Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

jeudi, septembre 28, 2006

Rendez-vous de l'Histoire

Dans le cadre de la neuvième édition des Rendez-vous de l’histoire de BLOIS :

Débat organisé par le Parti radical de gauche: " Jean Zay, Radicalisme et Front Populaire "

Il y a 70 ans, le Front Populaire :

A travers la personnalité et l’oeuvre de Jean Zay, député du Loiret à 28 ans, ministre de l’Education nationale à 31 ans, assassiné par la Milice le 20 juin 1944, les intervenants expliciteront le rôle des Radicaux dans cette période historique dont nous célébrons
cette année l’anniversaire.


Dimanche 15 octobre 2006, de 11h à 12h30
Amphi 2 de l’antenne universitaire,
3 place Jean Jaurès à Blois.

avec
Joëlle Dusseau, Inspectrice générale de l’Education nationale, groupe histoire-géographie,
Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret



Au sujet de Jean Zay :

Jean Zay est issu d’une famille Alsacienne qui avait opté pour la France en 1871 et était s’installer à Orléans. Il fit de brillantes études : il fut lauréat de français puis de philosophie au concours général en 1922 et en 1923. Licencié en droit, il s’inscrit au barreau d’Orléans en 192 venue8.
Jean Zay écrivit jusqu’à la guerre des articles dans le Progrès du Loiret et le Grenier, revue créée en 1925 par un groupe de jeunes intellectuels. Il écrit pendant la guerre, en prison, des romans policiers, mais son principal ouvrage est : Souvenirs et solitude, son journal de prison.
Très jeune, Jean Zay a été attiré par la politique, il milite aux jeunesses laïques et républicaines (fondée en 1900), puis adhère au parti radical radical-socialiste où il se situe à gauche et fut l’un des animateurs des « jeunes-turcs ». En 1932, à 27 ans, il est élu député radical-socialiste d’Orléans contre le député sortant Maurice Berger. Il fut réélu en 1936, et, en 1937 il devint conseiller général, à l’occasion d’une élection cantonale partielle, pour renforcer son implantation locale.
Les idées politiques de Jean Zay sont indiscutablement celles d’un homme de gauche. Il est partisan d’une fédération des états européens, il condamne la politique coloniale de l’Italie, désapprouve la non-intervention de la France dans la guerre civile espagnole et condamne les accords de Munich.
Albert Sarraut le nomme sous-secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil le 24 juin 1936 pour préparer les élections, faisant de lui le plus jeune ministre de la IIIe République à 31 ans. Après la victoire du Front Populaire, Léon Blum le choisit comme ministre de l’Education nationale le 4 juin 1936. Il conserve ensuite ce portefeuille, sans interruption, jusqu’au 10 septembre 1939.
Le 3 septembre 1939, Jean Zay démissionne du gouvernement Daladier et part pour le front. Il a alors 35 ans. " Je désire partager le sort de cette jeunesse française pour laquelle j'ai travaillé de mon mieux au gouvernement depuis quarante mois. Je demande donc à suivre le sort normal de ma classe " (Souvenirs et Solitude). En juin 1940 il fait partie de ceux qui souhaitent poursuivre la lutte armée en Afrique du Nord. Il rejoint le Maroc à bord du Massilia. Mais il est arrêté, sur ordre de Pétain, avec Pierre Mendès France et Georges Mandel, et traduit en justice sous l'accusation de "désertion en présence de l'ennemi ". En fait, il incarne, à la perfection, tout ce que le régime de Pétain hait : le Front Populaire, la franc-maçonnerie, les juifs, la Résistance au fascisme, le parlementarisme, le radicalisme, la démocratisation de l’école, l’intelligence.
Le 4 octobre 1940, le tribunal militaire de Clermont-Ferrand, à l’issue d’un procès inique, condamne Jean Zay à la déportation pour une durée indéterminée. Il est détenu pendant quatre mois à Clermont-Ferrand puis au Fort Saint Nicolas à Marseille, enfin à la prison de Riom. Les miliciens de Joseph Darnand l'assassinèrent en 1944. Il n'avait alors que 39 ans.

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