Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

lundi, novembre 27, 2006

Discours de Jean-Michel Baylet à la Mutualité, congrès d'investiture du 26/11

Jean-Michel Baylet a fait une intervention remarquée lors du congrès d'investiture du 26/11 à la Mutualité. Il a en particulier rappelé que "le Parti radical de gauche a investi Ségolène Royal comme sa candidate (...) que ce vote a eu lieu à la quasi-unanimité."
Il a expliqué que si les radicaux "ont décidé d’apporter au grand mouvement qui se dessine la caution de l’humanisme républicain, de la laïcité moderne et exigeante, du solidarisme plus indispensable que jamais, c’est qu’ils se sont reconnus dans un discours qui s’adresse d’abord aux citoyens avant de se diriger vers nos institutions partisanes."
Mais il a aussi rappelé que c'est "une révolution que nous (les radicaux de gauche) attendons : révolution institutionnelle avec la relance du grand projet d’Europe fédérale et avec le chantier enfin ouvert de la VIe République ; révolution sociale avec une conception nouvelle du travail, des devoirs des partenaires sociaux, du rôle des collectivités publiques, et surtout avec une politique clairement placée en surplus de l’économie et de la technique, à ce moment-là au service des hommes ; révolution, enfin, de la percée écologique avec l’intégration du facteur environnemental dans l’évaluation de toutes les actions de développement, qu’elles soient publiques ou privées."
Il a aussi souligné que le souci de contrôle citoyen cher à Ségolène Royal rejoint l'idée du pouvoir du Contrôleur défendue par la grand philosophe radical Alain.
Il a conclu son discours en soulignant les enjeux du prochain scrutin : "Nos concitoyens ont envie de politique. Ils ont envie d’un destin maîtrisé et non subi, d’un pays plus grand, plus fort et plus beau. Ils ont envie de s’aimer pour le meilleur d’eux-mêmes."

Retrouvez l'intégralité de son discours en cliquant ici.

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Parité en politique : les partis traînent les pieds


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dimanche, novembre 26, 2006

Colloque "les Radicaux et le Front Populaire"

Cette année, la France commémore le soixante-dixième anniversaire de l’avènement du gouvernement de Front Populaire. En leur temps, les élus et les militants radicaux participèrent activement à l’élaboration et à l’aventure que constitua le Front Populaire.

Conscient de l’importance de cette « expérience » tant sur le plan symbolique que par ses réalisations concrètes, le Parti Radical de Gauche organise, le 29 novembre 2006, à partir de 14h, au FIAP Jean Monnet à Paris, un colloque sur le thème « Les Radicaux et le Front Populaire » pour célébrer cet événement. Un cocktail amical sera offert à l'issue des travaux.

L'entrée est ouverte à tous, sous réserve d'inscription.

Vous pouvez télécharger ci-après les programme de l'évènement et le coupon réponse à renvoyer au siège du PRG 13 rue Duroc 75007 Paris, par fax au 01 45 66 47 93, ou à l'adresse mail suivante : prg@prg.com.fr .

Informations Pratiques : FIAP Jean Monnet - Salle Lisbonne - 30, rue Cabanis 75014 Paris (M° Glacière) de 14h à 18h.

Téléchargez le programme du colloque
Téléchargez le coupon réponse pour assister au colloque

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Congrès d'investiture PS-PRG

J'ai participé ce matin au congrès d'investiture PS-PRG à la Mutualité. C'est dans une très bonne ambiance que les délégués ont validé le résultat des primaires socialistes et l'investiture de Ségolène Royal comme candidate du PS et du PRG aux élections présidentielles.

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), se trouvait au premier rang et il a fait un discours dans lequel les délégués radicaux de gauche présents se sont complètement retrouvés.

Ségolène Royal a réitéré les "quatre thèmes de débat participatif" autour desquels doit s'articuler sa campagne : éducation, lutte contre "toutes les formes de violence", vie chère et pouvoir d'achat, environnement et co-développement.

communiqué du PRG 95

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samedi, novembre 25, 2006

Ségolène ROYAL, candidate commune du PS et du PRG à l'élection présidentielle

Réuni le 25 novembre, le Comité Directeur du Parti Radical de Gauche, prenant acte :

-du vote du Congrès PRG du 22 octobre en faveur d'une candidature de rassemblement de la gauche de gouvernement à l'élection présidentielle, et en conséquence, du soutien des radicaux de gauche au candidat du parti socialiste, avec lequel a été conclu un accord législatif et programmatique,
-du choix très clairement exprimé par les militants du parti socialiste en faveur de la candidature de Ségolène ROYAL,

a décidé, par délibération adoptée à la quasi unanimité de ses membres, d'accorder l'investiture du PRG à l'élection présidentielle à Ségolène ROYAL, et de permettre en conséquence qu'elle soit la candidate commune des deux formations.

Le Parti Radical de Gauche participera activement à la campagne en vue de l'élection de Ségolène ROYAL à la Présidence de la République.

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vendredi, novembre 24, 2006

Projet de loi relatif à la prévention de la délinquance

Madame Taubira est intervenue lors de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance de N. Sarkozy, mercredi 22 novembre à l'Assemblée nationale.

Retrouvez ci-dessous le texte de son intervention


Mme Christiane Taubira – Jean-Marie Le Guen a fort bien démontré que nous devions approfondir en commission le travail parlementaire sur ce texte composite – formule indulgente pour dire qu’il est hétéroclite et incohérent. Mêler la comparution immédiate des mineurs avec la sanction infligée à des propriétaires de chiens dangereux, brasser avec équanimité des problématiques à caractère social, éducatif, culturel, médical, judiciaire et même territorial pour les fondre dans une même optique sécuritaire relève en effet pour le moins d’une audace philosophique déroutante et à coup sûr d’une frénésie législative inquiétante.

Les maires que vous voulez mettre au cœur du dispositif de surveillance et de répression – au secours, Michel Foucault ! – sont nombreux à être réticents au partage nominatif du secret professionnel, partage qui les conduira à encercler et à cerner leurs administrés.

Vous voulez leur faire pister les délinquants multi-réitérants, mais 80 % des personnes interpellées, y compris pendant les émeutes de l’an dernier, ne sont pas connues des services de police. Ces réalités, vous ne pouvez pas les ignorer. Même s’ils représentent infiniment peu par rapport à ceux consacrés au ministre d’État, quelques reportages en ont fait état, en tout cas assez pour remettre en cause votre vision simpliste selon laquelle il suffirait de « bunkériser » la société, avec d’un côté d’honnêtes gens claquemurés derrière des grilles, protégés par des alarmes et des caméras de vidéosurveillance, et de l’autre des délinquants, potentiels ou réels, enfermés, internés, dans des internats, des centres fermés, des prisons ou des hôpitaux psychiatriques. Il faut avoir singulièrement renoncé au pacte républicain, c’est-à-dire à l’idéal de faire société ensemble, et se méfier infiniment de la jeunesse de notre pays pour raisonner ainsi.

M. Yves Bur – Caricature !

Mme Christiane Taubira – Vous ne visez d’ailleurs pas n’importe quelle jeunesse, pas la jeunesse dorée qui commet pourtant elle aussi des délits, des bizutages interdits au tapage nocturne en passant par la consommation de stupéfiants.

Vous prenez en chasse la jeunesse de notre pays… (Vives interruptions sur les bancs du groupe UMP)

Plusieurs députés UMP - Nous souhaitons au contraire la protéger !

Mme Christiane Taubira - …visant surtout ceux qui ont des difficultés sociales, éducatives, financières (Mêmes mouvements). Comment expliquez-vous que le taux de chômage soit dix fois supérieur dans certains quartiers et que leurs habitants aient jusqu’à cent fois moins de chances d’obtenir un entretien d’embauche à diplôme égal ? La ségrégation urbaine est-elle fortuite ou considérez-vous que nous avons des ennemis intérieurs ?

L’autorité de l’État, qu’il convient en effet de restaurer, suppose que celui-ci soit exemplaire, ce qui est loin d’être le cas. Il jouit d’une totale impunité pour ses carences en matière d’égalité d’accès à l’éducation, à la santé, au logement, aux services publics. Il s’absout généreusement, convaincu qu’il pourra réussir par des démonstrations de force, quelques arrestations-westerns et des lois de circonstance (Exclamations sur les bancs du groupe UMP).

Ce texte doit revenir devant la commission. Vous-mêmes en apportez la preuve en ayant cédé votre niche parlementaire de demain au Gouvernement pour que soit ratifiée l’ordonnance relative à certaines professions de santé, au motif d’une concertation avec ces professionnels. Cette concertation aurait dû avoir lieu avant l’examen du texte au Parlement. Rarement aura-t-on vu telle allégeance du pouvoir législatif au pouvoir exécutif, pour ne pas dire telle collusion (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des députés communistes et républicains).

Pour nous éviter d’avoir à défaire dans quelques mois ce texte et à le reprendre entièrement, nous voterons le renvoi en commission et vous invitons en conscience à faire de même. (Même mouvement)

http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2006-2007/

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jeudi, novembre 23, 2006

Prévention de la délinquance: haro sur le projet Sarko

Les députés ont quinze séances, jusqu'au 29 novembre, pour se pencher sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance. Hier, Nicolas Sarkozy a dû faire face aux premières attaques de la gauche unie, de l'UDF et des travailleurs sociaux. Mais c'est de l'UMP divisée que pourraient venir les peaux de banane les plus glissantes pour le ministre de l'Intérieur.

Attention, ça passe ou ça casse ; les délinquants en savent quelque chose, le ministre de l’Intérieur aussi. A cinq mois de l'élection présidentielle et dans un contexte de tensions entre sarkozystes, villepinistes et partisans de Michèle Alliot-Marie, il est en train de livrer une bataille qui s’annonce peut-être comme décisive, à droite, sous les ors de l’Assemblée nationale.

Au cœur de la polémique, son projet de loi de prévention de la délinquance, déjà adopté en première lecture par le Sénat le 21 septembre dernier. Les députés ont quinze séances, jusqu’au 29 novembre, pour étudier ce texte qui doit faire l'objet d'un vote solennel le mardi 5 décembre. Mais déjà, hier, la gauche a promis une "tolérance zéro pour Nicolas Sarkozy", l’homme qui entend bien durcir les sanctions contre les mineurs délinquants et les multirécidivistes tout en faisant du maire le "pivot" de la prévention de la délinquance, rôle que conteste un collectif national unitaire, regroupant la CGT, la FSU, Solidaires ou la Ligue des droits de l'Homme...
"Educateurs, pas délateurs", "Avec Sarko, tous délinquants", "Non à la toute puissance des maires", ont crié les opposants dans la rue samedi, soutenus par le Syndicat des psychiatres d'exercice public qui dénonce « l’amalgame qui peut être fait entre maladie mentale et délinquance ».
Lundi, ce collectif exigeait dans la foulée le retrait du projet Sarkozy sur la délinquance, se disant prêt à "entrer en résistance" contre ce texte "liberticide" tandis que le socialiste Jean-Marie Le Guen estimait que les articles sur la toxicomanie "n'avaient rien à faire dans un texte de prévention de la délinquance".

Alors bien sûr, ces attaques n’ont peut-être pas surpris un Nicolas Sarkozy plutôt heureux de voir ainsi son positionnement sur la sécurité conforté pour 2007. Mais paradoxalement, ce sont les critiques à droite qui pourraient constituer les vraies peaux de banane sous les pas du ministre de l’Intérieur.
Les échanges acerbes entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy sur les jeunes, jeudi dernier, lors du conseil national de l'UMP illustraient déjà les tensions sur ce texte, à droite, tout comme l’intervention de Dominique de Villepin qui a obligé son ministre de l’Intérieur à reculer sur les peines plancher. Mais depuis, François Bayrou, le président de l’UDF, a semé un peu plus le trouble encore sur i-télévision en remarquant qu’il ne comprenait pas bien « ce que signifie un texte qu'on présente après quatre ans et demi de pouvoir et qui ne sera jamais appliqué ».

Dans ce contexte, le président de la République a tenté de jouer l’apaisement, hier, à l'ouverture du 89ème Congrès des maires de France en déclarant que "le combat pour la sécurité de tous est par excellence un combat qui doit nous rassembler ». Mais Jacques Chirac est-il vraiment le mieux placé pour parler de rassemblement dans cette affaire ? Même les Sarkozistes rigolent à cette question, alors…

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mercredi, novembre 22, 2006

Ségolène Royal invite les Français à définir eux-mêmes l'"ordre juste"


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mardi, novembre 21, 2006

PS et PRG en ordre de bataille pour la présidentielle

Dimanche 26 novembre aura lieu le Congrès d’investiture du Parti socialiste à la Mutualité. Il va entériner le choix par les militants de Ségolène ROYAL comme candidate socialiste pour les élections présidentielles de 2007 et proclamer les résultats. Ce congrès est commun avec le PRG qui a voulu participer au processus de la campagne électorale d’investiture. Jean-Michel BAYLET son président, sera d’ailleurs présent et s’exprimera.
J'y serai pour accompagner le président Baylet et représenter le PRG Val d'Oise.

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lundi, novembre 20, 2006

Place de la laïcité au sein des programmes de l'audiovisuel public

Question orale sans débat n° 1166S de M. Gérard Delfau (Hérault - RDSE)
  • publiée dans le JO Sénat du 16/11/2006 - page 2851

M. Gérard Delfau attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la nécessité de donner une place à l'expression de la famille de pensée rationaliste et laïque dans les grilles de programme de l'audiovisuel public, au titre de la liberté de conscience, principe de notre Constitution, de la laïcité, facteur de cohésion et de paix sociales que le Président de la République en personne entend promouvoir, ainsi que du respect et du pluralisme d'expression des courants de pensée. En effet, comme la loi le prévoit, un temps d'antenne est réservé aux émissions confessionnelles et à l'expression « des principaux cultes en France », notamment dans le cadre du service public de la télévision, sans pour autant donner aux familles de pensée rationaliste l'opportunité d'y présenter, à leur tour, leur approche philosophique, alors qu'elles représentent un nombre considérable de Français et qu'elles sont les héritières de ceux qui fondèrent la République sur la base de la séparation des églises et de l'État, en 1905. La laïcité et les valeurs qu'elle porte depuis les Lumières n'a jamais été autant d'actualité : lutte en faveur des droits des femmes et contre toutes les discriminations ; place de l'école publique au coeur du système éducatif ; garantie de la liberté de conscience pour les croyants, comme pour les athées, agnostiques ou indifférents ; affirmation de l'humanisme contre la toute puissance de l'argent. Autant de chantiers urgents et pour lesquels la laïcité demeure facteur de paix civile et d'égalité entre citoyens. Or, le service public de l'audiovisuel est l'un des outils à disposition de la République pour réaffirmer ce rôle central de la laïcité, en donnant la parole à toutes les familles de pensée, sans exception. C'est pourquoi, il lui demande quelles initiatives il compte prendre : projet de loi, recommandations aux chaînes publiques, etc., pour que soit réservé dans l'audiovisuel public un temps d'antenne régulier à l'expression des familles rationalistes et humanistes, au même titre qu'à l'expression des représentants des cultes et religions ?


En attente de réponse du Ministère de la culture et de la communication

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Assemblée: cela risque de chauffer

Le projet de loi sur la délinquance de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, est examiné à partir de mardi par les députés.

Il promet d'être animé tant le projet est controversé. Vivement critiqué par la gauche et les associations mais également au sein même de la majorité. En voici quelques points principaux.

Justice des mineurs. Procédure de « présentation immédiate » devant les magistrats. Placement pour un mois, hors du lieu de résidence, dans un établissement « permettant la mise en œuvre d'un travail psychologique, éducatif et social portant sur les faits commis ». Contrôle judiciaire avec placement en « centre éducatif fermé » .

Nouvelles infractions. Violences avec usage ou menace d'une arme commises en bande organisée ou avec guet-apens sur un membre des forces de l'ordre, un pompier ou un agent de transport public. Embuscade à l'encontre d'un membre des forces de l'ordre avec usage ou menace d'une arme.

Rôle du maire. Le maire devient le « pivot » de la politique de prévention, dont il « coordonne la mise en œuvre ». Le secret professionnel des acteurs sociaux pourra être « partagé » et le maire avoir accès à des informations confidentielles. Le maire peut saisir le juge des enfants pour mise sous tutelle des prestations familiales et mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel pour les enfants en âge scolaire .

Santé mentale. Le maire peut prononcer, « par avis motivé au vu d'un certificat médical ou, en cas d'urgence, d'un avis médical, l'hospitalisation d'office ».

Chiens dangereux. - Six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende pour détention illégale d'un chien de première ou deuxième catégorie.

source : la dépêche du Midi

Retrouvez le dossier de l'Assemblée nationale

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dimanche, novembre 19, 2006

Enrichir ensemble la démocratie en Île-de-France

Pour la première fois, le conseil régional prend l’initiative de réunir les actrices et les acteurs de la démocratie en Île-de-France, en organisant les Rencontres régionales de la démocratie en Île-de-France, le samedi 9 décembre 2006.
Elu-e-s, membres d’associations, de syndicats, de conseils de quartiers, universitaires, agents de collectivités locales, franciliennes et franciliens sont invité-e-s à débattre, à échanger leurs expériences, à réfléchir ensemble à l’amélioration des pratiques démocratiques en Île-de-France.

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Planète Radicale n°36

retrouvez le 36e revue de blogs PRG :

http://actulive.canalblog.com/archives/2006/11/18/3197869.html

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samedi, novembre 18, 2006

Des élections plus écologiques?

Un projet de décret vise à inciter les candidats à utiliser un papier de qualité écologique pour leur propagande électorale

Après les 14.500 tonnes de papier utilisées pour le référendum de mai 2005, quelque 10.000 tonnes le seront pour les élections présidentielle et législatives de 2007, soit pour les élections de l’an prochain, «environ 200.000 arbres». Tel sera le poids des professions de foi et des bulletins de vote envoyés à tous les électeurs, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Le ministère veut promouvoir «de nouveaux comportements, plus respectueux de l’environnement». Le marché conclu pour la fabrication des enveloppes des scrutins de 2007 et 2008 a d’ores et déjà intégré cette priorité. Ainsi, les 42 millions d’enveloppes de scrutin (dans lesquelles les électeurs glissent leur bulletin), seront issues de 100% de papier recyclé, comme les 270 millions d’enveloppes de propagande (qui sont utilisées pour envoyer aux électeurs les professions de foi et les bulletins des candidats).
Le ministre vient d'informer le Premier ministre d’un projet de décret visant à inciter les candidats à utiliser un papier de qualité écologique pour leur propagande électorale. Ce texte, qui doit faire l’objet d’une «concertation avec les professionnels des secteurs de l’imprimerie et du papier», modifierait le code électoral pour que le remboursement des frais engagés par les candidats pour imprimer les professions de foi et les bulletins de vote soit conditionné à l’utilisation d’un papier écologique.
Le papier sera considéré comme «écologique» s’il contient une proportion, «à déterminer», de fibres recyclées ou de fibres provenant de forêts «gérées durablement», ou bien s’il répond à des «performances environnementales» équivalentes à celles définies dans l’écolabel européen.

source : maire-info

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Une voie royale pour Ségolène

Ségolène Royal est apparue rayonnante, jeudi soir, devant les militants, dans son fief des Deux-Sèvres. Et pour cause, les 218.771 adhérents socialistes ont enfin tranché, ou tout au moins 60,62% d’entre eux (hors Antilles et Guyane) en lui offrant l’investiture socialiste pour la prochaine élection présidentielle.

Devant l’ampleur du score, Dominique Strauss-Kahn (20,83% des voix) et Laurent Fabius (18,5% des voix) ont immédiatement reconnu leur défaite et appelé au « rassemblement » contre la droite. Une unanimité dans la famille socialiste qui a fait dire à François Hollande, le premier secrétaire du parti, « c’est tous les socialistes qui ont gagné ».

Une victoire que salue le Parti radical de gauche qui a décidé, lors de son congrès de Paris, le 11 octobre 2006, de ne pas présenter de candidat en 2007 pour donner le signal du rassemblement de la gauche dès le 1er tour de la présidentielle. Ainsi, dès ce matin, Jean-Michel Baylet, son président, a fait savoir dans un communiqué que "le franc succès" de Ségolène Royal la place "dans la meilleure position pour rassembler la gauche" et "créer une dynamique d'espérance ».

Une dynamique qui pourrait bien se traduire par un vote franc en sa faveur dès le premier tour de l’élection présidentielle tant le traumatisme du 21 avril 2002 est encore présent dans les esprits à gauche.

Il y a danger pour l’extrême gauche donc, mais aussi pour la droite. Le choix des militants socialistes révèle tout simplement une nouvelle donne de la vie politique française.

Un changement de génération et de mentalités est en train de s'opérer dans la classe politique française et la gauche compte bien ne pas manquer le passage de relais. Les Radicaux de gauche prendront leur part dans ce renouvellement en présentant des candidats qui sont des militants et pas des "professionnels" de la politique.

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vendredi, novembre 17, 2006

Ségolène Royal, candidate

Le Parti Radical de Gauche adresse ses chaleureuses félicitations à Ségolène ROYAL pour sa désignation en tant que candidate du PS à l'élection présidentielle, dès le premier tour de la consultation des militants socialistes.
Son franc succès place Ségolène Royal dans la meilleure position pour rassembler la gauche et créer une dynamique d'espérance capable d'emporter l'adhésion d'une large majorité de françaises et de français lors de l'élection présidentielle.

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mercredi, novembre 15, 2006

Communiqué de presse

Cergy, le 15/11/2006

Le PRG présentera un candidat dans la 4e circonscription du Val d’Oise

Le Parti radical de gauche, qui a fait le sacrifice de ne pas présenter de candidate à l’élection présidentielle pour faire gagner la gauche, a une implantation historique dans la 4e circonscription du Val d’Oise.

C’est pourquoi le Bureau National du Parti radical de gauche réunit aujourd’hui à Paris a validé le principe d’une candidature PRG pour les élections législatives dans la 4e circonscription du Val d’Oise.

Le comité directeur du PRG donnera l’investiture au candidat proposé par la fédération le 25/11 à Paris.

Pour le bureau

Pascal-Eric Lalmy

Secrétaire général du PRG 95

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mardi, novembre 14, 2006

Jury citoyen et contre-démocratie

"La liberté de tout dire n'a d'ennemi que ceux qui veulent se réserver le droit de tout faire" Marat.

Je suis en train de lire La contre-démocratie de Pierre Rosanvallon. Ce n'est pas vraiment un hasard d'une part c'est un livre d'actualité, d'autre part on y parle de l'érosion de la confiance dans les représentants et de citoyens, pas si passifs que ça, qui contestent, se mobilisent, manifestent leurs idées sur... Internet par exemple.
Vous aurez compris que tout cela permet de faire la jonction entre l'idée des "jurys de citoyens" de Mme Royal, et sa mésaventure numérique sur Dailymotion.

Pierre Rosanvallon explique que l'abstention ne signifie pas que les citoyens se désintéressent de la chose publique mais plutôt qu'ils ont trouvé d'autres espaces de citoyenneté : la rue, Internet, l'entreprise, les associations. Mais, surtout, ils ont développé des pouvoirs de surveillance, d'empêchement et de jugement et à côté du "peuple électeur" on a retrouvé le "peuple-vigilant", le "peuple-veto" et le "peuple-juge". Les citoyens ont redécouvert, la démocratie d'expression (prendre la parole), la démocratie d'implication (les associations au sens large), la démocratie d'intervention (les actions collectives pour obtenir un résultat) dont la démocratie d'élection/représentative avait tenté de faire la synthèse.

Tout cela conduit à une démocratie de la surveillance dont on peut dire que Mme Royal ne fait que prendre acte quand elle fait la proposition de soumettre les élus au contrôle de "jurys citoyens". L'idée n'est pas aussi neuve qu'elle aimerait nous le faire croire puisque, nous le verrons plus loin, elle eu une place centrale dans l'expérience révolutionnaire de 1789. Son utilité est sans aucun doute de faire descendre le peuple de l'Olympe où la démocratie représentative l'avait envoyé, tel un dieu invisible et silencieux s'exprimant par l'augure des urnes et des sondages. "Veiller, être en état d'alerte, être sur ses gardes sont des attributs essentiels de la citoyenneté" écrit Pierre Rosanvallon. Cela nous renvoie à la définition Antique du citoyen, c'est-à-dire celle du Demos qui surveille les Magistrats et n'hésite pas à les juger s'ils ont commis des fautes.
Pendant la Révolution les potentialités de la surveillance appraissent rapidement, le Club des Cordeliers se définit comme une "société de défiance et de surveillance" et, plus proche de nous, Pierre Rosanvallon nous signale un arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne qui indique que : " La vigilance des particuliers intéressés à la sauvegarde de leurs droits entraîne un contrôle efficace" (pour vous donnez une idée j'ai même des collègues dont je n'avais plus de nouvelles depuis 5 ans qui m'ont envoyé LA vidéo...). Mais surtout, le citoyen "surveillant" a un rôle de dénonciation (tiens, tiens...), là encore on voit le lien avec la Révolution en pensant par exemple à L'ami du peuple de Marat qui publiait chaque jour la liste des ennemis de la Nation. Surtout, la dénonciation a une vertu cardinale, celle du scandale! Dénoncer un scandale c'est dévoiler ce qui était caché en exposant le/la/les fautif(s). En plus le scandale renforce l'organisation collective puisque la communauté civique se soude pour maintenir ses valeurs et les politiques renforcent les valeurs suspectées d'être bafouées par leurs déclarations vertueusement défensives.

En conclusion, il n'est pas nécessaire d'instituer les "jury citoyen", même quand il innove le PS a un métro de retard, la révolution des communications a déjà rendu au peuple son pouvoir de surveillance et les "alarmes incendies" citoyennes sont en place. Au-delà, la petite vidéo qui a été "balancée" sur le net l'a bien montré. Au surplus, autant Mme Royal, que ses compétiteurs, mais aussi ses concurrents de gauche et de droite, ont fait assaut de déclarations défensives, si bien qu'on peut penser que le projet exprimé par Mme Royal n'a plus aucune chance d'aboutir. Mais la boîte de Pandore est ouverte, le peuple-vigilant est éveillé et parions que nous ne tarderons pas à découvrir d'autres "scandales" sur Dailymotion ou YouTube.


Pierre Rosanvallon est professeur au Collège de France. Il préside également La République des Idées. Le présent ouvrage inaugure un nouveau cycle de ses travaux.

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lundi, novembre 13, 2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Réaction des élus PRG de la Région Ile-de-France à un communiqué de Jean-Paul Huchon, Président de Région, en date du 23 octobre 2006 adressé aux musulmans d’Ile-de-France et de France.

Copie de la lettre adressée au Président :

Monsieur Jean-Paul HuchonPrésident du Conseil régional d’Ile-de-France

Paris, le 13 novembre 2006

Monsieur le Président,

Nous avons été surpris de votre communiqué de presse en datedu 23 octobre 2006, dans lequel, en souhaitant à tous les musulmans d’Ile-de-France et de France une très bonne fête de l’Aid al Fitr, vous concluez par ces mots : « Je souhaite qu’Allah accepte votre jeûne et vous comble de Sa Clémence et de Sa Miséricorde ».

Les élus radicaux estiment que le Président de la RégionIle-de-France, élu de la République, ne peut dans un communiqué officiel, s’exprimer de l’intérieur d’une croyance en utilisant le vocabulaire et les mots de ses fidèles.

La Laïcité à laquelle les radicaux sont attachés comme le fondement de nos institutions républicaines exige de maintenir rigoureusement la frontière entre le champ du public et du confessionnel. Les entorses à ce principe étant malheureusement de plus en plus constatées, les élus de la République doivent veiller à en être les premiers défenseurs et garants.

Nous estimons, en outre, qu’il faut laisser aux ministères concernés le soin de gérer les relations avec les communautés religieuses et les pouvoirs publics.

En espérant que vous comprendrez le sens de notreinterpellation, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments amicaux.

Les élus du groupe PRG
Conseil régional d’Ile-de-France

PS : Lettre rendue publique

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dimanche, novembre 12, 2006

Mon interview par le politoscope

J'ai répondu le 8 novembre dernier aux questions du site Le Politoscope site de référence pour les blogs politiques qui référence très régulièrement mes articles.

Aujourd’hui, c’est Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Cergy et secrétaire national du PRG, qui nous parle de son blog et des relations qu’il entretient avec ses lecteurs.

8 novembre 2006

1 - Comment en êtes vous venu à ouvrir un blog ?

J’ai ouvert un blog pour amplifier mon action politique au niveau local et parce que militant dans un petit parti c’était une manière originale et peu couteuse de militer.

2 - Quel est l’objectif de votre blog ?

L’objectif de mon blog est d’augmenter ma notoriété locale et de réunir un petit groupe de lecteurs fidèles autour de mes idées. Il a aussi pour objectif de participer aux débats internes du Parti Radical de Gauche dont je suis secrétaire national et de réunir autour de moi des amis et des militants qui partagent mes options pour le parti autour de la défense de la République, de la laïcité et de la protection de l’environnement.

3 - Votre blog est-il orienté plutôt local ou plutôt national ?

Comme je l’expliquais dans ma réponse précédente mon blog a une double finalité, d’une part il est centré sur l’actualité politique locale de Cergy-Pontoise (95) et d’autre part c’est aussi un outil pour les débats internes du PRG et ce faisant il a aussi une vocation nationale.

4 - Quand trouvez-vous le temps d’écrire vos articles ?

J’écris beaucoup le w/e, il m’arrive de préparer deux ou trois articles que je publie ensuite les uns après les autres dans la semaine, je réutilise aussi des textes que j’écris pour d’autres raisons (motions, livres, recherches personnelles, tracts, etc.). Autrement j’écris soit très tôt le matin avant d’aller travailler ou en soirée.

5 - Lisez-vous les commentaires de vos articles ?

Oui, je les lis avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus que j’ai quelques commentateurs réguliers avec lesquels je dialogue et j’échange beaucoup, même en dehors du blog directement par mail.

6 - Connaissez-vous le Podcast audio et vidéo et si oui, l’utilisez-vous ?

Oui j’utilise le podcast, mais je suis plutôt une "plume" et je trouve que les billets rédigés ont quelque chopse de plus consistant que les podcasts, même si j’envisage d’acheter un camescope pour enregistrer mes interventions dans des débats et des colloques.

7 - Vous intéressez-vous à l’audience de votre blog ?

Oui, beaucoup, je n’ai pas envie de "crier dans le désert", je suis quotidiennement les résultats d’audience pour essayer de comprendre ce qui fait que les gens viennent ou ne viennent pas sur mon blog, pour essayer ensuite d’aborder des sujets qui les intéressent.

8 - Qu’aimeriez-vous améliorer sur votre blog ?

A l’heure actuelle je suis assez satisfait de mon blog, même si j’aimerais pouvoir en faire une sorte de portail avec des onglets qui permettrait d’accéder à d’autres formes de contenus pour mes lecteurs. J’aimerais aussi disposer d’un outil qui me permettrait de créer une sorte de sélection des meilleurs billets ou de mes billets préférés.

9 - Est-ce toujours vous qui écrivez vos articles ?

Oui j’écris moi-même 90% des articles, il m’arrive de reprendre des communiqués du parti ou des articles rédigé par des camarades ou par le parti quand ils sont intéressants ou que je veux leur assurer la diffusion la plus large possible.

10 - Est-ce bien vous qui avez répondu à ce questionnaire ?

Oui, c’est moi qui ait répondu, et je l’ai fait avec un grand plaisir.

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samedi, novembre 11, 2006

La religion, service public ? Cinq questions à Nicolas Sarkozy posées par Henri Pena Ruiz

Monsieur le Ministre, vous avez repris à votre compte une formule forte. "Pas de tabou". Très bien. Alors posons cinq questions devenues cruciales après la publication du rapport Machelon. La laïcité, aujourd’hui menacée de toutes parts, mérite bien que toute la lumière soit faite sur des révisions annoncées. Le débat public pourra ainsi être pleinement éclairé.

- Première question. Les humanistes athées doivent-ils jouir des mêmes droits que les croyants ?

Dans votre livre sur la République et les religions, vous accordez un privilège à l’option religieuse. Selon vous, en dehors de celle-ci, il ne serait pas possible de donner à la conduite de l’existence les repères de sens dont elle a besoin. Sartre l’athée et Camus l’agnostique devaient donc être perdus devant les problèmes de la vie...Et Bertrand Russel, qui écrivit "Pourquoi je ne suis pas chrétien" devait se trouver démuni devant les questions éthiques. Ne pensez-vous pas que celui qui ne croit pas au ciel a de quoi être blessé par votre préférence ? Honoré d’Estienne d’Orves, catholique résistant, méritait-il davantage de considération que Gabriel Péri, athée résistant ? Tous les deux tombèrent sous les balles des nazis. Vous connaissez le mot du poète. "Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leurs pas, que l’un fût de la chapelle et l’autre s’y dérobât " (Louis Aragon, La Rose et le Réséda)

- Deuxième question. Quelle égalité s’agit-il de promouvoir ?

Vous dites vouloir l’égalité des religions entre elles, et pour cela vous envisagez de construire sur fonds publics des lieux de culte, notamment pour permettre aux citoyens de confession musulmane de compenser leur déficit en la matière par rapport aux catholiques, qui jouissent d’un usufruit gratuit des églises construites avant 1905, même si cet usufruit, par "affectation spéciale" est limité aux seuls moments de pratique religieuse. Vous ne demandez pas le même financement pour des maisons de la libre-pensée ou des temples maçonniques.

Êtes-vous donc partisan de la discrimination entre les citoyens selon les options spirituelles dans lesquelles ils se reconnaissent ? L’égalité républicaine se réduirait-elle pour vous à l’égalité des divers croyants, à l’exclusion des humanistes athées ou agnostiques ? Parler en l’occurrence de "toilettage" de la loi de séparation de 1905 est un euphémisme trompeur. Rétablir le financement public des cultes, c’est raturer un des deux articles de cette loi, inscrits sous la rubrique "Principes". "La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte" Avouez que renoncer à un principe sur deux, c’est plus que "toiletter" la loi. C’est l’abolir.

On ne peut en l’occurrence assimiler l’entretien du patrimoine historique et artistique constitué par les édifices du culte légués par l’histoire, et laissés en usufruit partiel aux associations cultuelles, à une règle de financement. Dans un état de droit, aucune loi n’est rétroactive. Depuis le premier Janvier 1906, toute construction d’un nouveau lieu de culte est à la charge des seuls fidèles, quelle que soit la religion en jeu. Telle est la règle, et les entorses trop fréquentes qui la bafouent ne sauraient pas plus faire jurisprudence que le fait de griller les feux rouges n’appelle leur abolition.

- Troisième question. Quelle priorité pour les pouvoirs publics ?

Le rapport Machelon, qui a votre sympathie, utilise le concept de liberté de religion, pour permettre le glissement du "libre exercice des cultes", garanti par le premier article de la loi, à la nécessité supposée de financer les cultes. Joli jeu de mots et vrai tour de passe-passe, qui risque de tromper. En République, seul l’intérêt général, commun à tous, portant sur les biens et besoins de portée universelle, mérite financement public.

Or la religion n’est pas un service public, comme l’instruction, la culture ou la santé. Elle n’engage en effet que les fidèles, c’est-à-dire une partie des citoyens seulement. La puissance publique, dont les fonds résultent des impôts payés par des athées autant que par des croyants, n’a donc pas à financer les cultes, pas plus qu’elle n’aurait à financer la diffusion de l’athéisme. En convenez-vous ? La question est grave, à l’heure où l’ultralibéralisme économique entend dessaisir l’État de son rôle social, et soumettre à la loi du marché les services publics préalablement privatisés.

L’État, jugé trop pauvre pour assurer les finalités sociales des services publics qui concernent tous les citoyens (éducation, culture, santé, accès à l’énergie et à la communication) serait donc assez riche pour financer l’option religieuse qui pourtant n’en concerne que certains. Voulez-vous sacrifier l’universel sur l’autel du particulier ? Nos hôpitaux manquent de moyens, notre école publique également. Révoltant paradoxe.

Briser la laïcité en même temps que les services publics. Et faire passer cette régression par le supplément d’âme d’un monde sans âme, alliant le baume communautariste et le privilège public des religions. Jean Jaurès et Aristide Briand, préparant la Loi de séparation de 1905, savaient qu’en supprimant le budget des cultes ils ne faisaient pas qu’abolir un privilège : ils transféraient à l’Etat des ressources publiques bienvenues pour ce qui est d’intérêt commun. Les retraites ouvrières, en gestation, n’allaient-elles pas être attribuées aux travailleurs croyants comme aux athées, permettant aux premiers de se cotiser plus aisément pour financer eux-mêmes leurs lieux de culte ?

- Quatrième question. Quelle conception de la lutte contre le fanatisme ?

Vous dites vouloir éviter les interventions étrangères, notamment les financements venus de pays peu respectueux des valeurs républicaines et démocratiques. Et vous affirmez qu’en payant on pourra mieux contrôler. Fausse évidence. Car enfin quel lien juridique y a-t-il entre le financement et un droit de regard sur les propos des responsables religieux dans les lieux de culte ?

Il ne peut exister que par le rétablissement d’une démarche concordataire, c’est-à-dire anti-laïque. Napoléon avait fait le concordat de 1801 en assortissant le financement public des cultes d’allégeances obligées des autorités religieuses à son pouvoir. Le catéchisme impérial de 1807 a radicalisé ce système assez humiliant pour les croyants, puisqu’en somme il les achète. Dans une république laïque, il ne saurait y avoir d’allégeance assortie de privilège. Veut-on imposer une orthodoxie aux religions ? Qui ne voit le caractère infaisable, et irrecevable d’une telle perspective ?

Seule une loi commune à tous doit dire le droit. Elle proscrit par exemple toute violence, toute discrimination entre les sexes, toute entrave à l’exercice de la médecine. Un pasteur ou un curé incitant des commandos à perturber les interruptions volontaires de grossesse, comme on l’a vu en Amérique, tombe sous le coup de cette loi. De même un imam qui inciterait à battre la femme adultère. Bref, il n’est pas nécessaire de payer pour contrôler. Seul vaut l’état de droit. Et ce qui importe n’est pas la nationalité d’un imam, mais son respect des lois républicaines. Ne nous trompons pas de combat. Ce n’est pas l’étranger comme tel qui pose problème à la République, mais celui qui entend s’affranchir de la loi commune pour lui substituer sa loi particulière, qu’elle soit religieuse ou coutumière.

Cinquième question. Que reste-t-il de la laïcité, et de la République, si on rétablit un financement discriminatoire ?

La République n’est pas une juxtaposition de communautés particulières. Il n’y a pas en France cinq millions de "musulmans", mais cinq millions de personnes issues de l’immigration maghrebine ou turque, très diverses dans leurs choix spirituels. Une enquête récente dont Le Monde s’est fait l’écho, précise que seule une petite minorité de cette population fréquente la mosquée, la majeure partie faisant de la religion une affaire privée, ou ne se référant à l’Islam que par une sorte de solidarité imaginaire. Dès lors, la République doit-elle renoncer à la laïcité pour satisfaire cette minorité, ou concentrer les deniers publics sur la redistribution par les services publics, la gratuité des soins, le logement social, ou la lutte contre l’échec scolaire, qui concernent à l’évidence tous les hommes, sans distinction de nationalité ou de choix spirituels ?

N’est-ce pas le devoir des hommes politiques d’expliquer qu’en assurant des missions de service public profitables aux croyants comme aux athées, et en luttant contre tous les types de discrimination, que l’État facilite aux uns et aux autres le financement volontaire de la conviction de leur choix ? Il est évidemment essentiel, dans cet esprit, de permettre aux croyants l’acquisition des terrains qu’ils financeront, et toute discrimination foncière doit être combattue. Le prétexte invoqué pour l’abolition de la Loi de séparation laïque de 1905 -car il s’agit bien de cela- est l’aide à apporter aux citoyens de confession musulmane. Or la promotion du bien commun à tous, et non la prise en charge publique de la religion, est la meilleure réponse au problème soulevé. C’est aussi la seule légitime.

On sait bien qu’en république on ne peut accorder des droits aux uns sans les étendre à tous. La construction de mosquées sur fonds publics appellerait aussitôt celle de nouvelles églises, de temples, ou de synagogues. Et si l’on brouille la frontière pourtant nette entre le culturel et le cultuel, comme le propose le rapport Michalon, on parachève le démantèlement de la loi. Est culturel ce qui peut intéresser tous les hommes, comme l’art religieux ou les mythologies, qu’éclaire une approche laïque. Est cultuel ce qui réfère à la croyance religieuse de certains. Les mots ont donc un sens, et tout glissement visant à confondre ce qui est distinct est une malhonnêteté.

Cela s’appelle du détournement des deniers publics. Veut-on obtenir le rétablissement du financement indirect du culte en utilisant le financement direct de la culture ? Ce tour de passe-passe relèverait de la sanction légitime de la Cour des Comptes, comme la discrimination donnant plus de droits aux croyants qu’aux athées appellerait un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Nulle polémique, Monsieur le Ministre, dans de telles interrogations, mais l’inquiétude vive d’un républicain qui n’est pas décidé à admettre de nouveaux empiètements programmés contre la laïcité. À l’heure où les communes de France croulent déjà sous des charges indues, comme les nouvelles obligations à l’égard des écoles privées, l’abolition des lois laïques serait très mal vécue. À l’heure où certains parlent de rétablir le délit de blasphème, à contre-courant des grandes conquêtes de l’esprit de liberté, la conscience citoyenne ne peut que s’insurger.

Rassurez-nous, Monsieur le Ministre. Dites clairement qu’il n’est nullement dans votre programme de dresser certains citoyens contre d’autres en donnant aux uns des privilèges qui n’avouent pas leur nom, et qui spolient le bien public tout en stimulant le communautarisme. Et ne dissimulez pas ce projet de délaïcisation sous la rhétorique ressassée des "évolutions nécessaires". Vous savez bien que la seule question qui vaille n’est pas de savoir si une chose est ancienne ou nouvelle, mais si elle est juste ou non. En bref ne brisez pas ce que bien des peuples nous envient. Car l’idéal laïque est un vecteur d’égalité comme de liberté, une source de fraternité. Pourvu qu’il aille de pair avec la justice sociale, il répond au grande défi de notre époque : partager un monde commun à tous.

Henri Pena Ruiz

Henri Pena Ruiz est en outre maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris et professeur agrégé de philosophie en Khâgne (classe supérieure classique) au lycée Fénelon.

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vendredi, novembre 10, 2006

Les photos du débat

Je vous invite à découvrir les photos du débat sur le front populaire organisé hier soir à Vierzon à l'initiative conjointe de JC SANDRIER (député PCF) et de Jean-Paul SABOUREAU (conseiller municipal PRG)















Le débat s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse devant 200 personnes très attentives. Plusieurs témoins ont expliqué, avec émotion, qu'ils étaient les enfants du Front populaire car ils avaient profité de la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans ou des bienfaits de la mise en place de l'office interprofessionel du blé qui en soutenant les prix du blé a permis une élévation du niveau de vie des paysans Français et de leurs enfants...


L'exposition Jean Zay














Une salle très attentive

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jeudi, novembre 09, 2006

LIBÉRATION DOIT VIVRE

Le quotidien LIBERATION traverse de graves difficultés. Le journal est au bord de la mise en
redressement judiciaire. C'est pourquoi, Gérard Delfau sénateur de l'Hérault a mis en place, depuis le 7 novembre, un comité de soutien ainsi qu'une pétition au Premier Ministre, que je vous invite à signer.
Par avance, je vous remercie de votre appui et de l'écho que vous donnerez à cette initiative.

Pour signer cette pétition renvoyez votre accord soit par mail
g.delfau@senat.fr soit à l'un des n° T. 01 42 34 30 73 Fax 01 42 34 40 19

TEXTE DE LA PETITION

LIBÉRATION DOIT VIVRE
Alors qu'un nouveau délai d'une semaine vient d'être accordé au quotidien Libération avant sa
mise en redressement judiciaire, nous demandons au Premier Ministre d'intervenir d'urgence pour éviter la disparition de ce journal qui serait une perte irrémédiable pour la pluralité de la
presse et le débat démocratique en France.
NOM PRÉNOM
TITRE

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mercredi, novembre 08, 2006

Des féministes musulmanes revendiquent la libre disposition de leur corps


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mardi, novembre 07, 2006

Jean-Jacques Servan-Schreiber est mort

L'homme de presse et homme politique français Jean-Jacques Servan-Schreiber, auteur du Défi américain, est mort dans la nuit de lundi à mardi, à l'âge de 82 ans.

Le décès du fondateur de l'hebdomadaire L'Express et auteur a été soudain, a déclaré son fils Franklin à l'Agence France-Presse. Il a précisé que son père, né le 2 février 1924 à Paris, était atteint d'une forme de dégénérescence qui affectait sa mémoire. « Mais il était tout à fait conscient, lisait la presse et relisait les grands livres », a-t-il ajouté.

Jean-Jacques Servan-Schreiber avait fondé L'Express en 1953, avant d'être un très éphémère ministre des Réformes sous Valéry Giscard d'Estaing, en 1974. Président du Parti radical entre 1971 et 1979, il avait ensuite abandonné la carrière politique.

Il a fini sa carrière comme enseignant, jusqu'en 1995, à l'Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

Pour en savoir plus :

Celui qui voulait tout changer : Les années JJSS (Broché)
de Jean Bothorel

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lundi, novembre 06, 2006

ECOLE DE LA REPUBLIQUE

J'ai décidé de signer l'appel des maires du collectif citoyen pour l'école publique, car je réclame l'abrogation de l'article 89 de la loi d’août 2004 relative aux libertés des collectivités locales.
Comme je l'écrivais déjà ici au printemps dernier cet article est contraire d'une part au principe de laïcité et d’autre part aux principes de la décentralisation et de la libre administration des communes.



Lettre ouverte des Maires

La circulaire du ministre de l'éducation nationale n°2005-206 du 2 décembre 2005 (NOR : MENB0502677C) en application de la loi n°2004-809 du 13 août 2004 impose aux communes le financement des dépenses de fonctionnement des écoles privées au titre de dépenses obligatoires, stipulant qu'en cas de désaccord de la commune sur les modalités de répartition le préfet fixera la contribution après avis du conseil départemental de l'éducation nationale.

Nous considérons que les communes n'ont à financer que les écoles publiques au titre de dépenses obligatoires.
Nous considérons que les communes n'ont pas à prendre en charge les dépenses de fonctionnement des écoles privées (frais de scolarité, entretien des locaux, contrats de maintenance, installations sportives, assurances, transports, piscine, intervenants, etc...). Dans le milieu rural, les communes, pour conserver leurs écoles, font des efforts financiers particuliers dans le domaine du parascolaire (mise en place de cantines et de garderies). Elles ne peuvent supporter de nouvelles charges.Nous considérons que le principe de parité utilisé par le texte de la circulaire est impropre car il ne correspond pas à la réalité.

En effet, l'inscription d'un enfant dans le public ou le privé relève de règles distinctes. D'abord, en raison de la liberté des familles à scolariser leurs enfants dans l'enseignement de leur choix, aucun Maire ne peut émettre un avis sur la scolarité d'un enfant dans le privé contrairement à l'inscription dans une école publique située hors de la commune. Ensuite, l'enseignement public étant gratuit requiert par nécessité le financement public des communes ; ce qui n'est pas le cas pour le privé à moins de vouloir le dissoudre dans le public.

Enfin, dans la mesure des places disponibles, aucune école publique ne peut refuser la scolarité d'un enfant - ce qui n'est pas le cas pour le privé. Donner les mêmes moyens financiers au privé qu'au public revient à affaiblir l'école publique. Nous considérons qu'il est contradictoire pour une loi de décentralisation, qui devrait en principe accorder plus d'autonomie aux collectivités locales, de mettre en place un dispositif de dépenses obligatoires et d'avoir recours au Préfet en cas de désaccord de la commune de résidence. L'autonomie des communes consiste à choisir librement les dépenses qu'elles inscrivent à leur budget.

Il s'agit par conséquent là, d'une décision allant à l'encontre de la souveraineté des conseils municipaux.
Nous constatons enfin que l'enseignement privé sous contrat est souvent un enseignement de nature confessionnelle. Avoir recours à l'argent public pour financer une liberté d'usage privé porte atteinte à la loi de séparation des églises et de l'Etat, c'est-à-dire à la laïcité. Les écoles privées confessionnelles - fussent-elles sous contrat - n'ont pas à être prises en charge par les contribuables qui, par principe, sont considérés comme neutres et indifférents à la question religieuse.

Pour le bon équilibre des dépenses publiques des communes, au nom de la liberté des conseils municipaux à délibérer souverainement et au nom de la laïcité, il est demandé que la circulaire soit retirée.

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dimanche, novembre 05, 2006

PARIS RAPPELLE SON OPPOSITION À LA PEINE DE MORT

La France a rappelé dimanche son opposition à la peine de mort et annonce qu'elle consultera ses partenaires européens pour faire connaître cette position au gouvernement irakien, après la condamnation à la pendaison de Saddam Hussein.

"En ce qui concerne la peine de mort, la France et, au-delà, l'Union européenne, ont une position constante en faveur de son abolition universelle", dit un communiqué du ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.

"Nous devons donc avec nos partenaires européens définir prochainement les modalités pour faire connaître cette position aux autorités de Bagdad", ajoute-t-il.

Le Quai d'Orsay ne condamne pas explicitement la sentence irakienne mais dit en "prendre acte". "Cette décision appartient au peuple irakien", écrit le ministre.

"J'espère que cette décision n'entraînera pas de nouvelles tensions et que les Irakiens, quelle que soit leur appartenance communautaire, sauront faire preuve de retenue", conclut-il.

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samedi, novembre 04, 2006

Défense des consommateurs : vers la possibilité d’"actions de groupe"

Le Conseil d'État a examiné jeudi 2 novembre un avant-projet de loi sur la consommation. Mesure-phare : l’introduction dans le droit français des "actions de groupe" devant les tribunaux pour la réparation des préjudices matériels.

Cette "action de groupe" s’inspire de la "class action" existant dans le droit américain, qui permet lorsque de nombreuses personnes subissent le même tort, de poursuivre en justice collectivement. Elles peuvent ainsi obtenir réparation d’un préjudice matériel portant sur de petites sommes, alors qu’un consommateur seul n’aurait pas jugé utile –et surtout rentable- d’engager une procédure judiciaire.

Cette "action de groupe" avait été réclamée par le président Jacques Chirac au début de l'année 2005. Après l'avis obligatoire du Conseil d'État, le projet de loi pourrait être présenté en conseil des ministres le 8 novembre, selon le journal Le Monde daté du jeudi 2 novembre. D’après le quotidien, "à Bercy on reste sur le calendrier d'un premier examen du texte au Parlement en fin d'année ou au début 2007".

Si cela était le cas, les craintes des associations de consommateurs, qui redoutent que la question ne puisse être abordée avant les échéances électorales de l’an prochain, seraient dissipées. Très favorables à l’"action de groupe", ces associations craignent toutefois un texte trop restrictif. Lors d'un récent colloque au Sénat, le garde des Sceaux Pascal Clément écartait ainsi de la procédure les "atteintes à l'environnement", les "relations salariés-employeurs", "la réparation du préjudice corporel", et les "cas de catastrophe aérienne ou d'infection nosocomiale ayant causé un grand nombre de victimes".

A l’inverse, les organisations patronales sont opposées à ce nouveau système qui, selon la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, recèle "beaucoup trop de dangers" et aurait "un impact économique lourd". Le MEDEF chiffre le coût éventuel des dommages-intérêts à une perte d'un point de produit intérieur brut (PIB), soit 18 milliards d'euros. C'est assez révélateur de la conception de la relation client des entreprises françaises...

Outre l’"action de groupe", l’avant-projet de loi sur la consommation traite de l'organisation des soldes, instaure une gratuité du temps d'attente des hotlines des opérateurs de télécoms et réduit à dix jours le délai de résiliation des abonnements téléphone et internet.

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jeudi, novembre 02, 2006

Conférence débat à Vierzon

Je représenterai le PRG lors d'une conférence débat sur le Front populaire à Vierzon jeudi 9 novembre, ce débat est à l'initiative conjointe de JC SANDRIER et de Jean-Paul SABOUREAU (conseiller municipal PRG).

"Conférence et débat sur le Front populaire"

Avec :
Deux historiens

PE LALMY, historien et secrétaire national du PRG, sur la place du radicalisme et sur l'aspect politique du FP et Jean ZAY.
et
MME TARTAKOWSKY, historienne , professeur d'histoire contemporaine à l'université PARIS VIII, développera l'aspect syndical et revendicatif qui pour elle est à l'origine du FP.

Seront présents à la tribune :

JC SANDRIER député PCF,
A RAFFESTHAIN (PS) président du Conseil général et ancien Président de la région (interim M. SAPIN) également historien (Résistance),
C MARTIN ZAY (fille de Jean Zay).

Parole à la salle

Pôt et vente de livres.

Deux expos à découvrir :
Le Front Populaire du PCF et Jean ZAY ( 1904/1944 du CERCIL)

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Une archéologue turque religieusement incorrecte


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mercredi, novembre 01, 2006

Réchauffement climatique : une catastrophe environnementale et économique

Selon un rapport publié lundi 30 octobre par un ancien économiste en chef de la Banque mondiale, le réchauffement climatique pourrait causer une très grave récession économique.

Le rapport, qui compte 600 pages, a été rédigé par Sir Nicholas Stern. Cet ancien économiste en chef de la Banque mondiale avait été mandaté début 2005 par le gouvernement britannique de Tony Blair en vue d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement climatique pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100.

Selon le texte, il y a un risque de "ralentissement très grave" de l'économie mondiale pour un coût estimé à plus de 5 500 milliards d'euros. Toute inaction se traduirait par "des dérèglements de l'activité économique et sociale (...) d'une ampleur similaire à ceux qui ont suivi les plus grandes guerres et la grande dépression de la première moitié du vingtième siècle", prévient le rapport Stern. A terme, si aucune action n’était entreprise, cela représenterait –selon le scénario retenu- une charge annuelle représentant de 5% du PIB mondial à "20% ou plus" du PIB mondial.

"La tâche est urgente. Retarder l'action, même d'une décennie ou deux, nous entraînerait sur un territoire dangereux", a averti Sir Nicholas Stern. Mais il se dit "optimiste car nous avons le temps et l'argent pour agir". Toutefois, cela doit se faire "maintenant et internationalement", a-t-il ajouté.

Le document préconise que 1% du PIB mondial par an soit consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Si toute la communauté internationale est appelée à réagir, l'Inde, les Etats-Unis et la Chine ont un rôle particulier à jouer.

En effet, même si le Royaume-Uni arrêtait dès à présent de polluer, tout effet positif serait annulé en deux ans par la croissance chinoise, selon le Premier ministre Tony Blair. Par ailleurs, une loi sur les changements climatiques avec un nouvel objectif de 60% de réduction des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050 a été annoncée par le ministre de l’Économie Gordon Brown.

Le gouvernement britannique a également choisi comme conseiller Al Gore. L’ancien vice-président des Etats-Unis s’investit énormément dans la lutte contre le réchauffement climatique, par le biais notamment de son film-documentaire "Une vérité qui dérange" qui a rencontré beaucoup de succès à travers le monde.

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