Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Lieu : Osny, Val d'oise, France

Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

Retrouvez-moi sur mon nouveau site personnel

Lalmy 2008

dimanche, septembre 30, 2007

Dette record de la France

Qui a dit que la droite savait mieux gérer les deniers publics?

Au deuxième trimestre de 2007, l'ensemble de la dette publique (Etat, organismes d'administration centrale, collectivités locales et Sécurité sociale) a augmenté de 32,3 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent, a annoncé, vendredi 28 septembre, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Elle atteint le niveau record de 66,6 % du PIB à 1 216,4 milliards d'euros. Le niveau de la dette publique est bien supérieur au taux du pacte de stabilité européen, fixé à 60 % par l'Union européenne.
Dans le détail, la dette de l'Etat a progressé au deuxième trimestre de 27,7 milliards d'euros, "une augmentation liée en grande partie à l'accroissement de la trésorerie de l'Etat, notamment pour faire face au remboursement de titres négociables au mois de juillet", a indiqué l'Insee.

Au sein du PS, les partisans de DSK s'interrogent sur leur avenir


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vendredi, septembre 28, 2007

Baylet: le PRG n'a pas "d'ordre à recevoir" du PS sur les institutions

PARIS, 27 sept 2007 (AFP) - Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a affirmé jeudi qu'il n'avait "pas d'ordre à recevoir" du PS sur la réforme des institutions, alors que le numéro un socialiste François Hollande souhaite discuter avec lui de ce thème.
"Je n'ai pas à chercher mes ordres au PS, ni auprès de François Hollande", a déclaré à l'AFP M. Baylet, après que le socialiste André Vallini eut annoncé que M. Hollande voulait rencontrer prochainement le patron du PRG pour évoquer la réforme des institutions.
Selon M. Baylet, qui dit avoir appris la nouvelle par voie de presse, le PS propose cette rencontre pour "sous-entendre" au PRG "comment il faut voter" lorsque le projet de réforme sera devant le Parlement.
Pour le sénateur, François Hollande et le leader de l'UDF-Modem François Bayrou se sont "mis à peu près d'accord" lors de leur entretien mercredi et, "faisant leur compte, ils ont découvert qu'il n'y avait pas le compte" pour faire barrage au gouvernement, et ils en appellent à la "quinzaine de parlementaires" PRG.
Mais, souligne M. Baylet, "les radicaux de gauche sont libres et indépendants" et "nos députés et sénateurs décideront avec leur parti et non pas avec les socialistes".
"A priori, nous n'avons pas décidé de ne pas voter (une réforme). Ce qui conditionnera notre vote, ce sera notre propre appréciation sur le projet quant à la présidentialisation du régime, et non la position du PS", insiste-t-il.
Le PRG, rappelle M. Baylet, "réclame un régime présidentiel avec un contre-pouvoir parlementaire". Il est notamment favorable à la suppression à la fois du poste de Premier ministre et du droit de dissolution de l'Assemblée.

Retrouvez le point de vue du PRG sur la réforme des institutions ici.


Télécharger la dépêche

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Le PRG 95 prépare les élections de mars 2008

La fédération PRG du Val d'Oise était réunie hier soir à Saint-Leu-la-Forêt pour examiner la situation politique dans le Val d'Oise et préparer les élections de mars 2008.

A l'issu des débats 2 candidats ont déjà été investis pour repréeenter les radicaux de gauche aux élections cantonales :

Alain Kabulo, canton Argenteuil-est
Pascal-Eric Lalmy, canton Cergy-nord

Les investitures sur les autres cantons renouvelables seront examinées plus tard.

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jeudi, septembre 27, 2007

Les Franciliens exposés au bruit consomment plus de médicaments


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mercredi, septembre 26, 2007

Christiane Taubira dans l'émission Ripostes

Immigration : la rupture ?
Au programme, les interventions de Brice Hortefeux, Gaston Kelman, Christiane Taubira, Patrick Weil, Eric Zemmour et Philippe Val.

Voir la vidéo sur le site de France5 Immigration : la rupture ?





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Ecologistes : les nouveaux partenaires




"La reconnaissance est manifeste, c'est palpable dans les discussions", témoigne Laurence Tubiana, directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales et vice-présidente du groupe de travail consacré à l'agriculture. "L'expertise des ONG est écoutée et les représentants des milieux agricoles, qui, historiquement, négocient leur avenir en tête à tête avec l'Etat, acceptent le dialogue."

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mardi, septembre 25, 2007

"On s'achemine vers un régime présidentiel"

Edouard Balladur, président du comité sur la modernisation des institutions




Réforme des institutions, le point de vue du PRG

Réforme des institutions

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La rentrée de Sylvia Pinel, 29 ans, députée PRG

Le magazine ELLE consacre un reportage à le nouvelle vague à l'assemblée nationale à travers le portrait de deux jeunes députés, dont Sylvia Pinel.

Paris, deux mois plus tard, le 11 septembre. Au 233, boulevard Saint-Germain, Sylvia revient pour la première fois dans la capitale depuis la trêve estivale. Elle découvre les changements dans son bureau : un mètre cube de courrier entassé et une couverture neuve posée sur le canapé convertible, qui sera difficile à déplier tant la pièce est exiguë. « Dormir ici ? L’idée de croiser un vieux député en peignoir sur le chemin des douches, bof... » Samuel, l’assistant du groupe PRG, lui propose un voyage en Israël, où on l’invite en tant que benjamine de l’Assemblée, et des dates pour leurs journées parlementaires. Sylvia pourrait même prolonger et rester tout le week-end. « Pas question, j’ai le grand Concours agricole de Montauban. Immanquable ! »

Ce midi, elle déjeune avec le président de son groupe politique. Objectif : obtenir une prise de parole dans l’Hémicycle lors de l’examen du texte sur l’immigration. « C’est un sujet qui me touche, j’ai fait un DEA sur la protection des minorités. Autant dire que je ne suis pas très Brice Hortefeux ! Bien sûr, j’ai peur de parler devant l’Assemblée, mais je ne vais pas me cacher pendant cinq ans sous mon siège. Et ce serait formidable que je le fasse avant d’avoir 30 ans ! »

Salle des Quatre-Colonnes à l’Assemblée, les micros se tendent : Montebourg arrive, flanqué d’Aurélie Filippetti et d’une poignée de députés PS. C’est le « Shadow Cabinet » – une sorte de contre-gouvernement de gauche – qui vient de se réunir. Arnaud embrasse Sylvia. « Il vient à l’université d’été du PRG à Ramatuelle. Nous sommes raccord sur la VIe République. Pour le reste... »

14 h 30, Sylvia traverse le hall des Pas-Perdus, direction la salle des Fêtes pour les retrouvailles du groupe socialiste. Pas d’éléphants à l’horizon. Manuel Valls très bronzé, Moscovici qui fait la bise, Delphine Batho (la mini-Ségo des Deux-Sèvres) au premier rang. Il se pourrait que Hollande passe. L’appariteur toise Sylvia : « Elle est nouvelle ? »

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dimanche, septembre 23, 2007

Querelles préélectorales au PS en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise


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vendredi, septembre 21, 2007

Réforme des institutions, le point de vue du PRG

Jean-Michel Baylet a été auditionné, au nom du PRG, mardi dernier par le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République.
Retrouvez ci-dessous les vidéos de son audition.










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Le PRG 95 fait sa rentrée

La fédération du Val d'Oise du PRG se réunira le jeudi 27 septembre 2007 pour sa rentrée politique suite à l'université d'été du PRG à Ramatuelle et pour préparer les échéances électorales de mars 2008 dans la ligne politique du parti définie par Jean-Michel Baylet : "l'indépendance à gauche".

pour le bureau
Pascal-Eric Lalmy
secrétaire général du PRG 95

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jeudi, septembre 20, 2007

Réforme des institutions

Retrouvez l'audition de Jean-Michel Baylet par le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République.
Il a présenté au comité présidé par Edouard Balladur les propositions du PRG pour une régime présidentiel et un rééquilibrage des pouvoirs entre le président de la République et le Parlement.


Audition de Jean-Michel Baylet du 18 septembre 2007

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Discours "social" de Sarkozy

Le discours "social" prononcé mardi 18 septembre par Nicolas Sarkozy a suscité des réactions très contrastées.

Il faut "penser à la mobilisation des salariés si on veut changer cette politique sociale." Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a vivement réagi au discours du président de la République. Il s’agit d’"un discours totalement déséquilibré entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés aujourd'hui, et les efforts que l'on demande aux salariés de notre pays", a-t-il indiqué, dénonçant également le "rythme" imposé par le président pour ses réformes.

Les fédérations syndicales de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont prévu de se rencontrer mercredi et jeudi pour "répondre aux attaques" du président de la République.

"Il y a des sujets sur lesquels la CFDT est prête à réfléchir et à s'engager, je pense à l'harmonisation des systèmes de retraites et à la fusion ANPE-Unedic, mais le calendrier qui nous est imposé est impossible à tenir", a relevé pour sa part François Chérèque.

Force Ouvrière a critiqué quant à elle "l'individualisation" des systèmes de protection sociale, qui va déboucher selon le syndicat sur "la privatisation partielle de la couverture sociale et (sur) la mise en place de protections à plusieurs vitesses". FO est également hostile à la fusion ANPE-Unedic voulue par Nicolas Sarkozy, à la "remise en cause de la durée légale du travail" et a déploré l’absence de mesures concrètes pour la relance du pouvoir d’achat.

La CFTC et la CGE-CGC ont surtout critiqué l’agenda des réformes, impossible à tenir selon elles. Solidaires a dénoncé l'"autoritarisme forcené" du président en matière de rapports sociaux, alors que les autonomes de l’Unsa se sont félicités de l’engagement sur la réforme de la représentativité syndicale pris par le chef de l’État.

En revanche, Laurence Parisot, pour le Medef, a salué "un discours fondateur". La CGPME et l’UPA (artisans) ont également apprécié le discours du chef de l’Etat, avec une réserve pour l’UPA surla faisabilité de la fusion Unedic – ANPE.

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mercredi, septembre 19, 2007

Intervention de Christiane Taubira dans le débat sur la loi Hortefeux

Séance du mardi 18 septembre 2007

Après dix-sept textes, dont quatorze ces cinq dernières années, relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers, au droit d’asile, au code de la nationalité, à la validation des mariages, à l’emploi de certaines catégories d’étrangers – autant d’obsessions qui produisent des lois aussi bavardes qu’inefficaces – que pourrait-il nous rester à vous dire, Monsieur le ministre – si du moins l’on débattait de bonne foi ?

Cette majorité, fascinée par les tests scientifiques, les manipule comme le feraient des auteurs de bandes dessinées, ou des apprentis sorciers ignorants de la bioéthique. Il faut dire que le Président de la République, lorsqu’il était candidat, avait provoqué une première secousse par ses déclarations sur la prédestination au suicide et à la pédocriminalité !

Sous prétexte d’encadrer, en fait d’enserrer, le regroupement familial et malgré de pathétiques déclarations de bienveillance, vous ajoutez de nouvelles mesures de police en lieu et place des mesures de cohésion culturelle et sociale qui ramèneraient la présence de quelques dizaines de milliers d’immigrés à sa juste mesure.

Ce gouvernement a conservé l’habileté d’habillage du précédent, qui présentait le CPE dans une loi pour l’égalité des chances, la violation du secret médical, et dans une loi sur la prévention, une tentative d’enrôler les travailleurs sociaux comme auxiliaires des policiers et délateurs ! Nous avons eu aussi la loi contre la récidive, avec des peines plancher, concept antidémocratique emprunté à un pays qui avait criminalisé la pauvreté, la couleur et l’engagement militant, et en était revenu. Vous pratiquez ainsi le « haut travesti » sémantique comme d‘autres la haute couture (Exclamations sur les bancs du groupe UMP). Vous essayez de faire croire que la souveraineté de la France est en jeu pour banaliser l’hérésie politique et l’indigence éthique que représente ce ministère de confusion, d’imposture et d’inhospitalité (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche ; exclamations sur les bancs du groupe UMP). Quant aux mesures honorables que comporte ce texte, elles sont imposées par la Cour européenne des droits de l’homme.

Il serait facile d’ironiser si le texte s’y prêtait. S’il suffisait d’un stage de deux mois sur les valeurs de la République pour assurer l’égalité entre les hommes et les femmes, nous serions débarrassés depuis longtemps des violences conjugales qui frappent des femmes dont le conjoint a parfois fréquenté vingt ans les écoles de la République, voire les grandes écoles ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche) Et il n’y aurait pas besoin de ces lois qui ne réussissent pas à supprimer l’écart de 27 % entre les salaires des hommes et des femmes…

Il faut avoir bien peu de considération pour les leçons de l’histoire pour croire comme vous en la force des murs. Les hommes partiront tant que n’auront pas disparu les causes qui les mettent en mouvement : la pauvreté, les inégalités, la fragmentation des territoires en fiefs que les transnationales préfèrent à des États souverains.

Croyez-vous faire peur à certains ? Vous vous trompez. La détresse, la nécessité de survivre, l’amour tout simplement leur donneront toujours une ruse d’avance sur vous. En revanche, vous créez des périls pour la France, en laquelle vous semblez avoir une confiance très modérée.

Dans les outremers, la situation est très différente, et nous avons d’autant plus de mérite de ne piétiner ni nos principes ni notre éthique. Nous gardons en mémoire la diversité de nos origines, amérindiennes, africaines, européennes, asiatiques, et nous savons que c’est la confiance en la vie et la sagesse des hommes qui ont produit nos société créoles qui concilient des identités diverses, des traits sociaux caribéens, ou amazoniens dans mon cas, une éducation et des institutions françaises, une relation privilégiée à l’Europe.

En Guyane, l’esbroufe n’est plus de mise. Dites-nous donc combien d’adolescents, scolarisés depuis plusieurs années, ne peuvent se présenter aux examens. Combien d’expulsés le sont deux fois, trois fois la même année ? Combien pèsent sur les budgets publics des mises en scène comme les descentes sur les chantiers d’orpaillage après que les trois quarts des clandestins se sont évanouis dans la nature ? Qui évalue les effets dévastateurs des contrôles en mer au cours desquels la marine nationale finit par être intimidée par des bateaux de pêche fraudeurs ? Ces démonstrations musclées sont en contradiction avec la construction d’un pont sur le fleuve Oyapok. Qui en paiera le prix ?

Renoncez à ces moeurs tapageuses et ridicules. Une question de cette ampleur ne relève pas de vous, Monsieur le ministre. Il faut la confier au ministère des affaires étrangères. Ce dont le monde a besoin, c’est de dialogue et de coopération, non de ces déclarations récurrentes d’hostilité qui sèment le ressentiment. « L’univers rétréci, tel est la menace », écrivait Victor Segalen, et Léopold Sedar Senghor implorait : « Seigneur, pardonne à la France qui dit la voie droite, mais chemine par des sentiers obliques » (Applaudissements prolongés bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine).

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mardi, septembre 18, 2007

Premiers pas vers l'autonomie des universités

Sans attendre les décrets d'application, certains présidents expérimentent déjà les dispositions de la nouvelle loi.

LES décrets d'application de la loi sur l'autonomie des universités, votée en juillet, seront pris en octobre, mais celle-ci commence déjà à produire ses effets en pleine rentrée universitaire. Depuis quelques semaines, Michel Lussault, président de l'université de Tours, a été contacté par des entreprises pharmaceutiques, mais aussi du bâtiment, prêtes à investir dans une fondation universitaire. Ces dernières, créées plus facilement et plus rapidement grâce à la loi, permettent aux entreprises et aux particuliers de bénéficier d'avantages fiscaux conséquents. Le président de l'université de Cergy-Pontoise, Thierry Coulon, a été contacté par Coca-Cola « pour voir comment renforcer les liens déjà existants ».

source : lefigaro.fr


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dimanche, septembre 16, 2007

Mon université d'été




















L'université d'été du PRG se tenait ce w/e sous le beau soleil de Ramatuelle, moment de détente et de travail à la fois cette université d'été a été une bonne occasion de revoir de nombreux amis et de dédicacer à un grand nombre de militants mon livre sur le front populaire.




Gérard Charasse, député de l'Allier a accepté de venir pour mon lancement de campagne pour les cantonales dans le canton de Cergy Nord le mois prochain (je vous en dirai plus prochainement).

Nous avons aussi accueilli la délégation du parti radical radical valoisien et j'ai offert un exemplaire de mon livre à Serge Lepeltier, l'ancien mnistre de l'écologie.

J'ai aussi assisté mon Ami Didier Martin (maire adjoint de Dijon) à animer la table ronde sur les nouveaux acteurs de la paix et j'ai rendu compte de nos travaux à la séance plénière de ce matin.

Une université d'été bien remplie comme vous pouvez le constater et une rentrée politique en grande forme pour les radicaux.

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jeudi, septembre 13, 2007

Nicolas Sarkozy, gardez-vous de la monocratie

Par Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre, président d'honneur du PRG.
Publié le 13 septembre 2007



Personne ne peut nier le dynamisme et le volontarisme dont fait preuve M. Sarkozy. Mais personne ne peut ignorer non plus les risques que comporte sa manière d'exercer la fonction présidentielle. De la présidence minimaliste de Jacques Chirac on est passé à une présidence suractive, à une hyperprésidence qui est en première ligne sur tous les fronts. Omnipotent, M. Sarkozy intervient et tranche dans tous les domaines, parfois jusqu'au moindre détail. Omniprésent, il s'adresse presque chaque jour aux Français par le canal des médias.

Ce mode de fonctionnement pose plusieurs problèmes. D'abord, il n'est pas conforme à la Constitution de 1958. Pour de Gaulle, le président était seulement « en charge de l'essentiel ». Pour le reste, c'était le gouvernement qui devait « déterminer et conduire la politique de la nation », gouvernement responsable devant l'Assemblée nationale et dont le premier ministre était le chef véritable. Désormais, Matignon a perdu toute autonomie par rapport à l'Élysée. Au demeurant, François Fillon avait préconisé la suppression du poste de premier ministre dans son dernier ouvrage, paru en 2006. On ne peut donc s'étonner qu'il consente à une forte dévalorisation de cette fonction.

En tout cas, le premier ministre est devenu un simple exécutant des volontés présidentielles. Comme le reconnaît lui-même M. Fillon : « Le premier ministre est là pour mettre en oeuvre la politique du président de la République. » Sa soumission à l'Élysée est telle que M. Sarkozy a pu le qualifier de « collaborateur ». Relégué dans l'ombre, très peu présent sur la scène publique, le premier ministre a moins d'influence que le secrétaire général de l'Élysée, qui semble être devenu à sa place le numéro deux de l'État. Quant aux ministres, leur liberté d'action est réduite à néant. Le chef de l'État intervient directement dans leur domaine de compétence et s'exprime publiquement à leur place. Selon les jours, le président est tour à tour ministre de l'Économie, ministre des Affaires étrangères ou ministre de l'Intérieur, décidant et s'exprimant à la place de ceux-ci.

Enfin, le Parlement reste une simple chambre d'écho de l'Élysée et de Matignon, dont les projets de loi sont votés avec zèle et docilité par les élus de la majorité parlementaire, nettement plus portés à la louange qu'à la critique. Depuis longtemps, le Parlement a cessé d'être un lieu de pouvoir et la tribune principale de la démocratie.



En réalité, la France devient une monocratie où un seul gouverne, tranche sur tout et décide de tout. En soliste de la politique. Sans partage. Sans contrôle. Sans contrepoids.

Certains diront qu'il en va de même aux États-Unis. Mais tel n'est pas le cas. Outre-Atlantique, le pouvoir présidentiel est contrebalancé par plusieurs autres pouvoirs.

D'abord, le Congrès, qui est un Parlement puissant et actif, disposant de très larges prérogatives tant pour légiférer que pour contrôler l'administration présidentielle. Ensuite, le pouvoir judiciaire, qui est réellement indépendant de l'exécutif. Enfin, une presse souvent très offensive dans ses investigations et qui constitue un « quatrième pouvoir ». Sans oublier le rôle des États fédérés, qui disposent d'importantes compétences face au pouvoir central.

On peut songer à réviser la Constitution et à établir un véritable régime présidentiel. À condition qu'il soit un régime d'équilibre des pouvoirs comme aux États-Unis et non une monarchie présidentielle concentrant tous les pouvoirs au profit d'un seul homme.

Le régime présidentiel est tout le contraire d'une présidence absolue, qui ne connaîtrait ni bornes ni limites. C'est pourquoi, dès 1945, Léon Blum se prononçait pour son adoption en France dans son livre À l'échelle humaine. Le régime présidentiel, c'est un président fort face à un Parlement libre. Ce n'est un président surpuissant face à un Parlement dévitalisé. En tournant tous leurs projecteurs vers l'Élysée, les médias ont leur responsabilité dans cette dérive vers l'État spectacle et la politique du one-man show. Pourtant, le soliloque ne convient pas à la démocratie, qui doit favoriser l'existence et l'expression de tous les pouvoirs. « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites », écrivait Montesquieu. Ce sont ces limites qu'il faut inscrire dans une probable révision constitutionnelle. Pour mettre fin à l'égotisme politique d'aujourd'hui.

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mercredi, septembre 12, 2007

La surtaxation d'ampoules chinoises basse consommation fait débat


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mardi, septembre 11, 2007

Diplomatie moribonde, par Paul Giacobbi

A l'inverse des discours lénifiants qui se répètent rituellement de président à président et de ministre à ministre sur le rôle, phare bien sûr, de la France dans le monde, notre diplomatie cache de plus en plus mal son état cadavérique, entre arrogance et médiocrité, feux d'artifice et misère, inefficacité et autosatisfaction.


La conférence des ambassadeurs du 27 août est révélatrice de cette situation intenable qui crée, malgré quelques timides autocritiques et brèves lueurs de lucidité, un malaise évident chez nos diplomates. Le président de la République a pourtant proposé des réorientations claires et salutaires de notre politique étrangère et européenne. Il a même surmonté, à propos de la Turquie, ses propres engagements, ce qui est à la fois courageux et réaliste.

Mais son discours reste imprégné de l'idée que notre diplomatie a vocation à éclairer le monde de nos lumières et à étonner l'univers par nos performances. Qui dans le monde peut entendre sans rire que "la France a encore beaucoup à apporter au monde parce qu'elle a l'un des peuples les plus dynamiques et les mieux formés, l'une des économies les plus performantes, une diplomatie et des forces armées parmi les meilleures", comme l'a affirmé Nicolas Sarkozy ? Avec une croissance inférieure d'un point à la moyenne européenne et de trois points à la moyenne mondiale, des finances publiques au bord de la faillite et un commerce extérieur qui s'effondre, comment parler de l'une des économies les plus performantes ? Avec un appareil éducatif très mal considéré par toutes les analyses nationales et internationales du primaire à l'université, comment croire que nous serions parmi les mieux formés du monde ?

Que l'on se fixe comme objectif de retrouver ce dynamisme, cette performance et cette excellence est tout à fait légitime, mais prétendre que nous avons atteint ce but est, à tout le moins, exagéré. Cédant à cette manie de croire que le monde se réveille la nuit pour nous appeler à l'aide, Bernard Kouchner, qui est pourtant un réaliste et un connaisseur de la vie internationale, se laisse aller à dire que "de l'Amérique latine au coeur de l'Afrique, en Europe comme en Asie, dans les situations les plus embrouillées et les plus dangereuses, on nous appelle".

Face à ce délire d'une France admirée pour ses performances multiples et appelée sur tous les continents en arbitre suprême des tensions internationales, notre diplomatie devrait utiliser des moyens simples de tester concrètement cette admiration et cette reconnaissance. A tout pays admirateur de nos performances et souhaitant se soumettre à notre arbitrage suprême, nos diplomates devraient poser une question simple : "A propos, lorsque vous lancerez un prochain appel d'offres pour l'acquisition d'avions de chasse, considérerez-vous le Rafale à égalité avec les autres ou l'écarterez-vous systématiquement au profit d'avions américains, russes ou européens que vous considérez vous-mêmes pourtant comme moins performants ?"

Car, enfin, force est de constater qu'aucun des pays qui nous aiment et nous admirent, qui nous font confiance au point de nous désigner comme arbitre de leurs querelles les plus vitales n'a voulu passer une seule commande de cet avion emblématique de notre commerce extérieur et dont pourtant les performances techniques ont toujours été reconnues comme les meilleures par les experts des mêmes nations, de telle sorte que l'on est bien obligé d'admettre que cet avion ne se vend pas pour la bonne et simple raison qu'il est français.

Bien d'autres exemples pourraient être donnés du décalage calamiteux entre notre délire diplomatique et une réalité cruelle. Lors de son dernier déplacement en Inde, Jacques Chirac se promettait de vendre des centrales nucléaires Areva et des avions Rafale. Ce déplacement avait été précédé par une odieuse et stupide campagne à l'encontre de Lakshmi Mittal, qui souhaitait acquérir Arcelor et qui le fit dans le délai, les conditions et le prix qu'il avait décidés dès le départ en dépit des cris d'orfraie de Thierry Breton et d'une partie de la classe politique française, Jacques Chirac compris.

Il avait aussi été précédé par l'aventure maritime du Clemenceau, dans laquelle le ministère de la défense et celui des affaires étrangères avaient manifesté une stupide ignorance du traité de Bâle sur le transport des matières dangereuses et des règles applicables en Inde en conséquence de ce traité, tandis que l'ambassade de France à Delhi négligeait de répondre aux questions réitérées de la Cour suprême saisie de l'affaire. Enfin, notre diplomatie proposait à l'Inde un accord sur le nucléaire civil alors même qu'une simple lecture de la presse locale ou internationale aurait pu nous apprendre qu'un tel accord était finalisé avec les Etats-Unis pour être signé quelques jours plus tard avec le président Bush. On imagine dans ces conditions que le président est revenu bredouille non sans avoir subi, de surcroît, sur place l'humiliation de voir M. Mittal refuser son invitation à déjeuner, ce qui fut commenté cruellement dans la presse locale.

A force de rechercher une flamboyance qui n'éclaire plus que nos propres yeux, nous en oublions que le seul but d'une politique étrangère est de servir nos intérêts nationaux. Bernard Kouchner évoque avec réticence nos intérêts nationaux et s'il concède en fin de son discours aux ambassadeurs qu'il "est essentiel de définir et de mieux servir nos intérêts nationaux", c'est pour nuancer aussitôt : "L'appréciation de nos intérêts ne s'applique pas seulement à ces ambitions objectives. Elle touche aussi à l'image que nous avons de nous-même, à la fidélité à nos valeurs, notre vocation."

C'est donc la définition d'objectifs clairs et à notre mesure, la lucidité sur ce que nous sommes, qui n'exclut pas l'ambition de briller par nos performances quand nous en aurons de nouveau à présenter, qui font le plus défaut à notre diplomatie. Quant aux moyens dont nous disposons, ils révèlent la contradiction entre la volonté louable d'être partout et l'absence de moyens pour y parvenir, des choix parfois malheureux pour nos ambassadeurs et enfin un retard technique alarmant. Le budget des affaires étrangères diminuera. Il faut nous y adapter en redéployant l'outil. Il est aussi temps d'accroître la transparence des nominations des ambassadeurs, ce que propose le ministre : "un conseil de sélection chargé de proposer les candidats les plus aptes aux fonctions d'ambassadeurs". Ainsi qu'aurait dit un comité de sélection face à notre ambassadeur au Honduras dont la plus grande qualité est d'avoir été battu deux fois aux élections législatives ?

Enfin, il est ahurissant de constater que le ministre doit encore se fixer comme objectif ambitieux la création d'"un outil informatique qui nous permettra de correspondre plus facilement en temps réel pour qu'au-delà des télégrammes diplomatiques, nous puissions bénéficier d'un vrai courrier des ambassades sécurisé bien sûr". Aucun pays au monde, pas même les Etats-Unis, l'Inde, la Chine ou la Russie, ne prétend, comme nous, éclairer la planète. Jusqu'ici, cette prétention à une sorte de magistrature morale de l'humanité tenait encore lieu de poil à gratter dans la communauté internationale, elle a aujourd'hui l'effet limité d'un gaz hilarant.

Quand reconnaîtrons-nous que nos discours n'impressionnent plus le monde, pas plus que les petits fours rances et le champagne tiède de nos réceptions d'ambassades ne font rêver, qu'il nous faut faire renaître une diplomatie dont la première ambition serait le service efficace de nos intérêts nationaux ?


Paul Giacobbi est député PRG de Haute-Corse, membre de la commission des affaires étrangères.

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vendredi, septembre 07, 2007

TVA sociale

Ce projet de TVA sociale, c'est de la dynamite. Il a déjà coûté à la droite quelques sièges de députés lors des dernières législatives, alors Sarkozy et Fillon avancent de plus en plus prudemment sur cette réforme controversée.

Il faut que les entreprises « répercutent dans leurs prix la baisse des cotisations sociales » et que les « perspectives internationales soient bonnes », mais aussi un « accord assez large » et un « dialogue avec les partenaires sociaux », a souligné Eric Besson, le transfuge du PS, qui doit remettre un rapport sur la question dans quelques jours à François Fillon.

La TVA sociale consiste à transférer en partie les cotisations sociales patronales vers la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L'objectif est de faire baisser le coût du travail, au bénéfice de la compétitivité des entreprises. L'idée peut séduire, d'autant que l'OCDE invoque la faible compétitivité des entreprises françaises pour baisser ses prévisions de croissance.

Mais le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, puis François Fillon ont ainsi admis un risque de hausse des prix associé à la TVA sociale. Le Premier ministre a aussi souligné que la TVA sociale n'existera pas « si son efficacité n'est pas démontrée ». Quant à Éric Besson, il estime d'ores et déjà qu'en France, « l'accord politique a peu de chances de se produire » sur ce dossier.

Bref, il y a de fortes chances pour que ce projet soit enterré… au moins jusqu'aux municipales.


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jeudi, septembre 06, 2007

Journée des associations

Le PRG sera présent à la journée des associations de Cergy samedi 8 septembre. Venez nous retrouver sur le stand 903, la couleur des ballons est le blanc.

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mardi, septembre 04, 2007

Jacques Pelletier, ancien ministre de Barre et Rocard, est mort

Le sénateur radical Jacques Pelletier, homme d'ouverture qui participa à des gouvernements Barre puis Rocard, président du groupe RDSE qui rassemble radicaux de gauche et radicaux proches de la majorité parlementaire, est mort dans la nuit de dimanche à lundi à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris à l'âge de 78 ans.

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lundi, septembre 03, 2007

Comité de liaison de la gauche

Le PCF, les Verts et le PRG sont favorables à la proposition formulée par François Hollande lors de l'université d'été du PS.

Le président du PRG (radicaux de gauche) Jean-Michel Baylet a indiqué, dans l'édition de la Dépêche du Midi à paraître lundi, que la proposition de François Hollande constitue "enfin une bonne initiative du PS". "Naturellement, nous y répondrons de manière positive", a poursuivi le président du PRG.

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dimanche, septembre 02, 2007

Propos d’un radical


Par Thierry JEANTET, vice-président du PRG

Le président du Brésil a parlé avec le président des Etats-Unis de bioénergies et donc de nouveaux modes de coopération mais surtout il a tissé des liens avec la Chine et plus récemment l’Inde, modifiant du même coup, quoiqu’en disent les vieilles puissances, la donne mondiale.
Quant au président Russe, qui n’a pas encore été frappé par le syndrome de la démocratie et de la paix, il veut donner à croire qu’il reconstruit une forteresse à l’est. Tout change, tout bouge. Y compris en Afrique où la Chine installe ses antennes. La mondialisation n’est déjà plus celle dont on nous a vendu l’image, comme si l’après-mur de Berlin n’est décidément plus la clef de la modernité. Qui d’ailleurs pourrait croire à un monde banalisé quand le Moyen-Orient reste en feu, l’ex-Union Soviétique secouée de guerres et tensions renouvelées, le 11 septembre n’étant qu’un repère tragique parmi d’autres.
Drôle de mondialisation, en fait bien plus divisée et remuante que l’on veut bien nous le dire. Bien moins porteuse de progrès aussi. Certes le dernier bilan du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pointe d’heureuses avancées sur le globe, mais souligne aussi la persistance brutale des inégalités, voire leur creusement au sud comme au nord, au sud par rapport au nord.
Epineuse mondialisation y compris au sein des pays développés qui oscillent d’une crise financière à l’autre en risquant de contaminer ceux qui cherchent, plus au sud, leur voie et parfois sont poussés à imiter leurs erreurs.
Maladive mondialisation dont se plaignent faune et flore comme humains participant ou plutôt provoquant ce qui les agressent. La crise du climat ne suffit pas à désciller les yeux des fossoyeurs du sommet de Kyoto.
Le monde attend..une autre mondialisation et non un retour en arrière qui ressemblerait à une illusoire et sans doute douloureuse démondialisation. Le monde d’ailleurs le dit, plus fort qu’avant. Soit de façon désespérée destructrice et suicidaire jusqu’au pire des terrorismes. Soit de façon imaginative et irrespectueuse avec les Forums Sociaux Mondiaux. Soit de façon révoltée par les mouvements sociaux et protestataires éparpillés sur les continents au grè des grèves, manifestations…
Plus près de nous, l’Union Européenne s’oublie. Ayant réussi remarquablement à poursuivre son élargissement facteur essentiel de stabilité pour le continent et au-delà, elle piétine et s’engourdit paralysée par un libéralisme vieillissant et inopérant. Chaque pays espèrant que le voisin sera la bonne locomotive. L’institution européenne centrale (la Commission) semblant être crispée sur le Traité de Rome et pressée d’effacer les trop maigres apports de ceux qui lui ont succédé.
Le monde, l’Europe, manquent de civilité. Parfaitement : de civilité ! La France aussi…d’ailleurs.
Il ne sera pas éternellement possible que les organisations internationales restent – pour nombre d’entre elles – sourdes aux mouvements qui parcourent le monde, comme si elles omettaient que Yalta (et quelques sommets suivants) c’est fini! Comme s’il était normal de laisser les manettes de l’internationalisation à un aréopage restreint; la légitimité semblant être forcément nordique…Le sud étant éternellement prié d’apprendre et donc d’attendre.
Il ne sera pas toujours acceptable d’avoir une Union Européenne politiquement atone et socialement atrophiée restreignant d’elle-même, de ce fait, sa capacité de croissance et de plus juste répartition des fruits de celle-ci. Une panne, ça se répare. Mais pas en cachette ou presque. Les citoyennes et citoyens qui - le masque t-on ?- font l’Europe, les forces vives qu’ils ont forgé, ne pourront plus être tenus à l’écart de la construction d’une Union aujourd’hui distante et hésitante.
La France, elle même, ne pourra plus entrer franchement dans ce siècle amorcé sans que les femmes et les hommes soient appelés à concourir aux grands choix sociétaux, stratégiques, autrement que par des votes aux élections traditionnelles. La dynamique ne peut seulement être le produit d’un exécutif ou même d’un hyper-exécutif. Elle ne sera durable que si elle devient d’initiative civile. Parlementaire aussi, bien sûr, un état de la Nation ne devant pas être dressé que par le haut, mais aussi par les élus de la Nation, sinon il s’agit d’une démocratie – entre les élections – à sens unique.
Cette France qui, assoiffée de sécurité (ce qui est compréhensible), risque d’autant plus de se recroqueviller sur elle même et, tristement, susciter en son sein des cercles de pouvoirs et de citoyennetés ou d’a-citoyenneté, imperméables les uns aux autres. France, heureusement ambitieuse mais qui est plus préoccupée de couper ses propres branches (notamment celle de la sécurité sociale avec les franchises, celles de la fonction publique en s’attaquant à l’éducation nationale…) que de nourrir ses racines républicaines délaissant la laïcité et traitant l’économie par le menu.
Pendant ces temps agités, les Radicaux s’interrogent. Oui…Les Radicaux !
Vous savez, ceux qui ont porté la République à ses débuts, installé la laïcité au cœur de son fonctionnement, défendu les libertés individuelles, appelé au solidarisme…C’est bien d’eux dont il s’agit !
Que peuvent-ils faire s’ils ne sont pas seulement les (modestes)héritiers de plus de 100 ans d’histoire et les adorateurs de leurs anciens : Gambetta, Herriot, Zay, Mendès-France, Crépeau…?
- Appeler justement à un monde, à une Europe, à une France d’abord plus civils. Les citoyens ne devant plus être condamnés à être contre les pouvoirs (Alain) mais au pouvoir. Dans notre pays et en Europe, entre autres, où il serait temps que le droit d’initiative civique (qu’il soit législatif, référendaire, ou même de mise en œuvre d’actions d’intérêt général) soit établi. La seule réforme -indispensable- et de l’exécutif et du législatif n’ayant sinon pas de sens dans une période d’accélération des changements.
- Appeler tout aussi fortement à un monde et à une Europe laïcisés au nom du combat – à reprendre – pour la paix. En refusant de se laisser enfermer, intimider et finalement affaiblir par les discours et les théories disons théologiques. Ce n’est pas un mince enjeu, mais il est dangereux, insupportable de laisser croire qu’il est vain. Laïcité qui a en France besoin d’être convoquée au premier rang face aux ferments de division, au communautarisme flatté, au rejet des autres normalisé.
- Appeler à une Union Européenne d’abord politique et donc forcément sociale, civique autant qu’économique. Donc à une Union qui prépare une réforme profonde de ses institutions et modes de fonctionnement et non qui se contente d’avancer par hoquets successifs. Une Union Européenne capable de fédérer le continent même si elle n’est pas formellement fédérale, mais rassemblant très vite sous son son toit, les peuples, y compris ceux qui se sont entredéchirés hier ou continuent (pensons au Kosovo) à ses portes aujourd’hui, ceux aussi qui sinon basculeront dans la délaïcisation (Turquie). Donc qui se dégage des vieilles habitudes, des carcans et provoque le dialogue avec ses voisins les plus proches au lieu de les laisser seuls face aux ex-grandes puissances.
- Appeler à une conception neuve de toute croissance d’abord en France et en Europe. En commençant par demander à toutes les forces civiles de s’en mêler et d’en dessiner les contours. Pour sortir de débat néfaste et minorant entre partisans de la bonne vieille croissance du seul PIB et ceux d’une décroissance purificatrice. Cela suppose une habilitation des corps sociaux et syndicaux, associatifs et non pas seulement des corps entrepreneuriaux, à être parties prenantes.
- Appeler à un puissant renforcement des solidarités pour rendre effective l’égalité des possibles. Ce qui veut dire un renversement des politiques de l’éducation et de la santé qui doivent être vitaminées et non agressées. Ce qui veut dire, au delà, une option claire et effective pour un développement concerté et durable entre les nations, particulièrement entre la France et ses partenaires d’Afrique (y compris, bien entendu, celle du nord).
Les Radicaux, tous les Radicaux, le veulent-ils ?
S’ils veulent jouer, à nouveau, un rôle central, sont-ils prêts, non à des compromis mais à des engagements publics allant en ce sens ? Agir ensemble doit signifier prévoir et s’engager ensemble. Sinon, tout rapprochement peut ressembler à un pacte politique à durée limitée. Les Radicaux pourraient-ils, du même élan, provoquer de plus larges rassemblements ? Peut-être peuvent-ils avant de grandir jouer déjà le rôle de petits poucets conduisant les forces de progrès, de gauche, à retrouver une nouvelle maison ouverte sur l’avenir ?
Et si les Radicaux après une longue éclipse appelaient à une nouvelle aurore politique ?

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