Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

mercredi, février 28, 2007

Le PRG avec François Hollande à Argenteuil

Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national du PRG délégué à l’éducation, et Georges Clos, vice-président de la fédération régionale d’Ile-de-France du PRG, étaient présents aux côtés d’Alain Kabulo, animateur du cercle PRG d’Argenteuil, le 27/02 à la salle Pierre Dux pour accueillir François Hollande.

François Hollande a démontré que la ville d’Argenteuil, comme toutes les villes de France, savait accueillir les personnalités politiques avec chaleur et enthousiasme.

Son discours incisif et sans concessions a donné un nouveau souffle à la campagne électorale pour Ségolène Royal dans le Val d’Oise.

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mardi, février 27, 2007

Meeting de soutien à Ségolène Royal à Argenteuil

Meeting de soutien à Ségolène Royal
avec
François Hollande
premier secrétaire du PS
et
Faouzi Lamdaoui
secrétaire natioanl à l'égalité et au partenariat équitable du PS

Mardi 27 février à Argenteuil

Salle Pierre Dux - 9 bd Héloïse

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lundi, février 26, 2007

La confusion droite-gauche est dangereuse, estime Ségolène Royal

La confusion droite-gauche est dangereuse, estime Ségolène Royal qui insiste sur les différences entre les programmes de l'UDF et de l'UMP et le sien dans le domaine économique et social.

"Je pense que c'est très dangereux", a déclaré la candidate présidentielle du PS, du MRC et du PRG sur France Inter en réponse à une question sur une éventuelle "coalition à la française" évoquée par le candidat de l'UDF François Bayrou.

"Dans ce discours de la confusion, on cherche à empêcher les Français de choisir entre deux modèles de société, deux visions politiques qui s'opposent et qui ne correspondent pas aux mêmes choix politiques en profondeur", a-t-elle dit.

Les sondeurs indiquent depuis plusieurs semaines que François Bayrou, qui n'exclut pas de nommer un Premier ministre socialiste en cas de victoire, mord sur l'électorat de gauche.

"Je considère, et ça n'est ni le cas du candidat de l'UMP, ni le cas du candidat de l'UDF, que la relance économique de la France dépend de la capacité que nous aurons à sécuriser les salariés dans leur travail et non pas l'inverse", a expliqué Ségolène Royal.

"On n'avancera pas avec la France en mettant une pincée de social dans un océan de libéralisme, ce que proposent les deux candidats de droite, mais au contraire en relançant la machine économique sur les trois piliers, à égalité, que sont les progrès économique, social et environnemental. Ca, c'est une mutation majeure que je propose à la France", a dit la candidate.

Selon elle, "il ne faut pas tout mélanger, la politique n'a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques".

Source : l'Express

Voir aussi : François BAYROU, la droite qui présente bien

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dimanche, février 25, 2007

Semaine des cultures du monde

L’association étudiante Kaméléon organise, du 12 au 16 mars 2007, à l’université de Cergy-Pontoise, la seconde édition du festival « Semaine des cultures du monde ».

Concerts, théâtre, danses, slam, contes, débats, forum associatif et expositions viendront ponctuer cette semaine de festivités gratuites, sur le thème de l’interculturalité.
Les groupes et artistes étudiants seront à l’honneur et accompagneront des artistes professionnels et reconnus comme Orange Street (Reggae /rocksteady), Little Ced and the Elements (Reggae), des musiciens d’exception issus de la scène jazz funk parisienne et du CNR de Cergy ou la compagnie théâtre en stock.

Lieu : université de Cergy-Pontoise
Site des Chênes : 33 Boulevard du port, 95011 Cergy-Pontoise
Site Saint-Martin : 2, avenue Adolphe-Chauvin, 95302 Pontoise

Dates et horaires : du lundi 12 mars au vendredi 16 mars 2007, de 12 à 14 heures.

Entrée libre et gratuite

plus d'infos sur le site de l'université

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François BAYROU, la droite qui présente bien

Tous comptes faits, la progression de François BAYROU dans les sondages reflète l'intérêt nouveau que lui porte cette partie de l'opinion conservatrice qu'inquiètent les débordements ou les emportements, de fond ou de forme, d'autres candidats de la droite, portés à l'autoritarisme par leurs convictions ou leur tempérament.
François BAYROU ne propose assurément aucun bouleversement dans l'ordre établi des choses. Il n'expose pas l'entreprise privée au collectivisme, et n'expose pas non plus les grands patrons ou actionnaires aux désagréments d'un partage du pouvoir et des profits dans l'entreprise.
François BAYROU ne propose pas davantage d'apporter les remèdes radicaux qui s'imposent au surendettement public, que pourtant il dénonce, à l'appauvrissement de l'Etat, pourtant privé des moyens d'agir, à la dérive des finances sociales, qu'il faudra bien contrôler par une puissante action de réorganisation. Proposant d'économiser un euro chaque fois qu'il envisage d'en dépenser un, François BAYROU est l'homme qui ne touche à rien, et ne bouleverse aucun équilibre.
Le candidat de l'UDF a en même temps ceci de rassurant qu'appelant au rassemblement général, il montre une heureuse disposition aux façons policées de faire de la politique, respectueuses de libertés républicaines auxquelles sont attachés les plus nombreux des français.
La méthode BAYROU est à la politique ce que sont les médecines douces à la thérapie. Elle n'est pas forcément nuisible. Il est douteux qu'elle suffise à traiter les maux tout de même sérieux dont souffre la société française.
On n'aura cependant pas regret des progrès constatés de François BAYROU dans le camp conservateur, préférant somme toute une droite qui présente bien à une droite qui inquiète.

Bernard CASTAGNEDE, porte parole du PRG

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samedi, février 24, 2007

François Bayrou n'est pas Casimir


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vendredi, février 23, 2007

Bayrou démasqué

La revue électronique ReSPUBLICA publie cette semaine ma tribune sur François Bayrou la laïcité et l'école.
Vous pouvez la retrouver à cette adresse.

Retrouvez mon point de vue concernant le positionnement centriste de Bayrou.

Bonne lecture

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L'interview de JMB sur Marianne 2007 "nous sommes sur de bons rails"

Jean-Michel Baylet : «Nous sommes sur de bons rails»

Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche, se réjouit de voir la candidate socialiste élargir son équipe de campagne.



Marianne2007.info: Vous êtes annoncé dans l'équipe « élargie » de campagne de Ségolène Royal. Quelle place occuperez-vous ?
Jean-Michel Baylet : En ce qui me concerne cela ne changera pas grand-chose. J'étais déjà dans l'équipe du comité de campagne autour de la candidate Royal. Christiane Taubira reste déléguée à l'expression républicaine de Ségolène Royal avec tout le talent qu'on lui connaît. Mais ce qui compte c'est le message qu'elle a voulu faire passer en annonçant qu'elle allait ouvrir sa campagne pour rassembler. Elle a su tendre la main à ses anciens rivaux. Nous poussons tous ensemble dans le même sens comme le pacte de l'équipe de France de rugby.

Quelle stratégie préconisez-vous pour Ségolène Royal ?
Je pense que Ségolène Royal, dans sa manière de faire, dans sa manière de penser, n'est jamais aussi forte que lorsqu'on lui laisse s'affranchir des dogmes et des archaïsmes. C'est pour cela qu'elle était populaire pendant la campagne interne au PS. Il faut la laisser revenir sur ce terrain là. Pour le reste, on est calé, nous sommes tous ensemble sur de bons rails. Contrairement à d'autres.

On entend un autre Radical de gauche, Bernard Tapie, dire beaucoup de bien de Nicolas Sarkozy…
Bernard Tapie est un électron libre. Il n'a pas encore fait son choix. Je pèserai de toutes mes forces pour qu'il choisisse Ségolène Royal.

S'il soutenait Sarkozy, prendriez-vous des sanctions ?
Nous n'en sommes pas là, laissons lui faire son choix. Aujourd'hui, ce qui compte c'est que le Parti radical de gauche, qui a été le premier parti à soutenir Ségolène Royal, soit entièrement mobilisé derrière elle.

Jeudi 22 Février 2007
Propos recueillis par Octave Bonnaud
pour Marianne2007

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jeudi, février 22, 2007

Les machines à voter sur la sellette

La France doit-elle ou non généraliser les machines à voter ? A quelque semaines du scrutin présidentiel, la question vient de faire son apparition dans la campagne par l'entremise d'une déclaration de Roger-Gérard Schwartzenberg.

Le député PRG et ancien ministre de Lionel Jospin a adressé vendredi dernier une lettre à Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur en charge des élections pour lui demander un "moratoire sur l'utilisation des machines à voter en 2007", comme ont pu le faire les Verts et de nombreux élus, toutes tendances confondues.

"RISQUES SUR LE SCRUTIN"

"Je souhaite appeler votre attention sur les problèmes soulevés par l'utilisation des machines à voter", écrit le député. "L'un des principaux arguments avancés pour cette utilisation est la rapidité du dépouillement. Mais cet objectif ne peut évidemment pas prévaloir sur les risques que ces machines font courir à la sincérité du scrutin", estime-t-il. L'ancien ministre rappelle que ces machines "ont servi pour la première fois lors des élections de mars 1973. Mais très vite leur utilisation est devenue résiduelle du fait de leur insuffisante fiabilité et de leurs défaillances".

(...)

PIRATAGE ET VOL DE VOIX

Se pose aussi la question de la vulnérabilité des machines au piratage. Certaines fonctionnent sous Microsoft Windows, et donc peuvent contenir de classiques failles de sécurité dont se jouent les pirates ; d'autres ont des mots de passe connus comme le loup blanc... Et si le ministère de l'Intérieur a rédigé un cahier des charges en 114 points, il y a très peu d'exigence concernant le code source. Un pirate doué est donc en mesure, via par exemple un virus, de modifier le scrutin et de détourner, de "voler" les voix sans que personne ne s'en rende compte...

Enfin, dernier grief, avec les machines à voter, le citoyen perd toute possibilité de contrôle.

(...)

d'après Philippe Rioux

source pour lire l'article complet : la dépêche du Midi

POUR ALLER PLUS LOIN

La fiche de Wikipédia sur le vote électronique

Un site Recul démocratique opposé aux machines à voter

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L'Assemblée nationale a adopté le texte sur le droit au logement opposable



Vous pouvez consulter le dossier complet sur le site de l'assemblée nationale
Logement : institution d'un droit opposable au logement

et sinon vous pouvez lire mon analyse sur le droit opposable au logement.

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mercredi, février 21, 2007

Christiane Taubira sur RMC mardi matin

RMC : L'invité de Bourdin & Co du 20 février 2007

écouter Christiane Taubira

Christiane Taubira, Déléguée à l'expression républicaine de Ségolène Royal était l'invitée de Bourdin & Co sur RMC mardi à 8h35.

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De bonnes raisons d'en finir enfin avec la maldémocratie

Par Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre. Député du Val-de-Marne. Président d'honneur du PRG.

Qui va remporter l'élection présidentielle ? Sans doute celle ou celui qui paraîtra le mieux à même de rompre avec la « maldémocratie », avec le mauvais fonctionnement de notre système politique qui tient le peuple à l'écart du pouvoir.
Les symptômes de ce mal démocratique sont évidents. Un président irresponsable. Un Parlement dévitalisé. Une classe politique traditionnelle reléguée dans les étages inférieurs du pouvoir mais bénéficiant d'une forte stabilité. Enfin, une nouvelle caste dirigeante, compacte et réduite en nombre, qui décide de tout. Loin des urnes et des Hémicycles.
D'abord, un principat irresponsable. Cinq ans durant, le chef de l'Etat n'a de comptes à rendre à personne. Ni au Parlement. Ni à son parti dont il se tient à l'écart. Ni à la presse avec qui il entretient des contacts très espacés. Pourtant, en démocratie, l'autorité et la responsabilité doivent aller de pair. Mieux vaudrait donc revenir au texte de la Constitution de 1958, c'est-à-dire un président gardien des institutions, garant de la politique étrangère et de défense, et un gouvernement qui détermine et conduise réellement la politique nationale en étant responsable devant l'Assemblée nationale dont il est issu.
Ensuite, pour que le Parlement retrouve quelque influence, le gouvernement doit cesser de monopoliser quasiment l'initiative législative : 15 % seulement des lois adoptées pendant la session 2005-2006 résultaient de propositions de lois déposées par des parlementaires, le reste - soit 85 % - étant à l'origine des projets de loi déposés par le premier ministre. A l'évidence, il faut laisser au Parlement la co-maîtrise de l'ordre du jour pour qu'y soient inscrits davantage de textes de loi émanant des élus.
Quant à la fonction de contrôle du Parlement, elle ne sera exercée avec vigueur que s'il existe un véritable statut de l'opposition, renforçant ses facultés d'action et d'expression : partage des présidences de commission permanente, liberté de provoquer la création d'une commission d'enquête, égalité majorité- opposition dans le temps de parole consacré aux question d'actualité.
Toutefois, si les notables traditionnels ont perdu la réalité du pouvoir, ils en conservent les apparences et bénéficient d'une forte stabilité. Au Parlement comme dans les assemblées locales. Une limitation plus stricte du cumul des mandats permettrait d'ouvrir plus largement la vie publique à de « nouvelles couches », incarnant la diversité de notre société (femmes, jeunes, Français issus de l'immigration). Tout en restituant aux parlementaires davantage de temps pour exercer pleinement leur rôle : c'est-à-dire légiférer et contrôler activement l'exécutif.
Enfin, il existe une nouvelle caste, unifiée et polyvalente, qui tient tous les leviers de commande : gouvernement et administration, entreprises et médias. Car ces nouveaux dirigeants sont interchangeables. Issus des mêmes milieux, écoles et cabinets, ils font carrière en zigzag. Hier grand commis. Aujourd'hui ministres. Demain PDG. Ou l'inverse.
Comme en 1788, la France est enfermée dans une système archaïque, verrouillé par une nouvelle aristocratie qui méprise le tiers état populaire et le tient à distance du pouvoir.
Cette rupture entre le peuple et les élites ne prendra fin que si l'on diversifie le recrutement social des grandes écoles, que si la haute fonction publique, la direction des grandes entreprises et le gouvernement s'ou­vrent à des catégories sociales plus diversifiées. Bref, si la République cesse d'être l'apanage d'une caste, distincte et distante de la société, pour devenir une démocratie ouverte, accessible à tous.
Les Français rejettent cette fausse démocratie, cette maldémocratie, et le disent de toutes les manières possibles : abstention de masse, vote protestataire, manifestations de grande ampleur, divorce avec les partis de gouvernement, rejet des élites.
Ce qui va se jouer à l'élection présidentielle, c'est donc aussi l'avenir de notre démocratie. Ou l'on s'attache à ouvrir ce système clos pour faire participer les Français aux décisions majeures : c'est le projet de Ségolène Royal avec sa volonté de démocratie participative. Ou l'on persiste dans le statu quo, ce qui ouvrirait la voie à de nouvelles pulsions d'insurrection contre la classe dirigeante. Soit dans les urnes, comme au référendum du 29 mai 2005. Soit dans les cités, avec les émeutes urbaines de l'automne 2005. Soit dans la rue, avec les manifestations massives contre le CPE en février-avril 2006.
En revanche, si nos gouvernants acceptent de décider à l'écoute des Français et de leur donner davantage la parole, la maldémocratie peut céder la place à une démocratie ouverte, qui cesse de mettre le peuple hors jeu, qui réconcilie les Français et la politique. C'est l'un des principaux enjeux de cette élection présidentielle : le retour des citoyens dans la vie publique.

tribune publiée par Le Figaro, le 21/02/07

Roger-Gérard Schwartzenberg est l'auteur du livre 1788, essai sur la maldémocratie

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mardi, février 20, 2007

Modification du titre IX de la constitution

La réforme du statut pénal du chef de l'Etat, qui confirme l'immunité temporaire du président et instaure une procédure de destitution, a recueilli 449 voix, contre 203 et 217 abstentions, passant de justesse la barre des 3/5e des suffrages exprimés. C'est le sénateur Nicolas Alfonsi qui a pris la parole pour le PRG.

modification du titre IX de la constitution

Explications de vote

M. Nicolas Alfonsi (Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen – Sénat) – S’il est un domaine pour lequel les Constituants de 1958 n’ont pas fait œuvre d’originalité, c’est bien celui qui nous occupe aujourd’hui.

Certains prétendent que l’examen de ce projet est bien tardif, mais cette considération n’est pas essentielle, dans la mesure où ce texte met un terme à l’ambiguïté actuelle.

Il tend, d’une part, à clarifier la règle de l’immunité qui protège la fonction du chef de l’État, d’autre part, à définir les conditions dans lesquelles la Haute Cour pourrait lever cette protection par sa destitution.

Tout d’abord, le texte comble les lacunes de la loi fondamentale en précisant la nature, la durée et l’étendue des immunités dont le Président bénéficie.

Le projet maintient sans véritable changement l’immunité de fond, nécessaire, en rappelant l’irresponsabilité du Président pour les actes accomplis en cette qualité. Elle s’entend à la fois sur le plan pénal et civil et ne connaît qu’une seule exception tenant à la compétence de la Cour pénale internationale.

En revanche, concernant l’immunité de procédure s’agissant des actes détachables de son mandat, le projet lève les incertitudes qui tenaient à l’absence de toute définition de l’inviolabilité du mandat présidentiel.

L’article 67 institue, conformément à l’arrêt de la Cour de cassation de 2001, une inviolabilité temporaire pour la durée du mandat, faisant obstacle en matières civile et pénale aux procédures engagées contre le Président.

Il est mis fin au privilège de juridiction dont il bénéficiait en matière pénale pour les actes « détachables » de l’exercice de ses fonctions et qui résultait de l’interprétation donnée par le Conseil constitutionnel.

L’immunité civile prévue au projet, longuement discutée au Sénat, présente des inconvénients certains, mais est-elle plus choquante que l’immunité accordée en matière pénale ? Elle présente en tout cas l’avantage de protéger la fonction présidentielle, dans un contexte juridique où les procédures civile et pénale ne sont pas nécessairement étanches.

Au demeurant, dans le cas où il serait manifestement porté atteinte aux devoirs attachés à la fonction présidentielle, la durée de l’immunité est susceptible d’être écourtée par une procédure de destitution.

Le projet définit ainsi plus précisément les faits pour lesquels la responsabilité du chef de l’État pourrait être mise en cause devant la Haute cour. La notion de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » est plus claire que celle de haute trahison. Le projet définit la nature de la sanction pouvant être prononcée par la Haute cour : la destitution, sans en mentionner toutefois tous les effets, puisqu’il laisse pendante la question du maintien du Président destitué dans ses fonctions de membre du Conseil constitutionnel, question qui devrait être traitée par la loi organique.

Enfin, le nouvel article précise que c’est le Parlement réuni en Haute cour, sur proposition adoptée à la majorité des deux tiers, qui prononce, le cas échéant, la destitution dans un délai d’un mois. Ainsi, la Haute cour ne constitue plus une juridiction pénale ni même une cour de justice. Elle ne peut mettre en cause, dans des situations exceptionnelles, que la responsabilité politique du chef de l’État.

À ceux qui douteraient qu’il s’agisse là d’un progrès, faut-il rappeler les difficultés qu’une assemblée parlementaire rencontrerait dans la conduite de ses délibérations et le respect de la procédure pénale ? En définitive, on a adressé au projet des reproches contradictoires : d’une part, on donnerait à la Haute cour des pouvoirs exorbitants portant atteinte au régime présidentiel institué par la Ve République en permettant au Parlement de mettre en cause la responsabilité politique du Président, voire de détourner de son objet la procédure de destitution à des fins partisanes ; d’autre part, en disant que la décision de réunir la Haute cour requiert une majorité qualifiée des deux tiers, qu’elle n’emporte pas empêchement du chef de l’État et qu’elle n’exclut pas l’usage du droit de dissolution par celui-ci, il s’agirait de faire obstacle à l’aboutissement de toute procédure de destitution.

La vérité est sans doute à mi-chemin : si l’on ne peut se réjouir de l’application de la procédure de destitution, il est bon que le Parlement constitué en Haute cour puisse y recourir si cela se révélait nécessaire.

Si la diversité des sensibilités qui traverse notre groupe rend difficile toute unanimité, la majorité votera néanmoins ce projet (Applaudissements sur divers bancs).

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Unanimes contre la peine de mort

Les parlementaires ont applaudi debout l'allocution de Robert Badinter avant de voter à la quasi-unanimité (828 pour, 26 contre) l'inscription de l'interdiction de la peine de mort dans la Constitution, 26 ans après son abolition en France. 23 parlementaires UMP ont voté contre (dont Louis Giscard d'Estaing, Olivier Dassault et Charles Pasqua), 17 UMP se sont abstenus (dont Éric et Serge Dassault). Tous les socialistes, les communistes et les radicaux de gauche ont voté pour.

Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, orateur de son groupe dans ce débat, s'est félicité de ce vote, soulignant que « ce combat, qui s'achève définitivement dans notre pays, doit se poursuivre au-delà de nos frontières » pour une abolition universelle.

Explications de vote

M. Jean-Michel Baylet (Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen – Sénat) – Il est des circonstances où l’on doit être fier d’être législateur. En septembre 1981, encore jeune député, j’ai vécu un moment historique rare lorsque Robert Badinter est monté à la tribune de l'Assemblée nationale pour nous demander, dans un discours d’une extraordinaire hauteur de vue, de tenir le courageux engagement pris par François Mitterrand, devant une opinion pourtant majoritairement hostile, d’abolir la peine de mort.

J’ai participé avec fierté à ce progrès décisif, fruit de l’effort collectif de la nouvelle majorité, soutenu par des parlementaires de droite, dont Jacques Chirac lui-même, Jacques Toubon, ou encore Pierre Bas, infatigable militant de l’abolition.

Deux siècles plus tôt, Beccaria, Voltaire, Robespierre ou Hugo avaient déjà dépassé le débat moral pour l’amener sur le terrain juridique (Murmures sur plusieurs bancs). Avec éloquence et talent, ils avaient démontré que la peine de mort n’était pas dissuasive et que la justice parfois faillible ne devait pas s’armer d’une peine capitale (« Robespierre ? » sur divers bancs). Je veux bien réserver le cas de Robespierre.

Quoi qu’il en soit, mon plaidoyer est celui d’un homme épris de liberté. Si chaque citoyen abandonne une partie de sa liberté, dans le contrat social, à la collectivité, c’est précisément pour que celle-ci agisse mieux que les individus.

Mon instinct me pousserait comme tout le monde à vouloir tuer l’assassin d’êtres chers ou l’auteur d’un crime atroce. La société, pourtant, ne doit pas céder à ce réflexe. Chaque homme, quels que soient sa race, sa culture, sa religion ou son crime, incarne la condition humaine tout entière. En exécutant un criminel, c’est un peu de notre humanité que nous supprimons.

Le Conseil constitutionnel nous invite à mettre notre loi fondamentale en accord avec nos engagements internationaux et je suis fier de participer à l’inscription de l’abolition de la peine de mort dans notre Constitution. Enfin, la suppression de cette pratique barbare devient irrévocable, quelles que soient les circonstances politiques.

Pour autant, ce combat qui s’achève en France doit se poursuivre ailleurs. Les États-Unis, notamment, doivent renoncer à la peine capitale, parce qu’une grande démocratie ne peut s’enorgueillir d’une justice où subsiste le meurtre raisonné. Cette année, cinq Américains ont déjà subi la peine de mort et dans trois jours, Newton Anderson sera exécuté au Texas. La Chine, l’Inde et le Japon font aussi partie des 69 pays qui appliquent encore ce châtiment.

« Il faut faire souvenir à tous les hommes qu’ils sont frères », disait Voltaire. Fidèle aux valeurs humanistes et partisan de l’abolition universelle de la peine capitale, le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen et les radicaux de gauche voteront naturellement ce projet de loi constitutionnelle (Applaudissements sur plusieurs bancs).

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lundi, février 19, 2007

Bayrou et la tentation du Cartel

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle de l'UDF, annonce dans la presse qu'il préférerait prendre un premier ministre de gauche s'il était élu à la présidence de la République.
D'après le Figaro, "Sur Canal Plus, il a dit son «estime» pour Jean-Louis Borloo et Dominique Strauss-Kahn, et réitéré sa volonté de faire «exploser le mur de verre» entre gauche et droite, une volonté qui correspond selon lui à un «mouvement qui est en train de se créer»."
En réalité, derrière ses déclarations M. Bayrou tente une vieille stratégie, celle du Cartel en faisant la danse du ventre aux Rocardiens, gagner à gauche, puis gouverner à droite. Car on sait bien que la gauche ne pourrait pas soutenir longtemps un président aussi conservateur sur les questions de société en particulier.

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Mort de Maurice Papon

- Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG):
"Papon incarnait à la fois ce qu'il y a de meilleur, la compétence, et de pire, la complaisance, dans le corps préfectoral français. On a compté 10 ou 20 Papon pour un Jean Moulin dont l'honneur fut de désobéir quand d'autres s'empressaient d'obéir servilement à un régime indigne".
(Communiqué, dimanche 18 février)

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dimanche, février 18, 2007

Programmes et sondages : apparences et réalité de la campagne

Nicolas SARKOZY promettait il y a quelques jours un abaissement de 4 points du taux de la pression fiscale en France. L'engagement ne serait plus aujourd'hui que d'un point. Le réalisme n'est pas nuisible, mais la différence est tout de même de taille, 51 milliards d'euros, exactement. Il devait avant-hier supprimer les droits de succession. Mais n'envisage plus aujourd'hui que de les alléger. Le bouclier fiscal devait être fixé à un maximum de 50% d'impôts, incluant la CSG. Le cadeau fiscal pour les plus riches serait désormais révisé à la baisse.

Ce n'est plus un programme, c'est une valse.

Ce sont pourtant les propositions de Ségolène ROYAL qu'on juge, selon les cas, ou trop coûteuses, ou non chiffrées.

Des sondages de la semaine, on retient que Nicolas SARKOZY améliore son score de second tour. Sans retenir l'essentiel, qui est dans la consolidation des intentions de vote de 1er tour en faveur de Ségolène ROYAL. Faisant d'elle la candidate d'une gauche qui peut l'emporter.

Au-delà du détail incertain des programmes, et des impressions fugitives de sondages ordinairement démentis par les urnes, la campagne présidentielle française se construit en fait autour d'une claire opposition entre deux projets de société politique : celui, porté par un homme aspirant au pouvoir, d'une société plus individualiste, et celui, porté par une femme aspirant à la responsabilité, d'une société plus solidaire.

Pouvoir et privilèges, ou liberté et partage, tel est le choix proposé à la France.
Le seul qui, dès aujourd'hui, mérite l'attention et justifie l'engagement

Bernard CASTAGNEDE
porte-parole du PRG

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L’Ile-de-France adopte son schéma directeur 2007-2030

Voté jeudi soir par la majorité du Conseil régional d'Ile-de-France, le projet de schéma directeur pour la période 2007-2030 (SDRIF) se veut très ambitieux, avec notamment un objectif de construction de 1,5 million de logements d'ici 2030, soit 60.000 par an.

Principaux objectifs affichés du SDRIF :

Logement :
- Construction de 1,5 million de logements neufs, soit 60.000 par an.
- En 2030, avoir un parc de logements sociaux équivalent à 30% du parc immobilier total (33% du parc de résidences principales), contre 21% actuellement.
- 84% de ces nouveaux logements devront être faits dans les 144 communes du coeur d'agglomération (51%) et dans les autres communes de l'agglomération centrale (33%).
- Interdiction de toute nouvelle urbanisation à moins de 50 mètres des lisières des bois et forêts. Des «zones tampons» éviteront la construction le long des berges de la Seine et des rivières. Dans les nouvelles zones urbanisées, une densité inférieure à 35 logements par hectare sera prohibée.
- Impossible de toucher à tous les massifs boisés de plus de 1 hectare.

Transport collectif :
Le but visé est un meilleur maillage régional, via le prolongement de 9 lignes de métro, de plusieurs RER (B, D, E), et la création de plusieurs rocades. A terme, quatre rocades sont envisagées : le tramway des Maréchaux à Paris, «Arc Express», une rocade de métros en petite couronne, le «Grand Tram», rocade plus éloignée de Paris, mais toujours en cœur d'agglomération, et enfin les «tangentielles» de train ou de tram-train en pourtour de l'agglomération.

Emploi :
Création nette annuelle de 28.000 emplois par an sur la période 2007-2030, avec un rattrapage sur la première période de cinq ans au cours de laquelle il est souhaité d'atteindre une création nette de 40.000 emplois par an.

source : batiactu

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samedi, février 17, 2007

Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) demande un moratoire sur les machines à voter

Le député Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) a adressé le 16 février une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui demander un "moratoire sur l'utilisation des machines à voter en 2007".
"Je souhaite appeler votre attention sur les problèmes soulevés par l'utilisation des machines à voter", écrit le député dans son courrier.
"L'un des principaux arguments avancés pour cette utilisation est la rapidité du dépouillement. Mais cet objectif ne peut évidemment pas prévaloir sur les risques que ces machines font courir à la sincérité du scrutin", estime-t-il.
L'ancien ministre rappelle que ces machines "ont servi pour la première fois lors des élections de mars 1973. Mais très vite leur utilisation est devenue résiduelle du fait de leur insuffisante fiabilité et de leurs défaillances".

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Les journalistes ne sont pas indépendants, selon un sondage

Une enquête TNS Sofres/La Croix publiée mercredi indique également que la radio reste le média le plus fiable.

A en croire cette vingtième enquête TNS Sofres/La Croix, réalisée les 7 et 8 février auprès d'un échantillon national de 1 000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, 63% des Français estiment que les journalistes ne sont pas
indépendants face "aux pressions des partis politiques et du pouvoir". 60% pensent qu’ils sont sensibles "aux pressions de l'argent".

Par ailleurs, la radio reste le média le plus fiable selon les sondés. 57% estiment que les nouvelles qu'ils ont entendues à la radio correspondent "vraiment ou à peu près à la façon dont les choses se sont passées". Ils étaient 54% lors de la précédente enquête, en janvier 2006.

La presse écrite (51%, +3) arrive en deuxième position, alors que 51% (-3) ne font pas confiance à la télévision. Enfin, 30% font plutôt confiance à internet, 20% plutôt pas confiance et 50% sont sans opinion.

D’après les sondés, les médias accordent une trop large place à Nicolas Sarkozy et à Ségolène Royal durant la campagne : 58% sont de cet avis pour le candidat UMP, alors que 35% estiment qu'il occupe une place conforme à ce qu'il représente dans la société.

51% des personnes interrogées considèrent que François Bayrou occupe une place conforme à ce qu’il représente. Ce chiffre est de 54% pour Philippe de Villiers, 53% pour Dominique Voynet, 52% pour Marie-George Buffet et Arlette Laguiller.

source : planeteradicale.org

Revue de presse :

Pour 63% des Français, les journalistes ne sont pas assez indépendants

NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 16:3

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vendredi, février 16, 2007

François Huwart sur BFM

BFM : Les Grands débats du Jeudi
Relance des négociations avec l’OMC : que doit faire l’Europe ?
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avec :
- François Huwart, ancien Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, ancien représentant de la France à l’OMC, Député d’Eure-et-Loir, Maire PRG de Nogent-le-Rotrou.
- Frédéric Viale, Docteur en droit, spécialiste de l’OMC et de l’AGCS, l’Accord général sur le commerce des services.
- Denis Redonnet, adjoint au chef de cabinet de Peter Mandelson (Commissaire européen au Commerce).

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Laïcité : questions à M. Sarkozy, par Henri Pena-Ruiz


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jeudi, février 15, 2007

Suppression des droits de succession : retour à l'Ancien Régime ?

La question des droits de succession constitue un élément central de distinction entre le programme du candidat de la droite et celui de la candidate de la gauche, et, au-delà, entre les projets de société qui sous-tendent l'un et l'autre.
Nicolas Sarkozy propose de supprimer les droits de succession, avant le mois d'octobre 2007, précise François Fillon. Ce faisant, il ne propose aux français rien d'autre que la consécration définitive, et le renforcement, de l'injustice des conditions sociales au sein de la République.
La transmission héréditaire des privilèges n'est pas seulement la marque d'une société inégalitaire. Elle est également un puissant facteur d'immobilisme, favorisant le confort indolent des situations acquises, pénalisant d'emblée les initiatives créatrices qui pourraient s'épanouir grâce à la redistribution des moyens d'agir.
Si le traitement fiscal de la transmission des petits patrimoines, et notamment celle de l'habitation principale revenant au conjoint survivant, méritent une attention particulière, l'aspiration générale à une société plus juste, plus solidaire et plus dynamique, ne saurait s'accommoder d'un projet de retour à l'Ancien Régime.

Bernard CASTAGNEDE
porte-parole du PRG

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La France à la traîne


La France à la traîne
LE MONDE | 14.02.07

© Le Monde.fr

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mardi, février 13, 2007

Sarkozy recule, mais pas assez

D'après l'AFP :
Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé, mardi, à l'Assemblée nationale le retrait du volet santé mentale de son projet de loi de prévention de la délinquance. Les psychiatres hospitaliers sont en grève pour obtenir le retrait de cette partie du texte, qui crée, selon eux, un "amalgame inacceptable" entre troubles mentaux et délinquance. (AFP)

Mais, en fait c'est tout le projet qui devrait être retiré! On ne peut pas accepter à quelques semaines des élections présidentielles le durcissement des sanctions contre les mineurs délinquants et que les maires deviennent le "pivot" de la prévention de la délinquance, rôle que conteste un collectif national unitaire, regroupant la CGT, la FSU, Solidaires ou la Ligue des droits de l'Homme...

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Comité de campagne départemental

Les radicaux de gauche ont rejoint hier le comité de campagne départemental de Ségolène Royal aux côtés de leurs partenaires du rassemblement de la gauche.

Le PRG 95 prendra toute sa place, loyalement, aux côtés de ses partenaires pour gagner les élections présidentielles et législatives de 2007, et battre la droite.

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lundi, février 12, 2007

Le Pacte présidentiel de Ségolène Royal

Pacte présidentiel Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé. Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.

Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre.

Plus juste, la France sera plus forte.


Télécharger le pacte présidentiel
(format PDF - 290 Ko)

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dimanche, février 11, 2007

Communique de Jean Michel Baylet, après Villepinte

Le discours fondateur de Ségolène ROYAL

Le discours de Villepinte n'a pas seulement apporté la démonstration de l'envergure personnelle de Ségolène ROYAL, de sa maîtrise des grandes questions qui se posent aujourd'hui à la France et au monde, de sa lucidité et de sa fermeté. Il s'agit véritablement d'un discours fondateur.

Pour la gauche, d'abord, modernisée par la volonté clairement affirmée de réconcilier les français et leurs entreprises, de lier étroitement l'efficacité économique et la protection sociale.

Pour la République, ensuite, dont il s'agit de faire non plus le cadre d'une opposition entre pouvoir et citoyens, mais bien le lieu d'un partage des réflexions et des propositions, associant pleinement les citoyens à l'élaboration et au contrôle de la décision publique.

Pour la France et sa place dans le monde enfin, par l'exigence répétée d'égale dignité pour tous, dans une société marquée de pluralisme, par la priorité affichée pour une défense plus exigeante des valeurs issues de la Révolution française, auxquelles la France doit assurer un nouvel élan.

Jean-Michel BAYLET

Président du Parti Radical de Gauche

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Christiane Taubira dans le grand journal de Canal Plus


Interview de Chritiane Taubira député PRG et déléguée à l'expression républicaine de Ségolène Royal dans le grand journal de Canal Plus le 09/02/07

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Journée de Restitution des Débats Participatifs

Dans le cadre de sa campagne pour l'élection présidentielle, notre candidate Ségolène ROYAL vous invite à participer très nombreux à une journée de travail qui sera consacrée à la restitution des débats participatifs.
Je passerai donc la journée à Villepinte pour représenter les radicaux de gauche du Val d'Oise lors de cette journée.
Le programme de la journée est:

9h30: Accueil des participants

9h30-12h: Restitution et synthèse des débats participatifs

12h-16h: En direct du parc des expositions de Villepinte, présentation du projet présidentiel de Ségolène Royal.

Avec notamment:

A 12h00: Intervention de François HOLLANDE

et à 14h30: Intervention de Ségolène ROYAL

Des paniers repas seront ditribués pour un déjeuner pris en commun à 12h3

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vendredi, février 09, 2007

Le PRG dénonce le passage en force du ministre de l'éducation nationale

Le Conseil supérieur de l'éducation a rejeté massivement le projet de décret relatif à l'expérimentation des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP).
Or, une nouvelle fois, le ministre de l'éducation nationale a décidé de passer en force comme il a en pris l'habitude depuis qu'il occupe ses fonctions.
L'objectif de ce décret est de fermer des écoles en milieu rural. Ce décret, ajouté à la loi du 13 août 2004 concernant le forfait communal, est une nouvelle attaque contre l'école publique laïque au profit des écoles privées confessionnelles.
Les Radicaux de gauche dénoncent avec vigueur cette nouvelle étape de la politique de destruction des services publics en milieu rural menée par le gouvernement depuis 5 ans.

Pascal-Eric Lalmy
Secrétaire national du PRG délégué à l'éducation

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François Bayrou, l'école et la laïcité

Le faux nez de François Bayrou

M. Bayrou, candidat de l’UDF à l’élection présidentielle, essaye de nous faire croire aujourd’hui qu’il serait un homme neuf au-dessus des divisions partisanes qui proposerait aux Français une politique du « juste milieu » prenant le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche pour l’intérêt de tous.

Le discours peut être séduisant, mais comme souvent les promesses ont du mal à résister aux faits. Quand on examine avec attention le parcours politique de M. Bayrou on se rend compte que ses actes sont en contradiction avec son discours et qu’il est bien un homme de droite. C’est, en particulier, sur les questions de société qu’il apparaît nettement que M. Bayrou est un homme de droite. Il suffit, pour s’en convaincre, d’examiner ses positions sur l’école et la laïcité. Le projet de société qu’il propose aux Français est bien plus marqué par le conservatisme social que par le progressisme.

Ainsi, en 1993 le ministre de l’éducation nationale François Bayrou, tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l’enseignement privé. Il se place, alors, dans la tradition des lois scolaires « Marie », « Barangé » puis « Debré » qui furent autant de coups de canifs dans le principe de laïcité. Le projet de M. Bayrou propose d’autoriser les collectivités locales à financer les constructions et rénovations d’établissements d’enseignement privé, sans limitation ni contrôle. Ce projet déclenche une mobilisation sans précédent des défenseurs de la laïcité et le conseil constitutionnel censure la loi considérant, entre autre, d’une part « qu'elle ne répond pas aux exigences de l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui justifie la nécessité d'une contribution commune pour "l'entretien de la force publique et les dépenses administratives" dans la mesure où elle ne prévoit pas de garanties suffisantes pour prévenir l'accroissement de patrimoines privés ; qu'enfin en n'excluant pas que des subventions puissent bénéficier à des associations cultuelles, elle méconnaît le principe de laïcité de la République consacré par l'article 2 de la Constitution », d’autre part qu’elle « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » et enfin qu’elle contribue « à organiser l'enrichissement de personnes privées qui ne sont pas soumises aux exigences de la laïcité ». (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994, http://www.conseil-constitutionnel.fr)

De plus, sur la question scolaire, la formule du ministre Bayrou « collège unique, collège inique » résume en quelques mots l’idée que se fait le candidat UDF de la démocratisation scolaire, plus près de nous, le candidat Bayrou déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. » Les déclarations de M. Bayrou montre bien qu’il partage la vision de l’actuel ministre UDF de l’éducation nationale, M. de Robien, qui conduit, depuis qu’il est au gouvernement, une politique scolaire clairement inspirée des idées de sa famille politique. Politique largement favorable à l’enseignement confessionnel privé, au détriment de l’enseignement public laïque.

Par ailleurs, concernant la laïcité, M. Bayrou se présente comme un ardent défenseur d’un principe qu’il semble méconnaître si on en juge par son action au ministère de l’éducation nationale et sa volonté de défendre l’enseignement prétendument « libre ». Mais surtout quand on relit ses déclarations devant la commission Stasi on saisit l’écart qui sépare son discours public de son engagement politique. Le propos de M. Bayrou donne toutes les apparences du laïque convaincu, mais c’est à la fin dans la définition même de la laïcité que l’on comprend qu’on ne parle pas de la même chose, car en effet, pour M. Bayrou « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide. » et surtout , « La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. », le « etc. » pose question en plein procès Charlie Hebdo, même si le candidat Bayrou, tout comme le candidat Sarkozy, a bien compris que son intérêt était d’afficher son soutien au journal mis en cause.

Contrairement à ce qu’affirme M. Bayrou, la laïcité, fondée sur les principes de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, est bien la neutralité absolue de l’Etat en matière religieuse, partisane et philosophique. Si elle donne aux individus des garanties rigoureusement égales, elle n’est pas un principe d’égalité des cultes ou des croyances, mais un principe de liberté. Elle ne « reconnaît aucun culte » et n’en favorise aucun. La conception égalitariste de la laïcité de M. Bayrou le conduit naturellement à considérer au sujet des lieux de culte ou des cimetières que « La disposition " phare " de la loi de 1905 selon laquelle la République, ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte, se heurte à ces questions. », c’est-à-dire à remettre en question la laïcité au nom d’un principe d’égalité dévoyé de son sens pour encourager à demi-mot une politique de discrimination positive en faveur de certains cultes. Or il ne revient pas à la puissance publique de favoriser une pratique qui relève de la sphère privée, en matière religieuse comme dans d’autres domaines c’est à chacun de se donner les moyens de faire vivre ses convictions.

Au final, on le voit bien, sur des questions aussi essentielle que l’école ou la laïcité, François Bayrou est un homme de droite qui défend les positions traditionnelles de la droite. Contrairement à ce qu’il affirme et à ce qu’il voudrait faire croire, sa vision de la société française n’échappe pas aux clivages politiques traditionnels qui divisent la France.

Pascal-Eric Lalmy

Secrétaire national du PRG délégué à l’éducation

Auteur de La laïcité face aux défis du XXIe siècle, éd. Mare et Martin, 2006.

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jeudi, février 08, 2007

Christiane Taubira dans les Yvelines

Christiane Taubira, délégué à l'expression républicaine de Ségolène Royal, était en visite aujourd'hui dans les Yvelines, en compagnie d'Eddie Aït, candidat PRG du rassemblement de la gauche aux élections législatives.
Elle est allée à la rencontre des habitants de la Coudraie à Poissy et elle a visité un centre commercial de proximité à Carrières-sous-Poissy.
Ce déplacement a été l'occasion pour elle d'évoquer la question du logement et de la rénovation des quartiers en Ile-de-France face à la pression immobilière, les difficultés du commerce de proximité et elle a pu rencontrer un représentant du COPRA qui lui a remis une lettre pour Ségolène Royal.
Nous avons aussi éviqué la possibilité qu'elle vienne en visite dans le Val d'Oise à l'invitation de la fédération du Val d'Oise du PRG.

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mercredi, février 07, 2007

Charlie Hebdo devant les tribunaux


Le sénateur PRG, Gérard Delfau, a lancé une pétition de soutien en faveur de Charlie Hebdo et la presse couvre largement le procès aujourd'hui.

«Charlie» face à la justice des hommes
Caricatures Le procès de l'hebdomadaire satirique, poursuivi pour
avoir reproduit les «caricatures de Mahomet», s'ouvre à Paris.
QUOTIDIEN : mercredi 7 février 2007
Cliquez ici

La gauche en ordre dispersé
Une faille est apparue entre antiracistes et défenseurs de la
laïcité.
QUOTIDIEN : mercredi 7 février 2007
Cliquez ici

Au nom de Dieu, on voile, on tue, on brûle, on lapide
Par Fadéla AMARA, Mohammed ABDI
Alors que la religion est instrumentalisée à des fins si
dégradantes pour les femmes, pourquoi en condamner la critique ?
QUOTIDIEN : mercredi 7 février 2007
Cliquez ici

Les caricatures de Mahomet mènent "Charlie Hebdo" devant la justice
LEMONDE.FR avec AFP | 06.02.07 | 21h42 • Mis à jour le 06.02.07
| 21h50
Cliquez ici

Caricatures de mahomet, entre l'offense et le débat démocratique
Commentaire juridique de l'actualité
sur le blog Diner's Room


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C.Taubira sur BFMTV

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mardi, février 06, 2007

Les 4 vérités de Christiane Taubira


Christiane Taubira, député du PRG, déléguée à l’expression républicaine de Ségolène Royal, interviewée par Roland Sicard dans l'émission les 4 Vérités de France 2.
Le 6 février 2007

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Pourquoi nous consentons à l'impôt?

«Libération» s'associe à la pétition pour la défense de l'impôt initiée par le mensuel «Alternatives économiques».

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »


Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.
L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

pour signer la pétition

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lundi, février 05, 2007

Un sénateur radical lance une pétition en faveur de Charlie Hebdo

Le sénateur radical Gérard Delfau a annoncé lundi la création d'un comité de soutien à Charlie Hebdo et le lancement d'une pétition pour le respect de la liberté d'expression, à la veille de l'ouverture du procès intenté à l'hebdomadaire pour avoir publié des caricatures de Mahomet.

Selon le sénateur de l'Hérault, vice-président du PRG, "la procédure judiciaire s'attaque à la liberté de la presse, pierre angulaire de la démocratie" et le fait "en violation du principe de laïcité qui (...) interdit (...) à tout ministre du culte de s'ériger en censeur du débat d'idées".

"Notre liberté de conscience serait menacée si une religion, quelle qu'elle soit, pouvait s'autoriser d'une décision de justice pour faire taire les +mal pensants+", ajoute M. Delfau, connu comme un ardent défenseur de la laïcité.

"Non à la censure, oui à la liberté d'expression", proclame la pétition pour laquelle il a lancé un appel à signature.

Charlie Hebdo est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Grande mosquée de Paris (GMP) pour avoir publié des caricatures controversées de Mahomet en février 2006.

Vous pouvez adresser directement votre soutien au journal par Charlie Hebdo par mail à l'adresse suivante :

soutien@charliehebdo.fr


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dimanche, février 04, 2007

Charte de la laïcité dans les services publics

Le Haut Conseil à l’intégration (HCI) a présente lundi 29 janvier sa conception d’une future Charte de la laïcité dans les services publics.

Le journal La Croix propose un bref dossier sur le sujet :

Lire la Charte

Lire l'analyse comparative des différents modèles d'intégation en Europe

Lire le résumé du rapport statistiques 2006

Je suis globalement favorable à l’adoption du projet de charte de la laïcité dans les services publics présenté par le haut conseil à l’intégration.

Je me félicite particulièrement du choix du HCI de rédiger un texte bref rappelant les grands principes d’une laïcité qui n’est pas un principe « à géométrie variable » en fonction des services publics concernés. Cette proposition de charte offre un rappel clair et précis de la « règle républicaine » commune à tous en se fondant sur la plus simple définition juridique de la laïcité : la neutralité de l’Etat. Enfin le projet de charte présenté par la HCI est pragmatique sans renoncements ce qui en rend l’application tout à fait réalisable.


Cependant j'ai quand même quelques regrets vis-à-vis de ce projet, qui pour autant n’en remette pas en cause la qualité et l’intérêt :

D’abord la proposition de charte aurait pu rappeler que la laïcité fait de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 le fondement moral de la République hors de toute morale religieuse ou philosophique particulière, et fonde ainsi le bien commun.

Ensuite, dans le préambule de la charte il est regrettable que la notion de « race » soit présente, alors même que les rédacteurs ont eu la « hardiesse » d’amender le préambule de la constitution de 1946 concernant l’égalité des sexes. On aurait apprécié que la « hardiesse » aille plus loin s’agissant du mot de « race ».

De plus dans le champs de l’avis, le HCI prend acte des dérogations légales accordées aux écoles privées sous contrat pour déroger au principe de laïcité alors même qu’elles sont délégataires d’un service public. On aurait pu saisir l’occasion de la rédaction de cette charte pour souligner les contradictions de la loi concernant le principe de laïcité et les écoles privées sous contrat.

Enfin, considérant que la laïcité est un fondement de la République, je pense que la charte proposée par le HCI devrait être discutée et votée par le Parlement pour avoir force de loi et être opposable. D'autant plus que les partis politiques n'ont pas été consulté par le HCI.

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Van Ruymbeke


Le député PRG Roger-Gérard Schwartzenberg s'est élevé contre les poursuites engagées à l'encontre du juge Van Ruymbeke : «Tout se passe comme s'il s'agissait, par ces poursuites disciplinaires, d'inciter les magistrats instructeurs à faire preuve de moins d'indépendance dans leurs investigations dans l'affaire Clearstream, liée à l'affaire des frégates de Taiwan. Même si quelques faits de procédures peuvent être reprochés à M. Van Ruymbeke, il s'agit surtout d'imposer des limites à l'indépendance de l'autorité judiciaire, garantie par l'article 64 de la Constitution».

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En finir avec la peine de mort, par Mario Marazziti


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samedi, février 03, 2007

Abolition de la peine de mort

Sous l'impulsion de Jacques Chirac, la France a décidé d'inscrire l'abolition de la peine de mort dans sa Constitution.

Les députés ont adopté le 30 janvier un projet de loi qui ajoute un article au titre VIII de la Constitution disposant que "nul ne peut être condamné à la peine de mort". Le Sénat doit examiner le texte le 7 février.

Roger-Gérard Schwartzenberg est intervenu dans la discussion :

M. le président. La parole est à M. Roger-Gérard Schwartzenberg, dernier orateur inscrit dans la discussion générale.

M. Roger-Gérard Schwartzenberg. Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, je veux d’abord saluer l’initiative du Chef de l'État, Jacques Chirac, qui vise à inscrire, non seulement dans la loi, comme en 1981, mais aussi dans la Constitution, l'interdiction de la peine de mort.

Laissez-moi d’abord vous dire pourquoi j'interviens dans ce débat. Le 14 mars 1980, député au Parlement européen, j'avais déposé une proposition de résolution visant à abolir la peine de mort dans ce qu'on appelait alors la Communauté européenne. À l'époque, celle-ci comptait seulement dix États. Six avaient aboli en droit le châtiment suprême. Trois autres l'avaient aboli en fait, en cessant de l'appliquer. Restait seulement notre pays avec dix-sept exécutions capitales pour faits de droit commun sous la Ve République, dont trois sous le septennat de M. Giscard d'Estaing.

L'Europe n'est pas seulement un marché commun. C'est aussi une civilisation commune, fondée sur des valeurs communes, comme le respect de la vie et de la dignité humaine, même pour ceux qui y ont attenté. Il était donc nécessaire d'harmoniser le droit pénal dans ce qui était alors l'Europe des Dix.

Par ailleurs, l'application de la peine de mort a conduit et peut conduire à des erreurs judiciaires irréparables, irrémédiables. Victor Hugo disait : « Pour moi, la guillotine s'appelle Lesurques », se référant au nom de l'innocent guillotiné dans l'affaire du Courrier de Lyon. Aujourd'hui, pour moi, la guillotine s'appelle Ranucci, celui dont on se demande encore aujourd'hui s'il était innocent ou coupable et qui a été exécuté à la prison des Baumettes, le 28 juillet 1976, après qu'un président de la République lui a refusé sa grâce. Comment peut-on admettre le droit à l'erreur quand il s'agit du droit à la vie ?

Enfin, de nombreuses statistiques établissent que la criminalité sanglante n'a pas augmenté dans les États qui ont cessé de recourir à l'exécution capitale, car d'autres peines, comme les peines d'emprisonnement de longue durée, peuvent s'avérer aussi dissuasives que la peine capitale. Reste alors seulement un châtiment cruel, pour ne pas dire barbare, une sorte de rite primitif hérité des âges anciens et qui heurte notre conscience.

Personne, bien sûr, n'oublie les victimes. Personne n'omet le caractère odieux des crimes de sang. Mais le propre d'une civilisation, ce n'est pas de répondre à la violence par la violence, au sang par le sang. Victor Hugo disait : « La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ».

Le 18 juin 1981, le Parlement européen a voté ma proposition de résolution visant à abolir la peine de mort dans tous les pays de l'Europe des Dix, première avancée qui précéda de quelques mois le vote de l’abolition de la peine de mort par le Parlement français en septembre 1981, à l'initiative de François Mitterrand, élu Président de la République en mai 1981, et de Robert Badinter, devenu ministre de la justice.

Quelques semaines avant mai 1981, j'avais reçu un appel téléphonique de la mère de Philippe Maurice. Sachant que ma proposition de résolution allait être prochainement examinée par le Parlement européen, celle-ci me demandait si son adoption pouvait sauver son fils de la guillotine. Je n'oublierai jamais cette voix de mère, à la fois digne et désespérée, essayant d'agir pour que son fils reste en vie. Philippe Maurice, alors âgé de vingt-quatre ans, avait été condamné à mort pour le meurtre d'un policier, qui avait eu lieu en décembre 1979, dans des circonstances confuses. À la suite d’un vol et d'une poursuite, il s’était retrouvé, avec son ami d'enfance Serge Attuil, dans une impasse près de la rue Monge. Une fusillade intervint, Attuil fut abattu alors qu'il venait de tuer un policier. Philippe Maurice, craignant d'être abattu à son tour, tira pour se dégager et tua un second policier. Finalement, le 25 mai 1981, sa condamnation à mort fut commuée en réclusion à perpétuité par le président Mitterrand. Philippe Maurice a donc été le dernier condamné à mort gracié, avant qu'intervienne le vote de l'abolition par notre Parlement en septembre 2001.

J’ai à nouveau croisé le chemin de Philippe Maurice en 2000 alors que j'étais ministre de la recherche. En prison, il s'était remis aux études, à l'histoire médiévale, et avait accompli un véritable travail de bénédictin, déchiffrant plus de 40 000 pages en latin, pour aboutir à la rédaction d’une thèse de 1 880 pages consacrée à la famille au Gévaudan au XVe siècle.

M. Jérôme Rivière. Quelle indécence ! Et que faisait la famille du policier tué pendant ce temps ?

M. Roger-Gérard Schwartzenberg. Pour cette thèse, soutenue à l'université de Tours en décembre 1995, il obtint la mention très honorable et félicitations du jury.

Devenu docteur en histoire, spécialisé dans le Moyen-âge, Philippe Maurice est alors devenu un scientifique reconnu dans la communauté scientifique.

M. Jérôme Rivière. Un peu de dignité !

M. Roger-Gérard Schwartzenberg. À l'automne 1999, il a été placé en semi-liberté, puis a bénéficié en mars 2000 d'une libération conditionnelle. En 2000, alors ministre de la recherche, j’ai été appelé à autoriser son recrutement comme chargé de recherche au département historique du CEA. Depuis, il travaille au CNRS et à l'École des hautes études en sciences sociales

Le professeur d'histoire médiévale, Bernard Chevalier, membre de son jury la thèse, a déclaré : « Les études ont permis à cet homme de se reconstruire. Il n'y a personne qui ne puisse être sauvé par la société ». Philippe Maurice a dit lui-même : « Il faut qu'un homme, quel qu'il soit, puisse changer ». La société lui a donné une seconde chance et elle a bien fait. L'histoire de Philippe Maurice, c'est l'histoire d'une métamorphose, d'un parcours exemplaire, d'une renaissance à la vie.

En inscrivant dans sa constitution l'interdiction de la peine de mort, la France enverra un message très fort à la communauté internationale, car plusieurs pays appliquent encore la peine de mort. La plupart sont des régimes autoritaires, comme la Chine, l'Iran ou l'Arabie Saoudite, mais certains sont des pays démocratiques, comme les États-unis ou le Japon.

Retrouvons donc la voix, la grande voix de Victor Hugo, de Lamartine, de Gambetta, de Clemenceau, de Jaurès, de Briand plaidant dans cet hémicycle pour l'abolition. Et étendons cette abolition à l’échelle universelle. Comme l'a fait la France en 1981, la communauté des nations tout entière doit mettre la mort hors la loi. « La peine de mort, disait Jaurès à cette tribune, est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêvé du plus noble ».

En votant ce texte, nous lançons un appel à la conscience humaine, à la conscience universelle de l'humanité, pour que la vie l'emporte sur la mort, non seulement ici et maintenant mais partout et définitivement. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, du groupe des député-e-s communistes et républicains et sur quelques bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)

M. le président. La discussion générale est close.

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La loi sur la parité, promulguée

La loi «tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives» est publiée au JO du 1er février.
Elle s’appliquera dès les prochaines élections municipales et cantonales de mars 2008.
Désormais, et dès les élections municipales de mars 2008, dans les communes de plus de 3.500 habitants, il devra y avoir une alternance stricte dans la présentation de la liste entre «un homme, une femme, un homme, une femme, etc.» ou, bien sûr «une femme, un homme, une femme, un homme, etc.» (c’est le principe dit «chabadabada»).
De plus, les adjoints au maire seront élus au scrutin de liste, «l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe au sein de chaque liste ne pouvant être supérieur à un».
Par ailleurs, chaque conseiller général devra désormais être pourvu d’un «remplaçant» qui sera nécessairement de sexe opposé. Ce remplaçant ou cette remplaçante, sera appelé(e) à occuper le siège en cas de vacance par décès, par démission nécessitée par le respect de la loi sur le cumul des mandats, de nomination au Conseil constitutionnel et également de la «présomption d’absence». Cette dernière possibilité étant quand même plus "vague", pour le moins.

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Franck Hammoutène, bâtisseur entre musique et lumière




Franck Hammoutène est en particulier l'architecte du projet de mosquée de Cergy.

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vendredi, février 02, 2007

Les débats participatifs voulus par la candidate socialiste ont remporté un vif succès sur le terrain


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jeudi, février 01, 2007

Sarko et les droits de l'homme


Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle ne semble pas avoir lu la déclaration des droits de l'homme et du citouen de 1789, qui est pourtant dans le préambule de la constituton, et en particulier son article 12 :

Art. 12.

La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

C'est un peu inquiétant de la part d'un personnage qui aspire à assumer les plus hautes fonctins de l'Etat!!!
Mais peut-être compte-t-il aussi "toiletter" la déclaration des droits de l'homme après la loi de 1905, ça doit correspondre à une conception "ouverte" des droits de l'homme d'utiliser les RG pour sa campagne électorale!

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«Je ressens l'impatience»

Christiane Taubira : «Je ressens l'impatience» (vidéo marianne2007.info)

Christiane Taubira - députée de Guyane- a intégré il y a quelques jours l'équipe de Ségolène Royal comme « déléguée à l'expression républicaine ». L'ex-candidate entend bien garder sa liberté de parole et de conviction.



Rendez-vous avec la République

Christiane Taubira "déléguée à l'expression républ...

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