Le blog de l'actualité radicale de Pascal-Eric Lalmy

Mon ancien blog sera consacré à partir de la rentrée à l'actualité politique. J'ai désormais un nouveau site personnel http://lalmy.unblog.fr/

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Pascal-Eric Lalmy, conseiller municipal de Osny et président du PRG95, mes blogs illustrent la diversité de mes engagements.

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Lalmy 2008

vendredi, février 01, 2008

L'inconnue des municipales

L'humeur nationale - nous devrions plutôt dire la mauvaise humeur nationale - va-t-elle rejaillir sur les prochaines élections locales ?

La question angoisse désormais les candidats de la droite, UMP pur jus, UMP diluée ou UMP masquée, qui vont livrer dans les grandes villes la bataille des municipales. Certes, dans ce genre d'élections, les hommes comptent bien davantage que les étiquettes, et on sait par expérience que les réalités du terrain, un bon bilan, des projets séduisants, des réseaux complices ou encore une habile campagne de proximité peuvent parfaitement suffire à convaincre l'électeur.

Il n'empêche que le vote reste un geste politique, et que, dans le message médiatique qui nous est aujourd'hui donné, la sphère politique forme une surprenante nébuleuse où se mêlent des partis pris militants, mais aussi des « ressentis », des rancœurs, des emballements, des adhésions, des rejets et des déceptions, - sans qu'on sache très bien quelle part l'emportera au final des considérations locales ou nationales, des programmes municipaux les mieux ficelés ou des agaceries de la politique franco-française. Et ce genre d'inconnue ouvre la porte à bien des surprises et complique beaucoup la stratégie des candidats.

En tout cas, la baisse de popularité du chef de l'État est devenue inquiétante pour les candidats qui s'en réclament ou s'en réclamaient. Beaucoup, parmi eux, choisissent de cacher leur drapeau, à commencer entre autres par Alain Juppé, ancien patron de l'UMP, pour qui ces initiales paraissent désormais incongrues. Pas un seul candidat maire de droite n'envisage la « descente » d'un leader « parisien » trop voyant pour animer un meeting dans sa bonne ville. Local-local : c'est la devise.

Enfin, comme le redoutent les responsables de l'UMP, les 316 mesures du fameux « rapport Attali » viennent au plus mauvais moment attiser le mécontentement de ces nombreuses professions (taxi, pharmacien, etc.) qui constituent de redoutables réseaux d'opinion.

Cette crainte que des considérations nationales viennent polluer l'élection municipale n'est pas nouvelle bien sûr. Selon la position du candidat - maire sortant ou challenger, membre de la majorité présidentielle ou membre de l'opposition -, le dilemme a toujours été celui-là, il ne faut pas s'en étonner. S'il revient sur le tapis, c'est parce qu'une habitude récente nous a fait croire pendant quelques mois que la vie politique serait figée durant au moins un bon quinquennat. Rien de plus faux en démocratie.

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