Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

jeudi, novembre 23, 2006

Prévention de la délinquance: haro sur le projet Sarko

Les députés ont quinze séances, jusqu'au 29 novembre, pour se pencher sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance. Hier, Nicolas Sarkozy a dû faire face aux premières attaques de la gauche unie, de l'UDF et des travailleurs sociaux. Mais c'est de l'UMP divisée que pourraient venir les peaux de banane les plus glissantes pour le ministre de l'Intérieur.

Attention, ça passe ou ça casse ; les délinquants en savent quelque chose, le ministre de l’Intérieur aussi. A cinq mois de l'élection présidentielle et dans un contexte de tensions entre sarkozystes, villepinistes et partisans de Michèle Alliot-Marie, il est en train de livrer une bataille qui s’annonce peut-être comme décisive, à droite, sous les ors de l’Assemblée nationale.

Au cœur de la polémique, son projet de loi de prévention de la délinquance, déjà adopté en première lecture par le Sénat le 21 septembre dernier. Les députés ont quinze séances, jusqu’au 29 novembre, pour étudier ce texte qui doit faire l'objet d'un vote solennel le mardi 5 décembre. Mais déjà, hier, la gauche a promis une "tolérance zéro pour Nicolas Sarkozy", l’homme qui entend bien durcir les sanctions contre les mineurs délinquants et les multirécidivistes tout en faisant du maire le "pivot" de la prévention de la délinquance, rôle que conteste un collectif national unitaire, regroupant la CGT, la FSU, Solidaires ou la Ligue des droits de l'Homme...
"Educateurs, pas délateurs", "Avec Sarko, tous délinquants", "Non à la toute puissance des maires", ont crié les opposants dans la rue samedi, soutenus par le Syndicat des psychiatres d'exercice public qui dénonce « l’amalgame qui peut être fait entre maladie mentale et délinquance ».
Lundi, ce collectif exigeait dans la foulée le retrait du projet Sarkozy sur la délinquance, se disant prêt à "entrer en résistance" contre ce texte "liberticide" tandis que le socialiste Jean-Marie Le Guen estimait que les articles sur la toxicomanie "n'avaient rien à faire dans un texte de prévention de la délinquance".

Alors bien sûr, ces attaques n’ont peut-être pas surpris un Nicolas Sarkozy plutôt heureux de voir ainsi son positionnement sur la sécurité conforté pour 2007. Mais paradoxalement, ce sont les critiques à droite qui pourraient constituer les vraies peaux de banane sous les pas du ministre de l’Intérieur.
Les échanges acerbes entre Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy sur les jeunes, jeudi dernier, lors du conseil national de l'UMP illustraient déjà les tensions sur ce texte, à droite, tout comme l’intervention de Dominique de Villepin qui a obligé son ministre de l’Intérieur à reculer sur les peines plancher. Mais depuis, François Bayrou, le président de l’UDF, a semé un peu plus le trouble encore sur i-télévision en remarquant qu’il ne comprenait pas bien « ce que signifie un texte qu'on présente après quatre ans et demi de pouvoir et qui ne sera jamais appliqué ».

Dans ce contexte, le président de la République a tenté de jouer l’apaisement, hier, à l'ouverture du 89ème Congrès des maires de France en déclarant que "le combat pour la sécurité de tous est par excellence un combat qui doit nous rassembler ». Mais Jacques Chirac est-il vraiment le mieux placé pour parler de rassemblement dans cette affaire ? Même les Sarkozistes rigolent à cette question, alors…

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