Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

mardi, janvier 16, 2007

Mendès, l'oublié de la gauche



Pierre Mendès France n'existe plus dans la mémoire de la gauche. Ce constat abrupt n'en est pas moins fondé tant le silence des responsables politiques est profond. Même les anniversaires n'y font rien.

Pierre Mendès-France adhère au parti radical-socialiste en 1923 et milite à la LAURS (Ligue d'action républicaine et socialiste) un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite très actif dans le Quartier Latin de Paris à la fin des années 1920. Plus jeune avocat de France à dix-neuf ans en 1926, il s’inscrit au barreau de Paris, où il est le secrétaire de Georges Bonnet pendant trois ans, il est docteur en droit en 1928.

Il fait partie, aux côtés de Jacques Kayser, Gaston Bergery, Pierre Cot, Jean Zay ou encore Bertrand de Jouvenel, des « Jeunes Turcs » qui, sous l’égide d’Edouard Daladier, réclament un renouvellement de la doctrine radicale, demandent son ancrage à gauche et contestent les orientations de la direction du parti incarnée par Édouard Herriot. Ils obligent d’ailleurs ce dernier à quitter le gouvernement Poincaré en 1928.

En 1929, il s’installe à Louviers, où le gouvernement vient de rétablir le tribunal, et y ouvre un cabinet d’avocat. Député de l'Eure à partir de 1932 et maire de Louviers à partir de 1935, il prend la tête de la commission des douanes de la Chambre des députés en 1936.

Parallèlement à son métier d’avocat et à ses activités politiques il publie, en 1930, un ouvrage sur la Banque des règlements internationaux, où il analyse la politique Américaine, et en 1931 Le mouvement des cartels et la crise, où il évoque l’action des trusts.

Secrétaire du parti radical-socialiste, il prend position en faveur du Front Populaire aux élections de 1936. A la Chambre, il défend le contrat de majorité passé entre le gouvernement Blum et la majorité parlementaire.

Pierre Mendès-France devient le plus jeune sous-secrétaire d'Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front Populaire en 1938, il élabore, avec Georges Boris, un plan financier destiné à « mobiliser les moyens de production et les richesses de la nation pour porter sa défense au plus haut point d’efficacité ». C’est un véritable plan de relance axé sur le contrôle des actifs et sur le soutien à l'investissement militaire qui est proposé au Parlement. Mais le gouvernement est renversé avant que ce plan d’inspiration Keynésienne ne soit appliqué.

Il est mobilisé comme lieutenant d'aviation en 1939. Partisan de continuer la guerre, il s'embarque à bord du Massilia en juin 1940 pour rejoindre l'Afrique du Nord. Arrêté et condamné par les autorités pour désertion, il s'évade en 1941, rejoint le général de Gaulle à Londres en février 1942 où il intègre les Forces aériennes françaises libres.

En 1943, le général De Gaulle le nomme commissaire aux Finances du CFLN, puis ministre des Finances du Gouvernement Provisoire, à ce titre, il représente la France à la conférence de Bretton Woods. Il démissionne de ce poste en 1945.

Réélu maire et député de Louviers, il devient président du Conseil en 1954-1955 et conclut la paix en Indochine. Battu aux élections législatives en 1958 et 1962, il quitte le parti radical-socialiste en 1959 et rejoint le PSU en 1961 d’où il dénonce la politique du général de Gaulle et la présidentialisation du régime.

Bien que retiré de la vie politique, il appuie la candidature de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981.

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