Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

Ma photo
Nom :
Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

vendredi, août 31, 2007

Rentrée politique


Dominique Orliac : « Je veux l'union à gauche »
LA DÉPUTÉE PRG DU LOT FAIT LE TOUR D'HORIZON DE L'ACTUALITÉ POLITIQUE.

Comment jugez-vous les premières mesures de Nicolas Sarkozy et de son équipe ?

Ce sont celles qui avaient été annoncées durant la campagne électorale. Je ne suis donc pas surprise. Cela dit, on sent une certaine confusion, quelques couacs avec notamment le conseil constitutionnel qui invalide des mesures. Quand on entend la ministre de l'économie et des finances sur le pouvoir d'achat, on a l'impression qu'elle ne vit pas dans un monde réel.

Quelle est l'ambiance à gauche au niveau national ?

Les huit députés radicaux ont choisi de siéger dans le grand groupe avec nos amis socialistes pour former une vraie force d'opposition de gauche. Mais l'ambiance reste tendue à gauche. Le climat au PS est détestable et l'ouverture décidée par Nicolas Sarkozy est mal vécue dans les deux camps.

Les radicaux de gauche doivent-ils se rapprocher des Valoisiens de Jean-Louis Borloo ?

Le PRG reste ancré à gauche et ne remettra pas en cause ses alliances avec le PS, même si ce parti est en déliquescence au niveau national et on ne sait pas ce qui va se passer ces prochaines semaines. Mais discuter avec d'autres partis, ce n'est pas se compromettre.

source : la dépêche du Midi

Libellés : ,

jeudi, août 30, 2007

Financement des écoles privées

Assouplissement de la carte scolaire, réduction de postes, financement des écoles privées le gouvernement poursuit les attaques contre l'école publique laïque initiées par le précédent gouvernement, comme quoi en matière éducative aussi la "rupture" se fait attendre!

Le ministère de l'éducation nationale a publié une nouvelle circulaire pour le financement des écoles privées par les communes (circulaire 7-0448 du 6 août 2007).
Or l’article 89 de la loi d’août 2004 qui prévoit l’obligation de verser le forfait communal pour les écoles privées situées en dehors du territoire communal et accueillant des enfants de la commune est contraire au principe de laïcité ainsi qu'aux principes de la décentralisation et de la libre administration des communes.
C'est pourquoi il faut continuer de réclamer l'abrogation des articles 87 et 89 de la loi du 13 août 2004.

Le communiqué officiel du PRG

Libellés : ,

Nouvelle attaque contre l'indépendance de la justice

La campagne électorale avait largement démontré que Nicolas Sarkozy avait un problème avec l'indépendance de la justice, les faits le confirment.


Libellés :

mercredi, août 29, 2007

Laïcité, par Robert Solé


Laïcité, par Robert Solé
LE MONDE | 29.08.07

© Le Monde.fr

Libellés :

Les travailleurs sociaux défendent leur droit au secret professionnel

L'association nationale des assistants de service social a frappé du poing sur la table mardi et réaffirmé son attachement au secret professionnel après la mésaventure arrivée à une assistante sociale de Belfort cet été. Elle a été placée en garde à vue par la police pour avoir refusé de révéler l'adresse d'une femme sans-papier. Un cas qui ne semble pas isolé.


Libellés : ,

lundi, août 27, 2007

Très chère rentrée scolaire…

Selon plusieurs associations, l’augmentation du coût des fournitures scolaires est supérieure à l’inflation.

D’après différentes estimations, cette augmentation peut aller de 0,67% à 2,06% par rapport à la rentrée scolaire 2006. L’indice Insee des prix à la consommation indiquait en juillet dernier une hausse de 1,1% des prix à la consommation sur un an.

Familles de France a publié lundi son enquête annuelle, dans laquelle elle montre que les parents d'un enfant de 6e devraient payer 206,68 euros en moyenne pour les fournitures et les vêtements de sport, soit 2,06% de plus qu'en 2006. D’après l’association, les prix sont bien plus élevés en province qu’à Paris. Cette augmentation s’expliquerait notamment par la hausse des prix des articles de papeterie (+2,27%) mais aussi par celle des articles de sport (+2,5%), des stylos-plumes (+3%) ou encore de la gouache (+6%).

Une autre association, la Confédération syndicale des familles (CSF), a pour sa part dressé lundi le coût de la rentrée classe par classe, en incluant l’assurance scolaire, les photos ou encore la coopérative. Une rentrée en CP coûterait 127,38 euros par enfant, et jusqu’à 806,39 euros pour un élève de seconde professionnelle. La CSF réclame notamment la baisse de la TVA à 5,5% pour les fournitures scolaires.

Toutes les associations conseillent aux parents de se méfier des articles de marque, toujours très prisés par les enfants, mais forcément plus chers que les fournitures basiques.

Familles de France, la CSF mais aussi l’association de parents d’élèves FCPE souhaitent la modulation de l'allocation de rentrée scolaire en fonction du niveau de formation ou d'études des enfants. Cette année, l'allocation de rentrée scolaire (272,57 euros par enfant) doit être versée à environ 2,8 millions de familles aux revenus modestes dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés.

Libellés : ,

vendredi, août 24, 2007

La famille radicale en quête d'accordailles, par Michel Noblecourt



Le ministre de l'Ecologie, coprésident du Parti radical (associé à l'UMP), a déclaré hier qu'il "préparait" avec le président du PRG (radicaux de gauche), Jean-Michel Baylet, "un chemin de réconciliation" des radicaux. Interrogé sur RTL, Jean-Louis Borloo a exprimé sa volonté de "faire bouger les lignes". "Nous soumettrons le 15 septembre à nos propres formations un chemin de réconciliaton des grands radicaux français. On verra si on aboutit. Je prépare cela avec Jean-Michel Baylet", le chef de file des radicaux de gauche, a-t-il précisé.Le dialogue entre les deux partis a été lancé au lendemain des législatives de juin.

sur le même sujet ou peut lire :
Les radicaux vers la réunification?
Par Maud PIERRON
leJDD.fr

Libellés : ,

Une école résignée?

"Notre école primaire se porte moins bien que l'opinion publique ne l'a cru longtemps", souligne un rapport du Haut conseil de l'éducation.

Le rapport 2007 sur l'école primaire

Libellés :

Les 100 jours de Sarkozy

Le Parisien fait le point, hier, sur les 100 premiers jours de Sarkozy à
l'Elysée.

29 juin : le chômage passe sous la barre des 2 millions de
chômeurs.
Le taux de chômage s'est établi à 8 % en juin
LE MONDE | 31.07.07 | 14h56

28 juillet La crise boursière se propage aux places européennes,
en une semaine le CAC 40 perd 5%.

30 juillet nouvelle baisse du chômage en juin : -1,2%.

31 juillet annonce de la suppression de 22700 postes de fonctionnaires
en 2008.
François Fillon annonce 22.700 supressions de postes de
fonctionnaires en 2008


1er août Le parlement adopte le paquet fiscal
Universités, "paquet fiscal", le Parlement a adopté deux projets
phares de Sarkozy


Le paquet fiscal publié au "JO"

8 août le déficit commercial se creuse à 15 milliards
d'euro au premier semestre
Le déficit commercial de la France se creuse au premier semestre

15 août la croissance au deuxième trimestre (+0,2%) a été
moindre que prévu
Médiocre croissance du PIB de 0,3% au 2e trimestre

16 août jeudi noir pour les bourses, en un mois et demi le CAC 40 a
perdu 15%

17 août le conseil constitutionnel retoque la ristourne fiscale pour
les souscripteurs d'emprunts immobiliers avant le 6 mai
Le Conseil constitutionnel contre le paquet fiscal

18 août 3700 créations d'emplois entre avril et juin, le plus
mauvais chiffre depuis deux ans
Le chômage baisse... et la création d'emploi aussi !

20 août la ministre de l'économie émet des doutes sur la
capacité de la France à réaliser 2,25% de croissance en 2007
Christine Lagarde s'interroge sur la vigueur de la croissance en 2007



Libellés : ,

jeudi, août 23, 2007

Ce déclin américain si souvent annoncé

D’un point de vue géopolitique et surtout géostratégique, les Etats-Unis n’ont nullement renoncé à l’hyperpuissance.
Par Jacques Soppelsa, président honoraire de l’université Paris-I, professeur de géopolitique à la Sorbonne.

Il est désormais de bon ton, depuis quelques semaines, notamment dans les revues de vulgarisation ou les émissions télévisées régulièrement alimentées par les bavardages des éternels pseudo-experts, de gloser à loisir sur le déclin inexorable de l’Empire américain !
Nous ne reviendrons pas sur la thèse, un tantinet périmée, de notre confrère Paul Kennedy, thèse émise au lendemain de la chute de l’URSS et qui a volé en éclats, confrontée aux démonstrations de la realpolitik durant la dernière décennie. «Les faits ont la vie dure», soulignait le camarade Lénine, il y a bientôt un siècle.
Il n’est certes pas question pour nous de minimiser aujourd’hui la crise financière et boursière qui sévit outre-Atlantique, même si les Américains en ont connu bien d’autres ; ni de nier les effets désastreux de la politique immobilière, par exemple, ou les manifestations régionales, ici et là, de contestations sociales ; a fortiori, de nuancer les conséquences dramatiques, à tous niveaux et à tous égards, des initiatives de l’administration bushienne en Mésopotamie. Bien malin qui pourrait s’aventurer à émettre un quelconque pronostic à court terme quant au sort de l’Irak, ravagé par les séquelles directes de l’intervention américaine, il y a bientôt quatre ans.
Quant aux relations diplomatiques entretenues aujourd’hui par la Maison Blanche avec le sous-continent latino- américain et de la «diagonale démocratique», le moins que l’on puisse écrire c’est que nous sommes ici fort éloignés de la période de relative euphorie caractérisant la double mandature Clinton, voire la présidence de Bush senior !
Nous le soulignions naguère : sans l’ombre d’une hésitation, nos «experts», oubliant sciemment ou inconsciemment, par exemple, l’application rigoureuse du programme de Missile Defense (mise en place d’un bouclier antimissiles susceptible, non seulement d’assurer la protection et la sécurité du territoire américain, mais celle d’une riche palette d’alliés), brodent sans états d’âme sur le thème du «déclin». Où est passée l’hyperpuissance, s’interrogeaient déjà certains d’entre eux, il y a deux ans !
Nonobstant les effets traumatisants (eux aussi difficilement niables) de la pitoyable saga irakienne, et ceux, plus traumatisants encore, des séquelles des actions terroristes perpétrées naguère par le fondamentalisme islamiste le plus radical, un certain nombre de constats positifs semblent pouvoir nous autoriser à plus de réalisme : la mise en place du programme Missile Defense ne peut que contribuer à resserrer les liens entre les Etats-Unis et des alliés en nombre croissant : l’Etat d’Israël et la plupart des pays membres de l’alliance atlantique, certes, mais également les nouveaux partenaires de l’OTAN. La consolidation d’un certain nombre de points d’ancrages fondamentaux, dans le contexte géostratégique initié scrupuleusement par la Maison Blanche depuis plusieurs décennies, est patente, de Panama aux détroits de l’Asie-Pacifique ; l’implantation spectaculaire des intérêts nord-américains en Afrique subsaharienne, prenant inexorablement le relais d’une «Françafrique» de plus en plus décriée est édifiante, comme l’est, dans un tout autre domaine, la modulation des relations entretenues avec Pékin, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler de « collusion» entre les deux puissances (intérêts économiques obligent), voire de «Chimérique» (1) .
Pour ces observateurs, nous serions désormais bien loin de l’époque, il y a quelque deux ou trois ans, où Madame Rice évoquait clairement le danger représenté par les «Etats préoccupants» en ne manquant pas une seule litote susceptible de rappeler aux auditeurs que lorsqu’elle parlait de Corée du Nord ou de Birmanie, par exemple, on devait entendre Chine populaire !
Quant aux capacités de rebondir de l’économie américaine, toute l’histoire de cette dernière, y compris dans les années trente, fourmille d’exemples révélateurs. Ignorer le poids du «complexe militaro-industriel» et son rôle moteur dans l’économie nationale confine au grotesque, au même titre que la solidité «historique» de certains liens, les pétroliers ne sont pas les seuls derrière George W. Bush. A fortiori, quand on rappelle que les «divergences», régulièrement soulignées par nos maîtres penseurs, entre républicains et démocrates, tant en matière de doctrine que de politique internationale, y compris au plan de la donne économique, représentent l’un des plus tenaces mythes de l’Amérique contemporaine.
Si le malheureux Al Gore, désormais chantre de l’environnement, avait eu l’heureuse idée de se faire élire en 2000, au lieu de se contenter d’obtenir plus de voix que son adversaire, il aurait poursuivi quasiment à l’identique les mêmes orientations doctrinales ; et l’hypothèse du retour d’un ou d’une démocrate à la Maison Blanche s’avérerait nullement incompatible avec la poursuite de la «quête américaine du Graal», le contrôle de l’espace. En dépit de multiples difficultés conjoncturelles, les Etats-Unis, inébranlablement persuadés d’être la nation bénie de Dieu, God Bless America, marquée du sceau de la «destinée manifeste», visent plus que jamais à l’obtention du statut inédit d’hyperpuissance, via notamment la concrétisation d’une véritable géopolitique orbitale.
(1) Contraction de Chine et Amérique. Lire la tribune de Christian Mégrélis dans Libération du 6 août.
Dernier ouvrage paru: Les Etats-Unis : une histoire revisitée, éditions la Martinière.

Libellés :

mercredi, août 22, 2007

Médicaliser la justice?

A l'évidence notre président de la République recherche du côté de Moscou l'inspiration pour sa politique pénale. On sait depuis qu'il a été ministre de l'intérieur que monsieur Sarkozy a un problème avec les juges, ils appliquent la loi, pas ses ordres!

Le président de la république s'appuie donc sur l'émotion légitime du pays après l'affaire Francis Evrard pour proposer des mesures "médicales" contre les pédophiles récidivistes. "Les délinquants sexuels ne sortiront de prison qu'à deux conditions: l'exécution de leur peine et l'examen par un collège de médecins pour voir s'ils sont dangereux ou pas", a annoncé M. Sarkozy, à l'issue d'une réunion interministérielle. M. Sarkozy s'est également déclaré favorable à "la castration chimique" pour les pédophiles "qui accepteront de se faire soigner".

Ce qui est plus inquiétant c'est de voir que le président Sarkozy utilise l'émotion populaire pour faire revenir par la fenêtre un projet du ministre Sarkozy, le volet psychiatrie de son projet de loi sur la prévention de la délinquance,que le candidat Sarkozy avait du retirer pour déminer le terrain de la campagne électorale. Il mélangeait dans un même projet de loi la notion de délinquance et celle de maladie mentale. Rappelons que les conseillers de Sarkozy y
tenaient, voulant absolument modifier les règles de l'hospitalisation sous contrainte, et donner au passage plus de pouvoir au maire dans ce domaine. L'Intérieur tenant également à la création d'un fichier centralisé des hospitalisés sous contrainte.

En plus, il ne faut pas oublier dans ce débat le rapport de l'INSERM de septembre 2005 sur "les troubles des conduites chez l'enfant". Un travail fait exclusivement à partir de notions épidémiologiques et de santé publique (repérage, dépistage, programme de prévention). Et, au final, l'expertise préconisait «le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle». L'air de rien, les chercheurs stigmatisaient comme pathologiques «des colères et des actes de désobéissance», et les présentaient comme «prédictifs» d'une délinquance. «Des traits de caractères, tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme, l'agressivité», mais aussi «l'indocilité, l'impulsivité, l'indice de moralité bas», sont ainsi mentionnés «comme associés à la précocité des agressions».

Ce qui est à craindre dans toute cette affaire, c'est que le cas des pédophiles crée un précédent, pour pouvoir demain élargir la médicalisation à d'autres justiciables. Or où sont les régles élémentaires du droit si on réduit le justiciable à un malade qu'il faut soigner?

Libellés : , , , ,

mardi, août 21, 2007

C'est presque la fin des vacances

Les vacances, même si elles ont pluvieuses, se terminent et petit à petit les activités habituelles reprennent. Premier signe de tout cela j'ai reçu la confirmation de mon inscription à l'université d'été du PRG et l'ANEGRR m'a commandé un article sur la loi "Libertés et responsabilités des universités" pour la rentrée.

vendredi, août 03, 2007

L'injuste franchise

par Jean-Claude Souléry

L'éventuelle franchise sur les soins de santé est un nouveau coup de canif porté au principe de solidarité.

50 centimes d'euro par boîte de médicament, ce n'est pas un prélèvement excessif, dira-t-on. Mais c'est pourtant un engrenage qui se met sûrement en place et menace le subtil équilibre social de la société française. Que des malades paient pour les malades - un peu comme les coupables paient pour leur faute - constitue en effet un principe choquant.

D'autant plus choquant que l'annonce en a été faite sur le ton de la compassion par le président de la République à l'occasion d'une visite dans une maison de retraite. Qui peut critiquer en effet la volonté affichée par Nicolas Sarkozy d'amplifier la lutte contre le cancer, la recherche sur la maladie d'Alzheimer, ou encore de développer les soins palliatifs ? Mais n'est-ce pas à l'État de prendre en charge des dépenses qui, directement ou indirectement, concernent ou peuvent concerner tous les citoyens ? D'autres moyens en effet existent pour financer l'effort de la nation dans ces domaines, par exemple une TVA sociale, ou encore un impôt de solidarité - et non cette nouvelle ponction supportée par les seuls malades qui s'ajoutera à la franchise d'un euro sur chaque consultation, au forfait hospitalier ou encore au forfait de 18 euros sur les actes hospitaliers lourds. C'est le constat d'une injustice. On pourrait en conclure qu'il vaut mieux en tout cas être soignant que soigné, dans la mesure où les revenus des médecins, eux, ont augmenté de 15 % en moins de deux ans !

N'est-ce pas d'ailleurs une nouvelle société qui, au nom de la rupture, se met en place ? Le citoyen y disparaît au profit de l'individu, et, à leur tour, les individus sont regroupés en communautés d'intérêt. On vient ainsi de créer la communauté des malades qui, en entrant dans une pharmacie, seront rackettés au profit de la santé publique ! Tout ça n'est pas vraiment solidaire ni même « républicain » au sens où l'entendaient il n'y a pas si longtemps les purs gaullistes. La solidarité - telle qu'elle s'exprimait notamment à travers notre système de santé - était en effet un des consensus dont la France pouvait être fière, elle rejoignait ces « exceptions françaises » autrefois louées par la plupart des familles politiques, mais dont on nous dit désormais qu'elles ont fait leur temps, qu'elles « coûtent trop cher », qu'il faut à tout prix les réformer.

Le principe constitutionnel est pourtant clair : « La nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé… ». Faudrait-il appliquer une logique strictement comptable à un principe qui avait jusque-là une valeur hautement politique?

Le mécontentement du monde associatif et syndical qui s'exprime aujourd'hui est sans doute atténué par la moiteur ambiante - état de grâce et état des vacances mêlés. Mais attention, il pourrait bien s'exprimer plus tard, cette fois par la voix de tous les assurés sociaux qui passent à la caisse des pharmacies.

source : la dépêche du Midi

Libellés : ,

jeudi, août 02, 2007

Position de l’ARF et des Régions sur le service minimum dans les transports

La question du service de transport apporté aux usagers relève d’abord des entreprises, que ce soit en situation normale ou en cas de perturbations du trafic. Les autorités organisatrices de transport ont vocation à définir les grands axes des politiques de transport mais le dialogue social relève de la seule responsabilité des entreprises.

Aujourd’hui le gouvernement entend légiférer dans ce domaine, ce qui n’apparaît pas forcément comme la solution la plus judicieuse. En toute hypothèse, l’Association des Régions de France entend réaffirmer les principes auxquels obéit son action.

Les Régions, autorités organisatrices du transport ferroviaire de voyageurs, mènent une politique ambitieuse en développant l’offre, en renouvelant le matériel et en adaptant la tarification. Elles sont très attachées à la qualité du service et en constatent actuellement une dégradation. L’essentiel de ces perturbations est dû à différentes causes : des problèmes de maintenance du matériel et des infrastructures, un manque de moyens et rarement des grèves.

Ce que souhaitent les usagers, c’est une qualité du service au quotidien et en temps normal. L’Etat doit donc d’abord, en priorité, donner aux acteurs du système ferroviaire les moyens de l’entretenir, de le moderniser et de le développer. Certaines autorités organisatrices n’ont pas attendu ce projet de loi pour introduire des dispositifs de prévisibilité et de niveaux de service garanti dans l’ensemble des cas de situation perturbée, qui peuvent relever soit des grèves, soit des travaux programmés ou de tout autre incident. Il n’apparaît pas nécessaire de modifier les dispositions existantes qui respectent les rôles différents des uns et des autres (autorités organisatrices, exploitants, collectivités locales).

En tout état de cause une loi devrait tenir compte de la diversité des situations et de la libre administration des collectivités locales et laisser toute la souplesse nécessaire. Il serait logique aussi que l’exploitant mobilise en situation perturbée les moyens disponibles de manière générale (par exemple TER, TGV, grandes lignes) et pas seulement par réseau.

Au-delà, l’ARF est convaincue de l’absolue nécessité de miser d’abord sur le dialogue social. Il ne s’agit pas de demander à des autorités organisatrices de se substituer soit à l’Etat dans sa mission régalienne, soit à l’exploitant pour ce qui est de la définition précise des services en situation perturbée. Par contre, les Régions insistent sur la priorité qui doit être donnée par les exploitants à une information préalable des usagers sur les plans de transport et sur le respect strict de ceux-ci.

Par ailleurs, les autorités organisatrices n’ont pas vocation à supporter directement ou indirectement les conséquences d’une volonté de l’Etat d’assurer une indemnisation des usagers comme risque de l’introduire le projet de loi. L’Association des Régions de France et les Régions seront vigilantes sur les évolutions du projet de loi.

Libellés : ,

Vers une révision des valeurs locatives

Les bases, actuellement utilisées par l'administration fiscale pour calculer la taxe d'habitation et la taxe sur le foncier bâti et non-bâti, remontent à 1970. Depuis, aucun gouvernement n'a pris le risque politique de toucher à ce dossier explosif. Le gouvernement Fillon va peut-être faire évoluer le statu quo.


Libellés : ,

mercredi, août 01, 2007

Strauss-Kahn fait son tour du monde

DSK rencontrait aujourd'hui le président brésilien Lula. Un des points forts d'une tournée mondiale ébouriffante pour conquérir le Fonds monétaire international.


sites&blogs Annuaire politique