n'achèterait jamais Arcelor au nom du patriotisme économique et qu'ensuite la cession pour une bouchée de pain du même Arcelor à une étrange société russe était inéluctable.
On soulignera seulement la « bretonnerie » qui a fait rire le monde entier : « je vais apprendre à Monsieur Mittal la grammaire du management moderne ». On se souvient évidemment des exploits de M. Breton en temps que manager d'entreprise publique...
Aujourd'hui, il faut absolument offrir GDF au groupe Suez pour des raisons que l'on ne connaît toujours pas et qui ne sont même pas comprises par l'UMP. Il n'y a qu'à voir la valse hésitation de notre député UMP local, M. Poniatowski, pour s'en convaincre, qui est passé en quelques mois par toutes les postures sur le sujet (voir les articles de Libération, Challenges et du Figaro 1 et 2). Au passage on peut ajouter que ni EDF, ni l'Union Européenne ne comprennent le sens de l'opération.
En tout état de cause, si malgré les obstacles politiques, juridiques et économiques, l'opération de privatisation avait quand même lieu. On peut parier que le nouveau groupe sera absorber par l'Italien Enel, comme Arcelor a été absorbé par Mittal.
Monsieur Breton donne beaucoup de leçons d'économie. Il risque dans cette occasion de se voir à nouveau infliger une note sévère : 0 pointé !

dimanche, septembre 10, 2006

Les escapades du candidat Sarkozy

Julie MAJERCZAK, journaliste de Libération, relève les ambiguités qui recouvrent les déplacement du ministre d'Etat/président de l'UMP/candidat déclaré aux élections présidentielles.
En effet, est-ce le ministre d'Etat ou le candidat à l'élection présidentielle qui est venu en déplacement à Bruxelles ? En tout cas lui n'a pas beaucoup de doute sur la question puisqu'il déclare lui-même : "Si vous pensez que j'effectue ce déplacement en Belgique parce qu'il y a des élections présidentielles à l'horizon, et bien je rends hommage à votre sagacité".

Est-ce vraiment le rôle de l'ambassade de France d'organiser une réception dans un grand hôtel bruxellois avec les deniers de l'Etat pour accueillir un candidat??? Manifestement la rupture prônée par Sarkozy ce n'est pas la rupture avec le Chiraquisme!

En 2005, le budget "officiel" de la présidence s'élevait à 31,9 millions d'euros : soit quinze fois plus qu'à la naissance de la Vème République (2,35 millions en 1960). Selon le rapport du député socialiste René Dozière, "à partir de 1995, date de l'arrivée à l'Elysée de Jacques Chirac, le budget "officiel" de l'Elysée a été multiplié par cinq" mais le budget réel de la Présidence serait en réalité 3 fois supérieur aux chiffres annoncés. Certaines dépenses présidentielles et services de personnels sont en effet financés par divers ministères.

En mars 2005, les révélations sur le logement du ministre de l'Economie (un duplex de 600 m² loué aux frais de l'Etat 14 000 euros par mois) entraînaient la démission d'Hervé Gaymard.

En attendant on veut nous faire croire que les Français vivent "au-dessus" de leurs moyens. Seul hic: les baisses d'impôts décidées depuis 2002 ont contribué à creuser le déficit, donc la dette.

La Commission Européenne enregistre la plainte du député Joël GIRAUD

La Commission Européenne enregistre la plainte du député Joël GIRAUD relative aux subventionnements dérogatoires qui ont conduit à la délocalisation de La Roche de Rame (Hautes-Alpes) de l’entreprise de calcium Injection Alloys.
L’annonce brutale de la fermeture de l’usine Injection Alloys de La Roche de Rame au motif que ce groupe industriel bénéficiait de subventions dérogatoires pour installer sa chaîne de production de fils fourrés dans l’Etat de Saxe-Anhalt (ex Allemagne de l’Est) avait provoqué en juin la colère des salariés, de leurs syndicats et des élus locaux.
Le député PRG des Hautes-Alpes, Joël GIRAUD, s’était alors adressé à la fois aux parlementaires européens et au Président de la Commission Européenne José Manuel BARROSO pour protester contre le cautionnement par les instances européennes d’un subventionnement qui touchait non une PME mais un grand groupe, favorisant de ce fait une délocalisation intra-communautaire.
Par lettre du 8 septembre 2006, la Direction Générale de la Concurrence a entériné la recevabilité de la plainte du député en enregistrant officiellement cette dernière.
L’objectif de Joël GIRAUD, au-delà de la situation particulière de l’usine de La Roche de Rame, est d’éviter que des systèmes de primes dans certaines régions, notamment dans les pays entrants, ne puissent conduire à une fermeture généralisée des pôles industriels dans des pays comme la France.

vendredi, septembre 08, 2006

Existe-t-il un féminisme musulman?

Tel est le thème du colloque organisé à l'UNESCO par la commission Islam & Laïcité, créée par la Ligue de l'Enseignement, les 18 et 19 septembre prochains.
Ce colloque a pour objectif de faire connaître les travaux d'un nombre de plus en plus grand de femmes musulmanes (américaines, pakistanaises, indiennes, Françaises, Espagnoles, Nigérianes ...) et leur implication dans la transformation de leur société, en particulier dans la lutte contre le patriarcat et toutes les inégalités de genre, à partir de leurs références musulmanes.

UNESCO
Entrée libre. Inscription obligatoire
Courriel f.mensah@unesco.org
fax : 01.45.68.57.26
www.islamlaicite.org

Programme du colloque

Le statut des femmes dans le monde musulman a, ces dernières années, fait l’objet de multiples études et controverses, déchaînant les passions, exacerbant les fantasmes, créant des stéréotypes souvent déconnectés d’une réalité bien plus complexe. Néanmoins, le discours et le mouvement émergeant, que l’on nomme « féminisme musulman », sont bien moins connus et débattus.
Ce colloque voudrait faire connaître les travaux d’un nombre de plus en plus grand de femmes musulmanes (Américaines, Pakistanaises, Indiennes, Françaises, Espagnoles, Nigérianes…) et leur implication dans la transformation de leur société, en particulier dans la lutte contre le patriarcat et toutes les inégalités de genre, à partir de leurs références musulmanes, mais aussi comme partie du mouvement mondial pour les droits des femmes. Le colloque rendra compte des recherches et expériences, qui seront présentées par des intervenantes venues de régions du monde différentes, et qui engageront un dialogue interculturel et leurs réflexions sur l’islam et les droits des femmes avec le public.
A travers le monde entier, ces intellectuelles et militantes cherchent et élaborent des outils de réflexion et des méthodes d’action pour lutter contre les inégalités dans leurs sociétés. Les stratégies et les priorités peuvent varier, mais toutes placent l’éducation au cœur du processus d’autonomisation des femmes. Les féministes musulmanes interrogent la question du statut des femmes dans les sociétés musulmanes et offrent une approche alternative des droits des femmes dans l’islam à partir d’un retour aux sources, d’une relecture et d’une réinterprétation des textes sacrés.
Cet effort a été poursuivi par les femmes d’autres religions également. Ainsi, ce colloque présente un aperçu des dialogues qui ont eu lieu parmi les femmes pratiquantes et les féministes laïques de différents pays et milieux sociaux, qui interrogent les notions de droits et de liberté dans la religion et la société.
Il nous semble particulièrement important de suivre le débat sur l’islam et les droits des femmes, et surtout de s’intéresser de plus près au phénomène du féminisme musulman. La question de la place et du rôle des femmes dans les sociétés musulmanes est la plupart du temps méconnue en Europe, recouverte par des représentations fausses. Déconstruire les stéréotypes et comprendre le discours et le mouvement émergeant du féminisme musulman reste l’objectif de ce colloque.

Lundi 18 septembre, 14h00 – 18h00

Ouverture du colloque par Françoise Rivière, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la Culture et Alain Gresh, président de la Commission islam et laïcité
Femmes, religions et droits : analyser les discours et les mouvements Françoise Gange (France) Mathilde Dubesset (France) Margot Badran (Etats-Unis) Valentine Moghadam (Iran et Etats-Unis)
Modératrice : Bénédicte du Chaffaut

Mardi 19 septembre, 10h00 – 17h30

Témoignages – Points de vue : les femmes musulmanes interprètent les textes Séance de 10h00 – 13h00 : Amina Wadud (Etats-Unis) Asmaa Bekada (Qatar), Nadia Yassine (Maroc)
Modératrice : Siham Andalouci
Séance de 14h30 – 17h30 : Norhayati Kaprawi, Sisters of Islam (Malaisie) Nouzha Guessous (Maroc) Malika Hamidi (Bruxelles)
Modératrice : Ismahane Chouder
Présentation des intervenantes

Françoise Gange, philosophe et sociologue, elle a consacré son travail à l’exploration des mythes. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Avant les Dieux, la Mère universelle, Alphée et Jésus et les Femmes, livre-phare, très censuré en France.

Mathilde Dubesset, historienne, maîtresse de conférence à l’IEP de Grenoble, spécialiste de l’histoire des femmes et du genre, notamment dans le champ religieux.
Margot Badran, historienne, professeure en études féminines, chercheuse au centre Prince Alwaleed bin Talal for Muslim-Christian Understanding à l’université de Georgetown et professeure associée à l’Université Northwestern. Elle a notamment écrit Feminism beyond East and West : New Gender Talk and Practice in Global Islam ; Feminists, Islam, and Nation : Gender and the Making of Modern Egypt ; Opening the Gates : An Anthology of Arab Feminist Writing (deuxième édition), et, sous sa direction, Gender and Islam in Africa : Discourses, Practices and Empowerment of Women (à paraître).
Valentine Moghadam, sociologue et chef de la section « Egalité des genres et développement » à l’UNESCO. Elle est l’auteure d’une étude sur le féminisme islamique en Iran (Signs, 2002), de Modernizing Women : Gender and Social Change in the Middle East (1993 ; réédition 2003), de Women, Work and Economic Reform in the Middle East and North Africa (1998). Et, début 2005, de Globalizing Women : Transnational Feminist Networks, The Johns Hopkins University Press. En 1994, son ouvrage Identity Politics and Women : Cultural Reassertions and Feminisms in International Perspective était le premier à examiner les fondamentalismes de manière comparative et à travers les cultures.
Bénédicte du Chaffaut, sociologue et théologienne catholique spécialisée en islamologie, membre de la Commission islam et laïcité.

Amina Wadud, Professeure d’études islamiques aux Etats-Unis, auteure du nouveau livre Inside the Gender Jihad, oneworld Publisher, et du classique Qur’an and Woman.Asmaa Bekada, productrice de programmes à la chaine ’’Aljazeera’’ et plus particulièrement du programme ’’seulement pour les femmes ’’ de 2001à 2005 où elle a notamment traité du féminisme musulman, thème qu’elle a aussi présenté dans diverses conférences internationales . Specialisée en Sciences politiques ’’ relations internationales’’.
Nadia Yassine, diplômée de Sciences politiques, écrivain, porte-parole du mouvement islamiste marocain Al-Adl wal Ihsan (Justice et Spiritualité), fondatrice et dirigeante de la section "Femmes" du mouvement.
Siham Andalouci, membre de Présence musulmane, du Collectif des Féministes pour l’égalité et de la Commission islam et laïcité.
Norhayati Kaprawi est directrice des programmes d’une organisation de Femmes en Malaisie, Sisters in Islam (SIS). Elle est responsable des programmes d’éducation publique, de la communication, de la documentation et des médias.
Nouzha Guessous, membre de la commission consultative chargée de la révision de la Moudawana au Maroc. Professeure Nouzha Guessous Idrissi est biologiste médicale, présidente du Comité international de bioéthique (UNESCO), membre du Comité d’éthique de la recherche biomédicale de Casablanca, et de l’Association marocaine de bioéthique.
Malika Hamidi, chercheuse en science de l’éducation et de la société à Lille 3. Coordinatrice de l’European Muslim Network, groupe de réflexion sur la question de l’islam en Europe, et actrice de la société civile engagée sur le terrain de l’action et de la réflexion sur la question des femmes.
Ismahane Chouder, membre de Participation et spiritualité musulmanes et de la Commission islam et laïcité, vice-présidente du Collectif des Féministes pour l’égalité.

Note préliminaire
Promouvoir un changement culturel pour l’égalité des genres

Valentine M. Moghadam
Sciences sociales et humaines, UNESCO
Le “féminisme musulman” a fait l’objet d’analyses et de débats depuis près d’une dizaine d’années. Ce terme a été inventé par des féministes iraniennes expatriées au début des années 1990, afin de décrire un nouveau discours parmi les femmes croyantes en République islamique d’Iran, qui ont retranscrit leurs idées dans un magazine intitulé Zanan (Femmes). Un débat s’est développé de ce fait, débat qui tourne autour de questions telles que : est-ce que l’islam est compatible avec le féminisme ? Est-il possible que le féminisme s’exprime dans le cadre d’un discours musulman ? Le féminisme musulman peut-il apparaître comme une alternative au fondamentalisme, ou bien comme une menace pour les discours et mouvements laïcs ?

La recherche universitaire a défini le féminisme musulman comme un mouvement réformateur qui a permis un dialogue entre les femmes religieuses et les féministes laïques, tout en ouvrant la voie à de nouvelles solutions en faveur de l’égalité des genres et de la participation des femmes aux doctrines et pratiques religieuses. Le magazine Zanan a avancé que les asymétries de genre avaient des fondements davantage sociaux que naturels ou divins, et que la plupart de ce que l’on considérait comme le droit musulman constituait des interprétations patriarcales du Coran et du début de l’Histoire de l’islam. Ceci soulevait la question de l’ijtehad (raisonnement indépendant, interprétation religieuse) et du droit des femmes à (ré)interpréter le droit musulman. En Iran et ailleurs, le discours du féminisme musulman s’est accompagné de mouvements défiant la discrimination au sein du droit musulman de la famille.

Le féminisme musulman est un discours de femmes urbaines instruites (et de quelques hommes) qui ont relu le Coran et étudié les débuts de l’Histoire de l’islam pour récupérer leur religion des interprétations patriarcales et violentes, pour formuler la participation et les droits des femmes dans un langage religieux, et donner une légitimité théologique à un mouvement pour les droits des femmes dans le monde musulman. Les féministes musulmanes réclament leur droit à l’ijtihad, de même que leur droit à prendre part aux prières, voire à mener ces prières. Cette nouvelle tendance n’est pas acceptée par tous au sein de la communauté musulmane, mais il s’agit d’un élément d’un mouvement réformateur plus large au sein de l’islam.

De nombreux intellectuels musulmans se sont engagés, tout comme les féministes musulmanes, dans une forme de réforme religieuse ; certains se focalisant davantage sur le Coran, d’autres traitant des questions telles que l’islam et la démocratie, l’islam et les droits de l’homme, ou encore l’islam, la science et la philosophie. Le féminisme musulman est apparu à l’orée de la formulation de ces nouvelles alternatives et d’une réforme religieuse.

En plus de son entreprise théologique, le féminisme musulman doit être perçu, du point de vue sociologique, comme une réponse ou une réaction de la part de femmes, soit qui ont été déçues par les promesses des mouvements islamiques, soit qui ont refusé le projet fondamentaliste dès ses débuts et cherché à récupérer leur religion de ce qu’elles considéraient comme un mouvement politique douteux ou dangereux.

Parmi les féministes musulmanes les plus importantes, nous pouvons citer Shahla Sherkat d’Iran ; Amina Wadud, Asma Barlas, Riffat Hassan, Azizah al-Hibri, Leila Ahmed, et Margot Badran, qui vivent aux Etats-Unis ; et Ziba Mir-Hosseini du Royaume-Uni et d’Iran. La sociologue marocaine Fatima Mernessi a également fait d’importantes contributions intellectuelles. L’organisation de femmes malaises Sisters in Islam et l’organisation de femmes nigériennes Baobob sont affiliées au réseau transnational féministe Femmes sous lois musulmanes. En travaillant pour les droits humains des femmes, elles écrivent à la fois sur les lois musulmanes et les conventions internationales.

Le Premier congrès international sur le féminisme musulman a été organisé à Barcelone, du 27 au 29 octobre 2005, par Junta Islamica Catalan avec le soutien du Centre UNESCO de Catalogne à Barcelone. Des femmes et des hommes de communautés musulmanes du monde entier sont venus débattre du besoin d’un islam libéral, pluraliste, égalitaire et émancipateur. C’est dans ce même esprit que Junta Islamica en appelle au gender jihad (« jihad pour l’égalité des genres »).

En mars 2005, sur l’invitation de l’association Muslim Wake-Up aux Etats-Unis, l’universitaire afro-américaine musulmane Amina Wadud a mené une prière mixte à New York. Cet acte transgressif par rapport à la pratique commune fut critiqué par les conservateurs et acclamé par les réformateurs. La professeure Amina Wadud a aussi assisté au congrès de Barcelone ; sa présentation y a montré la profondeur de sa foi et sa forte croyance en l’égalité des femmes.
Reflétant l’analyse constante du féminisme musulman, la promotion de la participation et des droits des femmes, ainsi que l’intérêt de l’UNESCO pour la diversité et le changement culturels, une conférence sur le féminisme musulman sera organisée au siège de l’UNESCO, les 18 et 19 septembre 2006. Elle est sponsorisée par l’UNESCO et la Commission islam et laïcité. Les intervenantes viennent de pays divers tels que l’Egypte, les Etats-Unis, la France, l’Iran, le Maroc, et la Malaisie. Plusieurs associations seront présentes : Sisters in Islam, Commission islam et laïcité, Collectif des Féministes pour l’égalité, Participation et spiritualité musulmanes, Présence musulmane, le mouvement islamique marocain Al-Adl wal Ihsan, l’European Muslim Network, et le Alwaleed bin Talal Center for Muslim-Christian Understanding.

A l’aube du XXIe siècle, une population de femmes musulmanes instruites, éclairées et autonomes a émergé. Elles ont posé des questions fondamentales sur l’islam, les femmes et leurs droits ; ces questions peuvent aider à concrétiser une justice fondée sur le genre, faire évoluer les lois musulmanes et permettre des sociétés musulmanes modernes et égalitaires.

Dossier autour du colloque

Quand les femmes s’approprient les sources..., par Asma Lamrabet
Féminisme islamique : qu’est-ce à dire ?, par Margot Badran
Le féminisme islamique revisité, par Margot Badran

journée des associations

Venez nous rencontrez samedi 09/09 à la journée des associations, de 10h à 18h, sur le stand PRG à Cergy Préfecture. Je serai heureux de discuter, débattre, répondre à vos questions à l'occasion de cette journée que j'espère ensoleillée, conviviale et joyeuse .

jeudi, septembre 07, 2006

Etre parrain et rester libre

La période se prêtant aux spéculations sur les conditions de la compétition présidentielle, certains avancent, à propos de la candidature de Christiane Taubira lors de l'élection de 2002 que la candidate du PRG aurait bénéficié, c'est selon, du soutien délibéré du parti socialiste ou de celui de Jacques Chirac.

La réalité est évidemment autre. Christiane Taubira a recueilli en 2002 un nombre de parrainages sensiblement supérieur au minimum requis, sans avoir ni bien entendu sollicité, ni recueilli les fruits d'une quelconque collecte organisée de l'extérieur. Au-delà de l'appui tout naturellement fourni par les nombreux élus locaux radicaux de gauche, ou des élus de l'outre-mer, elle a pu trouver, en addition, celui de quelques hommes ou femmes libres qui ont tout simplement été sensibles à la pertinence des idées qu'elle porte avec talent, et donc à l'intérêt de sa présence dans le grand débat républicain qu'est une élection présidentielle.

Pour avoir, sans doute, un penchant politique naturel, un parrain doit rester un homme libre.

Bernard Castagnède
Porte-parole du Parti Radical de Gauche
Bernard CASTAGNEDE

mercredi, septembre 06, 2006

Sport et handicap : un guide pour tout savoir

PRÉSENTER l'offre sportive de Cergy-Pontoise adaptée aux besoins spécifiques des personnes handicapées. Tel est l'objectif du guide « Sport handi'rect de Cergy-Pontoise », élaboré par l'association Capa-cité.
consulter l'article du Parisien (attention accès sur abonnement)

Rentrée scolaire 2006-2007

La rentrée scolaire 2006-2007, a eu lieu lundi 4 septembre pour la plupart des élèves, certains ayant recommencé plus tôt pour cause de semaine de quatre jours, se fait entre réformes et mécontentements.

Pour ce qui est des réformes, le ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, en a présenté les grandes lignes jeudi 31 août, veille de la rentrée des professeurs. Les principales mesures consistent à mettre en place la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école établie par le ministre précédent, François Fillon.

Les mesures prises sont les suivantes : la définition d’un socle commun, c'est-à-dire l'inventaire des conaissances et des compétences que l’élève doit acquérir durant la partie obligatoire de sa scolarité ; un soutien personnalisé pour les élèves en difficulté ; la relance de l’éducation prioritaire pour concentrer les moyens sur les établissements les plus démunis, ainsi que la mise en place de l’apprentissage junior, annonce de Dominique de Villepin durant la crise des banlieues, qui consiste à s’orienter vers une formation professionnelle dès l’âge de 14 ans.

D’autres réformes son également prévues pour cette rentrée, telles que la note de vie scolaire ou la découverte professionnelle, permettant aux élèves d'appréhender différents métiers, mais déjà les syndicats dénoncent le manque de moyens pour la réalisation de ces mesures, ainsi que les suppressions de postes dans l’éducation nationale.

Ces suppressions de postes, 1383 dans le second degré, sont en partie compensées par la création de 1000 postes dans le premier degré. Et ceux «afin de tenir compte des évolutions démographiques», affirme le ministère de l’Éducation nationale.

Cela ne semble pas convenir aux syndicats. Les cinq fédérations enseignantes (FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT et FAEN) appellent à une journée nationale de grève, le 28 septembre prochain.

mardi, septembre 05, 2006

Schéma directeur d'Ile-de-France : la région consulte les Franciliens


La région Ile-de-France lance mercredi les premières "conférence citoyennes" franciliennes sur le futur schéma d'aménagement de la région (Sdrif) pour les 30 ans à venir, dont la révision a été lancée depuis le début 2005. Selon la région, c'est la première fois en France qu'un conseil régional organise cette "forme de démocratie participative" à une telle échelle.
Le président PS de la région, Jean-Paul Huchon, et Mireille Ferri, vice-présidente chargée de l'aménagement du territoire, lanceront cette consultation sur l'habitat, les activités, la mobilité, la qualité de vie, dont les résultats seront rendus publics le 9 octobre.
Cette concertation s'ajoute à une consultation plus large des Franciliens par un questionnaire, "20 questions pour décider de votre avenir", qu'analysera l'institut CSA.

lundi, septembre 04, 2006

Une rentrée pas si calme

Reprise.

Près de 12,4 millions d'élèves et 884 000 enseignants prennent aujourd'hui le chemin du collège, du lycée ou de l'école.Les effectifs augmentent dans les écoles primaires, baissent dans les lycées.

Confiance.

Le ministre de l'Education Gilles de Robien estime que tout est réuni pour une rentrée réussie et que «les difficultés ponctuelles et habituelles ici ou là se régleront sans difficultés».
Grogne. Malgré la confiance affichée par le ministère, les motifs de grogne sont nombreux chez les enseignants et aggravés par les expulsions possibles d'enfants sans papiers. Un appel à la grève est lancé pour le 28.

Les coupes budgétaires.

L'Éducation nationale, c'est selon le ministre Gilles de Robien, « les plus grands moyens du monde : il ne manquera rien dans le budget 2007 pour que le taux d'encadrement des classes soit le même qu'en 2006 et 2005… J'en appelle au sens du dévouement, du service public et à l'effort de toute la communauté scolaire ».

Cette vision n'est pas partagée par les syndicats d'enseignants qui, avec le soutien des lycéens, appellent à des manifestations dés mercredi devant les rectorat contre les suppressions de postes.

Les cadeaux au privé

Les syndicats enseignants n'ont pas apprécié la tentative d'autoriser le financement de l'école privée par les communes. L'affaire est devant le conseil d'État. Plus globalement, ils accusent leur ministre de diminuer les moyens pour favoriser ces transferts d'élèves vers l'enseignement privé, qui eux son bien réels (+14% d'inscriptions).

Les méthodes de lecture

Le décret du ministre qui ordonne le retour à l'apprentissage de la lecture par la méthode syllabique (Le déchiffrage des lettres) au détriment de la méthode globale est considéré comme un Diktat qui ouvre un faux débat. Chaque enseignant avait en fait adopté et adapté à sa classe sa propre méthode aussi cette mesure « nie la compétence professionnelle des enseignants et s'apparente à une lubie ».

Les socles de connaissance

Les réformes sur le socle commun de compétences et de connaissance, sur la note de vie scolaire, sur les projets réussite et ambition pour les collèges de ZEP (Zones d'education prioritaire) « sont affichées mais pas du tout organisées » selon les syndicats qui dénoncent précipitation et absence d'accompagnement.

Les salaires

« On a les vacances mais plus du tout les salaires comme avantage quand on se compare à d'autres catégories de salariés » constate Cristina Tomaz, professeur de collège à Toulouse. Bernard Lesage et Olivier Schihin, enseignants en technologie ont fait leurs comptes : « En 5 ans, notre capacité d'achat a diminué de 8 % ». Un enseignant certifié débutant gagne 1 400 € net (Plus une prime de 130 € s'il est nommé en ZEP et d'éventuelles heures supplémentaires). Les revalorisations de 0,5 % en 2006 et à venir pour 2007 sont qualifiés d'insuffisantes.

Les enfants sans papiers

Selon le réseau Education Sans Frontières, 50.000 enfants pourraient être concernés par des expulsions en cette rentrée. « Un débat de conscience difficile parce que nous sommes des fonctionnaires tenus de respecter les décisions administratives mais aussi des citoyens sensibles aus aspects humanitaires et aux situations individuelles » s'inquiètent les enseignants toulousains que nous avons rencontrés (lire ci-dessous) Le risque d'expulsions augmente les tensions.


source : la dépêche du Midi
http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?Ref=200609041530

dimanche, septembre 03, 2006

Le PRG se joint à la manifestation dimanche sur le parvis de Notre-Dame

Le Parti radical de gauche s'associera à la manifestation prévue dimanche sur le parvis de Notre-Dame pour protester contre la nouvelle dénomination du lieu, "Parvis Notre Dame-Place Jean Paul II", a-t-il annoncé dans un communiqué.

Les Verts, Act-up, la Brigade activiste des clowns, Laïcité écologie association, les Putes, les Panthères roses ont organisé cette manifestation alors que le nouveau nom du parvis doit être inauguré dimanche par le maire de Paris Bertrand Delanoë, en présence de l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, et du nonce apostolique, représentant officiel de l'Etat du Vatican.

Lors du vote au Conseil de Paris en juin, le PRG, les Verts, le PCF et le MRC avaient voté contre cette décision.

Pour le PRG, "quelles qu'aient été les qualités personnelles de Jean Paul II, leur appréciation, comme celle de toute personnalité marquante de telle ou telle confession, relève de la sphère privée".

Il fait valoir encore que l'appellation "parvis Notre-Dame" "comportait une signification historique et culturelle admissible par tous", mais que la nouvelle désignation "représente une entorse au principe républicain de laïcité".

Les Verts font valoir dans un communiqué que si Jean Paul II "a joué un rôle de premier plan dans la démocratisatin de l'ancien bloc soviétique, il a aussi consolidé des murs pour l'humanité", par ses positions "réactionnaires et irresponsables". Ils accusent notamment le Pape défunt d'avoir "légitimé des politiques contre les minorités sexuelles, l'émancipation des femmes et la lutte contre le sida".

La manifestation sera, selon les Verts, organisée en deux temps : une action collective vers midi, et des actions de chaque groupe organisateur au moment de l'inauguration, vers 15h.

vendredi, septembre 01, 2006

L'ECOP rencontre l'équipe du Sénégal


L'équipe Nationale de Basket du Sénégal, fait une halte à Cergy. un match amical avec l'ECOP est programmé pour le dimanche 3 septembre à 17 h au gymnase du 3e millénaire. A cette occasion le Ministre Sénégalais des Sports leur rendra visite, c'est ainsi qu'il est prévu de l'accueillir en Mairie à 16 h 30 en présence de Dominique LEFEBVRE.

sites&blogs Annuaire politique